lundi 01 juin
Pâtes soba aux légumes printaniers et crème de soja
J'espère que ce week-end prolongé se passe bien pour vous... Ici, c'est balades sous le soleil, en bord de mer, bord de lac, sur les sentiers forestiers ou en ville, mêlée aux nombreux touristes venus cette année encore à Biarritz. L'occasion de se remplir les yeux de lumière, d'horizon tout bleu, de nature, de bleu, de vert. L'organisme, lui, fait le plein d'oxygène et de vitamine D, créée par la lumière du soleil, celle qui fixe le calcium. Crème solaire et lunettes de soleil sont de rigueur, même en ville, pour éviter rougeurs et irritations occulaires (fichu pollen...).
Mais côté nourriture, aujourd'hui on s'inspire (en partie) du Japon, avec les pâtes soba dont j'avais parlé dernièrement. Cette fois je les ai cuisinées avec des petits légumes bien de chez nous et cette crème de soja que j'adore, rappelant la crème fraîche (attention, ce n'est pas la même chose que la "sauce soja", typiquement asiatique, que je n'aime pas du tout et que vous ne trouverez jamais dans mes recettes). Les protéines de soja, elles, apportent une excellente dose de protéines qui font de ce plat de pâtes un plat complet.
Un petit plat qui n'a l'air de rien mais avec lequel, moi, l'amoureuse des pâtes, je me suis régalée comme jamais, sans avoir eu besoin d'y mettre ni fromage, ni beurre, ni autre produit animal.... que du végétal !

Par assiette, il faut :
- 50 g pesés crus de pâtes soba (pâtes japonaises à la farine de sarrasin, en magasin bio)
- 100 g de petits pois (ici, surgelés)
- 2 petites carottes nouvelles
- 1 petit oignon frais, ou bien de l'oignon rose
- 25 g (pesés crus) de protéines de soja
- 2 cs de crème de soja (Provamel)
- 1 cs d'huile d'olive
- estragon
- 2 cs de vin blanc
Réhydrater les protéines de soja dans un petit bol rempli d'eau, pendant 5 à 10 mn, puis les égoutter en les pressant entre les doigts. Découper les carottes en julienne, sans les peler si leur peau est fine et si elles sont bio. Emincer l'oignon.
Mettre les carottes, et l'oignon dans une poële et les faire revenir à feu doux avec l'huile d'olive, en remuant. Quand les légumes se sont attendris, ajouter les protéines de soja et le vin blanc, l'estragon, laisser cuire le tout quelques instants en remuant pour tout mélanger.
Pendant ce temps, faire cuire les pâtes et les petits pois, ensemble, dans de l'eau bouillante légèrement salée, 10 mn environ. Egoutter, mélanger aux autres légumes. Déposer dans la ou les assiettes, arroser de crème de soja et déguster.
vendredi 22 mai
Pancakes aux petits pois et fanes de radis
C'est grâce à la blogosphère que j'ai enfin daigné utiliser les fanes de radis. Jusque-là, j'avais entendu parler de la fameuse soupe, mais ça ne me disait rien du tout... faut pas croire que parce qu'on est végé, on se précipite spontanément sur tout ce qui est vert. Cependant, à force de lire les commentaires enthousiastes de celles qui ont publié leurs recettes, on finit par se dire que ça vaut peut-être le coup de cuisiner cette verdure au lieu de la jeter. Même quand elle nous est fournie toute pleine de terre, comme celle des radis de l'Amap, que l'on passe dix minutes à nettoyer.
J'ai beaucoup aimé cette soupe, dont vous trouverez la recette en maints endroits de notre sympathique culinosphère. Mais pourquoi faudrait-il se contenter d'utiliser les fanes de radis en soupe, me suis-je dit alors ? J'en ai ajouté à ces pancakes aux petits pois et le résultat était très sympa. A l'avenir, je tenterai de les utiliser de différentes façons, dans des mitonnées de légumes, des omelettes, des tartes, pour varier les plaisirs.

