vendredi 03 juillet
Pakoras de légumes d'été à ma façon (sans friture)
J'ai découvert les pakoras (beignets) de légumes, une recette indienne, sur un livre de cuisine fait par... une anglaise, et que j'ai emprunté à ma maman. Voilà pour l'anecdote.
Coup de foudre pour cette recette, sans oeuf (convenant aux végétaliens), mêlant des légumes (ceux qu'on veut) et des épices, à la farine de pois chiches. Farine qui, décidément, devient une habitude dans ma cuisine, tant elle est riche de possibilités. Seules modifications de ma part, par rapport aux pakoras classiques, j'ai râpé tous les légumes et je les ai ajoutés à la pâte. Je me souvenais combien il est difficile d'enrober des légumes en morceaux de pâte à beignets, après mon expérience de l'an dernier, avec les beignets de courgette. Râpés ou finement émincés, les légumes s'incorporent beaucoup plus facilement à la pâte.
Et puis, je n'ai pas fait de friture, je n'en fais jamais, c'est beaucoup trop gras. J'ai cuit les pakoras à la poële, avec peu de matière grasse. Cela n'a posé aucun problème.
Résultat : c'est très bon ! Je trouve que c'est une recette idéale pour ceux qui n'aiment pas trop les légumes. En effet, leur goût se fait très discret sous celui des épices. En revanche, ils apportent un moelleux incomparable qui rend ces pakoras très agréables à déguster. Le tout, entièrement végétal, eh oui, le végétal, ce n'est pas que de l'herbe, mmm ?

Pour environ 16 pakoras (selon leur taille) :
La pâte :
- 100 g de farine de pois chiche (en magasin bio)
- 40 g de farine de blé
- un sachet de levure chimique
- 30 cl d'eau
- sel
- une bonne cuillère à soupe d'épices : curcuma, cumin, paprika, curry... j'ai mis aussi du ras-el-hanout
Les légumes :
- 1 oignon
- 2 piments doux
- 2 courgettes plutôt petites ou 1 grosse
- 2 cs d'huile d'olive pour la cuisson
- mais on peut mettre les légumes qu'on veut, en toute saison (la recette du livre contenait du chou, du poivron et de la pomme de terre)
Préparer la pâte en mélangeant les farines, l'eau, la levure, les épices et le sel. Laisser reposer 30 mn.
Emincer finement ou râper les légumes. Les faire cuire dans l'huile d'olive pendant 5 à 7 mn. Les laisser refroidir un peu, puis les ajouter à la pâte. Mélanger.
Faire cuire à la poële légèrement huilée, comme des pancakes, en déposant des petits tas de pâte que l'on laisse gonfler et que l'on retourne après environ 2 mn. Les beignets obtenus sont d'une belle couleur ambrée. Ils peuvent sans problème se garder quelques jours et se réchauffer facilement : ils resteront moelleux et goûteux. Ou même se congeler.
Pour d'autres recettes avec la farine de pois chiches : cliquez sur le tag "farine de pois chiches" au bas de ce message.
samedi 27 juin
Riz à la piperade
Ah ! Je suis sous le choc, depuis hier, j'ai du mal à m'en remettre. Chaque fois que j'entends parler de la mort de Michael Jackson, l'émotion et la tristesse fondent sur moi. Puis j'entends ses grands tubes passant en boucle dans les reportages radio et télé, et soudain, il est de nouveau vivant, le temps n'existe plus. Sa musique, qui rythma mes vingt ans, me donne de l'énergie, de la gaieté, m'emballe comme autrefois. Je retrouve l'ambiance de ma longue et belle vie (désormais achevée) de night-clubbeuse... et je danse toute seule dans mon salon ou ma cuisine, avec la même joie qu'alors ! Son premier album solo, en 1979, (avec le fameux "Don't stop till you get enough" que l'on retrouve au générique du Loto) avait coÏncidé avec mes toutes premières sorties en boîte, quand j'étais lycéenne ! Quant à l'album "Thriller", je l'écoutais en boucle, à la plage, partout, lors de cet été 83. Merci, Michaël, pour tous ces bons moments, ces bons souvenirs.
C'est un peu difficile, du coup, de parler cuisine. Pourtant, en ce moment, les idées de recettes fusent, et je n'aurai pas trop de tout l'été pour les réaliser. Ici, le riz à la piperade... ou piperade au riz, si vous préférez. Pour le plaisir de retrouver les légumes d'été, tomates, poivrons et compagnie !
Je me suis inspirée de la méthode utilisée pour le riz à l'espagnole. C'est une recette simple mais savoureuse, comme je les aime, dans laquelle le plus long à faire est d'émincer piments et poivrons (comptez un bon quart d'heure si, comme moi, vous aimez prendre votre temps). J'avais un peu peur qu'ils ne ramollissent pendant la cuisson du riz, après l'ajout du liquide, façon pilaf. Craintes vite oubliées en passant à table. Ils ont gardé leur saveur et leur fermeté (ouf !). Il faut dire que la cuisson du riz est finalement assez rapide. De fait, on obtient un plat coloré et vitaminé, agréablement surprenant, puisqu'il mèle avec bonheur l'extrême moelleux du riz, imprégné des parfums du soleil, au croquant des légumes.

