lundi 06 juillet
Courgettes farcies au sarrasin et au tofu
Quand ma maman m'a dit qu'elle ne souhaitait plus poursuivre l'abonnement avec l'Amap, bien sûr j'ai été déçue. Nous partagions le même panier et, sans elle, il m'était difficile de continuer, pour plusieurs raisons : financières (le prix du panier est un peu trop élevé pour moi seule), mais aussi parce que je pouvais lui donner les quelques légumes que je n'aimais pas. Mais il est vrai qu'à la fin du printemps, notre maraîcher était à court de production, nos paniers ne contenaient plus grand-chose, et c'est ce qui a découragé ma co-adhérente.

Bon. A toute chose malheur est bon, dit-on. D'une part une autre famille allait être ravie de pouvoir s'inscrire à notre place, d'autre part, j'allais bien pouvoir trouver d'autres sources d'approvisionnements intéressantes. Depuis quelques temps, je fréquente donc les marchés, où je n'allais jamais auparavant.
C'est une balade à laquelle j'ai immédiatement pris goût et dont je ne peux plus me passer. J'y découvre de nombreux producteurs locaux vendant des fruits et légumes cultivés aux portes de Bayonne, autrement dit, devant ma porte (j'adore !), mais aussi des revendeurs plus classiques proposant des produits à des prix défiant toute concurrence. C'est ainsi que, tout au long du mois de juin, j'ai profité de pommes à 1 euro le kilo (et très savoureuses !) et de cerises délicieuses à 2,90 euros. Pourtant, je ne choisis que la production française. Mes fraises arrivaient tout droit du Lot et Garonne, qui n'est pas bien loin de chez moi.
Sur les marchés, on trouve aussi des producteurs bio. Certains proposent des tomates et des aubergines aux variétés originales et qui attirent l'oeil. Mais d'autres vous vendent des oignons d'Argentine et des courgettes d'Italie qui n'ont plus beaucoup de goût. J'ai vite laissé tomber. A présent, chaque samedi matin, je vais au marché des Halles de Bayonne, les fameuses halles, un fameux marché ! En ce moment, avec l'été, on y trouve les bandas (groupes de musique locaux) mettant de l'animation entre les étals. c'est là que je retrouve les légumes de mon maraîcher Amap (*). Eh oui, je continue de profiter de sa production, malgré tout ! Et j'en suis ravie ! Ses légumes sont les meilleurs que j'aie jamais mangé. Ses tomates sont divines, ses petites courgettes jaunes se dégustent crues, en salade, et ses aubergines sont délicieusement fondantes. Ce sont ses courgettes que l'on retrouve pour cette recette. J'en achète chaque semaine.
(*) stand "Hiribarruna", proche de l'entrée des Halles

Pour 3 personnes :
- 3 courgettes longues et dodues (ici, 1 jaune et 2 vertes)
- 100 g de sarrasin pesé cru (en magasin bio)
- 20 g de févettes sèches (si vous n'en trouvez pas, vous pouvez mettre des lentilles blondes)
- 2 échalottes ou 1 oignon
- 1 cs de graines de tournesol (en magasin bio)
- 60 g de tofu aux herbes (marque Soy)
- huile d'olive
- thym et romarin (ici, en pot, faute de mieux)
- crème de soja, ou d'avoine, ou d'épeautre (la crème d'épeautre est un nouveau produit que l'on trouve en magasin bio : le goût rustique de l'épeautre convient bien ici)
- chapelure
Quand on décide de faire des farcis végétariens, le risque est d'y mettre surtout du fromage. C'est bon mais surtout très gras et pas très digeste. Ayons un peu plus d'imagination et faisons des farcis sans fromage, avec des ingrédients végétaux. Nous n'y perdrons pas au change.
Certaines recettes conseillent de précuire les courgettes à la vapeur une dizaine de minutes. Faites-le si vous le souhaitez, elles seront sans doute plus moelleuses. Pour ma part, je ne l'ai pas fait. J'ai préféré une cuisson entièrement au four. Les courgettes bio rendant moins d'eau, elles sont restées très fermes, "al dente" !

