lundi 09 février
Moussaka aux poireaux, inspirée par Mary (version végétarienne)
En ce moment et jusqu'à la mi-mars, Mary, qui vit à Athènes, nous propose de réaliser l'une des recettes de son savoureux blog consacré à la cuisine grecque, En direct d'Athènes. Avec mes origines méditérranéennes, je ne peux qu'adorer cette cuisine ensoleillée qui fait la part belle aux légumes et aux céréales. Même si le blog de Mary n'est pas végétarien, une partie de ses recettes le sont où peuvent aisément le devenir. N'hésitez pas à le visiter régulièrement si vous cherchez des idées-recettes. Vous en trouverez, et non des moindres.
Je ne participe pas au jeu dans le but de gagner, car j'ai déjà eu le plaisir d'être gâtée par Mary, l'été dernier. Je n'en avais pas parlé ici, mais elle m'avait envoyé un petit colis contenant plusieurs produits venus de Grêce, ainsi qu'un très joli porte-clés que je ne quitte plus. Une belle surprise qui m'avait fait très plaisir !

J'ai choisi de faire la moussaka aux poireaux, une variante de celle à l'aubergine, et qui n'a rien à lui envier. Chez Mary, elle contient de la viande, que bien sûr je n'ai pas mise ici. C'est l'occasion de montrer à quel point il est facile, la plupart du temps, d'adapter un plat carnivore à la cuisine végé. Je vous assure que même sans viande, c'est un ré-gal. J'ai un tout petit peu modifié les ingrédients, en fonction de mes goûts. On trouvera ci-dessous la recette originale et ce que j'en ai fait. Un ré-gal, je vous dis.
Pour 4 personnes :
500 g de poireaux nettoyés et coupés en rondelles (j'en avais un peu moins)
300 g de petites pâtes (200 g pesées crues : j'ai utilisé des coquillettes complètes de la marque Barilla)
200 g de yaourt épais (remplacé par de la crème de soja, et 1 belle cs de tahin au sésame blanc)
250 g de viande de boeuf haché (pas mis)
400 g de tomates concassées (pas mis, c'était pour la viande)
1 gros oignon (3 petits, roses, tout doux)
1 cc de menthe séchée (remplacé par 1 belle cs de graines de sésame)
200 g de fromage râpé (j'en ai mis moins... je n'ai pas pesé)
1 cs de beurre (pas mis)
1 oeuf
sel, poivre (j'ai aussi utilisé 2 cs d'huile pour faire revenir les oignons)
1 gousse d'ail

J'ai cuit les poireaux à l'autocuiseur, une douzaine de minutes, puis je les ai laissés s'égoutter le temps de préparer le reste de la recette.
J'ai fait cuire les pâtes dans l'eau salée. Aprés les avoir égouttées, j'en ai étalé la moitié au fond d'un plat à gratin, avec un peu de fromage râpé.
Ensuite, j'ai pelé et émincé les oignons que j'ai fait revenir dans la poële avec l'huile. J'y ai ajouté la gousse d'ail coupée en petits morceaux.
Dans une petite casserole, j'ai fait chauffer à feu doux de la crème de soja avec le tahin, en remuant afin d'obtenir une sauce épaisse. J'ai mis le tout sur les oignons, auxquels j'ai ajouté les poireaux et les graines de sésame. J'ai bien tout mélangé et étalé par-dessus les pâtes cuites, dans le plat. ll m'en est resté un peu que j'ai ajouté aux pâtes restantes.
Enfin, j'ai étalé par-dessus le reste des pâtes, parsemé de fromage râpé, ajouté l'oeuf battu, comme convenu (mais sans beurre) puis mis le plat au four environ 30 mn. J'ai été trop impatiente pour laisser cuire plus longtemps : une délicieuse et enivrante odeur avait envahi la cuisine et il me tardait de passer à table !
mardi 27 janvier
Blanquette tout légumes, au tahin, sans oeuf... et, euh...sans sel
Ce n'est pas parce que la blanquette de veau n'est plus pour moi qu'un souvenir, que toute blanquette est désormais exclue de mes menus. Eh oui, on peut faire de délicieuses blanquettes de légumes. Celle-ci n'a rien eu à envier à celles à la viande. Tout au contraire, elle s'est révélée meilleure encore que ces dernières, dépassant ainsi toutes mes espérances. C'est dû à la présence de nombreux légumes aux goûts très variés. J'ai mis à peu près tous ceux que j'avais sous la main, qu'on n'imagine pas forcément dans une blanquette : courge butternut, patate douce, chou chînois... et bien sûr les traditionnelles carottes et pommes de terre. Un vrai festival de couleurs, saveurs et textures, vitaminé en diable pour faire la nique à l'hiver et au mauvais temps.
Au sujet du sel... j'ai totalement oublié d'en mettre. En début de cuisson, entre laurier, bouquet garni, et tutti quanti, on ne sait plus où donner de la tête, alors le sel, que je mets toujours en dernier, ben j'y ai plus pensé. Il n'y en a pas un gramme dans cette recette. Le plus drôle, c'est que je ne me suis souvenue de cet oubli qu'après avoir terminé mon assiette ! Ce qui signifie que le sel ne m'a pas du tout manqué. Le goût des légumes et aromates a suffi à faire mon bonheur.