Deux versions sont proposées pour convenir à tous : végétarienne, avec oeuf, et végétalienne, au tofu : pas de jaloux !
Pour 3 assiettes :
- 1 oignon (ici, oignon rouge, plus doux)
- 1 échalotte
- 5 à 10 piments verts doux
- 2 poivrons (les miens étaient verts)
- 3 cs d'huile d'olive
- 5-6 grosses cs de purée de tomate (ou 2 grosses tomates fraîches)
- 150 g de riz pesé cru (ici, riz semi-complet bio de Camargue : par solidarité avec les producteurs camargais)
- 400 ml d'eau
- piment d'Espelette
- Version vgr : 2 à 3 oeufs battus en omelette (je n'en avais que 2)
- Version vgl : du tofu nature ou aux herbes coupés en cubes
Emincer oignon et échalotte. Ouvrir les piments dans leur longueur, et ôter les chapeaux des poivrons, afin de retirer les graines. Les nettoyer sous l'eau et les découper en fines rondelles ou en fines lanières.
Faire revenir oignon et échalotte dans 2 cs d'huile d'olive, à feu moyen. Quand ils commencent à dorer, ajouter le riz cru, remuer, laisser dorer 5 mn sans rien ajouter, en remuant régulièrement. Ajouter alors piments et poivrons ainsi que l'huile d'olive restante. Laisser revenir 5 bonnes minutes encore, en surveillant pour ne pas laisser brûler, et en remuant.
Verser alors l'eau, la purée de tomate (ou les tomates, sans leur peau et découpées en petits morceaux). Saler légèrement et parsemer de piment d'Espelette. C'est ici que, pour la version végétalienne, on ajoute les cubes de tofu, avec un peu plus d'eau et de tomate.
Pour les deux versions, on laisse ensuite cuire le tout à feu moyen et à petit bouillons, en surveillant et en remuant de temps à autre, jusqu'à ce que toute l'eau soit absorbée par le riz : chez moi cela a pris environ 20 mn.
Pour terminer, et uniquement pour la version végétarienne : quand toute l'eau est absorbée, baisser le feu à mini, ajouter les oeufs battus, remuer vivement pour bien mélanger et pour que les oeufs cuisent. Cela ne prend que très peu de temps. Le riz en devient plus moelleux encore.
Servir immédiatement !
dimanche 21 juin
Pizza légère, savoureuse -et écolo- aux courgettes et piment doux
C'est l'été ! J'espère qu'il sera pour vous heureux et ensoleillé. Et écolo, pour le bien de notre planète : si vous avez vu le fim "Home", vous avez compris que nous sommes tous invités, tous autant que nous sommes, à réduire notre consommation de viande et de poisson.
Cela ne fait que confirmer ce que j'avais déjà écrit il y a peu dans cet autre article. Je savais déjà qu'une trop grande partie des céréales cultivées dans ce monde (50 % d'après le film), et qui pourraient nourrir des millions (milliards ?) de gens mangeant difficilement à leur faim, servent uniquement à élever du bétail destiné à être consommé par une petite partie du monde seulement. Mais je ne pensais pas que c'était à ce point... 50 % ! C'est énorme. Et que dire du message du film à propos des océans peu à peu vidés par la pêche intensive ? J'ai ai eu les larmes aux yeux.
Je vous avoue que je suis pessimiste. Quand je vois tous ces restaurants qui ne savent proposer que des plats carnés en guise de plat du jour, ces poissonniers qui, au marché, vendent thon et anguille à gogo (classés parmi les espèces menacées), ces diététiciens qui ne savent associer les protéines et la perte de poids qu'à la viande et au poisson... ces émissions TV culinaires et magazines papier où les produits carnés sont légion... alors que ceux-là, au moins, devraient donner l'exemple, on est mal barrés. Reste le citoyen lambda, c'est-à-dire nous, nos barbecues, nos apéros et nos pique-nique au saucisson, nos couscous aux merguez et nos pizzas au jambon. Et si, le temps de l'été, on changeait nos habitudes ?
Pour moi, c'est déjà fait depuis un an, et j'en suis d'autant plus satisfaite aujourd'hui.
C'est donc très naturellement que j'ai préparé l'autre jour ma première pizza de l'été, végétalienne, alliant piment doux et courgette, mes légumes préférés du moment, et une pâte levée, façon focaccia, que j'ai définitivement adoptée pour les pizzas. Et ce fut un régal. Avec sa farine semi-complète, ses légumes tout frais et juste cuits, elle avait l'odeur et le goût délicieux d'une pizza cuite au feu de bois (alors qu'elle fut bètement cuite dans mon four à gaz !)... bref, un furieux goût de reviens-y, au point que j'aurais volontiers mangé à moi seule les quatre parts, à la suite l'une de l'autre ! Le tout sans le moindre bout de jambon. Sans lardon. Sans thon. Sans chorizo. Sans viande hachée. Et même sans parmesan.
C'est tout de même pas compliqué de respecter notre planète et ses habitants.