Faire cuire à l'autocuiseur, 10 mn, le sarrasin avec les févettes, en les plongeant directement dans la cuve avec 3 fois leur volume d'eau, peu salée. A la casserole, la cuisson sera plus longue, environ 20 mn.
Faire revenir à la poële les échalottes (ou l'oignon) avec les graines de tournesol et un peu d'huile d'olive.
Râper le tofu à la râpe à fromage. C'est très rapide et amusant à faire, le tofu est mou et fait des frisettes, hé hé.
Ouvrir les courgettes dans leur longueur. Evider la chair avec une petite cuillère. (elle servira pour une autre recette bientôt publiée, mais on peut aussi la servir en accompagnement des courgettes farcies. Crue, la chair de mes courgettes était délicieuse !).
Mélanger sarrasin, févettes, échalottes, graines de tournesol, tofu, ajouter les herbes et un peu de crème de soja (ou d'épeautre). Cuit, le sarrasin gonfle et "colle", il convient bien pour les farcis.
Farcir les courgettes. Les placer dans un plat huilé. Parsemer de chapelure. Arroser d'huile d'olive. Enfourner à th. 6 (ou 7, selon votre four), et laisser cuire environ 40 mn (moins si les courgettes ont été précuites). Vérifier la cuisson des courgettes en plantant un couteau dans la chair. Au moment de servir, arroser de crème de soja ou d'épeautre.
Ces courgettes apportent des protéines complètes grâce à l'association céréale et légumineuse et au tofu. Mangées le jour même elles sont très bonnes. Le lendemain, j'ai trouvé qu'elles étaient un peu desséchées, car elles contiennent peu de matière grasse : peut-être faudra-t-il ajouter à la farce de la crème de soja ou d'épeautre. A tester... s'il en reste assez le lendemain !
lundi 29 juin
Glace à la myrtille -sans oeuf ni lactose- dans petite sorbetière pas chère
J'ai toujours été une grande fana de glaces, et j'en ai toujours beaucoup mangé en été. Sauf l'an dernier. Je venais de découvrir les méfaits du sirop de glucose-fructose que l'on trouve dans toutes les glaces du commerce ; mais aussi dans les biscuits, les desserts lactés, et bien d'autres produits familiers que nous achetons spontanément, en toute confiance.
A l'instar de l'huile de palme (autre cochonnerie que je boycotte également, j'en avais déjà parlé...), le sirop de glucose-fructose, est une menace pour la santé. Il n'est pas naturel comme l'est le sirop d'agave. C'est une pure fabrication industrielle, destinée à réduire les coûts de fabrication. Or, l''organisme ne sait pas utiliser. Donc il le stocke. Résultat : artères en danger et kilos en trop. Hors de question de continuer à se laisser couillonner de la sorte.
En cherchant un peu sur le net, j'ai trouvé une petite sorbetière pas chère du tout (moins de vingt euros à la date où j'écris ce billet), qui ne mesure qu'une vingtaine de cm de haut et, donc, entre pile dans le dernier tiroir de mon congélo. Très facile et rapide à utiliser, elle vous fait des glaces délicieuses en moins de deux et avec très peu d'ingrédients. C'est tant mieux car je n'ai pas très envie d'y mettre des oeufs ou de la crème. Le lait de soja est idéal pour les remplacer !

Ma première glace était à la banane et au lait de soja : délicieuse ! Et je vous présente ici une crème glacée aux myrtilles... eh oui, comme l'an dernier, je viens de faire une superbe cueillette de myrtilles sur les hauteurs de Cambo, dans le Domaine Xixtaberri ! Une cueillette de 3 kg : j'en reparlerai !
Cette glace à la myrtille est de loin la meilleure que j'aie mangée, très parfumée, toute colorée.... Ce fut bien agréable, en ce dimanche de forte chaleur.

Pour 3 à 4 coupes à glace :
- 250 g de myrtilles (fraîches ou surgelées)
- 2 cs de miel (ici, miel de tilleul)
- 200 ml de lait de soja vanille, bio
12 heures avant (ou la veille au soir), mettre la cuve de la sorbetière dans le congélateur. Elle contient un liquide qui va se réfrigérer.
Préparer la glace en mixant les myrtilles, le miel et le lait de soja vanille (celui de la marque Carrefour n'est pas cher du tout).
Verser dans la cuve de la sorbetière. Poser la sorbetière sur une table, la brancher. Y fixer le couvercle dans lequel on a calé le bloc moteur (un peu dur à mettre en place la première fois quand on ne connaît pas l'engin : après, c'est plus facile). Mettre la sorbetière en route, laisser tourner 20 mn. Servir la glace dans des coupes. Elle est assez crémeuse, on peut "l'endurcir" un peu en la mettant au congélo 15 mn.
Cette glace est à consommer le jour même, afin de garder sa consistance maniable. A défaut, il faudra l'assouplir un peu en la mettant au réfrigérateur quelques heures.
J'imagine maintenant des sorbets à la mangue, à la pèche, à l'abricot et au melon !
lundi 01 juin
Pâtes soba aux légumes printaniers et crème de soja
J'espère que ce week-end prolongé se passe bien pour vous... Ici, c'est balades sous le soleil, en bord de mer, bord de lac, sur les sentiers forestiers ou en ville, mêlée aux nombreux touristes venus cette année encore à Biarritz. L'occasion de se remplir les yeux de lumière, d'horizon tout bleu, de nature, de bleu, de vert. L'organisme, lui, fait le plein d'oxygène et de vitamine D, créée par la lumière du soleil, celle qui fixe le calcium. Crème solaire et lunettes de soleil sont de rigueur, même en ville, pour éviter rougeurs et irritations occulaires (fichu pollen...).
Mais côté nourriture, aujourd'hui on s'inspire (en partie) du Japon, avec les pâtes soba dont j'avais parlé dernièrement. Cette fois je les ai cuisinées avec des petits légumes bien de chez nous et cette crème de soja que j'adore, rappelant la crème fraîche (attention, ce n'est pas la même chose que la "sauce soja", typiquement asiatique, que je n'aime pas du tout et que vous ne trouverez jamais dans mes recettes). Les protéines de soja, elles, apportent une excellente dose de protéines qui font de ce plat de pâtes un plat complet.
Un petit plat qui n'a l'air de rien mais avec lequel, moi, l'amoureuse des pâtes, je me suis régalée comme jamais, sans avoir eu besoin d'y mettre ni fromage, ni beurre, ni autre produit animal.... que du végétal !