Quant à l'oeuf... je n'ai jamais mis d'oeuf dans mes blanquettes. Je me suis toujours contentée de mélanger et faire chauffer bouillon de légumes et crème. Ici j'ai innové en mettant de la crème de soja, ainsi que mon cher tahin, qui décidément se prête à tout. Ce mélange est un vrai régal, le meilleur que j'ai goûté.
Bien sûr on peut faire une blanquette avec bien d'autres légumes. Je n'ai mis ni navet ni chou (autre que le chou chînois), car je ne les aime pas. Mais alors, pas du tout. J'appréhende d'ailleurs cette période, la plus critique pour moi, car les choux apparaissent maintenant dans le panier bio hebdomadaire fourni par mon maraîcher Amap. L'autre jour, ma maman, qui partage avec moi le contenu du panier, et qui va le chercher pour nous deux chaque mercredi, m'appelle et me dit : "Il y a un chou-fleur cette semaine". Et moi de répondre : "Garde-le !". C'est l'avantage de partager son panier avec quelqu'un d'autre. On peut toujours s'arranger.
J'espère que notre gentil maraîcher n'a pas trop souffert de la tempête de samedi... réponse demain, mercredi. Cela fait mal au coeur de voir, aux infos, ces images de serres écroulées et de jeunes salades arrachées, chez certains d'entre eux.

Pour 4 à 5 belles assiettes :
- 1 gros oignon ou deux petits
- 1 morceau de courge (ici, butternut), 200 à 300 g
- 1 pomme de terre (ici, 200 g)
- 1 patate douce (250 g)
- 2 carottes
- 1 poireau
- 2 feuilles de chou chînois
- 150 g (ou plus) de légumineuses sans trempage préalable : lentilles, pois cassés, févettes (ici, févettes et lentilles blondes)
- 2 feuilles de laurier
- piment d'Espelette
- bouquet garni
- crème de soja
- 2 cs de purée de sésame blanc (tahin, en magasin bio)
- 1 verre de vin blanc
- 2 cs d'huile
- persil

