Le choix de Cicerolle - Blog de cuisine végétarienne

Cuisine végétarienne -sans viande ni poisson- aux recettes savoureuses et équilibrées. Menu-type & journée-type végétarienne, informations nutritionnelles.

jeudi 23 juillet

Un taboulé revisité, avec courgette crue et pois chiches

Il fait drôlement chaud ces jours-ci à Biarritz ! C'est une chaleur qui nous vient d'Afrique, paraît-il. Après l'hiver affreux que nous avons connu ici, ses tempêtes et ses trombes d'eau qui m'ont laissée traumatisée (le mot n'est pas trop fort), c'est un vrai bonheur (en tout cas pour moi) d'avoir des journées écrasantes de soleil où l'on transpire au moindre effort et où l'on préfère aller à la plage le matin, pour éviter d'y griller l'après-midi : vive l'été !

Les repas sont en conséquence, du frais, du froid, léger, souvent cru, vite fait. La cuisine élaborée, on verra plus tard. On ressort la recette classique mais toujours appréciée du taboulé, idéale par cette chaleur, et on l'agrémente avec d'autres ingrédients, selon l'inspiration du moment, jusqu'à en faire un plat complet. Eh oui, en ajoutant quelques pois chiches au boulghour, on obtient des protéines complètes par l'association des acides aminés (autrement dit, de même valeur que celles de la viande ou du poisson). Mais ce que j'ai le plus aimé dans ce taboulé, c'est l'ajout de courgette jaune, que j'ai pris l'habitude de manger crue, découpée en petits morceaux : une découverte. C'est délicieux, croquant et tendre à la fois... et très digeste, du moins en ce qui me concerne. J'adore son goût très doux qui va bien avec tout. C'est bien simple, depuis quelques temps, j'en achète chaque semaine et j'en mets partout, toujours crue !

Taboul__revisit____la_courgette_crue_et_pois_chiches2

Pour 4 assiettes :

- 120 g de boulghour pesé cru
- 1/2 concombre
- 1 courgette jaune
- 1 tomate
- 1/2 avocat pas trop mûr
- quelques feuilles de menthe et de basilic
- un petit bol de pois chiches cuits

Assaisonnement :
- 2 cs d'huile d'olive
- 1/2 cc de tahin (purée de sésame, en magasin bio)
- le jus d'un demi-citron
- sel

Note : on peut également ajouter tout autre légume  ou crudité qui nous fait envie : par exemple, au dernier moment j'ai décidé de mettre dans ce taboulé une poignée de haricots verts, cuits et refroidis (photo ci-dessous).

Taboul__revisit____la_courgette_crue_et_pois_chiches1

Préférer si possible des pois chiches à cuire plutôt que ceux en boîte, ils sont cent fois meilleurs. Les faire tremper une nuit dans un saladier plein d'eau, les cuire le lendemain, avec du sel et du bicarbonate de soude (cela les rend plus digestes). Pour ma part je les fais cuire à l'autocuiseur, directement dans la cuve avec suffisamment d'eau, cela ne prend que 20 mn.

Pour le taboulé : deux heures avant, au moins, faire cuire le boulghour selon la méthode indiquée sur le paquet. Généralement il doit être cuit dans 2 fois et demi son volume d'eau salée, à feu moyen et en remuant de temps à autre, jusqu'à ce que l'eau soit absorbée. Puis il faut le laisser refroidir.

Préparer les autres ingrédients : nettoyer les légumes et les crudités, les découper en petits cubes. S'ils sont bio, je ne pèle ni le concombre, ni la courgette. Au besoin, faire dégorger le concombre avec du gros sel dans une passoire. 

Mélanger les légumes avec le boulghour et les pois chiches refroidis, la menthe et le basilic découpés aux ciseaux. Mettre au frais jusqu'à l'heure du repas.

Au dernier moment, préparer l'assaisonnement en mélangeant huile, tahin, jus de citron et sel. Verser sur le taboulé bien frais, mélanger et passer à table : c'est un régal dont on ne se lasse pas.

Découvrez ou redécouvrez l'autre taboulé d'été présent sur ce blog :
Taboulé au boulghour et au sarrasin



mercredi 24 juin

Simples et bons comme les falafels de pois chiches épicés -et légers : sans friture-

Je décerne aux falafels la palme d'or de la recette la plus simple que j'ai réalisée depuis que j'ai ouvert ce blog. Si j'avais su j'en aurais fait bien plus tôt !