Par assiette, il faut :
- 50 g pesés crus de pâtes soba (pâtes japonaises à la farine de sarrasin, en magasin bio)
- 100 g de petits pois (ici, surgelés)
- 2 petites carottes nouvelles
- 1 petit oignon frais, ou bien de l'oignon rose
- 25 g (pesés crus) de protéines de soja
- 2 cs de crème de soja (Provamel)
- 1 cs d'huile d'olive
- estragon
- 2 cs de vin blanc
Réhydrater les protéines de soja dans un petit bol rempli d'eau, pendant 5 à 10 mn, puis les égoutter en les pressant entre les doigts. Découper les carottes en julienne, sans les peler si leur peau est fine et si elles sont bio. Emincer l'oignon.
Mettre les carottes, et l'oignon dans une poële et les faire revenir à feu doux avec l'huile d'olive, en remuant. Quand les légumes se sont attendris, ajouter les protéines de soja et le vin blanc, l'estragon, laisser cuire le tout quelques instants en remuant pour tout mélanger.
Pendant ce temps, faire cuire les pâtes et les petits pois, ensemble, dans de l'eau bouillante légèrement salée, 10 mn environ. Egoutter, mélanger aux autres légumes. Déposer dans la ou les assiettes, arroser de crème de soja et déguster.
vendredi 22 mai
Pancakes aux petits pois et fanes de radis
C'est grâce à la blogosphère que j'ai enfin daigné utiliser les fanes de radis. Jusque-là, j'avais entendu parler de la fameuse soupe, mais ça ne me disait rien du tout... faut pas croire que parce qu'on est végé, on se précipite spontanément sur tout ce qui est vert. Cependant, à force de lire les commentaires enthousiastes de celles qui ont publié leurs recettes, on finit par se dire que ça vaut peut-être le coup de cuisiner cette verdure au lieu de la jeter. Même quand elle nous est fournie toute pleine de terre, comme celle des radis de l'Amap, que l'on passe dix minutes à nettoyer.
J'ai beaucoup aimé cette soupe, dont vous trouverez la recette en maints endroits de notre sympathique culinosphère. Mais pourquoi faudrait-il se contenter d'utiliser les fanes de radis en soupe, me suis-je dit alors ? J'en ai ajouté à ces pancakes aux petits pois et le résultat était très sympa. A l'avenir, je tenterai de les utiliser de différentes façons, dans des mitonnées de légumes, des omelettes, des tartes, pour varier les plaisirs.