Pour 4 parts :
La pâte :
- 50 cl d'eau
- 50 cl de lait de soja nature
- 20 cl d'huile d'olive
- 200 g de farine semi-complète (T110)
- 1 sachet de levure de boulanger
- 1/2 cc de sel
La garniture :
- 3 tomates (ici, tomates Roma)
- 2 courgettes
- 1 oignon
- 2 petits piments verts doux (ou un peu de poivron)
- 2 cs d'huile d'olive
- origan, romarin
Pour la pâte, en machine à pain : réunir les liquides dans un gobelet et les faire légèrement tiédir au micro-ondes. Les déposer dans la cuve de la map, ajouter le sel, la farine, la levure. Lancer le programme "pâte seule".
Pendant que la machine travaille, faire revenir à la poële, dans l'huile d'olive, les courgettes découpées en rondelles, ainsi que l'oignon émincé, et les piments verts, préalablement ouverts pour être débarrassés de leurs graines et découpés en fines lamelles. Saler légèrement.
Quand la pâte est prête, la déposer sur un papier sulfurisé. L'étaler finement au rouleau. Y répartir d'abord les tomates, crues, découpées en rondelles fines, puis le mélange des légumes cuits à la poële. Parsemer d'origan, de romarin (et toutes autres herbes que vous aimez).
Déposer la pizza sur la grille du four et la faire cuire une dizaine de minutes seulement, thermostat 5-6 (selon votre four) : cette pâte cuit très vite en gonflant légèrement sur les bords. D'où l'intérêt de précuire certains légumes avant. Aussi il faut bien surveiller la cuisson : la pâte doit rester moelleuse. En récompense de votre vigilance, vous profiterez de la délicieuse odeur sortant du four, qui met en appétit immédiatement !
lundi 15 juin
Pâtes complètes à la courgette, piment et menthe
Revoilà le petit piment vert doux de l'été ! Véritable roi des étals de légumes du Pays Basque, en cette saison ! Chaque année, c'est un tel bonheur de le retrouver ! Dès la fin mai, on le guette sur les étals, et quand il apparaît, ça y est, c'est l'été qui arrive. Un été sans piment, ce serait comme un été sans soleil. Cultivé jusqu'aux portes de Bayonne, vert et long, il est différent du piment d'Espelette (village situé à une 20è de km de Bayonne). Ce dernier est rouge et souvent plus dodu, bénéficie d'une AOC et, en principe, ne sera récolté qu'après le 15 août. Pour en savoir plus sur ce piment (qui paraît-il se cultive très facilement, dans un jardin), relisez le billet que je lui avais déjà consacré l'an dernier à la même époque et qui s'appelait "l'autre piment du Pays Basque". (clic)
Evidemment, n'importe quel autre piment doux ira bien pour cette recette. A défaut, on peut mettre un morceau de poivron.
Ce piment relève à merveille le goût de la courgette. Avec ça, de la menthe. L'autre jour je disais que j'en mettais partout : ma botte de menthe fraîche a été utilisée jusqu'à la toute dernière feuille, sans la moindre perte. C'est si bon ! Cela donne aux plats une fraîcheur très agréable et un parfum léger, pas du tout entêtant, qui se marie très bien aux légumes de l'été. Pour moi, ce plat de pâtes fut un régal, qui plus est très simple, vite fait. Qui a dit que c'était long et compliqué de bien manger ?