Peler et découper en petits cubes ou en rondelles : courge, pomme de terre, patate douce, carottes. Emincer le chou chînois, le nettoyer sous l'eau. Nettoyer le poireau, le découper en tronçons. C'est cette préparation qui prend le plus de temps.
Peler et émincer l'oignon, le faire revenir dans la cocotte avec l'huile. Quand il est devenu transparent, ajouter courge, pomme de terre, carottes et patate douce. Couvrir d'eau et de vin blanc, à hauteur (au bout de 20 mn de cuisson, l'alcool contenu dans le vin blanc s'est évaporé : ne reste que son délicat parfum). Ajouter laurier, bouquet garni, piment... et sel, modérément (si vous y pensez). Poser le couvercle de la cocotte, mais sans la fermer totalement. Laisser mijoter environ 20 mn, à petits bouillons, sur feu moyen à doux, en surveillant.
Après ce laps de temps, ajouter les légumineuses. Surveiller le niveau d'eau, en remettre un peu au besoin. 5 mn plus tard, ajouter poireau et chou chînois. Laisser mijoter encore 10 mn. En principe, après cela, les légumes sont bien cuits et fondants. Si ce n'est pas le cas, poursuivre un peu la cuisson à feu doux.
Dans une petite casserole, mettre quelques louches de jus de cuisson, quelques cuillerées à soupe de crème de soja, et 2 CS de tahin au sésame blanc. Eventuellement, on peut ajouter un peu de purée d'oléagineux (amande, cajou), pour parfumer davantage encore. Faire chauffer à feu très doux, en remuant sans cesse au fouet, sans laisser bouillir, pendant quelques minutes. Quand le mélange a épaissi, le répartir sur les légumes disposés sur les assiettes, avec un peu de persil.
A déguster avec n'importe quelle céréale... du sarrasin pour moi, parfait en hiver... ou bien une belle tranche de pain tartinée de tahin et accompagnée d'un morceau de fromage.
lundi 19 janvier
Carottes et patate douce aux épices, vin blanc et cajou
Pour les fêtes de fin d'année, je me suis fait un petit (gros) plaisir, j'ai acheté de la purée d'oléagineux. Cela me faisait envie depuis longtemps, mais le prix élevé me retenait... et me retiendra de renouveler l'expérience trop souvent. Mon choix s'est porté sur la purée de cajou, c'était celle-là que je voulais et pas une autre. La noix de cajou a toujours été mon fruit sec préféré. Chaque mois j'en prends au magasin bio et, quand je les savoure, j'oublie le reste du monde. Mais bien sûr on pourra faire cette recette avec une autre purée d'oléagineux.
Grâce à elle, et à la patate douce, j'ai pu avoir des carottes fondantes (sans que l'amertume s'en mêle), avec un temps de cuisson réduit. Sésame, épices, vin blanc sont là aussi pour donner du goût à cette préparation simple mais revigorante. Ici les carottes sont présentées avec un mélange de céréales, genre Tipiak, mais on peut aussi les accompagner de riz, de boulghour, de sarrasin, bref, ce qu'on voudra.

Pour 3 assiettes :
- 500 g de carottes environ
- 1 patate douce (150 g environ)
- 1 oignon
- 1 CS d'huile d'olive
- 1/2 verre de vin blanc
- une-demi tablette de bouillon de légumes
- une pincée de muscade, une pincée de cumin
- 1 CS de purée d'oléagineux (ici, purée de cajou)
- 1 CS de tahin (ici, au sésame blanc)
- graines de sésame
Faire revenir l'oignon pelé et émincé dans l'huile d'olive, dans une cocotte.
Peler les carottes, les découper en rondelles fines, ainsi que la patate douce (ou en petits carrés si celle-ci est trop épaisse). Ajouter à l'oignon, couvrir d'eau à hauteur, ajouter la demi-tablette de bouillon de légumes, le vin blanc, les épices, couvrir (mais pas complètement) et laisser cuire à feu moyen pendant 10 à 15 mn. Baisser le feu si le liquide bouillonne trop.
Ajouter alors la purée de cajou, ainsi que le tahin, et laisser mijoter encore 10 mn à feu doux, ou un peu plus longtemps si les carottes ne sont pas encore assez fondantes à votre goût.
Arrêter la cuisson lorsque le liquide a presque totalement disparu, ne laissant qu'une sauce crémeuse dont on nappera les cérales d'accompagnement.
jeudi 06 novembre
Gratin de riz, béchamel au lait de soja
Pour le moment, je n'ai plus trop envie de faire la cuisine. Mais puisqu'il faut bien manger quand même, et que l'appétit, chez moi, même s'il se manifeste moins spontanément, ne fait jamais grève (c'est une chance), j'ai fait l'autre jour ce gratin tout simple, dont je me suis régalée bien plus que je ne l'avais imaginé. Il m'a permis de tester pour la première fois une béchamel sans lait : une réussite. Légere comme tout, en prime.
J'avais déjà pris l'habitude depuis longtemps de faire des béchamels allégées : de la maizena à la place de la farine, et du beurre light ajouté au dernier moment. C'est à la fois moins calorique, et nettement plus digeste, très léger dans l'estomac. Cette fois j'ai remplacé le lait de vache par du lait de soja. Je l'achète par demi-litre au magasin bio, ce qui suffit à mes besoins. J'ai lu sur d'autres blogs que le lait de riz convient bien aussi. Cela fait une béchamel délicieuse qui pourra devenir entièrement végétale pour peu qu'on remplace le beurre par une margarine ou une préparation à tartiner.