Pour une dizaine de pancakes :
- 100 g de petits pois (ici, surgelés)
- 1 petit bol de fanes de radis, 30 g environ
- 1 cs d'huile d'olive
- jus de cuisson des petits pois
- 90 g de farine + 1 cs de farine de soja (ou 100 g de farine de blé)
- 1 oeuf
- 1 cc de levure chimique
- bouquet garni déshydraté type Ducros
- 1 grosse cs de fromage blanc (facultatif, mais ça donne de l'épaisseur et du moelleux)
Version végétalienne, ou pour les intolérants à l'oeuf ou au lactose : on met 5 à 10 g de fécule de pomme de terre à la place de l'oeuf (soit une bonne cuillère à café) et un peu de yaourt de soja nature à la place du fromage blanc.
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Faire cuire les petits pois dans une eau peu salée, 10 mn. Egoutter en gardant un peu d'eau de cuisson pour réaliser les pancakes.
Faire revenir à la poële, quelques instants, les fanes de radis avec l'huile d'olive.
Mélanger l'oeuf battu (ou la fécule) avec la farine, la levure, ajouter un peu d'eau de cuisson des petits pois jusqu'à obtenir une pâte souple, mais pas liquide (quelques cuillerées à soupe suffisent). Mélanger au fouet pour lisser la pâte, sans trop insister sinon elle devient élastique. Ajouter le fromage blanc (ou le yaourt de soja), le bouquet garni, les petits pois et fanes de radis cuits, mélanger de nouveau.
Faire cuire les pancakes sur une poële ou une crépière huilée, par cuillerées déposées en petits tas, 1 à 2 mn de chaque côté. Ils se conservent très bien et peuvent même se congeler. On peut les consommer froids mais j'avoue que je les préfère tièdes. Avec une salade verte, c'est un repas printanier et léger comme je les aime.
samedi 16 mai
L'heureux mariage entre un flan au citron et miel de tilleul (sans oeuf !) et une tartelette aux fraises
J'ai découvert il y a peu au magasin bio, la version "bio" et sans colorant de la fameuse poudre Impérial. Elle se décline en différents parfums pour faire, au choix, des crèmes et des flans entièrement végétaux, sans oeuf, sans gluten, sans produit animal (le gélifiant est l'agar-agar) et sans lactose (en utilisant du lait de soja ou de riz), sans sucre ajouté, et au goût fin très agréable. C'est la marque Nature-Aliments qui propose ces produits. Ils font aussi de la vente en ligne.

Pour moins d'un euro le sachet, on obtient jusqu'à un demi-litre de crème ou de flan que l'on sucre à son goût. J'ai déjà testé la crème à la vanille, délicieuse, qui chez moi remplacera désormais la crème anglaise, car, (c'est bluffant !) elle en a véritablement le goût (mais pas les oeufs, ni le cholestérol, ni les calories, ni les lipides, elle est donc beaucoup plus légère). Le flan chocolat-orange est très agréable aussi. J'ai ensuite testé le flan au citron, que j'ai sucré avec du sirop d'agave, autre découverte récente : c'est un édulcorant naturel conseillé aux diabétiques et à ceux qui veulent une alimentation moins riche en sucre, mais qui n'est pas décrié comme le sont les édulcorants de synthèse.
J'ai acheté ce sirop d'agave, bio, pour à peine plus de deux euros, au supermarché, dans la marque "Alissens", spécialisée dans les produits à IG bas. C'est-à-dire trois fois moins cher qu'en magasin bio (que de bons plans aujourd'hui, pas vrai ?).

Pour revenir au flan au citron... j'y ai ajouté un peu de miel de tilleul trouvé au marché, fabriqué dans ma région. Un régal ! Les deux vont merveilleusement bien ensemble. Le miel de tilleul est mon préféré. Certains de mes amis ne l'aiment pas, lui trouvent "un goût de pharmacie". C'est justement ce "goût de pharmacie" que j'adore, ce petit goût de plante caractéristique.