Par personne, il faut :
- 50 g de pâtes au choix, pesées crues
(ici, des pennes à la farine complète, de la gamme bio de Casino, très bons et pas chers)
- 1 petite courgette
- 2 petits piments verts doux
- 1 petite tomate (ici, tomate Roma)
- 10 feuilles de menthe
- 1 cs d'huile d'olive, sel
Ouvrir les piments dans la longueur pour en retirer les pépins. Les passer sous l'eau pour les nettoyer puis les découper en fines fondelles. Si la courgette est bio, inutile de la peler. La nettoyer sous l'eau, la découper en petits cubes puis la faire cuire avec le piment, à la poële ou à la cocotte, à feu doux, avec l'huile et un peu de sel.
Faire cuire les pâtes dans de l'eau bouillante salée selon les indications du paquet pour le temps de cuisson.
Quand les légumes se sont attendris, ajouter la tomate découpée en petits cubes. Poursuivre la cuisson quelques instants en remuant. La tomate ne doit pas trop ramollir. Ajouter la menthe au dernier moment, puis les pâtes cuites et égouttées. Mélanger et servir sans attendre.
lundi 29 septembre
Clafoutis aux carottes rapées et piment doux
Les carottes, c'est excellent pour la santé, j'en suis consciente. Cependant, avec elles, je suis difficile comme une gosse. Sur ce point, depuis mon enfance, j'ai à peine évolué. Je n'aime pas trop les carottes rapées en vinaigrette. La purée de carottes, je n'aime pas. Les carottes simplement cuites à l'eau, je n'aime pas non plus. Je ne les aime que très cuites, confites, au bout d'une bonne heure de cuisson à la cocotte avec très peu d'eau, quand elles deviennent sucrées, presque caramélisées... là, oui, je me régale. Mais c'est un plat que je ne fais qu'au coeur de l'hiver. En ce moment je n'en ai pas du tout envie. D'ici là il me faut donc trouver d'autres idées pour utiliser les carottes de mon panier bio. Aussi j'ai fait ce clafoutis salé, dans lequel j'ai ajouté les derniers piments doux de la saison, oui, les fameux petits piments du pays Basque. Ils ont l'avantage de bien relever le goût, car sinon je crois que ce clafoutis aurait été fade.