Ingrédients pour deux personnes :
100 à 120 g de riz, pesé cru
3 petits poireaux
1 gros oignon
1 CS de tahin (purée de sésame)
2 CS d'huile d'olive
Laver les poireaux, les découper en tronçons. Je les ai fait cuire en même temps que le riz, à l'autocuiseur : le riz placé directement dans l'eau légèrement salée, et les poireaux au-dessus, dans le panier vapeur, 10 mn après la montée en pression. Gain de temps, gain d'énergie (et d'argent).
Pendant ce temps, peler l'oignon, le découper en petits morceaux. Les faire revenir dans l'huile d'olive, à la poële, jusqu'à les rendre translucides.
Après avoir égoutté le riz cuit, y ajouter l'oignon, et mélanger le tout avec le tahin. Ajouter les poireaux, mélanger, placer le tout dans un plat à gratin allant au four.
Ma petite technique perso pour la béchamel : j'ai mélangé, à froid, 40 g de maïzena (c'est-à-dire 4 cuillères à soupe rases, ce qui évite de peser), avec un demi-litre de lait de soja bio et un peu de sel. Puis j'ai placé le tout dans une casserole sur feu moyen et laissé la préparation s'épaissir lentement, tout en remuant très régulièrement avec un fouet métallique. C'est seulement après avoir éteint le feu, que j'ai ajouté 30 g de beurre (ou un peu plus si vous aimez les béchamels bien beurrées) et remué de nouveau pour bien mélanger. Cette technique très simple n'a rien à envier à la traditionnelle, je peux vous l'assurer.
J'ai ensuite étalé cette béchamel sur le gratin de riz (il m'en est resté environ un tiers, qu'on peut utiliser pour autre chose). Puis j'ai fait gratiner le plat au four, 10-15 mn. Et voilà comment bien manger sans se prendre la tête.
lundi 18 août
Naan big size, façon plat principal, fourré mozzarella-aubergine
Depuis les crèpes turques présentées il y a quelques temps, et qui plaisent à tous (je l'ai constaté même auprès de mes proches), je suis à l'affût d'autres préparations à base de pâte et fourrées de légumes et fromage. J'adore en faire mon plat principal. Avec des crudités et un p'ti dessert, cela fait un repas complet et consistant tout en restant léger pour la ligne.
Cette fois, je me suis attaquée aux célèbres naans indiens que j'ai détournés pour en faire un vrai plat, plus seulement un petit pain d'accompagnement. Il faut dire que la pâte collait aux doigts et que, plutôt que de la séparer en plusieurs morceaux, j'ai préféré me simplifier la vie et la garder telle quelle. Je ne l'ai découpée qu'une fois fourrée et cuite, c'était beaucoup plus facile. Cette belle galette convient en effet pour deux personnes. J'ai utilisé les proportions trouvées sur le blog de cuisine indienne végétarienne de Pankaj, un petit bijou de gastronomie que je vous conseille de visiter : la recette y est présentée en vidéo.

- 200 g de farine de blé (j'ai utilisé de la farine semi-complète)
- 1 yaourt nature
- 1 peu de sel
- 1/2 sachet de levure chimique
- 1 CS d'huile
Après avoir mélangé tous les ingrédients, et bien malaxé la pâte, je l'ai laissé reposer une heure. Je n'avais pas le temps d'attendre davantage, mais si vous pouvez le faire, c'est sans doute mieux.
Pour la garniture, j'avais préparé la veille une aubergine, coupée en deux dans le sens de la longueur et cuite 40 mn au four (j'avais profité de la cuisson d'un autre plat). Il suffit alors de récupérer la chair de l'aubergine en la grattant avec une cuillère. J'ai ajouté 2-3 tranches de mozzarella coupées en petits morceaux (on peut mettre un autre fromage, selon ce qu'on a sous la main), des graines de sésame, et une CS de tahin (purée de sésame, en magasin bio). Je trouve que le mélange aubergine-sésame est l'un des plus délicieux qui soient et j'en fais souvent.
Pour faire le naan maxi, j'ai étalé ma pâte, avec les doigts -c'est facile car elle est molle-, sur une feuille de papier sulfurisé huilée au pinceau. J'ai étalé ma farce aubergine-fromage-sésame, puis j'ai refermé le chausson en repliant le papier sulfurisé lui-même et en le décollant doucement. J'ai soudé les bords, puis déposé la pâte à cuire dans une poële à crèpe, 5 à 7 mn de chaque côté.
J'ai dégusté ce naan avec une aubergine, grillée en petits morceaux. Que c'était bon ! Un vrai festin. On en oublie les inconvénients de la pâte qui colle avant cuisson.
Je profite de ce billet pour remercier Réglisse (Autrement bon) et Carole (Altergusto), pour le prix qu'elles m'ont attribué chacune à leur tour. J'y reviens avec grand plaisir dès que j'ai un petit moment, soit dans quelques jours au plus tard.
vendredi 01 août
Sarrasin à l'oignon et aux épinards
En pleine saison de légumes d'été, j'ai eu soudain envie d'un peu d'épinards, pour varier. Faut bien renouveler sa petite réserve de fer, puisqu'ils en contiennent davantage que les tomates et autres aubergines. Pas autant que Popeye aurait voulu nous le faire croire, mais enfin...
Et puisque je suis en pleine découverte du sarrasin, que j'aime déjà beaucoup, j'en ai refait aussi. Ce mot "sarrasin" évoque irrésistiblement pour moi un passage du film "les Visiteurs", que vous avez sûrement vu aussi, dans lequel les deux héros arrivés par mégarde du passé,jusqu'à notre monde moderne, découvrent sur la route la voiture jaune des Postes conduite par un jeune facteur, et s'écrient : "un sarrasin" ! Chaque fois que j'y pense, ça me fait bien rire.