Tout naturellement ce flan a prêté ses douces saveurs à une petite tartelette aux fraises toute légère, qui vous permettra de rentrer dans votre maillot de bain cet été (ben oui, faut y penser).
Et si vous préférez utiliser pour vos tartelettes de la crème pâtissière, sans oeuf, vous trouverez la recette chez Béa de Vegansfields. (miam !) Mais si vous avez tout bien suivi les épisodes précédents, ici, avec la poudre Impérial, vous savez déjà comment faire.
Pour deux tartelettes fraises-citron :
Une pâte à tarte légère, faite avec :
- 30 g de farine
- 10 g de beurre
- 1/2 cc de sucre roux
que j'ai pétris et auxquels j'ai ajouté un peu de farine et de lait de soja, jusqu'à obtenir une boule de la taille d'une balle de tennis. Attention, c'est vraiment léger. On peut préférer une pâte plus classique, avec davantage de beurre et de sucre.
Pour la garniture :
- 1 sachet de poudre à flan au citron (en magasin bio)
- 1/4 l de lait de soja
- 1 cc de miel de tilleul (si vous n'en avez pas, ce n'est pas bien grave, ce sera bon quand même)
- 1 cs de sirop d'agave
- quelques fraises
- un peu de crème de coco ou de crème fouettée en bombe (facultatif)
Préparer la pâte à tarte comme indiqué ci-dessus. La laisser reposer 20 mn au frais. L'étaler sur une feuille de papier sulfurisé. Garnir deux moules à tartelettes. Les piquer à la fourchette, les remplir de haricots secs et faire cuire 15 mn environ, au four, chaleur moyenne, sans les laisser trop durcir (j'ai mis thermostat 4 avec mon four à gaz, c'était suffisant). Ôter les haricots secs et laisser refroidir.
Pour le flan au citron : mélanger à froid, au fouet à main, la poudre à flan avec le lait de soja, le sirop d'agave et le miel de tilleul. Faire bouillir sur le feu, en remuant, comme indiqué dans les instructions du sachet. Attention, quand le tout se met à bouillir, il y a risque de débordement, comme avec le lait : bien surveiller, remuer vivement et éteindre le feu pour éviter la cata.
Laisser refroidir la préparation pendant 20 mn : elle va s'épaissir et former une peau sur le dessus. Après ce laps de temps, fouetter vivement au fouet pour la supprimer, et lisser la crème. La répartir dans les moules à tartelettes (il m'en est resté un peu). Placer au frais un quart d'heure pour que le flan se raffermisse. Pour finir, poser au-dessus les fraises coupées en deux, quantité et présentation au choix.
On peut décorer de crème de coco ou de chantilly, mais, franchement, je trouve que cela n'ajoute pas grand-chose du point de vue gustatif (et c'est une fana de la chantilly qui l'écrit !)
dimanche 19 avril
Tarte à l'oignon et aux champignons - sans oeuf, sans crème -
Pfiou ! J'ai du mal à trouver le temps de cuisiner ces temps-ci. Les idées ne manquent pas, les envies non plus, que je note en attendant mieux. Je regrette d'avoir également peu de temps à consacrer à mon ordi et à internet en ce moment. Cela me manque. C'est une partie de ma vie qui me tient à coeur, pour l'inspiration qu'elle m'apporte, pour les échanges, le partage, les découvertes, mais aussi la détente. Je me rattraperai durant les jours fériés de mai, que je ne dois pas être la seule à attendre.
J'ai profité du week-end de Pâques pour faire cette tarte à l'oignon dont j'avais envie depuis un bon moment. Elle est toute simple mais assez consistante pour faire office de plat principal. On y trouve une béchamel au lait de soja à la place de la traditionnelle garniture à base d'oeufs. J'ai également utilisé des oignons roses, qui sont plus doux, que je supporte mieux. Le must, c'est la pâte, que j'ai faite en machine à pain, avec de la farine de sarrasin et de l'huile d'olive en lieu et place du beurre (vous savez sans doute déjà que je ne suis pas branchée "beurre"). En respectant le TH de la machine pour le dosage farine-liquides, puis en la laissant tout mélanger, j'ai obtenu la belle pâte bien homogène et souple dont je rêvais. Ce fut du temps gagné pour émincer tous ces oignons, qui m'ont bien fait pleurnicher, les bougres... mais cela en valait la peine, car cette tarte était très bonne.
Je remercie "O délices", où j'ai trouvé l'inspiration pour cette recette.

Pour une tarte de 4-6 parts, dans un moule de taille familiale :
La pâte :
- 300 g de farine de sarrasin
- 60 ml d'eau (voire un peu plus)
- 90 ml de lait de soja
- 40 ml d'huile d'olive
- un peu de sel
Note : certaines farines "boivent" beaucoup d'eau et il faut parfois en ajouter si l'on voit que trop de farine reste collée aux bords de la machine quelques minutes après le lancement du programme. J'ai dû ainsi ajouter quelques cs en cours de route (prises en compte ici dans les doses indiquées). De même, les doses de liquide seront peut-être différentes si vous faites la pâte à la main. La pâte doit être souple mais pas molle.
La garniture :
- 600 g d'oignons (ici, oignons roses)
- 15 à 20 petits champignons de Paris
- 3 cs d'huile d'olive
- béchamel : 1/2 L de lait de soja + 4 cs rases de maïzena (soit 40 g) + 30 g de beurre
- emmental râpé

