mardi 03 février
Parmentier d'épinards et de champignons
Dans la série des quelques (rares) plats de viande que j'aimais bien, il y avait le hachis parmentier. Sans nul doute le seul qui me permettait d'apprécier le boeuf, à condition que je l'aie moi-même haché (parce que les steaks hachés tout faits, beark !). Idem pour la purée, faite maison, non mais ! J'en faisais deux-trois fois au cours de l'hiver, un grand plat que je congelais en partie pour les jours de flemme. Mais à présent, ce parmentier-là ne me manque pas du tout. J'en découvre d'autres, sans le moindre bout de viande, et c'est l'occasion de tester de nouvelles combinaisons de saveurs en faisant appel à l'imagination.
Ici, la purée de pommes de terre est mâtinée d'un peu de patate douce, ce qui lui donne une couleur et un goût inédits, très doux et très, très agréables.

Quant au mélange d'épinards et de champignons, je le connaissais déjà depuis plusieurs années. Je le conseille à tous ceux qui n'aiment pas les épinards. C'est tout simplement délicieux. L'épinard en est méconnaissable. Sans doute l'une des meilleures associations de légumes qui soient, en tout cas pour moi qui ne suis pas, à la base, fan des épinards.
La seule difficulté est de trouver les bons dosages dans les ingrédients, pour pouvoir remplir le plat, ni trop, ni trop peu. Mais la réalisation de ce gratin parmentier est d'une grande simplicité. Un enfant pourrait s'y coller.
Pour un petit plat, convenant pour deux personnes :
500 à 600 g de pomme de terre et patate douce (répartition au choix)
200 à 250 g d'épinards hachés surgelés
125 g de petits champignons de Paris
1 verre de lait (de préférence, végétal, ce sera plus digeste)
crème liquide de soja (marque Provamel pour moi)
estragon, sel, huile d'olive
2 cs de graines de tournesol
emmental râpé (sans présure, par exemple : marque Pâturages, d'Intermarché)

Peler et faire cuire les pommes de terre et patates douces, à l'autocuiseur, 20 mn environ. Les passer au moulin à légumes, pour faire une purée. Mélanger avec le lait, légèrement tiédi. Ajouter le fromage râpé, mélanger encore.
Faire cuire les épinards, de préférence sur le feu plutot qu’au micro-ondes où ils rendent beaucoup plus d’eau. Egoutter au besoin, ajouter un peu de sel et de la crème liquide au soja.
Faire revenir à la poële, quelques minutes, les graines de tournesol dans un peu d'huile d'olive.
Nettoyer les champignons, les découper en tranches fines, les faire sauter à la poële avec un peu d’huile d’olive. Ajouter l'estragon. Mélanger aux épinards et aux graines de tournesol.
Beurrer le fond d’un petit plat à gratin. Y étaler la moitié de la purée de pommes de terre et patates douces. Etaler par-dessus le mélange épinards-champignons. Terminer par le reste de purée.
Mettre sous le grill quelques instants avant de déguster.
mardi 27 janvier
Blanquette tout légumes, au tahin, sans oeuf... et, euh...sans sel
Ce n'est pas parce que la blanquette de veau n'est plus pour moi qu'un souvenir, que toute blanquette est désormais exclue de mes menus. Eh oui, on peut faire de délicieuses blanquettes de légumes. Celle-ci n'a rien eu à envier à celles à la viande. Tout au contraire, elle s'est révélée meilleure encore que ces dernières, dépassant ainsi toutes mes espérances. C'est dû à la présence de nombreux légumes aux goûts très variés. J'ai mis à peu près tous ceux que j'avais sous la main, qu'on n'imagine pas forcément dans une blanquette : courge butternut, patate douce, chou chînois... et bien sûr les traditionnelles carottes et pommes de terre. Un vrai festival de couleurs, saveurs et textures, vitaminé en diable pour faire la nique à l'hiver et au mauvais temps.
Au sujet du sel... j'ai totalement oublié d'en mettre. En début de cuisson, entre laurier, bouquet garni, et tutti quanti, on ne sait plus où donner de la tête, alors le sel, que je mets toujours en dernier, ben j'y ai plus pensé. Il n'y en a pas un gramme dans cette recette. Le plus drôle, c'est que je ne me suis souvenue de cet oubli qu'après avoir terminé mon assiette ! Ce qui signifie que le sel ne m'a pas du tout manqué. Le goût des légumes et aromates a suffi à faire mon bonheur.