Pour un moule à manqué ordinaire :
3 carottes
1 petit oignon
1 ou deux piments doux (ou plus si on aime)
2 oeufs
10 cl de lait
3 CS de farine bise
5 cl de vin blanc
1 CS de crème fraîche
1 CS d'huile (pour cuire oignon et piment)
Peler l'oignon. Ouvrir le ou les piments pour en retirer les graines, le nettoyer sous l'eau. Découper oignon et piments en petits morceaux et les faire revenir à la poële, avec la CS d'huile, pendant quelques instants.
Râper les carottes. Les mélanger avec les oeufs battus, la farine, le lait, la crème fraîche, le vin blanc, puis l'oignon et les piments revenus. Battre le tout au fouet pour bien lisser l'ensemble. Mettre dans le moule.
Faire cuire au four, th 5-6 (selon votre four), pendant 25 mn environ.
J'ai obtenu une sorte de grosse omelette, très plate, mais délicieuse en bouche. Et mes carottes, j'ai eu plaisir à les manger. Pari gagné !
lundi 04 août
Gâteau de légumes d'été
Tous ces beaux légumes dont nous profitons en cette saison, j'ai eu envie de les mettre dans un gâteau. Un vrai. Pas un clafoutis, pas un cake. Un bon gros gâteau qui s'effrite un peu, comme les sucrés, mais pas sucré évidemment. J'ai donc pris la farine et les oeufs d'un gâteau sucré, dans les mêmes proportions, un peu de sel, j'y ai mis les légumes découpés en petits morceaux, et cuits auparavant, et rien d'autre. Ni beurre, ni crème, juste un chouia d'huile. Et hop, dans le four.
Mamma mia ! Quel régal ! Si j'avais su j'aurais fait ce gâteau plus tôt. Une vraie gourmandise ! Essayez, vous m'en direz des nouvelles. Il cale bien sans être gras, ni hyper-calorique.

Pour 4 personnes (un moule à manqué ordinaire) :
200 g de farine (j'ai mis moitié farine, moitié maïzena)
1 sachet de levure
3 oeufs
1 courgette rapée
1 petite aubergine
1 tomate
1 oignon
2 piments doux
3 CS d'huile d'olive : deux pour la cuisson des légumes, une pour le gâteau

Mes légumes étaient bio, donc je ne les ai pas pelés. Après avoir rapé la courgette, pelé l'oignon, découpé oignon et autres légumes en petits morceaux, les faire cuire doucement dans une cocotte, avec 2 CS d'huile, 20 à 25 mn environ. Ils ne doivent pas être trop humides une fois cuits.
Tamiser farine et levure, y ajouter les oeufs battus, le sel, 1 CS d'huile d'olive, puis les légumes cuits. Bien mélanger.
Mettre la préparation dans un moule à manqué. Faire cuire au four th 5-6. Chez moi il était cuit en 25 mn.
On peut aussi le faire cuire dans un moule carré et le découper pour un apéritif, pour le manger avec les doigts. Mais avec ses oeufs, ses légumes, c'est un plat complet qui mérite sa place au repas.
J'ai de la visite ces jours-ci, et l'ordi restera le plus souvent éteint... mais j'essaierai tout de même de passer un peu de temps sur la blogosphère et de poster une autre recette.
samedi 19 juillet
Taboulé tout frais, au boulghour et au sarrasin
Sarrasin et purée de sésame (le fameux tahin) : voici mes derniers achats au magasin bio. Le tahin, je rêvais d'y goûter depuis un moment, et quand j'ai vu ce petit pot de 200 g à moins de 3 euros, je n'ai plus résisté.
Le sarrasin, j'appréhendais un peu, je reculais l'échéance... et si je n'aimais pas ça ? Heureusement, simplement préparé avec des petits pois ce midi-là, je me suis régalée. Et comme j'avais prévu par la suite de faire un taboulé, j'ai décidé d'en mettre, en même temps que le traditionnel boulghour, avec en prime un assaisonnement au tahin.