Pour une dizaine de pancakes :
- 100 g de petits pois (ici, surgelés)
- 1 petit bol de fanes de radis, 30 g environ
- 1 cs d'huile d'olive
- jus de cuisson des petits pois
- 90 g de farine + 1 cs de farine de soja (ou 100 g de farine de blé)
- 1 oeuf
- 1 cc de levure chimique
- bouquet garni déshydraté type Ducros
- 1 grosse cs de fromage blanc (facultatif, mais ça donne de l'épaisseur et du moelleux)
Version végétalienne, ou pour les intolérants à l'oeuf ou au lactose : on met 5 à 10 g de fécule de pomme de terre à la place de l'oeuf (soit une bonne cuillère à café) et un peu de yaourt de soja nature à la place du fromage blanc.
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Faire cuire les petits pois dans une eau peu salée, 10 mn. Egoutter en gardant un peu d'eau de cuisson pour réaliser les pancakes.
Faire revenir à la poële, quelques instants, les fanes de radis avec l'huile d'olive.
Mélanger l'oeuf battu (ou la fécule) avec la farine, la levure, ajouter un peu d'eau de cuisson des petits pois jusqu'à obtenir une pâte souple, mais pas liquide (quelques cuillerées à soupe suffisent). Mélanger au fouet pour lisser la pâte, sans trop insister sinon elle devient élastique. Ajouter le fromage blanc (ou le yaourt de soja), le bouquet garni, les petits pois et fanes de radis cuits, mélanger de nouveau.
Faire cuire les pancakes sur une poële ou une crépière huilée, par cuillerées déposées en petits tas, 1 à 2 mn de chaque côté. Ils se conservent très bien et peuvent même se congeler. On peut les consommer froids mais j'avoue que je les préfère tièdes. Avec une salade verte, c'est un repas printanier et léger comme je les aime.
mercredi 29 avril
Taboulé de printemps au chou rave, petit pois et citron confit
Le printemps, ces jours-ci, fait grise mine dans mon petit coin du Sud-Ouest. En attendant qu'il se ravigote, faisons comme s'il était vraiment là avec ce taboulé. J'ai découvert le chou-rave le mois dernier, à la Biocoop de Bayonne, un magasin agréable que vous apprécierez si vous séjournez dans ma ville natale, ou dans le sud des Landes tout proche. Grâce aux dégustations disponibles sur place, je suis tombée sous le charme de cette chose verte à la bouille rigolote (photo ci-dessous). Cru, c'est un délice très frais et croquant dont je profite à chaque occasion.
Dans le même temps, je suis tombée sur de jolies bottes de menthe bien odorantes... c'était comme l'été en plein mois d'avril ! Je ne pouvais pas ne pas en acheter ! Placée dans un fond d'eau et mise au réfrigérateur, j'ai pu la garder fraîche une dizaine de jours, le temps de tout utiliser.

Et puis, après avoir vu plusieurs recettes de citron sur différents blogs, j'ai préparé plusieurs choses, dont du citron confit, d'après une méthode express trouvée sur Exceldor.
Le tout compose ce taboulé jaune et vert, auquel on pourra ajouter tous les légumes de saison qui nous viennent en tête (mais que je n'avais pas à ma disposition sur le moment) : des pointes d'asperges, des radis, des fèves... c'est aussi bon que le taboulé traditionnel.
Pour deux belles assiettes, voici mes ingrédients :
- 60 g de boulghour (pesé cru)
- 1 chou-rave
- 100 g de petits pois (ici, surgelés faute de mieux)
- 2 tranches de citron confit
- 2 petits oignons frais
- quelques feuilles de menthe
- 1 à 2 cs d'huile d'olive
- 1 cc de tahin (purée de sésame)
- 1/2 jus de citron
- sel
J'ai fait cuire petits pois et boulghour ensemble dans une grande casserole d'eau bouillante salée. Le temps de cuisson est à peu près le même : 10 mn environ.
J'ai préparé le chou-rave en enlevant toute l'épaisse peau verte qui le recouvre (l'intérieur est plutôt blanc) puis en l'éminçant. J'ai également émincé l'oignon frais et découpé le citron confit en petits morceaux.
Ensuite j'ai mélangé boulghour et petits pois cuits et refroidis, chou-rave, oignon, citron, ajouté les feuilles de menthe. Puis mis le tout au frais pendant quelques heures.
J'ai préparé la vinaigrette au dernier moment en mélangeant huile, citron, tahin et sel. Il n'y avait plus qu'à l'ajouter au reste et servir.