La transition est toute trouvée avec le billet précédent, dans lequel (voir les commentaires), je parlais d'équilibre alimentaire végétarien. Qu'il puisse encore y avoir des gens doutant que cet équilibre existe et que cette alimentation génère des carences me sidère. Il y a ici assez d'informations pratiques et de liens vers des sites spécialisés pour que ces doutes s'évanouissent. Encore faut-il avoir l'honnêteté de les consulter, évidemment.

Personnellement, cela fait vingt ans que je m'intéresse à la diététique et à l'équilibre alimentaire. Au départ, c'était pour être en forme pour mon travail tout en contrôlant mon poids. De fait, depuis l'âge de vingt-cinq ans, j'adore lire des magazines et livres sur la nutrition, les aliments... bien avant d'aimer cuisiner, j'aime m'informer ! Je trouve ce sujet passionnant et très important. J'estime qu'on devrait enseigner tout cela en classe, car c'est utile à tous, tout au long de notre vie. J'ai ainsi découvert, entre autres, que manger équilibré me permettait de supporter beaucoup mieux le stress et avait un effet direct sur mon moral. 

Peu à peu j'ai même été intimement persuadée que notre alimentation a un effet profond sur notre santé, bien plus que nous ne l'imaginons. Récemment j'en ai eu la preuve (s'il en était besoin), avec un article du site canadien Passeport Santé intitulé : "Aliments et santé digestive : prenez soin de votre 2è cerveau". Il dit ceci :

"L'intestin parle littéralement au cerveau, pour assurer le contrôle sur l'insuline, la glycémie ou encore la satiété. Le système gastro-intestinal ne fait pas moins que le cerveau en jouant un rôle prépondérant sur les plans immunitaire, endocrinien et métabolique."

Et je suis sûre qu'on n'a pas fini de découvrir à quel point tout cela est vrai !

Pour revenir à l'équilibre alimentaire végétarien, vous en avez ci-dessous un bon exemple avec ce menu :

- quelques falafels (avec sauce tomate ou crème de soja)
- une part de pizza aux courgettes présentée dernièrement
- des crudités et un yaourt (de vache ou de soja)

Vous aurez là des protéines complètes (rendant inutiles viande et poisson), du fer, du calcium, des vitamines et j'en passe. C'est simple,  c'est bon, et c'est tout.   

falafels_pois_chiches__pic_s_au_four

Pour 25 falafels environ, cuits au four et à ma façon :

- 170 g de févettes sèches cuites (environ moitié moins crues)
- 300 g de pois chiches cuits (idem)
- 1 oignon
- 1/2 cc de ras-el-hanout (ou autre épice que vous aimez, cumin par exemple)
- 3 cs rases de farine semi-complète
- 2 cs de tahin
- bicarbonate de soude

La veille, faire tremper les pois chiches dans un grand saladier avec de l'eau. Les févettes n'ont pas besoin d'être trempées.

Le jour même, faire cuire les pois chiches, 20 mn, à l'autocuiseur, dans de l'eau salée, avec un peu de bicarbonate de soude (facilite la digestion). Les févettes cuisent de la même façon, mais seulement 5 à 10 mn.

Peler l'oignon et le hacher au hachoir électrique. Puis hacher les légumineuses cuites et égouttées, avec les épices. Le mieux est de procéder en 2 ou 3 fois pour que le résultat soit homogène.

Mettre le tout dans un grand saladier, avec l'oignon, la farine et le tahin. Malaxer avec les doigts pour fomer une pâte épaisse. Déjà on se réjouit du goût délicieux que cela aura une fois terminé... Laisser reposer le tout 2 heures au frigo. Puis former avec les doigts des boulettes de la taille d'une noix : une douce odeur d'oignon monte jusqu'aux narines...

falafelsavantcuisson

Poser les boulettes sur une feuille de papier sulfurisé, puis sur la plaque ou la grille du four. J'ai laissé cuire 20 mn, thermostat 5 (6 pour un four électrique), puis j'ai laissé la cuisson se terminer 20 mn encore dans le four éteint, tandis qu'une délicieuse odeur épicée se répandait dans la cuisine.

PS : les falafels peuvent aussi se cuire à la poële, comme dans la version de Réglisse, sur son blog "Autrement bon" : rendez-lui donc une petite visite pour en avoir le coeur net !

