dimanche 26 avril
Mini-cake à la ricotta, poireau et oignon nouveau
Si vous avez vous aussi des recettes avec de l'oignon nouveau, mettez le cap chez Maya !
Eh oui, encore du poireau et de l'oignon nouveau, cuisinés ensemble, puisque c'était ce que j'avais en stock ces jours-ci. Je ne m'en plains pas, ils s'associent à merveille. J'avais aussi un pot de ricotta, et jusqu'au tout dernier moment, je n'ai su s'il serait dédié à une préparation sucrée ou salée, tant l'une et l'autre m'attiraient. Même une fois sorti de sa boîte, le contenu vidé dans un saladier, et prête à l'action, j'hésitais encore. L'envie de salé l'a emporté pour cette fois. Sans regret, je dois dire. Ces mini-cakes ont révélé un moelleux (dû à la ricotta) et un parfum (avec l'oignon frais et le romarin) qui m'ont agréablement surprise et régalée. Le poireau en a pris un p'tit coup de printemps bien sympa, en attendant de laisser définitivement la place aux légumes de la belle saison.

Pour 6 mini-cakes, ou un cake de taille normale :
1 pot de 250 g de ricotta
2 oeufs
160 g de farine + 40 g de maïzena
1 sachet de levure
2 poireaux (plutôt petits)
2 petits oignons frais
1 gousse d'ail
1 CS d'huile d'olive
eau + un peu de vin blanc sec (j'achète du vin blanc sec premier prix en supermarché, pour la cuisine cela me suffit)
1 CS de romarin (ici, déshydraté, en pot, faute de mieux)
Emincer oignon nouveau et ail, les faire revenir dans une cocotte avec l'huile d'olive. Ajouter les poireaux émincés, un verre d'eau (voire un peu plus), 1/2 verre de vin blanc. Le liquide doit arriver à hauteur des poireaux. Monter le feu et faire bouillonner pendant environ 10 mn, le temps de cuire les poireaux. Egoutter et garder un peu d'eau de cuisson (on peut utiliser le reste pour en faire par ailleurs un potage de vermicelles, c'est très bon).
Mélanger la ricotta avec les jaunes d'oeuf et le romarin. Saler légèrement. Fouetter pour obtenir une crème lisse. Ajouter la farine tamisée, la maïzena, le sachet de levure, les légumes égouttés et un peu du liquide de cuisson des légumes pour assouplir l'ensemble.
Monter les blancs d'oeuf en neige et les ajouter délicatement au reste. Répartir la préparation dans les mini-moules ou le moule de taille normale. Faire cuire au four, 20 mn environ, à 180° (chaleur moyenne). Ces petits cakes peuvent se congeler sans problème.
Note suite à l'affaire Cueasyne.com, dont j'ai parlé hier en ouverture de ce message et qui avait volé cet article ainsi que des milliers d'autres issus d'autres blogs culinaires : ce matin, 27 avril, le site est inaccessible. J'espère que l'auteur a compris son erreur et l'a supprimé. Croyez bien que je veille au grain. Entretemps j'ai reçu des messages de wordpress (outil de création de ce site) et de Côté Blog (qui référençait ce site) que j'avais contactés hier et qui m'ont donné les coordonnées précises des auteurs de ce site, afin de pouvoir les poursuivre si besoin est.
mercredi 22 avril
Crumble maïsé de poireaux et d'oignons frais
Avant toute chose, je voudrais rappeler que ce blog est végétarien. Même si je n'en parle pas, je suis sensible à la condition animale et cela me fait mal au coeur lorsque, dans un commentaire, il est dit : "j'ajouterai à ta recette des crevettes... du jambon..." et autre allusion du même genre. Chacun fait ce qu'il veut sur son blog et dans sa cuisine mais, ici, s'il vous plaît, respectez la sensibilité de ce blog et de son auteur. Si je ne laisse moi-même aucun commentaire sur les recettes des blogs contenant de la viande ou du poisson, c'est que, n'en mangeant plus depuis un an, m'en passant fort bien et sans la moindre frustration, je n'ai rien à dire à leur sujet, sinon un sincère et attristé : "pauvre bête..." que je préfère garder pour moi, mais que l'on peut deviner avec un brin de jugeotte. Ce qui ne m'empêche pas d'aimer découvrir les belles recettes sans viande ni poisson de ces mêmes blogs.