Les proportions sont données pour trois à quatre personnes en entrée, mais pour moi ce fut mon plat principal que j'ai quasiment tout dévoré d'un coup, je l'avoue... :
50 g de boulghour pesé cru
50 g de sarrasin pesé cru
2 tomates
1 petit oignon
1 piment doux
1 cc de graines de sésame
1 quart de concombre
1 poignée de raisins secs mis à tremper 1 heure dans eau ou jus de citron
quelques olives noires
1 cc de menthe fraîche et autant de basilic et persil, ciselés
Pour l'assaisonnement : 1 CS de tahin mélangé à 1 CS d'huile d'olive et 1/2 jus de citron
Faire cuire ensemble boulghour et sarrasin, un quart d'heure dans de l'eau bouillante salée. Egoutter puis laisser refroidir. Réunir dans un saladier les herbes ciselées, les graines de sésame, les tomates, l'oignon, le piment et le concombre coupés en tous petits morceaux, les raisins secs, les olives noires. Ajouter les céréales refroidies et bien mélanger. Mettre au frais plusieurs heures.
Je n'ai préparé l'assaisonnement qu'au dernier moment, et cela n'a nui en rien à la saveur du taboulé. J'avais oublié d'acheter le citron, aussi j'ai fait un saut peu avant midi chez le petit épicier du coin. Généralement je n'aime pas le citron dans les plats salés, je trouve qu'il prédomine trop sur le goût des autres ingrédients, mais là, c'est l'exception à la règle. Un taboulé sans citron, pour moi, c'est plus un taboulé ! Ah que j'aime ce plat ! Pour moi il symbolise parfaitement le plein été, les soirées chaudes où l'on a envie de manger froid et frais. Cette fois encore, il était excellent. Boulghour et sarrasin vont très bien ensemble et la version froide en salade sied très bien au sarrasin.
jeudi 17 juillet
Piperade basquaise sur galette taloa, un régal !
La piperade est un plat de mon pays Basque, rouge et vert comme son drapeau et qui met en valeur le fameux petit piment doux, qui a d'ailleurs donné son nom à cette recette : "piper" signifie "piment".
Très facile à faire, délicatement relevé sans jamais être brûlant au palais, c'est un plat composé d'une fondue de tomates, oignons et piments doux relevés d'une sorte de brouillade d'oeufs directement cuits dans la masse. Traditionnellement, on ajoute au-dessus de la préparation, au moment de servir, des tranches de jambon de Bayonne légèrement poëlées.