Quant à l'oeuf... je n'ai jamais mis d'oeuf dans mes blanquettes. Je me suis toujours contentée de mélanger et faire chauffer bouillon de légumes et crème. Ici j'ai innové en mettant de la crème de soja, ainsi que mon cher tahin, qui décidément se prête à tout. Ce mélange est un vrai régal, le meilleur que j'ai goûté.
Bien sûr on peut faire une blanquette avec bien d'autres légumes. Je n'ai mis ni navet ni chou (autre que le chou chînois), car je ne les aime pas. Mais alors, pas du tout. J'appréhende d'ailleurs cette période, la plus critique pour moi, car les choux apparaissent maintenant dans le panier bio hebdomadaire fourni par mon maraîcher Amap. L'autre jour, ma maman, qui partage avec moi le contenu du panier, et qui va le chercher pour nous deux chaque mercredi, m'appelle et me dit : "Il y a un chou-fleur cette semaine". Et moi de répondre : "Garde-le !". C'est l'avantage de partager son panier avec quelqu'un d'autre. On peut toujours s'arranger.
J'espère que notre gentil maraîcher n'a pas trop souffert de la tempête de samedi... réponse demain, mercredi. Cela fait mal au coeur de voir, aux infos, ces images de serres écroulées et de jeunes salades arrachées, chez certains d'entre eux.

Pour 4 à 5 belles assiettes :
- 1 gros oignon ou deux petits
- 1 morceau de courge (ici, butternut), 200 à 300 g
- 1 pomme de terre (ici, 200 g)
- 1 patate douce (250 g)
- 2 carottes
- 1 poireau
- 2 feuilles de chou chînois
- 150 g (ou plus) de légumineuses sans trempage préalable : lentilles, pois cassés, févettes (ici, févettes et lentilles blondes)
- 2 feuilles de laurier
- piment d'Espelette
- bouquet garni
- crème de soja
- 2 cs de purée de sésame blanc (tahin, en magasin bio)
- 1 verre de vin blanc
- 2 cs d'huile
- persil

Peler et découper en petits cubes ou en rondelles : courge, pomme de terre, patate douce, carottes. Emincer le chou chînois, le nettoyer sous l'eau. Nettoyer le poireau, le découper en tronçons. C'est cette préparation qui prend le plus de temps.
Peler et émincer l'oignon, le faire revenir dans la cocotte avec l'huile. Quand il est devenu transparent, ajouter courge, pomme de terre, carottes et patate douce. Couvrir d'eau et de vin blanc, à hauteur (au bout de 20 mn de cuisson, l'alcool contenu dans le vin blanc s'est évaporé : ne reste que son délicat parfum). Ajouter laurier, bouquet garni, piment... et sel, modérément (si vous y pensez). Poser le couvercle de la cocotte, mais sans la fermer totalement. Laisser mijoter environ 20 mn, à petits bouillons, sur feu moyen à doux, en surveillant.
Après ce laps de temps, ajouter les légumineuses. Surveiller le niveau d'eau, en remettre un peu au besoin. 5 mn plus tard, ajouter poireau et chou chînois. Laisser mijoter encore 10 mn. En principe, après cela, les légumes sont bien cuits et fondants. Si ce n'est pas le cas, poursuivre un peu la cuisson à feu doux.
Dans une petite casserole, mettre quelques louches de jus de cuisson, quelques cuillerées à soupe de crème de soja, et 2 CS de tahin au sésame blanc. Eventuellement, on peut ajouter un peu de purée d'oléagineux (amande, cajou), pour parfumer davantage encore. Faire chauffer à feu très doux, en remuant sans cesse au fouet, sans laisser bouillir, pendant quelques minutes. Quand le mélange a épaissi, le répartir sur les légumes disposés sur les assiettes, avec un peu de persil.
A déguster avec n'importe quelle céréale... du sarrasin pour moi, parfait en hiver... ou bien une belle tranche de pain tartinée de tahin et accompagnée d'un morceau de fromage.
lundi 19 janvier
Carottes et patate douce aux épices, vin blanc et cajou
Pour les fêtes de fin d'année, je me suis fait un petit (gros) plaisir, j'ai acheté de la purée d'oléagineux. Cela me faisait envie depuis longtemps, mais le prix élevé me retenait... et me retiendra de renouveler l'expérience trop souvent. Mon choix s'est porté sur la purée de cajou, c'était celle-là que je voulais et pas une autre. La noix de cajou a toujours été mon fruit sec préféré. Chaque mois j'en prends au magasin bio et, quand je les savoure, j'oublie le reste du monde. Mais bien sûr on pourra faire cette recette avec une autre purée d'oléagineux.
Grâce à elle, et à la patate douce, j'ai pu avoir des carottes fondantes (sans que l'amertume s'en mêle), avec un temps de cuisson réduit. Sésame, épices, vin blanc sont là aussi pour donner du goût à cette préparation simple mais revigorante. Ici les carottes sont présentées avec un mélange de céréales, genre Tipiak, mais on peut aussi les accompagner de riz, de boulghour, de sarrasin, bref, ce qu'on voudra.