Bref, je me suis inspirée une fois de plus d'une recette du passionnant blog de cuisine grecque de Mary, celle du riz aux épinards, et j'ai remplacé le riz par le sarrasin. Avec ça, une fine omelette roulée, pour apporter un peu de couleur, et voilà. Un petit plat tout simple, que j'ai trouvé excellent. J'en referai.
Par personne il faut :
1 petit oignon
60 à 80 g de sarrasin pesé cru
100 g d'épinards (surgelés chez moi)
1/2 CS de tahin (purée de sésame)
1 CS d'huile d'olive
1/2 verre de vin blanc
1 oeuf
menthe, thym, et un peu de fromage rapé, ou de fromage mou à tartiner
Faire une omelette fine avec l'oeuf, un peu de sel et le fromage mou ou rapé. La rouler, la mettre de côté et la laisser refroidir un peu.
Faire revenir l'oignon dans l'huile. Ajouter 25 cl de liquide (eau et vin blanc, ou bien bouillon de légumes), puis le sarrasin, et laisser cuire à petits bouillons 15 à 20 mn. Remettre du liquide au besoin. En fin de cuisson, mettre les épinards, le thym, la menthe, laisser cuire quelques minutes supplémentaires. Mélanger le tout avec le tahin. Découper l'omelette roulée en petites tranches, l'ajouter au reste et disposer l'ensemble dans les assiettes.
mardi 29 juillet
Salade de riz au yaourt sur barquettes de concombre
En ce moment, dans le panier hebdomadaire de l'Amap, les concombres sont une constante. Jamais je n'en ai autant mangé. J'aime particulièrement les concombres dits "épineux", courts et larges comme des courgettes.
Les tomates sont aussi de la partie et, parmi elles, plusieurs variétés de tomates anciennes dont je ne connais même pas les noms, des petites, des grosses, des allongées, des rouges, des brunes... d'un goût à tomber par terre, au point qu'on les préfère avant tout nature. L'été n'est-elle pas la saison idéale pour pour manger cru ?
Pour varier les plaisirs, j'ai voulu faire une petite sauce pour des barquettes de concombre, inspirée du célèbre tzatziki. Mais emportée dans mon élan, j'ai finalement préparé une vraie salade au yaourt, avec riz, tomate, concombre et oignon cru, fraîche et croquante, qui peut indifféremment farcir les concombres ou se déguster seule, avec le même bonheur.

Une préparation délicieuse, qui dénote dans ma cuisine actuelle, car je me rends compte que j'utilise de moins en moins yaourts et fromages. Les paquets de gruyère rapé moisissent dans le frigo. Paradoxalement, je redécouvre le goût du lait depuis que je le prends bio (un euro environ le litre, dans mon supermarché), et je me régale, alors que je le délaissais depuis des années. Quant au yaourt à la grecque, son goût typé me fait toujours craquer et, lui au moins, se contente de contenir du lait et des ferments, rien d'autre, un yaourt sain, quoi !