Préparer la pâte, ou plutôt laisser la machine à pain faire la pâte si vous en avez une : mettre les ingrédients dans la cuve, d'abord les liquides, puis sel et farine. Lancer le programme "pâte seule", le laisser tourner en surveillant pour ajouter au besoin un peu d'eau. Arrêter le programme quand la pâte est bien souple et homogène. La sortir de la cuve et la laisser reposer 30 mn, au frais si possible : ainsi elle ne collera pas.
Eplucher les oignons et les émincer finement. Les faire dorer à la poële, à feu doux, dans 2 cs d'huile d'olive, en remuant régulièrement pour que la cuisson soit homogène.
Dans une autre poële, faire revenir avec l'huile restante les champignons nettoyés et émincés (je ne garde que les chapeaux, je n'aime pas les pieds).
Préparer la béchamel : diluer à froid la maïzena dans le lait de soja, avec un peu de sel, dans une casserole. Placer la casserole sur le feu, faire chauffer en remuant. Quand le mélange boue, laisser bouillir 1 à 2 mn en remuant continuellement. Eteindre le feu, ajouter alors le beurre, mélanger. Si vous aimez, ajoutez de la muscade. Personnellement je n'aime pas trop ça, et je me gausse quand je lis sur certains sites de cuisine qu'une "vraie" béchamel contient "forcément" de la muscade. Une béchamel digne de ce nom est celle que vous aimez, quoi qu'elle contienne, ou pas. A bas la dictature culinaire !
Etaler la pâte à tarte entre deux feuilles de papier sulfurisé. Garder la feuille du dessous, pour la cuisson. Placer la pâte dans le moule, la piquer à la fourchette pour lui éviter de gonfler. Répartir par-dessus les oignons, puis les champignons, verser la béchamel. Parsemer d'emmental râpé. Faire cuire la tarte au four, 20 à 25 mn, à 210°. Il est normal que la béchamel ne se fige pas totalement.
Vos invités qui ont du cholestérol apprécieront que vous ayiez pensé à eux et vous vous régalerez avec eux sans remords.
vendredi 27 mars
Petits chaussons au poireau et au Boursin
J'avais des petits fromages "Boursin", à l'ail et aux fines herbes, qui s'ennuyaient dans le frigo, ainsi que mes poireaux de la semaine qui attendaient d'être cuisinés. Voilà comment sont nés ces petits chaussons, consistants, tout en sachant rester légers.
L'association poireau et Boursin s'est révélée meilleure encore que je ne l'avais imaginé. J'ai également mis dans la farce des graines de tournesol, pour le croquant, et un peu de protéines de soja, déjà présentées dernièrement (vous savez, ce truc qui a goût de poulet et qui est très protéiné). Par chance, sans avoir rien calculé, j'ai eu exactement la quantité de farce nécessaire pour remplir mes chaussons. Ni trop, ni pas assez. Bref, sur ce coup-là, je me suis épatée.

J'ai obtenu 8 chaussons, convenant pour deux-trois personnes. Peut-être en aurez-vous un de plus si vous étalez la pâte plus finement que je ne l'ai fait : selon la farine utilisée, on obtient une pâte plus ou moins souple qui s'étale parfois mieux. De mon côté j'ai utilisé un mélange de farine bio T 65, blanche, et de T110, complète. Bien sûr, vous pouvez n'en utiliser qu'une seule.
Pour la pâte :
150 g de farine T110
50 g e farine T65
eau légèrement tiédie
5 cs d'huile d'olive
sel
Pour la farce :
3 poireaux de taille moyenne
2 cs de graines de tournesol + un peu d'huile
3 mini-boursins "ail et fines herbes" (environ 50 g en tout)
20 g (pesés avant réhydratation) de protéines de soja texturé fines (en magasin bio)
Préparer la pâte : tamiser la farine, ajouter, petit à petit, un peu d'eau légèrement tiédie et pétrir pour mélanger. Quand la boule se forme, ajouter l'huile d'olive, le sel et pétrir encore pour obtenir une boule souple. Laisser reposer au frigo.
Préparer la farce : faire cuire les poireaux, nettoyés et émincés finement, 10 mn à l'autocuiseur ou à la casserole dans de l'eau bouillante. Récupérer le jus de cuisson pour la suite de la recette. Laisser les poireaux cuits s'égoutter, au moins un quart d'heure, afin de les assécher. Pendant ce temps, faire griller légèrement à la poële les graines de tournesol dans 1 cc d'huile. Réhydrater les protéines de soja dans le jus de cuisson des poireaux (cela leur donnera plus de goût). Puis, les égoutter en les pressant avec les doigts et les faire cuire quelques minutes à la poële.
Bien mélanger poireaux, Boursin, graines de tournesol et protéines de soja cuites, en malaxant le tout.
Etaler la pâte au rouleau, entre deux feuilles de papier sulfurisé. Découper des ronds à l'aide d'un petit bol, de la taille d'un bol chînois. Au besoin, étaler de nouveau chaque rond obtenu pour affiner davantage la pâte. Mettre une cuillère de farce (ou un peu plus si possible) dans chaque rond. Replier en deux, souder les bords à la fourchette.
On peut faire cuire les chaussons au four, chaleur moyenne (thermostat 5 à 6), 12 à 15 mn, en surveillant. Personnellement, pour aller plus vite, j'ai préféré les cuire à la poële : c'est une cuisson moins homogène, mais le résultat est tout aussi bon.
samedi 21 mars
Crème de pois cassés à l'ail et au persil
Oui, je sais, il y a sur ce blog bien peu de recettes à base de légumineuses. Un comble, étant donné l'importance primordiale qu'elles ont pour les végétariens, importance que vous connaissez si vous avez lu et retenu l'article sur les bases du végétarisme publié ici. Outre la complémentation protéique, elles sont bourrées de bienfaits qui en font des aliments-phares que chacun d'entre nous, végé ou pas, devrait mettre régulièrement à sa table : fer, calcium, vitamines, magnésium, et j'en passe... le tout pour un prix dérisoire qui devrait plaire à plus d'un, en cette période où l'on parle sans cesse de pouvoir d'achat. Si mon taux de fer est aujourd'hui plus équilibré, et si je me sens plus en forme que ne je l'ai jamais été par le passé, c'est en partie grâce à elles.
Jusqu'à l'an dernier, je n'en mangeais quasiment jamais. Quelle idiote j'étais ! Ce temps-là est révolu puisque, désormais, chaque soir je les ajoute à la soupe de légumes... tout simplement... d'où l'absence de recettes spécifiques ici. Mais avec le retour des beaux jours, l'envie de préparations plus printanières se fait sentir.