Pour 3 assiettes :
- 500 g de carottes environ
- 1 patate douce (150 g environ)
- 1 oignon
- 1 CS d'huile d'olive
- 1/2 verre de vin blanc
- une-demi tablette de bouillon de légumes
- une pincée de muscade, une pincée de cumin
- 1 CS de purée d'oléagineux (ici, purée de cajou)
- 1 CS de tahin (ici, au sésame blanc)
- graines de sésame
Faire revenir l'oignon pelé et émincé dans l'huile d'olive, dans une cocotte.
Peler les carottes, les découper en rondelles fines, ainsi que la patate douce (ou en petits carrés si celle-ci est trop épaisse). Ajouter à l'oignon, couvrir d'eau à hauteur, ajouter la demi-tablette de bouillon de légumes, le vin blanc, les épices, couvrir (mais pas complètement) et laisser cuire à feu moyen pendant 10 à 15 mn. Baisser le feu si le liquide bouillonne trop.
Ajouter alors la purée de cajou, ainsi que le tahin, et laisser mijoter encore 10 mn à feu doux, ou un peu plus longtemps si les carottes ne sont pas encore assez fondantes à votre goût.
Arrêter la cuisson lorsque le liquide a presque totalement disparu, ne laissant qu'une sauce crémeuse dont on nappera les cérales d'accompagnement.
vendredi 05 décembre
Gratin de poireaux et patates douces
Connaissez-vous le blog de cuisine africaine, Cuisine d'Afrique ? On y trouve des tas de recettes dépaysantes, fascinantes pour nous autres, européens. C'est là que j'ai trouvé l'idée de ce gratin de poireaux et patate douce, vraiment délicieux. J'ai allégé les épices, car je ne les avais pas toutes à ma disposition, ajouté des noix de cajou et utilisé les patates douces de mon magasin bio. Elles y étaient au même prix que celles du supermarché (cela vaut la peine de le signaler), pour une saveur décuplée, qui m'a laissée toute étourdie devant mon assiette.
Ah ! ça change du traditionnel gratin poireau-pomme de terre, que je faisais jusqu'ici, bon aussi, mais nettement moins original et exotique. D'autant que la patate douce, avec sa chair rosée, fait bel effet à côté du vert poireau.

Pour deux personnes :
2 poireaux
2 patates douces (environ 350 g)
une quinzaine de noix de cajou
Béchamel maison :
1/4 L de lait de soja, ou autre lait végétal (riz, avoine...)
2 CS de maIzena
20 g de beurre
1 cc de tahin (purée de sésame, en magasin bio)
muscade, cumin, sel, graines variées au choix (j'ai mis des graines de tournesol)
Laver les poireaux, les couper en tronçons. Peler les patates douces, les découper en morceaux. Faire cuire le tout à l'autocuiseur, 10 mn après la montée en pression.
Egoutter les poireaux, les mettre avec les patates douces et les noix de cajou dans un plat à gratin.
Préparer la béchamel : mélanger maïzena et lait végétal, à froid, au fouet à main. Faire chauffer doucement dans une casserole, sur le feu, en remuant. Quand la préparation a épaissi, éteindre le feu, saler, ajouter le beurre, le tahin, les épices, les graines. Remuer pour bien mélanger.
Etaler cette béchamel sur les légumes et placer le plat sous le grill du four, 5 mn.
samedi 23 août
Moelleux de potimarron et patate douce
On ne change pas une équipe qui gagne, alors j'ai repris la patate douce pour accompagner le potimarron, cette fois en version sucrée. L'un comme l'autre ayant justement un petit goût sucré, tous les desserts leur vont bien.
J'ai choisi le moelleux, parce que les proportions de farine et autres ingrédients sont assez réduites et n'entravent pas le goût du potimarron et de la patate douce. Quant aux raisins secs que j'ai ajoutés, ils ont leur importance, relèvent le goût, surtout ceux-là... ce sont des raisins secs bio achetés en vrac au magasin bio, d'origine turque, qui surpassent de très loin tous ceux qu'on achète en sachet au supermarché. Moi qui utilisais peu les raisins secs, à présent je n'oublie jamais d'en prendre quand je vais à la biocoop.