Ce crumble est une recette très simple imaginée en voyant sur la table le paquet de galettes de maïs acheté au supermarché, dans la gamme bio du groupe "Casino". Cette gamme propose quelques bons produits aux prix intéressants (outre ces galettes, leurs pennes au blé complet sont terribles, j'en rachète sans cesse depuis un an).
J'aime beaucoup les galettes de maïs que je préfère à celles de riz, trop fades à mon goût. Dans ce crumble de poireaux et d'oignons frais (oignon frais en passe de devenir le légume du printemps, j'en mets partout en ce moment !), il y a donc quelques galettes de maïs, broyées, qui apportent de la couleur, du croquant et un petit goût maïsé bien sympa. La prochaine fois, j'en mettrai davantage !
Si vous avez vous aussi des recettes avec l'oignon frais, c'est le moment de les signaler chez Maya pour la récap' du légume du mois.
Pour trois assiettes :
- 3 poireaux de taille moyenne
- 3 oignons frais avec leurs tiges
- 1 cs d'huile d'olive
- un peu de vin blanc
- du romarin (ici, en pot)
- 150 g de "mélange de céréales" (marques Tipiak, mais aussi Carrefour...)
( à défaut on peut créer son propre mélange avec, par exemple, du boulghour, du quinoa, des lentilles et même du riz...)
- 60 g de beurre
- 4 à 5 galettes de maïs (mais on peut doubler la quantité si on aime !)

Couper les poireaux en fins tronçons et les faire cuire à la vapeur, ou à la casserole, dans de l'eau bouillante, légèrement salée, pendant 10 mn.
Emincer les oignons et leurs tiges et les faire revenir à la poële, avec l'huile d'olive. Ajouter un peu de vin blanc, les poireaux cuits, bien mélanger, laisser cuire 1 ou 2 mn à feu réduit puis éteindre le feu. Ajouter le romarin (ou autre herbe aromatique au choix : persil, ciboulette...).
Faire cuire les céréales selon les intructions données sur le paquet. Quand elles sont refroidies, préparer le crumble en les mélangeant avec le beurre et les galettes de maïs émiettées (sauf une ou deux que l'on ajoutera par la suite). Pour ma part j'ai innové en mélangeant céréales et beurre dans le bol du robot, puis en ajoutant les galettes émiettées : efficacité et rapidité assurées.
Disposer poireaux et oignons dans un plat. Répartir par-dessus la pâte à crumble. Pour finir, émietter une ou deux galettes de maÏs sur l'ensemble. Faire gratiner sous le gril dur four quelques instants. L'alliance du poireau et du maïs est savoureuse.
vendredi 10 avril
Terrine végétale à la farine de pois chiche et au poireau
Ma première terrine ! C'est vraiment la première, car je n'en avais jamais fait dans mon ancienne vie, ni avec de la viande, ni avec autre chose. L'évènement est d'importance, et marque l'anniversaire de mon choix de manger végétarien. Eh oui, cela fait pile un an que je me suis lancée. Je ne me souviens plus exactement de la date précise, était-ce le 6, le 7 ou le 8 avril ? Bizarrement les mois d'avril ont souvent fait date dans ma vie, lui donnant une nouvelle impulsion. C'est encore le cas cette année, pour autre chose.
Toujours est-il que je suis heureuse et émue de fêter cet anniversaire, qui confirme mon choix sans hésitation. Je suis bien plus en forme qu'avant et ma cuisine est devenue plus savoureuse, plus variée aussi. Pour l'anecdote, cela coÏncide avec la célébration annuelle de la Foire au Jambon de Bayonne, ma ville natale... ce jambon que je n'ai jamais beaucoup aimé... parlez-moi plutôt des merveilleux fromages de brebis de la vallée d'Ossau-Iraty, de la délicieuse confiture de cerises noires d'Itxassou, de l'inventif chocolat de Bayonne au piment d'Espelette !
Mais laissons-là ce défilé de produits régionaux et revenons à notre terrine :