Evidemment, ici, ce jambon, bien qu'il porte le nom de ma ville natale, ne mettra pas les pieds (façon de parler !) dans mon assiette ! Je vous propose plutôt de déguster cette piperade sur une taloa, galette traditionnelle basque, à base de farine de maïs, très connue également, que l'on retrouve dans toutes les fêtes et foires locales, en version salée (accompagnée de charcutaille le plus souvent...) ou sucrée : la taloa au chocolat est une star !
Pour une taloa (multiplier les proportions par nombre de convives) :
50 g de farine de blé
50 g de farine de maïs
40 à 50 ml d'eau
une pincée de sel
J'y ai mis aussi un peu de thym séché, pour parfumer
Mélanger les ingrédients et pétrir quelques instants pour former une boule ferme qu'on laissera reposer une heure au réfrigérateur. Puis étaler cette pâte au rouleau, ou même directement avec le plat de la main. La galette ne doit pas être trop fine, sinon elle deviendrait cassante. Pour la cuisson, qui se fait en quelques minutes, j'utilise ma poële à crèpes à peine huilée. Cette recette est expliquée plus longuement sur le site de Supertoinette (clic). On trouve aussi sur le net d'autres recettes, certaines avec des oeufs, pour une pâte plus malléable rappelant celle d'une crèpe, d'autres carrément fantaisistes, ne ressemblant plus en rien à une taloa traditionnelle.
Pour la piperade (3 à 4 personnes) :
- un kilo de tomates
- 10 à 12 piments verts, doux, ou plus : plus il y en a, mieux c'est !
- 1 gros oignon
- un oeuf par convive
- 2 CS d'huile
- du piment d'Espelette ou herbes au choix allant bien avec la tomate : thym, basilic...
Eplucher l'oignon, le couper en petits morceaux et le placer dans une cocotte avec l'huile d'olive. Couper la tête des piments, les ouvrir en deux pour en ôter les graines. Après les avoir nettoyés sous l'eau et coupés en petites rondelles, les ajouter à l'oignon et commencer la cuisson à feu doux.
Plonger les tomates quelques instants dans une eau bouillante pour en décoller la peau. Puis les peler et les concasser grossièrement, les ajouter dans la cocotte et bien mélanger. Saler, ajouter épices et/ou herbes, bien mélanger. Laisser mijoter doucement une bonne vingtaine de minutes, voire un peu plus. Il faut que les tomates "rendent" le maximum d'eau afin que la préparation s'assèche un peu, mais sans jamais attacher dans la cocotte.
Pendant ce temps, dresser la table, préparer les assiettes, ou bien faire cuire les taloas comme indiqué ci-dessus...

Au moment de passer à table, alors que la piperade est toujours sur le feu, casser les oeufs directement sur les légumes. Mélanger et remuer sans cesse, le temps qu'ils cuisent, ce qui ne prend que quelques minutes.
Dresser sur chaque assiette une taloa cuite et quelques louches de piperade. Manger sans attendre car ces deux préparations ne peuvent se conserver longtemps. Mais c'est si bon, que chaque fois que j'en ai mangé, chez moi ou ailleurs, le contenu du plat et des assiettes n'ont pas fait long feu et il n'en est jamais rien resté. Un plat très convivial, très apprécié dans la région, très consommé en été, la saison du piment, selon moi à juste raison.

dimanche 06 juillet
Tartine chèvre-tomate, sans prétention mais riche en goût
Sur le modèle alléchant du dakos crétois de Mary, j'ai eu envie d'essayer, ce jour-là, une petite tartine facile et rapide mais haute en couleurs. Comme je n'avais pas de féta, j'y ai mis du fromage de chèvre. Une recette idéale pour un jour d'été, quand on aime se faire plaisir, mais qu'on n'a pas forcément le temps ni l'envie de cuisiner longuement, ou qu'on est un peu fatigué, par exemple en vacances, après la plage... c'est bien connu, la plage, c'est trèèèès fatiguant !
Pour une tartine, il faut :
Une belle tranche de pain un peu épaisse, type pain de campagne ou aux céréales
1 petite tomate
quelques rondelles d'oignon
quelques olives noires
un peu de piment doux
3 rondelles de fromage de chèvre
1 CS d'huile d'olive

Tartiner légèrement le pain d'huile d'olive. Y répartir les tranches de tomates, les rondelles d'oignon, le piment doux, le fromage de chèvre, les olives. Terminer avec quelques gouttes d'huile d'olive. Parsemer d'herbes aromatiques si on en a.
Mettre sous le gril du four une dizaine de minutes. Voilà ! Ah ! que c'était bon !
A propos du fromage... Après avoir retourné en tous sens les briques de chèvre du supermarché, pour traquer la présure, dont il n'est presque jamais précisé si elle est animale ou végétale (ces bougres de fabricants !), j'ai dégoté ce rondin onctueux de chèvre sans présure du tout. Que des ferments lactiques, comme pour les fromages mous. A sa tête, on voit bien qu'il n'est pas rond, pas "en forme" comme les autres, pourtant il peut être utilisé pour les mêmes préparations. Comble de bonheur, il est exquis, fondant comme une crème. Et puis il est fait avec du lait de chèvre venant du Béarn, tout près de chez moi, alors quoi ? Hop, dans le caddie !