Je termine par un gros bisou à Cachou, ma petite dame-chat qui partage mon quotidien et me tient compagnie quand je suis devant l'ordinateur.  Ce 24 juin, cela fait 14 ans jour pour jour que nous l'avons trouvée, tout juste née, abandonnée par sa maman dans le jardin de la maison où elle est née. Nous l'avons sauvée, élevée, nourrie au biberon et adoptée. Nous en sommes bien récompensés depuis. Bon anniversaire, ma pupuce ! J'espère que tu garderas longtemps encore bon pied, bon oeil, et que nous avons encore de longues années de bonheur devant nous.

Cachou

 

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lundi 08 juin

Dhal de courgettes, carottes et lentilles corail

Ces temps-ci, je mange léger. Non seulement je veux pouvoir entrer dans mon maillot de bain, mais j'avais tendance, depuis quelques semaines, à cultiver une gonflette bien désagréable au niveau du ventre. Pas étonnant quand est aussi gourmande que moi ! Diminuer la part des féculents me fait du bien, de même que, bien sûr, supprimer pour un temps les sucreries. J'ai dit au-revoir à la purée de cacahuettes (mon péché mignon de cet hiver) et je déguste les cerises nature, telles quelles, sans la moindre frustration, bien au contraire : c'est ainsi que je les préfère. Au goûter, des fraises avec du yaourt nature et, éventuellement, quelques cerneaux de noix.

Aussi, à moins d'un gros craquage de ma part, vous ne trouverez probablement pas ici, cette année, de clafoutis aux cerises ou de tiramisu aux fraises ; et j'avoue que pour une fois, je ne suis pas trop fascinée par les recettes de desserts que je vois sur les autres blogs.   

En revanche, côté salé, le changement n'est pas révolutionnaire. Un peu plus de tofu (j'aime bien celui aux herbes), et 100 g de féculents maxi au repas. J'essaie aussi de donner la vedette plus souvent aux légumineuses. Mais pas question de manger fade ou triste, ce n'est pas mon genre ! La preuve ci-dessous avec ce dhal de légumes et lentilles corail, dont j'ai trouvé la recette sur le blog "d'Angélique, une gourmande qui sait se prendre en main". Seule modification de ma part : je n'ai pas mis de lait de coco. D'une part il contient beaucoup de lipides, d'autre part, je n'en avais pas envie. Malgré tout ce petit plat est très sympathique et constitue un plat consistant pour le repas de midi, tout en étant très léger.

Si vous cherchez des pistes pour perdre du poids avec une alimentation végé, il y a un article intéressant à lire chez Carevox (clic).

Dhal_courgettes_carottes_lentilles_corail2

Pour 2 à 3 personnes :

- 100 g de lentilles corail (pesées crues)
- 1 courgette
- 3 petites carottes
- 2 cs d'huile d'olive
- 1 gros oignon rouge
- 1 bol d'eau tiède
- cumin, curcuma, et un chouia de purée de sésame (tahin, en magasin bio)

Faire revenir l'oignon émincé dans une cocotte avec l'huile. Ajouter les carottes, puis les courgettes, découpées en petits cubes. Faire revenir le tout en remuant sur feu doux. Quand les légumes commencent à être fondants (cela prend environ 1/4 d'heure), ajouter l'eau, les épices, les lentilles corail et le tahin. Saler légèrement. Laisser mijoter une dizaine de minutes en mélangeant régulièrement.

Et voilà, c'est prêt. Un petit plat très bon et bien parfumé que vous apprécierez même en été.

mercredi 29 avril

Taboulé de printemps au chou rave, petit pois et citron confit

Le printemps, ces jours-ci, fait grise mine dans mon petit coin du Sud-Ouest. En attendant qu'il se ravigote, faisons comme s'il était vraiment là avec ce taboulé. J'ai découvert le chou-rave le mois dernier, à la Biocoop de Bayonne, un magasin agréable que vous apprécierez si vous séjournez dans ma ville natale, ou dans le sud des Landes tout proche. Grâce aux dégustations disponibles sur place, je suis tombée sous le charme de cette chose verte à la bouille rigolote (photo ci-dessous). Cru, c'est un délice très frais et croquant dont je profite à chaque occasion.

Dans le même temps, je suis tombée sur de jolies bottes de menthe bien odorantes... c'était comme l'été en plein mois d'avril ! Je ne pouvais pas ne pas en acheter ! Placée dans un fond d'eau et mise au réfrigérateur, j'ai pu la garder fraîche une dizaine de jours, le temps de tout utiliser.