Au vrai, c'est une recette inspirée d'un pâté végétal que j'ai vue l'autre jour sur le site Bio-Nation, recette elle-même tirée d'un livre de Valérie Cupillard (je VEUX ce bouquin !). Mais après cuisson et refroidissement, je trouve que cela a plutôt la consistance d'une terrine que celle, plus molle, d'un pâté. On peut facilement la découper en tranches et la manger à la fourchette. Il faut dire que je n'avais plus assez de farine de pois chiche, aussi j'ai complété par de la farine de soja, ceci explique peut-être cela. Une chose est sûre : c'est très bon tout en sachant rester léger. Une bonne idée pour les menus de printemps. J'y ai mis ce que j'avais sous la main, c'est-à-dire des poireaux (la recette de base contenait des carottes râpées), mais tous les légumes cuits, émincés et égouttés feront l'affaire. Ce qui ne gâche rien, la recette est très simple.
Pour un moule à cake (ou trois à quatre petits moules individuels comme sur la photo) :
100 g de farine de pois chiche (en magasin bio)
3 grosses CS de farine de soja (en magasin bio aussi)
350 ml d'eau
1/2 cube de bouillon de légumes (un cube entier donnerait un résultat trop salé)
1 poireau
1 cs d'huile d'olive
graines de tournesol (ou autre : graines de courges...)
1 pincée de curcuma, ou autre épice au choix : curry, piment d'Espelette etc (pour une saveur plus relevée)
Emincer le poireau le plus finement possible, le faire cuire à la vapeur, 10 mn, dans une eau peu salée. Puis le laisser s'égoutter dans une passoire.
Diluer les farines dans l'eau, dans une casserole. Ajouter le demi-cube de bouillon. Faire chauffer sur feu doux, en remuant, jusqu'à ce que l'ensemble épaississe et prenne une consistance de béchamel épaisse.
Retirer du feu, ajouter le poireau, l'huile d'olive, les graines et l'épice choisie. Bien mélanger. Mettre le tout dans un moule à cake ou dans des petits récipients individuels beurrés. Faire cuire au four, à 200°, pendant 25 à 35 mn. La cuisson est finie quand une lame de couteau placée au centre du moule ressort quasiment nette et sèche. Laisser refroidir, puis mettre au frais quelques heures avant de servir.
Joyeuses Pâques à vous tous et toutes !
vendredi 27 mars
Petits chaussons au poireau et au Boursin
J'avais des petits fromages "Boursin", à l'ail et aux fines herbes, qui s'ennuyaient dans le frigo, ainsi que mes poireaux de la semaine qui attendaient d'être cuisinés. Voilà comment sont nés ces petits chaussons, consistants, tout en sachant rester légers.
L'association poireau et Boursin s'est révélée meilleure encore que je ne l'avais imaginé. J'ai également mis dans la farce des graines de tournesol, pour le croquant, et un peu de protéines de soja, déjà présentées dernièrement (vous savez, ce truc qui a goût de poulet et qui est très protéiné). Par chance, sans avoir rien calculé, j'ai eu exactement la quantité de farce nécessaire pour remplir mes chaussons. Ni trop, ni pas assez. Bref, sur ce coup-là, je me suis épatée.