Je me suis basée sur les proportions d'une autre recette de moelleux au potimarron, trouvée sur le très beau blog Home made with love. Mais j'ai mis beaucoup plus de chair de légume :
- la chair d'un demi-potimarron (500 g environ avec la peau)
- 150 g de patate douce
- 2 oeufs battus
- 125 g de farine
- 40 g de sucre roux
- 30 g de beurre
- 1 CS de rhum
- 1 CS de miel
- 1 CS de muscade
- 2 CS de raisins secs
Faire cuire le potimarron selon la technique présentée dans un précédent billet (clic). Peler et faire cuire également la patate douce, à l'autocuiseur, 10 mn environ.
Mélanger au fouet à main le beurre ramolli, le sucre, les oeufs battus, le miel, le rhum, la muscade, les raisins secs. Ajouter la farine tamisée, puis le potimarron et la patate douce qu'on aura réduits en purée. Bien mélanger.
Mettre le tout dans un moule à manqué légèrement beurré, puis faire cuire au four, th 6, 30 à 35 mn. Laisser refroidir un peu avant de déguster, avec de la crème chantilly si vous aimez ça : c'est encore meilleur.
Un gâteau qui chez moi n'a pas fait long feu, tant il était bon !
jeudi 21 août
Purée de potimarron et patate douce & Ma technique pour peler et cuire potiron et potimarron
J'ai découvert que mon maraîcher Amap, celui qui chaque semaine livre nos p'tits paniers de légumes bio, fournit également la Biocoop où je fais quelques courses chaque mois. C'est logique, puisque la Biocoop a pour principe de se fournir localement. Dans le magasin, les noms des fournisseurs, celui-là et quelques autres, tous de la région, sont inscrits sur les cageots de légumes. J'aime bien, ça fait épicerie de campagne, à l'ancienne, on se sent comme chez soi ; et Il n'y a pas plus local que "mon" maraîcher amap installé à 25 km de chez moi (eh oui maintenant j'ai un maraîcher comme on a un coiffeur ou un garagiste !).
C'est lui qui l'autre jour a fourni à la Biocoop les premiers potimarrons de la saison, d'un bel orange vif, en prélude aux potirons qui viendront bientôt. J'adore ces courges qui se cuisinent aussi bien en salé qu'en sucré, et vous mettent de bonne humeur avec leur incroyable couleur orangée. Ces potimarrons m'ont tellement tapé dans l'oeil que j'y ai pensé plusieurs jours durant, jusqu'à ce que, n'y tenant plus, j'aille en acheter un. 4 euros le kilo, y'a pas mort d'homme et c'est de loin le meilleur que j'aie jamais mangé.
Côté nutritionnel, le potimarron et ses cousin(e)s n'ont que des qualités : voyez la fiche trouvée sur ce site. C'est bourré de béta-carotène, anti-âge et bonne mine, mais on y trouve aussi pas mal de calcium et de fer, minéraux que pour ma part, j'ai toujours du mal à imaginer dans un légume. Et puis il est BEAU, c'est important aussi !

C'est l'occasion de présenter ma technique de cuisson du potimarron et autres courges à peau épaisse. Sur les recettes, on nous dit toujours : "peler le potiron et le faire cuire..." comme si c'était si facile ! Tu parles ! Tel quel, c'est carrément mission impossible tant cette croûte est dure.
Je préfère le peler après cuisson, c'est beaucoup plus simple et rapide. Pour cela, il faut le découper en gros morceaux, avec un large couteau, le plus grand et le plus costaud que vous ayiez. Si vous avez un mari, un frère, un copain musclé sous la main, laissez-le faire, c'est de son ressort. Sinon, armez-vous de courage, c'est un bel effort (mais qui vaut la peine).
Bien sûr, il faudra enlever les graines. C'est presque dommage tant elles sont belles. J'ai trouvé quelques liens pour les recycler et les consommer, mais n'ayant pas encore testé, je préfère ne pas en parler pour le moment.

Après quoi, le potiron ou potimarron découpé, nettoyé, le plus dur est fait !

Je faire cuire ensuite ces gros morceaux à l'autocuiseur, 20 bonnes minutes, avec leur peau.
Après cuisson, la peau ramollie se détache toute seule, et s'effrite, il n'y a plus qu'à l'enlever, en faisant attention de ne pas se brûler (laissez refroidir un peu, c'est mieux). Si chez vous elle n'est pas encore assez cuite (tout dépend des ustensiles), remettez sur le feu 5 ou 10 mn. La chair doit être tout à fait tendre, moelleuse, et s'écraser facilement sous la fourchette.