Taboul__de_printemps

Et puis, après avoir vu plusieurs recettes de citron sur différents blogs, j'ai préparé plusieurs choses, dont du citron confit, d'après une méthode express trouvée sur Exceldor.

Le tout compose ce taboulé jaune et vert, auquel on pourra ajouter tous les légumes de saison qui nous viennent en tête (mais que je n'avais pas à ma disposition sur le moment) : des pointes d'asperges, des radis, des fèves... c'est aussi bon que le taboulé traditionnel.

Pour deux belles assiettes, voici mes ingrédients :
- 60 g de boulghour (pesé cru)
- 1 chou-rave
- 100 g de petits pois (ici, surgelés faute de mieux)
- 2 tranches de citron confit
- 2 petits oignons frais
- quelques feuilles de menthe
- 1 à 2 cs d'huile d'olive
- 1 cc de tahin (purée de sésame)
- 1/2 jus de citron
- sel

J'ai fait cuire petits pois et boulghour ensemble dans une grande casserole d'eau bouillante salée. Le temps de cuisson est à peu près le même : 10 mn environ.

J'ai préparé le chou-rave en enlevant toute l'épaisse peau verte qui le recouvre (l'intérieur est plutôt blanc) puis en l'éminçant. J'ai également émincé l'oignon frais et découpé le citron confit en petits morceaux.

Ensuite j'ai mélangé boulghour et petits pois cuits et refroidis, chou-rave, oignon, citron, ajouté les feuilles de menthe. Puis mis le tout au frais pendant quelques heures.

J'ai préparé la vinaigrette au dernier moment en mélangeant huile, citron, tahin et sel. Il n'y avait plus qu'à l'ajouter au reste et servir.

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   Ci-dessus : un chou-rave. Joli, non ?

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samedi 14 mars

Trio de crudités râpés -carotte, navet, radis- & newsletter

A la demande générale... hem, à la demande de quelques-un(e)s, une newsletter est maintenant disponible. Elle permettra à ceux qui le souhaitent d'être informés par e-mail de la parution des nouveaux articles. Il suffit de s'inscrire, en indiquant son adresse e-mail, colonne de droite. Et c'est tout. Pour une fois que quelque chose est simple et rapide en ce monde, ne boudons pas notre plaisir. Ce n'est pas, à proprement parler, un "abonnement" comme on peut en trouver sur d'autres plateformes de blog, mais le résultat est le même. Vous ne perdrez rien de ce qui se passe ici.

Pour terminer cette semaine quasi-printanière (23 degrés hier après-midi, ici, sur la Côte Basque... ce n'est pas volé après cet hiver affreux où toutes les tempêtes possibles et imaginables nous sont passées dessus), voici une petite salade fraîche et de saison, faite l'autre jour avec les légumes du panier bio : la carotte (évidemment...), mais aussi, c'est nouveau pour moi, les jolis navets blancs et roses que je détestais jusque-là, et que je déteste toujours dans leur version cuite. Crue, par contre, c'est délicieux, croquant, un peu piquant comme le radis avec lequel on pourrait le confondre si sa couleur n'était différente.

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Du radis, justement, il y en a aussi dans cette salade, mais un radis peu ordinaire, de la taille d'une carotte et à la chair blanche veinée de rose. Je n'en avais jamais vu jusque-là.

Salade_de_l_gumes_rap_s1

Et moi qui n'aime pas vraiment les carottes râpées, seules, je les ai adorées dans ce sympathique trio. Qui plus est, la vinaigrette au tahin que j'ai adoptée depuis quelques mois est un tel régal que chaque pause-déjeuner est un moment de bonheur. Comme quoi, se faire plaisir à table n'est vraiment pas compliqué. Il faut juste sortir le robot pour râper les légumes, puis le nettoyer, et le ranger. Cela ne devrait pas être trop long ni trop difficile ?

Pour trois personnes :

- une carotte
- un navet
- un grand radis rose comme celui de la photo (si vous en trouvez), ou bien une dizaine de petits radis ordinaire
- 3 cs d'huile de colza (préférez-là à l'huile d'olive pour l'assaisonnement, car elle contient des omega 3)
- 1 cc de tahin (purée de sésame, en magasin bio)

Si possible, râper les légumes sans les peler, après les avoir passés sous l'eau pour les nettoyer. Je ne pèle pas le navet. Je pèle la carotte quand la peau est épaisse. Dans un grand saladier, préparer la vinaigrette en mélangeant l'huile, le tahin et un peu de sel. Y déposer les légumes râpés et quelques feuilles de salade. Bien mélanger. Eventuellement, ajouter du persil. Et hop, à table ! 