J'ai obtenu 8 chaussons, convenant pour deux-trois personnes. Peut-être en aurez-vous un de plus si vous étalez la pâte plus finement que je ne l'ai fait : selon la farine utilisée, on obtient une pâte plus ou moins souple qui s'étale parfois mieux. De mon côté j'ai utilisé un mélange de farine bio T 65, blanche, et de T110, complète. Bien sûr, vous pouvez n'en utiliser qu'une seule.
Pour la pâte :
150 g de farine T110
50 g e farine T65
eau légèrement tiédie
5 cs d'huile d'olive
sel
Pour la farce :
3 poireaux de taille moyenne
2 cs de graines de tournesol + un peu d'huile
3 mini-boursins "ail et fines herbes" (environ 50 g en tout)
20 g (pesés avant réhydratation) de protéines de soja texturé fines (en magasin bio)
Préparer la pâte : tamiser la farine, ajouter, petit à petit, un peu d'eau légèrement tiédie et pétrir pour mélanger. Quand la boule se forme, ajouter l'huile d'olive, le sel et pétrir encore pour obtenir une boule souple. Laisser reposer au frigo.
Préparer la farce : faire cuire les poireaux, nettoyés et émincés finement, 10 mn à l'autocuiseur ou à la casserole dans de l'eau bouillante. Récupérer le jus de cuisson pour la suite de la recette. Laisser les poireaux cuits s'égoutter, au moins un quart d'heure, afin de les assécher. Pendant ce temps, faire griller légèrement à la poële les graines de tournesol dans 1 cc d'huile. Réhydrater les protéines de soja dans le jus de cuisson des poireaux (cela leur donnera plus de goût). Puis, les égoutter en les pressant avec les doigts et les faire cuire quelques minutes à la poële.
Bien mélanger poireaux, Boursin, graines de tournesol et protéines de soja cuites, en malaxant le tout.
Etaler la pâte au rouleau, entre deux feuilles de papier sulfurisé. Découper des ronds à l'aide d'un petit bol, de la taille d'un bol chînois. Au besoin, étaler de nouveau chaque rond obtenu pour affiner davantage la pâte. Mettre une cuillère de farce (ou un peu plus si possible) dans chaque rond. Replier en deux, souder les bords à la fourchette.
On peut faire cuire les chaussons au four, chaleur moyenne (thermostat 5 à 6), 12 à 15 mn, en surveillant. Personnellement, pour aller plus vite, j'ai préféré les cuire à la poële : c'est une cuisson moins homogène, mais le résultat est tout aussi bon.
lundi 16 février
Tarte façon flammekueche, aux poireaux, oignon et fromage
Toujours autant de poireaux dans mon panier bio du mercredi. Ce n'est pas pour me déplaire, car c'est sans conteste mon légume d'hiver préféré. On le dit excellent pour la santé et on le conseille tous les jours au même titre que l'oignon ou l'ail, pour nettoyer l'organisme. Chaque nouvelle semaine est donc l'occasion d'imaginer une ou plusieurs recettes nouvelles en fonction des envies du moment : gratin ? tarte ? crèpe ?
Cette recette-ci est née après avoir consulté un petit bouquin dans lequel il était question de la fameuse flammekueche. Je suis allée sur un site touristique alsacien pour trouver la composition de la pâte à pain, que je n'ai eu qu'à garnir ensuite selon mes choix. Le résultat m'a beaucoup plu. J'adore cette pâte moelleuse. J'ai fait cette pâte en machine à pain. A défaut, on peut acheter une pâte à pizza toute prête. Le goût sera un peu différent mais très bon également.

Pour 4 parts :
Pâte à pain :
200 g de farine
120 ml d'eau
1/2 cc de sel
1 cc de levure du boulanger
garniture :
- 3 petits poireaux
- 1 oignon rose
- on peut ajouter d'autres légumes : endive, chou...
- 1 cs d'huile (pour faire revenir l'oignon)
- 50 g de fromage à présure végétale : par exemple, Ortolan ou Pavé d'Affinois
- un peu de miel
- thym
Mettre les ingrédients pour la pâte à pain dans la machine, selon l'ordre donné par le fabricant. Lancer le programme "pâte seule". Pendant que la machine travaille, nettoyer, couper en gros tronçons et faire cuire les poireaux à l'autocuiseur, 15 mn. Puis les laisser s'égoutter dans une passoire. Faire de même avec les autres légumes choisis.
Peler, émincer l'oignon et le faire revenir à la poële avec l'huile, pendant quelques instants.
Quand la pâte à pain est prête, l'étaler au rouleau entre deux feuilles de papier sulfurisé. La tartiner au pinceau avec un peu de miel. (En général, je n'aime pas le sucré-salé, mais, ici, j'ai adoré : l'effet est léger, très agréable, et relève bien le goût des autres ingrédients.)
Répartir ensuite sur la pâte les poireaux égouttés, l'oignon et le fromage découpé en petits morceaux. Saupoudrer de thym séché. Faire cuire au four, th. 5 à 6 (selon votre four), 15 mn environ, en surveillant : la pâte doit gonfler légèrement mais rester moelleuse.
lundi 09 février
Moussaka aux poireaux, inspirée par Mary (version végétarienne)
En ce moment et jusqu'à la mi-mars, Mary, qui vit à Athènes, nous propose de réaliser l'une des recettes de son savoureux blog consacré à la cuisine grecque, En direct d'Athènes. Avec mes origines méditérranéennes, je ne peux qu'adorer cette cuisine ensoleillée qui fait la part belle aux légumes et aux céréales. Même si le blog de Mary n'est pas végétarien, une partie de ses recettes le sont où peuvent aisément le devenir. N'hésitez pas à le visiter régulièrement si vous cherchez des idées-recettes. Vous en trouverez, et non des moindres.
Je ne participe pas au jeu dans le but de gagner, car j'ai déjà eu le plaisir d'être gâtée par Mary, l'été dernier. Je n'en avais pas parlé ici, mais elle m'avait envoyé un petit colis contenant plusieurs produits venus de Grêce, ainsi qu'un très joli porte-clés que je ne quitte plus. Une belle surprise qui m'avait fait très plaisir !