Petite précision, si vous cuisez un potiron ainsi, la chair doit être égouttée quelques instants dans une passoire. On voit parfois ici ou là d'autres méthodes de cuisson, mais elles sont beaucoup plus longues, ça n'en finit pas, je préfère mon autocuiseur.
Quant à mon potimarron, j'en ai fait, d'une part, un dessert sucré que je présenterai bientôt, d'autre part, ci-dessous, une purée salée toute simple, à laquelle j'ai associé de la patate douce. Mon premier régal de potimarron de l'année. Il y en aura bien d'autres.
- Purée de potimarron et patate douce -
- la chair cuite d'un demi-potimarron, de 1 kg environ
- 150 g environ de patate douce pelée et cuite (à l'autocuiseur aussi, 15 mn)
- 1 verre de lait
- 1 peu de beurre, et du sel

Ecraser à la fourchette les chairs cuites du potimarron et de la patate douce (cliquez pour lire ou relire la présentation de ce légume faite dans un précédent billet). Verser le lait tiédi, puis le beurre et le sel. Remuer pour bien mélanger. C'est prêt ! Se consomme plutôt tiède. C'est aussi simple que savoureux, fondant, un peu sucré et bien coloré dans l'assiette : j'en referai régulièrement tous ces mois d'automne et d'hiver.
jeudi 12 juin
Découverte de la patate douce : compotée de patate douce aux dattes
Pour 3 gourmand(e)s :
500 g de patate douce
½ verre de lait
1 CS de miel
une dizaine de dattes

La patate douce, j’en vois chaque semaine au supermarché en faisant mes courses. Jusque-là, je n’avais jamais eu idée d’y goûter. Faut dire que je ne suis pas hyper-branchée patate, douce ou pas. Je peux rester des mois sans en manger puis, tout à coup, je me souviens qu’elles existent et je me lance dans une purée ou un gratin… Bref. Comme il n’est jamais trop tard pour faire de nouvelles expériences, j’ai enfin acheté cette fameuse patate douce !
Quelques infos nutritionnelles, en passant, trouvées là :
"Originaire d’Amérique du Sud, la patate douce, cultivées aux Antilles, n’appartient pas à la même famille que la pomme de terre. Présentant les mêmes qualités culinaires que cette dernière, elle diffère par ses propriétés nutritionnelles. Premièrement, la patate douce possède un IG de 50 qui la classe parmi les aliments à IG bas. Ensuite, elle présente des vertus santé démontrées. Selon la couleur de la chair, les propriétés nutritionnelles diffèrent et les effets sur l’organisme aussi. Ainsi les variétés jaunes seraient plus riches en vitamines A et C et protègeraient contre les cancers de l’estomac. Une variété violette, appelée en Guadeloupe «patate betterave», est riche en dérivés phénoliques anthocyaniques ayant des propriétés détoxifiantes en médecine traditionnelle et des effets pharmacologiques démontrés : antioxydants, antimutagéniques, hypoglycémiants, chimiopréventifs contre certains cancers."
Autrement dit, c'est tout bon !

Et maintenant, passons aux travaux pratiques ! Déjà, au déshabillage (à l’épluchage !), cette patate-là séduit par son adorable couleur rosée que la photo rend bien mal. Je l’ai cuite à l’autocuiseur, 15 mn. Là, devenue joliment orangée, elle m’a rappelée, y compris par sa texture, l’ami potiron que j’adore et que je cuisine souvent l’hiver. De fait, j'ai su (mais je m’en doutais déjà) que cette patate-là et moi allions devenir bonnes copines. J’avais repéré pour elle quelques recettes sympas sur les sites et blogs culinaires. Le plus dur fut d’en choisir une !
Finalement, désirant faire simple, pour cette première fois, afin de bien cerner cette saveur nouvelle pour moi, j’ai fait une simple compotée, pour un petit goûter sympa. J’y ai ajouté le demi-verre de lait qui me restait (je ne pouvais vraiment pas faire mieux ce jour-là), je me suis dit qu’une cuillère à soupe de miel d’acacia relèverait le goût de la mixture, ce qui s’est vérifié aussitôt après. Enfin, il me sembla que la saveur tendrement sucrée de cette patate s’harmoniserait bien avec les dattes. J’en ai coupé une dizaine en petits morceaux (des dattes nature, sans sucre ajouté) que j’ai mélangées avec la compote. Là non plus, je ne crois pas m’être trompée, et je me suis vraiment régalée. Avis aux amateurs qui voudront bien tester de leur côté !