Une entrée vitaminée, qui donne bonne mine !

lundi 09 février

Moussaka aux poireaux, inspirée par Mary (version végétarienne)

En ce moment et jusqu'à la mi-mars, Mary, qui vit à Athènes, nous propose de réaliser l'une des recettes de son savoureux blog consacré à la cuisine grecque, En direct d'Athènes. Avec mes origines méditérranéennes, je ne peux qu'adorer cette cuisine ensoleillée qui fait la part belle aux légumes et aux céréales. Même si le blog de Mary n'est pas végétarien, une partie de ses recettes le sont où peuvent aisément le devenir. N'hésitez pas à le visiter régulièrement si vous cherchez des idées-recettes. Vous en trouverez, et non des moindres.

Je ne participe pas au jeu dans le but de gagner, car j'ai déjà eu le plaisir d'être gâtée par Mary, l'été dernier. Je n'en avais pas parlé ici, mais elle m'avait envoyé un petit colis contenant plusieurs produits venus de Grêce, ainsi qu'un très joli porte-clés que je ne quitte plus. Une belle surprise qui m'avait fait très plaisir !

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J'ai choisi de faire la moussaka aux poireaux, une variante de celle à l'aubergine, et qui n'a rien à lui envier. Chez Mary, elle contient de la viande, que bien sûr je n'ai pas mise ici. C'est l'occasion de montrer à quel point il est facile, la plupart du temps, d'adapter un plat carnivore à la cuisine végé. Je vous assure que même sans viande, c'est un ré-gal. J'ai un tout petit peu modifié les ingrédients, en fonction de mes goûts. On trouvera ci-dessous la recette originale et ce que j'en ai fait. Un ré-gal, je vous dis.

Pour 4 personnes :

500 g de poireaux nettoyés et coupés en rondelles (j'en avais un peu moins)
300 g de petites pâtes (200 g pesées crues : j'ai utilisé des coquillettes complètes de la marque Barilla)
200 g de yaourt épais (remplacé par de la crème de soja, et 1 belle cs de tahin au sésame blanc)
250 g de viande de boeuf haché (pas mis)
400 g de tomates concassées (pas mis, c'était pour la viande)
1 gros oignon (3 petits, roses, tout doux)
1 cc de menthe séchée (remplacé par 1 belle cs de graines de sésame)
200 g de fromage râpé (j'en ai mis moins... je n'ai pas pesé)
1 cs de beurre (pas mis)
1 oeuf
sel, poivre (j'ai aussi utilisé 2 cs d'huile pour faire revenir les oignons)
1 gousse d'ail

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J'ai cuit les poireaux à l'autocuiseur, une douzaine de minutes, puis je les ai laissés s'égoutter le temps de préparer le reste de la recette.

J'ai fait cuire les pâtes dans l'eau salée. Aprés les avoir égouttées, j'en ai étalé la moitié au fond d'un plat à gratin, avec un peu de fromage râpé.

Ensuite, j'ai pelé et émincé les oignons que j'ai fait revenir dans la poële avec l'huile. J'y ai ajouté la gousse d'ail coupée en petits morceaux.

Dans une petite casserole, j'ai fait chauffer à feu doux de la crème de soja avec le tahin, en remuant afin d'obtenir une sauce épaisse. J'ai mis le tout sur les oignons, auxquels j'ai ajouté les poireaux et les graines de sésame. J'ai bien tout mélangé et étalé par-dessus les pâtes cuites, dans le plat. ll m'en est resté un peu que j'ai ajouté aux pâtes restantes.

Enfin, j'ai étalé par-dessus le reste des pâtes, parsemé de fromage râpé, ajouté l'oeuf battu, comme convenu (mais sans beurre) puis mis le plat au four environ 30 mn. J'ai été trop impatiente pour laisser cuire plus longtemps : une délicieuse et enivrante odeur avait envahi la cuisine et il me tardait de passer à table !