J'ai choisi de faire la moussaka aux poireaux, une variante de celle à l'aubergine, et qui n'a rien à lui envier. Chez Mary, elle contient de la viande, que bien sûr je n'ai pas mise ici. C'est l'occasion de montrer à quel point il est facile, la plupart du temps, d'adapter un plat carnivore à la cuisine végé. Je vous assure que même sans viande, c'est un ré-gal. J'ai un tout petit peu modifié les ingrédients, en fonction de mes goûts. On trouvera ci-dessous la recette originale et ce que j'en ai fait. Un ré-gal, je vous dis.
Pour 4 personnes :
500 g de poireaux nettoyés et coupés en rondelles (j'en avais un peu moins)
300 g de petites pâtes (200 g pesées crues : j'ai utilisé des coquillettes complètes de la marque Barilla)
200 g de yaourt épais (remplacé par de la crème de soja, et 1 belle cs de tahin au sésame blanc)
250 g de viande de boeuf haché (pas mis)
400 g de tomates concassées (pas mis, c'était pour la viande)
1 gros oignon (3 petits, roses, tout doux)
1 cc de menthe séchée (remplacé par 1 belle cs de graines de sésame)
200 g de fromage râpé (j'en ai mis moins... je n'ai pas pesé)
1 cs de beurre (pas mis)
1 oeuf
sel, poivre (j'ai aussi utilisé 2 cs d'huile pour faire revenir les oignons)
1 gousse d'ail

J'ai cuit les poireaux à l'autocuiseur, une douzaine de minutes, puis je les ai laissés s'égoutter le temps de préparer le reste de la recette.
J'ai fait cuire les pâtes dans l'eau salée. Aprés les avoir égouttées, j'en ai étalé la moitié au fond d'un plat à gratin, avec un peu de fromage râpé.
Ensuite, j'ai pelé et émincé les oignons que j'ai fait revenir dans la poële avec l'huile. J'y ai ajouté la gousse d'ail coupée en petits morceaux.
Dans une petite casserole, j'ai fait chauffer à feu doux de la crème de soja avec le tahin, en remuant afin d'obtenir une sauce épaisse. J'ai mis le tout sur les oignons, auxquels j'ai ajouté les poireaux et les graines de sésame. J'ai bien tout mélangé et étalé par-dessus les pâtes cuites, dans le plat. ll m'en est resté un peu que j'ai ajouté aux pâtes restantes.
Enfin, j'ai étalé par-dessus le reste des pâtes, parsemé de fromage râpé, ajouté l'oeuf battu, comme convenu (mais sans beurre) puis mis le plat au four environ 30 mn. J'ai été trop impatiente pour laisser cuire plus longtemps : une délicieuse et enivrante odeur avait envahi la cuisine et il me tardait de passer à table !
mardi 27 janvier
Blanquette tout légumes, au tahin, sans oeuf... et, euh...sans sel
Ce n'est pas parce que la blanquette de veau n'est plus pour moi qu'un souvenir, que toute blanquette est désormais exclue de mes menus. Eh oui, on peut faire de délicieuses blanquettes de légumes. Celle-ci n'a rien eu à envier à celles à la viande. Tout au contraire, elle s'est révélée meilleure encore que ces dernières, dépassant ainsi toutes mes espérances. C'est dû à la présence de nombreux légumes aux goûts très variés. J'ai mis à peu près tous ceux que j'avais sous la main, qu'on n'imagine pas forcément dans une blanquette : courge butternut, patate douce, chou chînois... et bien sûr les traditionnelles carottes et pommes de terre. Un vrai festival de couleurs, saveurs et textures, vitaminé en diable pour faire la nique à l'hiver et au mauvais temps.
Au sujet du sel... j'ai totalement oublié d'en mettre. En début de cuisson, entre laurier, bouquet garni, et tutti quanti, on ne sait plus où donner de la tête, alors le sel, que je mets toujours en dernier, ben j'y ai plus pensé. Il n'y en a pas un gramme dans cette recette. Le plus drôle, c'est que je ne me suis souvenue de cet oubli qu'après avoir terminé mon assiette ! Ce qui signifie que le sel ne m'a pas du tout manqué. Le goût des légumes et aromates a suffi à faire mon bonheur.