Ci-dessus : un chou-rave. Joli, non ?
dimanche 08 mars
Riz cantonais au tofu fumé
Cette recette fut pour moi une évidence dès que j'ai testé et apprécié le tofu fumé. J'adore le riz cantonais, dont les deux ingrédients essentiels, pour moi, outre le riz, sont depuis toujours, non pas les crevettes, ni le jambon, ou tout autre morceau de chair animale, mais les petits pois et les oeufs brouillés, ou en omelette. Décidément, j'étais faite pour être végé. ça devait être inscrit dans mes gênes.
D'après ce que j'ai lu sur le net, il y a mille et une façons de préparer le riz cantonais. On y met ce qu'on veut, du moment que l'ensemble est agrémenté de couleurs variées. De même, le mode de cuisson diffère d'une recette à l'autre. Sur un site que je ne nommerai pas, j'ai lu qu'il fallait faire cuire les légumes dans du saindoux. Beark. Rien de tel ici, je vous rassure.
Typiquement asiatique, le tofu fumé a naturellement sa place dans ce délicieux plat, qui est presque un repas à lui tout seul avec ses nombreuses sources de protéines. Voici ma version, à vous de trouver la vôtre en fonction de votre inspiration.

Pour trois assiettes :
120 g de riz (ici du riz thaï demi-complet acheté en vrac au magasin bio)
25 g de lentilles ou de févettes
150 g de petits pois (ici, surgelés)
2 petits oignons roses
1 oeuf
100 g de tofu fumé
1/2 verre de vin blanc (ou de bouillon de légumes)
3 gros champignons blancs
un peu de carotte râpée ou émincée
2 cs d'huile
Préparer une petite omelette fine avec l'oeuf battu et très peu de sel. La laisser refroidir, puis la rouler et la découper en fines tranches.
Faire cuire à l'autocuiseur, 10 mn, le riz et les lentilles (ou les févettes). On peut les cuire ensemble sans problème. Egoutter.
Dans une cocotte, faire revenir l'oignon émincé dans l'huile. Ajouter les petits pois, laisser cuire quelques instants en remuant. Verser le vin blanc (ou le bouillon de légumes), laisser mijoter encore quelques minutes. Ajouter alors les champignons découpés en fines lamelles, le tofu fumé découpé lui aussi en fines tranches. Laisser cuire un peu en remuant et en surveillant, avec le couvercle de la cocotte.
Enfin, baisser le feu à mini, ajouter riz, févettes, carotte râpée et morceaux d'omelette. Remuer pour bien mélanger et obtenir un plat coloré. Répartir dans les assiettes et passer à table.
mercredi 07 janvier
Risotto d'hiver au chou chînois et au tofu
Fait froid, hein ? ça vous dirait, un bon petit plat bien consistant, pour vous réchauffer ? Sans un gramme de cholestérol et sans graisse superflue ? Bon pour la ligne et pour la santé, quoi ? Avec tout plein de protéines et pourtant sans le moindre bout de chair animale ou d'oeuf ? Févettes+tofu fumé+petits pois+champignons, voilà le secret. Les champignons sont le légume qui contient le plus de protéines.
C'était la première fois que je goûtais au tofu fumé. Super bon ! Moi qui avais peur d'être déçue, je suis au contraire tout à fait conquise. ça a le goût de la charcuterie fine ! si si, je vous assure ! De la charcuterie sans gras, c'est génial ! Ce n'est que du soja ! C'est moelleux, ça fond dans la bouche. Outre les protéines, il apporte du fer, précieux pour se sentir en forme.