Et puis, j'avais cette botte de persil, fraîchement cueilli mais tout avachi (à cause de la chaleur de ces derniers jours ?), qui exigeait d'être consommé de suite. En l'associant aux pois cassés, l'une de mes légumineuses préférés, j'ai obtenu cette crème toute simple, vite faite et de belle consistance, un peu croquante et pleine de goût. Un régal, une découverte, que je referai souvent tout au long du printemps et peut-être même de l'été.
Pour deux "mugs", ou deux bols :
1 botte de persil
1 oignon
1 cs d'huile d'olive
100 g de pois cassés (pesés crus) + leur eau de cuisson
1 gousse d'ail
3 cs de crème liquide de soja
Faire cuire les pois cassés, de préférence à l'autocuiseur, c'est bien plus rapide : chez moi, 5 mn suffisent après la montée en pression, quand la cocotte siffle. Après ces 5 mn, cesser la cuisson, sinon on obtient une bouillie. Egoutter les pois cassés, mais garder l'eau de cuisson.
Par ailleurs, faire revenir l'oignon émincé à la poële, avec l'huile d'olive. Le placer, ainsi que les pois cassés, les feuilles de la botte de persil, la gousse d'ail émincée, la crème liquide de soja, dans le bol du mixeur ou du blender. Ajouter de l'eau de cuisson des pois cassés : à hauteur, on obtiendra une consistance épaisse de crème. Mais on peut aussi en mettre davantage pour avoir une consistance plus liquide de velouté.
Bien mixer le tout, et verser dans les mugs ou dans les bols. Et c'est tout. Vous m'en direz des nouvelles !
mercredi 11 mars
Croquettes panées de légumes râpés et protéines de soja -sans oeuf-
J'ai testé les protéines de soja. Yes ! C'est un produit que l'on trouve en magasin bio (environ 1,50 euro le paquet), extrêmement protéiné (45 à 55 g de protéines pour 100 g), et que l'on réhydrate dans du liquide avant de le faire cuire, afin de le mélanger à toutes sortes de préparations, selon son inspiration. Selon l'emballage, 25 g par personne suffisent.

Jamais je n'aurais eu l'idée d'essayer ce truc-là, si Violette, qui a l'habitude de les utiliser, ne m'en avait donné envie. Dans l'un de ses messages, (clic) accompagné de superbes photos, elle racontait qu'avec ce truc-là, elle avait réussi à bluffer sa belle-mère qui avait cru manger de la viande. Carrément. Maintenant que j'y ai goûté à mon tour, je comprends pourquoi ! Pendant et après la cuisson, ce machin a l'aspect , l'odeur, le goût, du poulet ! C'est à s'y méprendre. Cela ne me fait pas particulièrement plaisir, car je me passe fort bien du poulet (le vrai), mais les nostalgiques y trouveront leur compte.

Par la même occasion, j'ai testé la farine de soja, vue chez Eve du blog Mamapasta, dont les recettes pleines d'originalité sont souvent pour moi source de découvertes. Cette farine au bon petit goût de noisette a le pouvoir de remplacer l'oeuf dans les gâteaux (c'est magique !), tout en apportant un supplément de protéines.
Je n'en suis qu'à mes débuts avec ces deux produits, aussi vous me pardonnerez de ne pouvoir en parler davantage pour le moment. Je les ai réunis dans ces galettes de légumes panées, une préparation dans laquelle je suis assez mal à l'aise car il faut faire les manipulations avec ses petites mimines, un défi pour moi, qui suis si peu manuelle ! Néanmoins je les ai plutôt réussies et j'ai trouvé ça pas mauvais du tout.