Quant à l'oeuf... je n'ai jamais mis d'oeuf dans mes blanquettes. Je me suis toujours contentée de mélanger et faire chauffer bouillon de légumes et crème. Ici j'ai innové en mettant de la crème de soja, ainsi que mon cher tahin, qui décidément se prête à tout. Ce mélange est un vrai régal, le meilleur que j'ai goûté.
Bien sûr on peut faire une blanquette avec bien d'autres légumes. Je n'ai mis ni navet ni chou (autre que le chou chînois), car je ne les aime pas. Mais alors, pas du tout. J'appréhende d'ailleurs cette période, la plus critique pour moi, car les choux apparaissent maintenant dans le panier bio hebdomadaire fourni par mon maraîcher Amap. L'autre jour, ma maman, qui partage avec moi le contenu du panier, et qui va le chercher pour nous deux chaque mercredi, m'appelle et me dit : "Il y a un chou-fleur cette semaine". Et moi de répondre : "Garde-le !". C'est l'avantage de partager son panier avec quelqu'un d'autre. On peut toujours s'arranger.
J'espère que notre gentil maraîcher n'a pas trop souffert de la tempête de samedi... réponse demain, mercredi. Cela fait mal au coeur de voir, aux infos, ces images de serres écroulées et de jeunes salades arrachées, chez certains d'entre eux.

Pour 4 à 5 belles assiettes :
- 1 gros oignon ou deux petits
- 1 morceau de courge (ici, butternut), 200 à 300 g
- 1 pomme de terre (ici, 200 g)
- 1 patate douce (250 g)
- 2 carottes
- 1 poireau
- 2 feuilles de chou chînois
- 150 g (ou plus) de légumineuses sans trempage préalable : lentilles, pois cassés, févettes (ici, févettes et lentilles blondes)
- 2 feuilles de laurier
- piment d'Espelette
- bouquet garni
- crème de soja
- 2 cs de purée de sésame blanc (tahin, en magasin bio)
- 1 verre de vin blanc
- 2 cs d'huile
- persil

Peler et découper en petits cubes ou en rondelles : courge, pomme de terre, patate douce, carottes. Emincer le chou chînois, le nettoyer sous l'eau. Nettoyer le poireau, le découper en tronçons. C'est cette préparation qui prend le plus de temps.
Peler et émincer l'oignon, le faire revenir dans la cocotte avec l'huile. Quand il est devenu transparent, ajouter courge, pomme de terre, carottes et patate douce. Couvrir d'eau et de vin blanc, à hauteur (au bout de 20 mn de cuisson, l'alcool contenu dans le vin blanc s'est évaporé : ne reste que son délicat parfum). Ajouter laurier, bouquet garni, piment... et sel, modérément (si vous y pensez). Poser le couvercle de la cocotte, mais sans la fermer totalement. Laisser mijoter environ 20 mn, à petits bouillons, sur feu moyen à doux, en surveillant.
Après ce laps de temps, ajouter les légumineuses. Surveiller le niveau d'eau, en remettre un peu au besoin. 5 mn plus tard, ajouter poireau et chou chînois. Laisser mijoter encore 10 mn. En principe, après cela, les légumes sont bien cuits et fondants. Si ce n'est pas le cas, poursuivre un peu la cuisson à feu doux.
Dans une petite casserole, mettre quelques louches de jus de cuisson, quelques cuillerées à soupe de crème de soja, et 2 CS de tahin au sésame blanc. Eventuellement, on peut ajouter un peu de purée d'oléagineux (amande, cajou), pour parfumer davantage encore. Faire chauffer à feu très doux, en remuant sans cesse au fouet, sans laisser bouillir, pendant quelques minutes. Quand le mélange a épaissi, le répartir sur les légumes disposés sur les assiettes, avec un peu de persil.
A déguster avec n'importe quelle céréale... du sarrasin pour moi, parfait en hiver... ou bien une belle tranche de pain tartinée de tahin et accompagnée d'un morceau de fromage.
vendredi 16 janvier
Mini-focaccia façon tatin, aux endives et poireaux
Dernièrement, Lidl a mis en vente des plaques pour mini-pizza, à prix très modique et revêtement anti-adhérent, que je me suis empressée d'acheter. Elles peuvent servir à bien autre chose que des pizzas, par exemple, des tartelettes, des petits gâteaux moelleux, des mini-flans... Pour ma première réalisation, j'ai eu l'idée de ces petites tatins, aux légumes, ces derniers surmontés de ma chère pâte à focaccia, cette pâte levée au lait et à l'huile, gonflante et légère, préparée en machine à pain. Le résultat m'a enchantée. En tout juste 10 mn de cuisson au four (c'est suffisant), la pâte, que rien ne retenait puisqu'elle se trouvait au-dessus de la garniture, a bien gonflé tout en restant très moelleuse et légère. Cela a donné ces jolies petites choses que j'ai eu plaisir à voir et à savourer.
Ces mini-tatins ont été mon plat du jour, avec une salade, mais elles feront l'affaire aussi pour un apéritif dinatoire ou un buffet.