J'ai préparé ce risotto dans ma cuisine chauffée à bloc où il ne faisait pourtant que 16°, le mieux qu'on puisse espérer en hiver. Située au nord, elle reste froide quoi qu'on fasse. Je suis sûre qu'un réacteur nucléaire tout entier ne suffirait pas à faire monter la température à 20°. Le matin, au lever, après avoir baissé le chauffage pour la nuit, je vous laisse imaginer l'ambiance. On entre dans un frigo. J'ai investi depuis déjà plusieurs années dans une robe de chambre en laine des Pyrénées, extra-chaude, idéale en cette saison, que je conseille à tous ceux qui sont aussi frileux que moi.
En même temps, j'envie les marseillais ces jours-ci... eux, au moins, ont de la neige, et le plaisir des yeux, alors qu'ici au Pays Basque, que dale. Que du froid et de la grisaille. On est volés. "C'est vraiment trop inzuste", comme dirait Caliméro.
Pour deux-trois personnes (selon l'appétit) :
- 80 g de riz (ici, du riz de camargue semi-complet acheté en vrac au magasin bio)
- 40 g de févettes sèches (si vous en trouvez : à défaut, des lentilles)
- 1 oignon
- 150 g de petits pois (surgelés pour moi)
- une douzaine de petits champignons de Paris
- 1/4 de chou chînois (voire un peu moins)
- 50 g de tofu fumé
- 1/2 litre de bouillon de légumes, fait avec une demi-tablette de bouillon (avec une tablette entière, le risotto sera trop salé).
- 2-3 cs d'huile
Note : libre à vous de changer les proportions de légumes et de tofu !

Préparer le bouillon de légumes, en faisant chauffer la demi-tablette de bouillon dans l'eau, dans une casserole.
Puis peser et préparer tous les ingrédients :
- nettoyer les champignons sous l'eau, vite fait pour ne pas les gorger d'eau, les découper ensuite en lamelles et les déposer dans une poële, à part.
- découper le chou chînois en lamelles fines, les laver sous l'eau
- peler l'oignon et le découper en petits morceaux
- découper le tofu fumé en fines tranchettes
Faire revenir, à part, dans la poële, les champignons, avec 1 cs d'huile. Réserver.
On passe au risotto : dans une cocotte sans couvercle, déposer l'oignon, le faire revenir à feu moyen avec 1 à 2 cs d'huile, jusqu'à ce qu'il soit transparent.
Ajouter le riz et les févettes, bien remuer et laisser cuire quelques instants, pour qu'ils s'imprègnent d'huile. Puis commencer à verser le bouillon de légumes, louche après louche, à feu doux, en veillant à ce que tout le liquide soit absorbé avant chaque nouvelle louche. Remuer régulièrement et surveiller la cuisson, il ne faut pas que ça brûle.
Après deux louches, ajouter les petits pois. Poursuivre la cuisson. Quand il ne reste que deux-trois louches, ajouter, en deux fois (car il est volumineux), le chou chînois. Bien remuer pour qu'il s'imprègne du liquide. A la dernière louche, ajouter le tofu fumé. Quand il ne reste plus de bouillon, ajouter les champignons, mélanger, poursuivre la cuisson quelques instants. Répartir le risotto dans les assiettes et passer à table sans attendre.
lundi 22 septembre
Pâtes aux poireaux et petits pois (et chèvre, si on y pense)
J'ai découvert l'an dernier les pâtes aux poireaux et j'en ai fait chaque semaine, tout au long de l'hiver, tant j'ai adoré ça. C'est très simple, rapide, ça permet d'allier l'amour des pâtes à la nécessité de manger des légumes. Le poireau est sans nul doute mon légume favori à la saison froide. Je le cuisine à toutes les sauces et, comme j'en ai depuis peu dans mon panier Amap hebdomadaire, c'est reparti pour un tour cette saison.
J'ai ajouté des petits pois, mais on peut faire cette recette sans eux. En principe je mets aussi un peu de fromage de chèvre, mais pour la photo, je l'avais oublié. Donc, voilà, si on y pense, on peut en mettre aussi, tout cela va très bien ensemble.
A noter qu'on peut faire, de la même façon, du riz au poireau, du sarrasin au poireau, du quinoa au poireau... toutes les céréales se prêtent à cette recette facile et goûteuse dont je ne suis pas prête de me lasser !