Par personne, il faut :
1 yaourt à la grecque (150 g)
50 g de riz (pesé cru)
1 petite tomate ou la moitié d'une grosse
1 tiers de concombre (un peu plus si l'on veut le farcir)
1 petit oignon
un peu de fromage aïl et fines herbes, type Tartare
basilic frais
Facultatif mais corse légèrement le goût : 1 cc de tahin (purée de sésame)
Si l'on a choisi de farcir des concombres, couper le concombre en deux, puis faire deux moitiés de chaque part dans le sens de la longueur. Enlever délicatement le plus gros de la chair avec un couteau, la découper en tous petits morceaux. Si l'on veut faire seulement une salade, peler le concombre et couper l'ensemble en tous petits morceaux.
Après avoir pelé l'oignon, le découper lui aussi en petits morceaux ainsi que la tomate. Les mélanger avec le yaourt, le fromage aïl et fines herbes, les petits morceaux de concombre, le basilic ciselé et le tahin, saler peu.
Faire cuire le riz, l'égoutter, le refroidir sous l'eau et le mélanger au reste. Farcir les concombres si l'on a choisi cette option. Dans tous les cas, tout cela se mange bien frais !
samedi 19 juillet
Taboulé tout frais, au boulghour et au sarrasin
Sarrasin et purée de sésame (le fameux tahin) : voici mes derniers achats au magasin bio. Le tahin, je rêvais d'y goûter depuis un moment, et quand j'ai vu ce petit pot de 200 g à moins de 3 euros, je n'ai plus résisté.
Le sarrasin, j'appréhendais un peu, je reculais l'échéance... et si je n'aimais pas ça ? Heureusement, simplement préparé avec des petits pois ce midi-là, je me suis régalée. Et comme j'avais prévu par la suite de faire un taboulé, j'ai décidé d'en mettre, en même temps que le traditionnel boulghour, avec en prime un assaisonnement au tahin.

Les proportions sont données pour trois à quatre personnes en entrée, mais pour moi ce fut mon plat principal que j'ai quasiment tout dévoré d'un coup, je l'avoue... :
50 g de boulghour pesé cru
50 g de sarrasin pesé cru
2 tomates
1 petit oignon
1 piment doux
1 cc de graines de sésame
1 quart de concombre
1 poignée de raisins secs mis à tremper 1 heure dans eau ou jus de citron
quelques olives noires
1 cc de menthe fraîche et autant de basilic et persil, ciselés
Pour l'assaisonnement : 1 CS de tahin mélangé à 1 CS d'huile d'olive et 1/2 jus de citron
Faire cuire ensemble boulghour et sarrasin, un quart d'heure dans de l'eau bouillante salée. Egoutter puis laisser refroidir. Réunir dans un saladier les herbes ciselées, les graines de sésame, les tomates, l'oignon, le piment et le concombre coupés en tous petits morceaux, les raisins secs, les olives noires. Ajouter les céréales refroidies et bien mélanger. Mettre au frais plusieurs heures.
Je n'ai préparé l'assaisonnement qu'au dernier moment, et cela n'a nui en rien à la saveur du taboulé. J'avais oublié d'acheter le citron, aussi j'ai fait un saut peu avant midi chez le petit épicier du coin. Généralement je n'aime pas le citron dans les plats salés, je trouve qu'il prédomine trop sur le goût des autres ingrédients, mais là, c'est l'exception à la règle. Un taboulé sans citron, pour moi, c'est plus un taboulé ! Ah que j'aime ce plat ! Pour moi il symbolise parfaitement le plein été, les soirées chaudes où l'on a envie de manger froid et frais. Cette fois encore, il était excellent. Boulghour et sarrasin vont très bien ensemble et la version froide en salade sied très bien au sarrasin.
vendredi 04 juillet
Gratin de courgettes en crumble épicé au boulghour
Je fais souvent du gratin de courgettes, un moyen simple et bon de préparer ce légume. Assez fade au naturel (j'ai mis longtemps à l'aimer), il devient très savoureux quand on l'accompagne d'autres ingrédients bien choisis. Les oeufs lui vont bien, l'oignon, la tomate aussi. Ici j'ai innové en imaginant, sur la traditionnelle couche de légumes, un petit crumble à ma façon, dans lequel j'ai mis ce qui me passait par la tête : du boulghour, de la farine de maÏs, des graines de sésame et du paprika, qui lui a donné cette jolie couleur orangée.