Pour 6 mini-tatins (avec le moule correspondant) :
2 poireaux
1 endive (2 si vos endives sont petites)
2 cc de tahin (pâte de sésame)
2 cc de miel
1/2 l de bouillon de légumes
1/4 de verre de vin blanc
Pour la pâte à focaccia :
200 g de farine
50 cl d'eau
50 cl de lait
20 cl d'huile d'olive
1 sachet de levure de boulanger
1/2 cc de sel

Préparer la pâte à focaccia en machine à pain, programme "pâte levée" (sans cuisson), en mettant tous les ingrédients dans l'ordre indiqué par le fabricant.
Pendant que la machine travaille, faire cuire endive et poireaux, nettoyés et coupés en fins tronçons, à l'autocuiseur, 10 à 12 mn, dans le mélange bouillon + vin blanc. C'est plus léger que la cuisson au beurre, que, personnellement, je ne digère pas.
Bien égoutter endives et poireaux cuits. Ne pas hésiter à les laisser un moment dans une passoire, afin qu'ils s'assèchent mieux. Y ajouter alors le tahin et le miel. (Je vois souvent du vinaigre balsamique dans les recettes de tatin, or je n'ai aucun vinaigre chez moi, je n'en utilise pas du tout, pas même pour les assaisonnements de salade. Je les fais plutôt au tahin : c'est bon à tomber par terre !).
Quand la pâte à focaccia est prête : la sortir de la cuve, l'étaler au rouleau entre deux feuilles de papier sulfurisé. Y découper 6 ronds de pâte en utilisant un bol de la taille d'un bol chînois. (Il m'en est resté un peu pour une 7è mini-tatin).
Répartir les légumes dans les alvéoles du moule. Poser les ronds de pâte par-dessus, en les enfonçant légèrement sur les côtés pour qu'ils ne risquent pas de s'étaler hors du moule (photo ci-dessus, prise avant cuisson).
Faire cuire au four th 5-6, 10 minutes : dès que la pâte est bien gonflée, cesser la cuisson. Attendre que cela refroidisse un peu avant de démouler, sous peine de se brûler... et bon appétit.
samedi 10 janvier
Crèpes au poireau et au tofu fumé
Au quotidien, je fais beaucoup de recettes faciles et rapides que j'imagine trop simples et trop évidentes pour être publiées sur un blog. Ainsi, je n'aurais peut-être jamais mis celle-ci en ligne si je n'avais lu le commentaire d'Emilie, disant, à propos du risotto de l'autre jour, qu'elle n'avait su que faire du bloc de tofu vu en magasin. Cela se comprend, car ce n'est pas un ingrédient très connu pour qui n'est pas végétarien (et même quand on l'est... au début, c'est un grand mystère !).
Apprivoiser le tofu fumé me paraît cependant l'exercice le plus facile (pour le nature, c'est autre chose, on verra plus tard...). Avec son petit goût charcutier, on peut l'utiliser exactement comme on l'aurait fait avec des lardons, dans une quiche, sur une tarte, une soupe, n'importe où, là où on recherche ce petit goût fumé caractéristique.
On peut aussi tout simplement le découper en morceaux (c'est facile, c'est mou), le griller à la poële quelques instants et le déposer sur un plat déjà tout prêt, pour en compléter l'apport protéique (et la saveur !). C'est ce que j'ai fait avec le risotto, et refait ici, avec ces crèpes au poireau toutes simples mais qui m'ont régalée et bien calée. Une idée comme une autre décidée au dernier moment... en cuisine, il ne faut pas trop se prendre la tête ; j'improvise beaucoup et, le plus souvent, cela donne de très bons résultats.