Pour deux personnes :
100 à 120 g de pâtes complètes, pesées crues
1 poireau
150 g de petits pois (surgelés ici)
quelques rondelles de fromage de chèvre
graines de tournesol (facultatif)
gruyère râpé
1/2 cube de bouillon de légumes
crème fraîche, ou crème de soja, selon les goûts (pour cette recette, je préfère de la crème fraîche)
Nettoyer le poireau sous l'eau pour ôter toute la terre. Le découper en fins tronçons. Les plonger, avec les pâtes et les petits pois, ainsi que le bouillon de légumes, dans de l'eau bouillante, dans une grande casserole. Le poireau ne doit cuire que 10 mn. Si les pâtes doivent cuire plus longtemps, ajouter le poireau en cours de cuisson.
Egoutter le tout. Mélanger avec la crème fraiche et parsemer de fromage râpé. Ajouter les rondelles de fromage de chèvre et les graines de tournesol. Et se régaler sans attendre.
vendredi 19 septembre
Tarte aux légumes et mozzarella
Sur le coup, j'ai cru qu'elle était ratée, ma tarte : j'avais mixé un peu de lait avec la mozzarella, au-dessus des légumes, et il semble que j'en aie mis un peu trop : il s'est un peu sauvé sous la pâte, le bougre.
Mais plus de peur que de mal. On s'affole souvent trop vite en cuisine. Et puis j'avais pris des risques... Eh oui, j'avais décidé de faire cette tarte avec ce que j'avais dans le frigo. Je n'avais ni crème fraîche, ni crème de soja, et je ne voulais pas y mettre d'oeuf. Ni cuire les carottes au préalable.

Une prochaine fois, je mettrai plutôt une crème semi-liquide (laitage ou pas) et je la mélangerai aux carottes rapées pour les imbiber, car c'est cela qui les a rendues si moelleuses. J'ai également découvert au magasin bio de la crème d'avoine et de la crème de riz en barquette, en remplacement de la crème fraîche que j'ai complètement délaissée depuis quelques mois. Ce n'est pas un choix volontaire, ça s'est fait tout seul, comme une suite logique à tous ces changements dans ma façon de vivre.
Cela dit, malgré ce petit excès de liquide, je me suis ré-ga-lée avec cette tarte. La qualité des ingrédients y est pour beaucoup. Ces carottes croquantes, que je n'ai même pas pelées, juste grattées... Cette pâte maison, avec une farine multicéréales et sans beurre... Depuis que j'ai entendu parler des méfaits de l'huile de palme, présente dans toutes les pâtes à tarte toutes faites, je fais mes pâtes moi-même : c'est si facile, et rapide, en plus !
J'ai trouvé l'inspiration en consultant la Tarte à la carotte-othèque de La Belle au Blé Dormant, une belle collection alimentée par plein de culino-blogueurs, très utile.