Dans le détail, cela donne ceci, pour un gratin de 3-4 personnes :
700 g de courgettes
1 ou 2 oignons
thym, origan et paprika
1 à 2 CS d'huile
1 oeuf
Pour le crumble :
100 g de boulghour pesé cru
60 g de farine de maïs
paprika, origan : 1 CS de chaque
1 CS de graines de sésame
40 g de beurre
Préparer les légumes :
Peler l'oignon, découper les courgettes en cubes. Ici, comme il s'agissait des courgettes bio de mon premier panier Amap, je ne les ai pas pelées. Il y en avait des vertes et une jaune, c'était joli au fond du plat.
Faire ensuite cuire les légumes dans une cocotte à fond antiadhérent, avec l'huile, les herbes et le paprika. Ils doivent rester un peu fermes. Les laisser refroidir un peu, puis les mettre dans le plat à gratin, et les mélanger avec l'oeuf légèrement battu.

Puis, faire cuire le boulghour à l'eau salée, une dizaine de minutes. Le boulghour est du blé concassé qui peut s'utiliser pour les mêmes recettes que les pâtes et le riz. On le trouve dans les mêmes rayons au supermarché, à moins de le préférer bio.
Une fois cuit, l'égoutter puis préparer le crumble en mélangeant le boulghour avec les autres ingrédients : farine de maïs, graines de sésame, beurre, origan et paprika. Comme le boulghour était tiède, chez moi le beurre a vite fondu et le côté granuleux du crumble s'est très vite affirmé. J'ai mis délibérément peu de beurre, aussi, si on préfère un crumble moins friable, il faudra doubler les doses de beurre et de farine.
Après avoir réparti le crumble sur les légumes, faire cuire le gratin au four, thermostat 5-6, une vingtaine de minutes.

Un petit mot pour vous conseiller d'acheter plutôt de la farine de mais bio... certains supermarchés en vendent et elle ne coûte pas beaucoup plus cher que la non-bio, dont malheureusement on ne peut être sûr qu'elle ne contienne pas d'ogm. J'adore cette farine à la couleur ensoleillée que l'on retrouve dans beaucoup de plats et desserts traditionnels de ma région, en particulier dans les Landes toutes proches, où l'on produit beaucoup de maïs. J'aurai bientôt d'autres recettes à proposer avec elle.
C'est d'ailleurs ce petit goût de maïs qui, indéniablement, associé au paprika, donne toute sa saveur à ce gratin de courgettes. Maïs et légumes se marient très bien ! Je n'avais pas imaginé que je me régalerais à ce point. De plus, la couleur orangée fait son petit effet dans l'assiette. Une recette que je vous conseille si vous aimez les courgettes.
dimanche 29 juin
Pain complet au Kamut
J'avais déjà fait il y a quelques jours, avec la map, un pain ordinaire en y mettant un peu de farine de Kamut, et je l'avais trouvé très bon. Mais puisque je fais le plus souvent du pain complet ou semi-complet, j'ai décidé d'y mettre aussi cette farine-là, issue d'une très ancienne céréale au petit goût très agréable, rappelant la noisette. Le Kamut, c'est une balade en pleine nature, il y a 5000 ans, un vrai goût d'authenticité. Cette farine peut sembler chère au départ, mais si on n'en met qu'un peu à la fois, le paquet peut durer quelques temps.

Voici les dosages tels que donnés par ma machine à pain, th 60, pour un pain de 750 g, avec le programme "pain complet" :
270 ml d'eau
2 cc d'huile (colza ou olive, peu importe)
1,5 cc de sel (j'en ai mis un peu moins...)
2 cc de sucre
1 cs bombée de graines de sésame
455 g de farine au total
---> j'ai donc mis tout ce qui me restait de farine de Kamut, soit 150 g.
---> et j'ai complété avec 305 g de farine T110 (bio)
Pour finir, ne pas oublier la cuillerée à café de levure de boulanger déshydratée.
A la fin du programme, on obtient un pain qui ressemble à un pain complet ordinaire, même couleur, même délicieuse odeur, tout aussi gonflé que d'habitude.
Côté goût, une fois coupé en tranches, c'est autre chose. Il me semble que la saveur du Kamut est comme sublimée, beaucoup plus nette que dans un pain fait avec une farine plus blanche. Peut-être parce que cette farine de Kamut est elle-même une farine complète ? Franchement, c'est un pain délicieux, avec un goût de reviens-y très prononcé, parfait pour le petit déjeuner ou le goûter. J'en referai bien vite avec grand plaisir.