Posté par ca_mi_phi à 13:07 - e-Cuisine : le salé - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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mardi 27 janvier

Blanquette tout légumes, au tahin, sans oeuf... et, euh...sans sel

Ce n'est pas parce que la blanquette de veau n'est plus pour moi qu'un souvenir, que toute blanquette est désormais exclue de mes menus. Eh oui, on peut faire de délicieuses blanquettes de légumes. Celle-ci n'a rien eu à envier à celles à la viande. Tout au contraire, elle s'est révélée meilleure encore que ces dernières, dépassant ainsi toutes mes espérances. C'est dû à la présence de nombreux légumes aux goûts très variés. J'ai mis à peu près tous ceux que j'avais sous la main, qu'on n'imagine pas forcément dans une blanquette : courge butternut, patate douce, chou chînois... et bien sûr les traditionnelles carottes et pommes de terre. Un vrai festival de couleurs, saveurs et textures, vitaminé en diable pour faire la nique à l'hiver et au mauvais temps. 

Au sujet du sel... j'ai totalement oublié d'en mettre. En début de cuisson, entre laurier, bouquet garni, et tutti quanti, on ne sait plus où donner de la tête, alors le sel, que je mets toujours en dernier, ben j'y ai plus pensé. Il n'y en a pas un gramme dans cette recette. Le plus drôle, c'est que je ne me suis souvenue de cet oubli qu'après avoir terminé mon assiette ! Ce qui signifie que le sel ne m'a pas du tout manqué. Le goût des légumes et aromates a suffi à faire mon bonheur.

Blanquette_de_l_gumes2

Quant à l'oeuf... je n'ai jamais mis d'oeuf dans mes blanquettes. Je me suis toujours contentée de mélanger et faire chauffer bouillon de légumes et crème. Ici j'ai innové en mettant de la crème de soja, ainsi que mon cher tahin, qui décidément se prête à tout. Ce mélange est un vrai régal, le meilleur que j'ai goûté. 

Bien sûr on peut faire une blanquette avec bien d'autres légumes. Je n'ai mis ni navet ni chou (autre que le chou chînois), car je ne les aime pas. Mais alors, pas du tout. J'appréhende d'ailleurs cette période, la plus critique pour moi, car les choux apparaissent maintenant dans le panier bio hebdomadaire fourni par mon maraîcher Amap. L'autre jour, ma maman, qui partage avec moi le contenu du panier, et qui va le chercher pour nous deux chaque mercredi, m'appelle et me dit : "Il y a un chou-fleur cette semaine". Et moi de répondre : "Garde-le !". C'est l'avantage de partager son panier avec quelqu'un d'autre. On peut toujours s'arranger.

J'espère que notre gentil maraîcher n'a pas trop souffert de la tempête de samedi... réponse demain, mercredi. Cela fait mal au coeur de voir, aux infos, ces images de serres écroulées et de jeunes salades arrachées, chez certains d'entre eux. 

Blanquette_de_l_gumes1

Pour 4 à 5 belles assiettes :

- 1 gros oignon ou deux petits
- 1 morceau de courge (ici, butternut), 200 à 300 g
- 1 pomme de terre (ici, 200 g)
- 1 patate douce (250 g)
- 2 carottes
- 1 poireau
- 2 feuilles de chou chînois
- 150 g (ou plus) de légumineuses sans trempage préalable : lentilles, pois cassés, févettes (ici, févettes et lentilles blondes)
- 2 feuilles de laurier
- piment d'Espelette
- bouquet garni
- crème de soja
- 2 cs de purée de sésame blanc (tahin, en magasin bio)
- 1 verre de vin blanc
- 2 cs d'huile
- persil

Blanquette_de_l_gumes3

Peler et découper en petits cubes ou en rondelles : courge, pomme de terre, patate douce, carottes. Emincer le chou chînois, le nettoyer sous l'eau. Nettoyer le poireau, le découper en tronçons. C'est cette préparation qui prend le plus de temps.

Peler et émincer l'oignon, le faire revenir dans la cocotte avec l'huile. Quand il est devenu transparent, ajouter courge, pomme de terre, carottes et patate douce. Couvrir d'eau et de vin blanc, à hauteur (au bout de 20 mn de cuisson, l'alcool contenu dans le vin blanc s'est évaporé : ne reste que son délicat parfum). Ajouter laurier, bouquet garni, piment... et sel, modérément (si vous y pensez). Poser le couvercle de la cocotte, mais sans la fermer totalement. Laisser mijoter environ 20 mn, à petits bouillons, sur feu moyen à doux, en surveillant.

Après ce laps de temps, ajouter les légumineuses. Surveiller le niveau d'eau, en remettre un peu au besoin. 5 mn plus tard, ajouter poireau et chou chînois. Laisser mijoter encore 10 mn. En principe, après cela, les légumes sont bien cuits et fondants. Si ce n'est pas le cas, poursuivre un peu la cuisson à feu doux.