Pour la pâte :
200 g de farine, mi-farine de riz complet, mi-multicéréales (celles que j'avais sous la main ce jour-là).
10 cl d'eau
10 cl d'huile d'olive
basilic et sel
Pour la garniture
4 carottes
1 tout petit poireau
1 petit oignon
100 g de petits pois surgelés
bouillon de légumes
graines de tournesol
graines de cumin
1 boule de mozzarella et un peu de crème liquide (crème fraîche ou végétale)
Tamiser la farine, y verser l'eau et l'huile, le sel et le basilic, mélanger et pétrir le tout quelques instants à la main, pour former une boule de pâte. Laisser reposer cette boule au frigo, le temps de préparer la garniture.
Nettoyer les carottes et le poireau, sous l'eau, pour bien enlever la terre. Râper les carottes, les essorer entre les doigts, réserver. Peler l'oignon et le découper en petits morceaux. Découper le poireau en petits tronçons et les faire cuire avec les petits pois, et l'oignon, dans un bouillon de légumes, pendant 10 mn, pas plus. Dès que le poireau est tendre, stopper la cuisson et égoutter le tout, pour ne pas trop perdre de vitamines.
Faire griller à la poële les graines de tournesol, avec un peu d'huile. L'odeur des graines qui grillent rappelle fortement celle de la viande grillée, c'est surprenant !
Etaler la pâte à tarte au rouleau, entre deux feuilles de papier sulfurisé. Garder la feuille du dessous pour déposer la pâte dans le moule à tarte, ce qui lui évitera de coller au fond du plat. Mélanger les carottes râpées avec 2 cs de crème fraîche ou végétale (cela devrait suffire, sinon gare aux fuites !). Les disposer sur la pâte. Ajouter par-dessus le poireau, les petits pois et l'oignon égouttés, puis les graines de tournesol et la mozarella découpée en tranches. Terminer par des graines de cumin.
Mettre au four, th 5-6 (selon votre four), de 25 à 30 mn, jusqu'à ce que la pâte soit cuite.
mardi 24 juin
Salade composée multicolore
A la belle saison, je me tracasse moins encore que d'habitude pour faire la cuisine. Depuis toujours, je prépare beaucoup de salades composées faites rapidement et facilement, mais dont les mélanges de saveurs et couleurs font pâlir de jalousie tous les plats plus sophistiqués. Tous les légumes et crudités vont bien ensemble, ou presque, ce qui rend les possibilités infinies. A une base de riz et salade verte, j'ajoute à peu près tout ce que j'ai sous la main. Je me souviens un jour qu'une amie plus habituée à lire des recettes qu'à improviser s'était étonnée que j'associe riz et haricots verts cuits et refroidis dans la même vinaigrette. Elle avait pourtant adoré. Ici, j'ai eu l'idée d'une petite salade colorée composée essentiellement d'ingrédients aux formes arrondies.

Pour un petit saladier (une à deux personnes) :
Une dizaine de belles feuilles de salade (j'ai mis de la feuille de chêne)
50 à 60 g de riz pesé cru (j'ai utilisé du riz demi-complet de Camargue, acheté en vrac, donc pas cher, à la biocoop)
100 g de petits pois (j'ai mis des surgelés)
100 g de maïs en boîte, égoutté
une dizaine de tomates cerise
quelques noisettes ou autre fruit sec au choix
1 CS d'huile, un peu de sel
Après avoir bien nettoyé la salade, j'ai fait cuire ensemble riz et petits pois à l'autocuiseur, 10 mn, dans de l'eau salée. Le riz demi-complet bio est plus long à cuire qu'un riz du supermarché, aussi l'autocuiseur est tout désigné. J'ai passé riz et petits pois sous l'eau pour les refroidir après la cuisson.
Il ne reste plus qu'à mélanger salade, riz, petits pois, maïs, bien égoutté, tomates nettoyées sous l'eau et noisettes. J'ai assaisonné avec mon huile de colza toute simple. Je n'ai pas cinquante huiles à la maison, juste colza et olive, et elles me suffisent, m'évitent d'avoir à me creuser la tête pour en choisir une. Je n'aurais pas assez de place dans mes placards pour ranger un choix d'huiles plus important.