Pour la pâte à crèpes :
- 1 oeuf
- 100 g de farine (ici, moitié 5 céréales, moitié farine T65)
- 175 ml de lait de soja, légèrement coupé avec de l'eau
- une pincée de sel
- herbes aromatiques au choix (ici, bouquet garni)
- un peu d'huile pour la cuisson
Pour la garniture :
- 2 petits poireaux
- de la crème de soja **
- un peu d'emmental râpé
- 25 g de tofu fumé (ou plus !)
- On peut ajouter : des graines de tournesol, de l'oignon revenu à la poële, des champignons... tout ce qui nous passe par la tête.
Préparer la pâte une heure avant pour la laisser reposer : dans un saladier, mettre la farine tamisée sur l'oeuf battu, ajouter peu à peu le liquide, saler, mélanger au fouet. Avantage du lait de soja, il rend les crèpes plus légères, plus digestes.
Nettoyer les poireaux sous l'eau, les couper en tronçons, les faire cuire à l'eau bouillante, 8 à 10 mn (pas plus !). Ils doivent rester un peu croquants et bien verts. Les égoutter.
Faire cuire les crèpes (j'en ai obtenu cinq, mais je n'en ai utilisé que trois pour cette recette). Sur chaque crèpe, déposer un peu de poireau, arroser de crème de soja, ajouter un peu d'émmental râpé, replier la crèpe.
Quand les crèpes sont prêtes, découper le tofu en lamelles et les faire griller un peu à la poële. Les ajouter sur les crèpes, ainsi que le restant de poireaux s'il y en a. Réchauffer au besoin au micro-ondes et passer à table. Voyez, y'a pas plus simple.
** PS : je suis sous le charme de la crème de soja Provamel, que j'achète en magasin bio. Elle est moins chère que celles (bio aussi) que l'on trouve en supermarchés. C'est meilleur que la crème fraîche et, avec les légumes, c'est un rêve !... Quand je n'utilise pas tout dans le délai imparti, je congèle le restant en cubes, comme pour des glaçons, que je fais réchauffer à feu doux par la suite : aucun gaspillage, c'est la règle !

Et pour finir... La neige est finalement tombée ici aussi, au pied des Pyrénées. C'est si rare sur nos bords d'océan, que, malgré le froid, ce n'est que du bonheur ! Je n'ai qu'un regret, être trop frileuse pour avoir eu le courage d'aller voir la plage enneigée, je suis restée calfeutrée chez moi.
vendredi 05 décembre
Gratin de poireaux et patates douces
Connaissez-vous le blog de cuisine africaine, Cuisine d'Afrique ? On y trouve des tas de recettes dépaysantes, fascinantes pour nous autres, européens. C'est là que j'ai trouvé l'idée de ce gratin de poireaux et patate douce, vraiment délicieux. J'ai allégé les épices, car je ne les avais pas toutes à ma disposition, ajouté des noix de cajou et utilisé les patates douces de mon magasin bio. Elles y étaient au même prix que celles du supermarché (cela vaut la peine de le signaler), pour une saveur décuplée, qui m'a laissée toute étourdie devant mon assiette.
Ah ! ça change du traditionnel gratin poireau-pomme de terre, que je faisais jusqu'ici, bon aussi, mais nettement moins original et exotique. D'autant que la patate douce, avec sa chair rosée, fait bel effet à côté du vert poireau.

Pour deux personnes :
2 poireaux
2 patates douces (environ 350 g)
une quinzaine de noix de cajou
Béchamel maison :
1/4 L de lait de soja, ou autre lait végétal (riz, avoine...)
2 CS de maIzena
20 g de beurre
1 cc de tahin (purée de sésame, en magasin bio)
muscade, cumin, sel, graines variées au choix (j'ai mis des graines de tournesol)
Laver les poireaux, les couper en tronçons. Peler les patates douces, les découper en morceaux. Faire cuire le tout à l'autocuiseur, 10 mn après la montée en pression.
Egoutter les poireaux, les mettre avec les patates douces et les noix de cajou dans un plat à gratin.
Préparer la béchamel : mélanger maïzena et lait végétal, à froid, au fouet à main. Faire chauffer doucement dans une casserole, sur le feu, en remuant. Quand la préparation a épaissi, éteindre le feu, saler, ajouter le beurre, le tahin, les épices, les graines. Remuer pour bien mélanger.
Etaler cette béchamel sur les légumes et placer le plat sous le grill du four, 5 mn.