Dans une petite casserole, mettre quelques louches de jus de cuisson, quelques cuillerées à soupe de crème de soja, et 2 CS de tahin au sésame blanc. Eventuellement, on peut ajouter un peu de purée d'oléagineux (amande, cajou), pour parfumer davantage encore. Faire chauffer à feu très doux, en remuant sans cesse au fouet, sans laisser bouillir, pendant quelques minutes. Quand le mélange a épaissi, le répartir sur les légumes disposés sur les assiettes, avec un peu de persil.

A déguster avec n'importe quelle céréale... du sarrasin pour moi, parfait en hiver... ou bien une belle tranche de pain tartinée de tahin et accompagnée d'un morceau de fromage.   

lundi 19 janvier

Carottes et patate douce aux épices, vin blanc et cajou

Pour les fêtes de fin d'année, je me suis fait un petit (gros) plaisir, j'ai acheté de la purée d'oléagineux. Cela me faisait envie depuis longtemps, mais le prix élevé me retenait... et me retiendra de renouveler l'expérience trop souvent. Mon choix s'est porté sur la purée de cajou, c'était celle-là que je voulais et pas une autre. La noix de cajou a toujours été mon fruit sec préféré. Chaque mois j'en prends au magasin bio et, quand je les savoure, j'oublie le reste du monde. Mais bien sûr on pourra faire cette recette avec une autre purée d'oléagineux.

Grâce à elle, et à la patate douce, j'ai pu avoir des carottes fondantes (sans que l'amertume s'en mêle), avec un temps de cuisson réduit. Sésame, épices, vin blanc sont là aussi pour donner du goût à cette préparation simple mais revigorante. Ici les carottes sont présentées avec un mélange de céréales, genre Tipiak, mais on peut aussi les accompagner de riz, de boulghour, de sarrasin, bref, ce qu'on voudra.

Carotte_patate_douce_au_bouillon_de_cajou

Pour 3 assiettes :

- 500 g de carottes environ
- 1 patate douce (150 g environ)
- 1 oignon
- 1 CS d'huile d'olive
- 1/2 verre de vin blanc
- une-demi tablette de bouillon de légumes
- une pincée de muscade, une pincée de cumin
- 1 CS de purée d'oléagineux (ici, purée de cajou)
- 1 CS de tahin (ici, au sésame blanc)
- graines de sésame

Faire revenir l'oignon pelé et émincé dans l'huile d'olive, dans une cocotte.

Peler les carottes, les découper en rondelles fines, ainsi que la patate douce (ou en petits carrés si celle-ci est trop épaisse). Ajouter à l'oignon, couvrir d'eau à hauteur, ajouter la demi-tablette de bouillon de légumes, le vin blanc, les épices, couvrir (mais pas complètement) et laisser cuire à feu moyen pendant 10 à 15 mn. Baisser le feu si le liquide bouillonne trop.

Ajouter alors la purée de cajou, ainsi que le tahin, et laisser mijoter encore 10 mn à feu doux, ou un peu plus longtemps si les carottes ne sont pas encore assez fondantes à votre goût.

Arrêter la cuisson lorsque le liquide a presque totalement disparu, ne laissant qu'une sauce crémeuse dont on nappera les cérales d'accompagnement.

vendredi 16 janvier

Mini-focaccia façon tatin, aux endives et poireaux

Dernièrement, Lidl a mis en vente des plaques pour mini-pizza, à prix très modique et revêtement anti-adhérent, que je me suis empressée d'acheter. Elles peuvent servir à bien autre chose que des pizzas, par exemple, des tartelettes, des petits gâteaux moelleux, des mini-flans... Pour ma première réalisation, j'ai eu l'idée de ces petites tatins, aux légumes, ces derniers surmontés de ma chère pâte à focaccia, cette pâte levée au lait et à l'huile, gonflante et légère, préparée en machine à pain. Le résultat m'a enchantée. En tout juste 10 mn de cuisson au four (c'est suffisant), la pâte, que rien ne retenait puisqu'elle se trouvait au-dessus de la garniture, a bien gonflé tout en restant très moelleuse et légère. Cela a donné ces jolies petites choses que j'ai eu plaisir à voir et à savourer.

Ces mini-tatins ont été mon plat du jour, avec une salade, mais elles feront l'affaire aussi pour un apéritif dinatoire ou un buffet.