Pour cette fois, j'ai accompagné ma salade d'une omelette, mais en y mettant des haricots rouges ou des pois chiches, on n'aura besoin de rien d'autre pour avoir un repas complet, avec protéines et vitamines, rendant inutile, au niveau de l'équilibre nutritionnel, le moindre bout de jambon ou de poulet. Ah ! Que j'aime l'été ! C'est vraiment la saison idéale pour manger végétarien.
jeudi 29 mai
Pâtes aux légumes, des saveurs à n'en plus finir
Dans la catégorie cuisine traditionnelle, oui, celle des omnivores, on trouve tous les plats de pâtes dont de très nombreuses variations sans le moindre produit carné. Non, on n'est absolument pas obligé d'y mettre de la viande hachée, du jambon ou des moules pour se régaler et en faire un plat nourrissant et savoureux qui permette de sortir de table bien rassasié ! Les recettes de pâtes aux légumes sont légion et, avec un brin d'imagination, on peut en créer soi-même en fonction de ce qu'on a dans son placard ou son congélo. Au passage, je rappelle que les pâtes, si on ne les noie pas dans la crème et le beurre, ne font pas grossir !! (eh oui, certains le croient encore en vertu d'une vieille et fausse idée des années 70-80 qui excluait à tort les féculents de tous les régimes... heureusement que l'eau a coulé sous les ponts depuis).

Pour cette recette-ci, je j'ai trouvé l'inspiration chez Silvia, dont la délicieuse cuisine italienne me tape dans l'oeil depuis quelques temps. De façon générale, je raffole de la cuisine méditérannéenne, et celle-ci en particulier. J'ai fait un mix de deux de ses recettes, le gratin de conchiglioni et les pâtes de Gragnano aux asperges. J'ai trouvé des pâtes de Gragnano à Carrefour (ce sont des pâtes traditionnelles napolitaines, présentées par Silvia dans sa recette), que j'ai cuisinées avec la tomate et les petits pois du gratin :
Par personne il faut :
70 à 80 g de pâtes (pesées crues)
100 g de petits pois surgelés
1 petit oignon rouge pelé, découpé en petits morceaux
1 CS d'huile d'olive
1 grosse tomate ou, comme ici, quelques CS de pulpe de tomate toute prête, nature
fromage râpé
bouillon de légumes, vin blanc (facultatif) persil, herbes aromatiques (j'ai mis de l'origan)
Le gratin de Silvia incluait de la mozarella. Je n'en avais pas, mais bien sûr, on peut en mettre aussi !

Faire revenir l'oignon dans l'huile d'olive, puis ajouter les petits pois surgelés qui vont commencer à cuire dans l'huile eux aussi. Pour qu'ils cuisent tout à fait, ajouter ensuite, soit du vin blanc (j'ai mis environ 1 verre à eau), soit du bouillon de légumes s'il y a des enfants à table. Après 10 mn environ, quand les petits pois sont cuits, ajouter la tomate pelée et concassée ou la pulpe de tomate déjà prête, qui se réchauffera au contact des autres ingrédients. Laisser mijoter quelques instants, parsemer des herbes au choix (en y allant franchement, pour bien relever le goût). Par ailleurs, faire cuire les pâtes al dente dans de l'eau salée (Pâtes de Gragnano : 9 mn). Mélanger les pâtes aux légumes, ajouter du fromage râpé... et à table ! C'est un vrai régal, un mélange de saveurs aussi simple que succulent. Vraiment. L'association petit pois-tomate est géniale.
Et ces pâtes, ne sont-elles pas rigolotes avec leur forme festonnée ? D'autres formes originales existent, à découvrir en magasin. Chez Silvia, c'était les "pâtes radiateur".