mercredi 02 juillet
Crèpes turques fourrées aux légumes : une délicieuse découverte
C'est sur le passionnant blog Orientissime que j'ai découvert cette recette. Immédiatement j'ai eu envie de goûter à ces crèpes fourrées, qui sont en fait des sortes de chaussons, à la pâte sans oeuf, levée, au lait fermenté (ce fameux lait donc j'ai ensuite fait du gaspacho au concombre).
Un petit air d'ailleurs pour un déjeuner qui, ma foi, s'est révélé très réussi. Ces crèpes sont excellentes, faciles à faire si l'on excepte le fait que la pâte colle pas mal (on comprend pourquoi il est précisé qu'il faut la huiler). Cette pâte, que j'ai faite en machine à pain, s'est révélée délicieuse, à la fois très souple, moelleuse, légère et nourrissante. Tout en ne l'ayant fourrée que de légumes cuits avec peu de matière grasse, j'ai été calée pendant des heures ! Il faut dire que mes crèpes étaient très grandes et épaisses. Je n'y étais pas allée de main morte.

Voici les ingrédients que j'ai utilisés pour confectionner deux belles crèpes :
Pour la pâte, j'ai respecté les dosages habituels de ma machine à pain, th 60 :
250 g de farine. J’ai mis ¼ de farine de Kamut, mais ce n'est pas une obligation.
150 g de lait fermenté
½ cc de sel
½ cc de levure de boulanger
basilic pour parfumer
Pour le fourrage :
½ aubergine
2 tomates
1 petit oignon
2 petits piments doux
des herbes aromatiques et du paprika
1 à 2 CS d'huile d'olive
sel, ½ verre de vin blanc pour la cuisson
du fromage rapé
Mettre tous les ingrédients de la pâte dans la machine à pain, programme pâte levée, et laisser travailler la machine. On peut aussi préparer la pâte à la main selon les indications d'Orientissime.
Pendant ce temps, préparer la farce aux légumes. Peler les tomates après les avoir plongées dans une eau bouillante quelques instants. Laver les aubergines (je ne les ai pas pelées). Peler les oignons. Ôter les graines des piments doux. Découper les légumes en petits morceaux et les faire doucement cuire dans une cocotte à fond antiadhésif, avec le vin blanc, l'huile d'olive, du sel, des herbes. Le paprika relèvera le goût de l'ensemble en fin de cuisson. Veiller à ce que les légumes s'assèchent le plus possible, afin qu'ils ne détrempent pas la pâte à crèpes.
Quand la pâte est prête, la diviser en deux morceaux égaux. Elle colle, est très élastique, je mets de fins gants pour travaux manuels afin ne pas en avoir plein les ongles (j'ai horreur de ça). Pour pouvoir l'étaler sans problème, il faut huiler au pinceau deux grandes feuilles de papier sulfurisé. Ainsi la pâte n'y restera pas collée, sans qu'on doive pour autant utiliser trop d'huile. Etaler ensuite doucement la pâte au rouleau entre les deux feuilles. Placer au centre de chaque crèpe une partie des légumes et y ajouter du fromage râpé. Fermer ensuite la crèpe en soudant les bords : c'est très facile.

Pour cuire les crèpes, j'ai utilisé ma poële à crèpes habituelles, juste huilée au pinceau : c'était parfait, ça n'a pas du tout collé et la cuisson n'a pris que 5 minutes par face.

J'ai obtenu deux beaux chaussons que j'ai accompagnés de salade verte. Un régal que je referai régulièrement en imaginant des fourrages différents.