Mini_focaccia_fa_on_tatin_poireaux_endives2

Pour 6 mini-tatins (avec le moule correspondant) :

2 poireaux
1 endive (2 si vos endives sont petites)
2 cc de tahin (pâte de sésame)
2 cc de miel
1/2 l de bouillon de légumes
1/4 de verre de vin blanc

Pour la pâte à focaccia :
200 g de farine
50 cl d'eau
50 cl de lait
20 cl d'huile d'olive
1 sachet de levure de boulanger
1/2 cc de sel

Mini_focaccia_fa_on_tatin_poireaux_endives1

Préparer la pâte à focaccia en machine à pain, programme "pâte levée" (sans cuisson), en mettant tous les ingrédients dans l'ordre indiqué par le fabricant.

Pendant que la machine travaille, faire cuire endive et poireaux, nettoyés et coupés en fins tronçons, à l'autocuiseur, 10 à 12 mn, dans le mélange bouillon + vin blanc. C'est plus léger que la cuisson au beurre, que, personnellement, je ne digère pas.

Bien égoutter endives et poireaux cuits. Ne pas hésiter à les laisser un moment dans une passoire, afin qu'ils s'assèchent mieux. Y ajouter alors le tahin et le miel. (Je vois souvent du vinaigre balsamique dans les recettes de tatin, or je n'ai aucun vinaigre chez moi, je n'en utilise pas du tout, pas même pour les assaisonnements de salade. Je les fais plutôt au tahin : c'est bon à tomber par terre !).

Quand la pâte à focaccia est prête : la sortir de la cuve, l'étaler au rouleau entre deux feuilles de papier sulfurisé. Y découper 6 ronds de pâte en utilisant un bol de la taille d'un bol chînois. (Il m'en est resté un peu pour une 7è mini-tatin).

Répartir les légumes dans les alvéoles du moule. Poser les ronds de pâte par-dessus, en les enfonçant légèrement sur les côtés pour qu'ils ne risquent pas de s'étaler hors du moule (photo ci-dessus, prise avant cuisson).

Faire cuire au four th 5-6, 10 minutes : dès que la pâte est bien gonflée, cesser la cuisson. Attendre que cela refroidisse un peu avant de démouler, sous peine de se brûler... et bon appétit.

Posté par ca_mi_phi à 09:03 - e-Cuisine : le salé - Commentaires [34] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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vendredi 05 décembre

Gratin de poireaux et patates douces

Connaissez-vous le blog de cuisine africaine, Cuisine d'Afrique ? On y trouve des tas de recettes dépaysantes, fascinantes pour nous autres, européens. C'est là que j'ai trouvé l'idée de ce gratin de poireaux et patate douce, vraiment délicieux. J'ai allégé les épices, car je ne les avais pas toutes à ma disposition, ajouté des noix de cajou et utilisé les patates douces de mon magasin bio. Elles y étaient au même prix que celles du supermarché (cela vaut la peine de le signaler), pour une saveur décuplée, qui m'a laissée toute étourdie devant mon assiette.

Ah ! ça change du traditionnel gratin poireau-pomme de terre, que je faisais jusqu'ici, bon aussi, mais nettement moins original et exotique. D'autant que la patate douce, avec sa chair rosée, fait bel effet à côté du vert poireau.

Gratin_poireaux_patates_douces2

Pour deux personnes :
2 poireaux
2 patates douces (environ 350 g)
une quinzaine de noix de cajou
Béchamel maison :
1/4 L de lait de soja, ou autre lait végétal (riz, avoine...)
2 CS de maIzena
20 g de beurre
1 cc de tahin (purée de sésame, en magasin bio)
muscade, cumin, sel, graines variées au choix (j'ai mis des graines de tournesol)

Laver les poireaux, les couper en tronçons. Peler les patates douces, les découper en morceaux. Faire cuire le tout à l'autocuiseur, 10 mn après la montée en pression.

Egoutter les poireaux, les mettre avec les patates douces et les noix de cajou dans un plat à gratin.

Préparer la béchamel : mélanger maïzena et lait végétal, à froid, au fouet à main. Faire chauffer doucement dans une casserole, sur le feu, en remuant. Quand la préparation a épaissi, éteindre le feu, saler, ajouter le beurre, le tahin, les épices, les graines. Remuer pour bien mélanger.

Etaler cette béchamel sur les légumes et placer le plat sous le grill du four, 5 mn. 

Posté par ca_mi_phi à 14:11 - e-Cuisine : le salé - Commentaires [25] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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