Un petit mot pour finir sur la nouvelle gamme de produits bio de Carrefour. C'est là que j'ai trouvé ma pulpe de tomate. Le bio est à la mode, tout le monde s'y met en essayant d'être bon marché, c'est bien ! J'ai vu dans cette gamme plusieurs laits végétaux, des farines, des crèmes dessert au soja (entre autres) à des prix très abordables. Moi qui ne raffole pas trop du soja, j'adore néanmoins ces crèmes au caramel ou au chocolat. Quant à la pulpe de tomate, elle est excellente et on n'y a ajouté que du sel. Rien à voir avec toutes ces sauces tomates aux listes d'ingrédients à n'en plus finir, dont on se demande ce qu'ils fichent là, et au goût infect. ça vaut le coup de faire un petit tour dans ce rayon, en espérant que les prix ne grimperont pas de sîtôt....
vendredi 09 mai
Minestrone, la soupe parfaite
Non seulement c'est bon, coloré, nourrissant, pour peu de préparation, sympa à manger même un jour de printemps, avec ses légumes et ses saveurs méditérranéennes, mais ça contient tout ce qu'il faut pour manger végé, puisque les haricots secs y cotoient les pâtes. C'est plus fort que moi, dès que je vois une association légumineuse-céréale, je saute au plafond ! C'est comme une vive lumière clignotante, aguicheuse, genre boîte de nuit tape à l'oeil. Autrement dit, là-dedans, question équilibre nutritionnel, c'est tout bon !
C'est une soupe prévue pour 6 personnes, et même plus s'il le faut tant elle est copieuse (mais pas grasse, attention ! C'est tout bon pour la ligne aussi !). Si l'on est moins nombreux, on peut en garder pour les jours suivants, ou en congeler une partie (pratique quand on travaille). C'est aussi facile que peu coûteux. Jugez plutôt :
- 150 g de haricots blancs (j'utilise des lingots)
- 150 g de haricots rouges
- 150 g de petites pâtes (complètes de préférence). J'ai mis des coquillettes complètes Barilla.
- 2 carottes coupées en rondelles (on peut ne pas les éplucher si ce sont des carottes nouvelles, c'est mieux pour les vitamines)
- 2 courgettes coupées en cubes (épluchées ou non selon le goût)
- 150 à 200 g de petits pois - j'utilise des surgelés
- 1 cube de bouillon de légumes
- ni sel, ni poivre, rien d'autre ! J'ai juste ajouté une feuille de laurier, je les cueille pendant mes balades.

Les recettes en ma possession ajoutent des haricots verts, des pommes de terre, de la tomate... bien sûr côté légumes, chacun fait selon ses goûts et tout est possible, tout est bon.
La veille, il faut faire tremper les haricots, qui vont doubler de volume. Le jour même, on place simplement tous les ingrédients préparés dans une cocotte, on recouvre largement d'eau et on fait cuire à petit bouillon.
Pour moi j'utilise mon autocuiseur, c'est plus rapide et vu que le prix du gaz grimpe tout le temps, plus économique aussi ! En temps normal la cuisson est de 45 minutes environ, jusqu'à ce que les haricots soient tendres. A l'autocuiseur, cela a pris 20 minutes.
En principe cette soupe est accompagnée d'un pistou, fait à l'ail et au basilic. Comme je n'avais ni l'un ni l'autre -l'ail irrite mon petit estomac, donc je n'en utilise pas-, j'ai improvisé une petite tambouille perso et découpé en petits morceaux un oignon ordinaire, que j'ai fait revenir quelques instants avec un reste de botte de persil, un peu d'huile d'olive, du bouquet garni séché en pot et quelques cuillères à soupe de vin blanc. Quelle bonne odeur dans la cuisine !

Le résultat est à la hauteur de mes espérances. En pleine après-midi, par l'odeur alléchée, il a fallu que je lâche tout pour aller y goûter... ce mélange de saveurs, ça vous titille les papilles ! J'ai eu hâte d'être au soir pour passer à table pour de bon.