Elles sont sans oeuf, tant pour le contenu que pour la panure. Mettre de l'oeuf pour lier les galettes est une solution de facilité dont je veux pouvoir me passer autant que possible. Quant à la panure, j'ai utilisé : farine de soja+lait de soja+chapelure : c'est aussi efficace qu'avec de l'oeuf, parole de malhabile.
Pour 6 à 7 galettes (soit un repas pour deux personnes) :
- 25 g (pesés crus) de protéines de soja, petit modèle (les plus fines)
- un tout petit oignon
- une petite carotte
- une pomme de terre (100 g)
- un petit morceau de potiron (100 g)
- 2 cs d'huile d'olive, et du sel
Pour la panure :
- farine de soja (en magasin bio), ou bien une autre farine, au choix, si vous n'avez pas celle-là.
- lait de soja
- chapelure
--> placer sur la table un petit bol de chaque
Réhydrater les protéines de soja en les faisant tremper pendant 10 mn, dans le double de liquide : eau, bouillon de légumes... Elles vont doubler de volume. Les égoutter en les pressant avec les doigts.
Peler et râper les légumes, émincer très finement l'oignon. Faire revenir le tout dans une poële en y ajoutant les protéines de soja, et l'huile d'olive, pendant 5 mn. Saler légèrement, ajouter des épices et herbes au choix si vous en avez.
Laisser refroidir un peu, puis former des galettes avec les doigts, que l'on plonge aussitôt, et successivement, dans la farine de soja, puis le lait, puis la chapelure : c'est seulement après ces opérations qu'elles "tiendront" réellement.
Faire dorer les croquettes à la poële, dans un peu d'huile. Les déguster, par exemple, avec une purée de légume (ici, c'était du potiron, pendant qu'on en trouve encore). On peut garder les galettes pour le lendemain, mais elles seront un peu moins croquantes.
jeudi 06 novembre
Gratin de riz, béchamel au lait de soja
Pour le moment, je n'ai plus trop envie de faire la cuisine. Mais puisqu'il faut bien manger quand même, et que l'appétit, chez moi, même s'il se manifeste moins spontanément, ne fait jamais grève (c'est une chance), j'ai fait l'autre jour ce gratin tout simple, dont je me suis régalée bien plus que je ne l'avais imaginé. Il m'a permis de tester pour la première fois une béchamel sans lait : une réussite. Légere comme tout, en prime.
J'avais déjà pris l'habitude depuis longtemps de faire des béchamels allégées : de la maizena à la place de la farine, et du beurre light ajouté au dernier moment. C'est à la fois moins calorique, et nettement plus digeste, très léger dans l'estomac. Cette fois j'ai remplacé le lait de vache par du lait de soja. Je l'achète par demi-litre au magasin bio, ce qui suffit à mes besoins. J'ai lu sur d'autres blogs que le lait de riz convient bien aussi. Cela fait une béchamel délicieuse qui pourra devenir entièrement végétale pour peu qu'on remplace le beurre par une margarine ou une préparation à tartiner.

Ingrédients pour deux personnes :
100 à 120 g de riz, pesé cru
3 petits poireaux
1 gros oignon
1 CS de tahin (purée de sésame)
2 CS d'huile d'olive
Laver les poireaux, les découper en tronçons. Je les ai fait cuire en même temps que le riz, à l'autocuiseur : le riz placé directement dans l'eau légèrement salée, et les poireaux au-dessus, dans le panier vapeur, 10 mn après la montée en pression. Gain de temps, gain d'énergie (et d'argent).
Pendant ce temps, peler l'oignon, le découper en petits morceaux. Les faire revenir dans l'huile d'olive, à la poële, jusqu'à les rendre translucides.
Après avoir égoutté le riz cuit, y ajouter l'oignon, et mélanger le tout avec le tahin. Ajouter les poireaux, mélanger, placer le tout dans un plat à gratin allant au four.
Ma petite technique perso pour la béchamel : j'ai mélangé, à froid, 40 g de maïzena (c'est-à-dire 4 cuillères à soupe rases, ce qui évite de peser), avec un demi-litre de lait de soja bio et un peu de sel. Puis j'ai placé le tout dans une casserole sur feu moyen et laissé la préparation s'épaissir lentement, tout en remuant très régulièrement avec un fouet métallique. C'est seulement après avoir éteint le feu, que j'ai ajouté 30 g de beurre (ou un peu plus si vous aimez les béchamels bien beurrées) et remué de nouveau pour bien mélanger. Cette technique très simple n'a rien à envier à la traditionnelle, je peux vous l'assurer.
J'ai ensuite étalé cette béchamel sur le gratin de riz (il m'en est resté environ un tiers, qu'on peut utiliser pour autre chose). Puis j'ai fait gratiner le plat au four, 10-15 mn. Et voilà comment bien manger sans se prendre la tête.





