mercredi 29 juillet
Pizza à la ratatouille et olives noires
Toujours beaucoup de décontraction côté cuisine, en cette période estivale (pour ne pas dire beaucoup de flemme). En ce moment ma principale activité culinaire consiste à faire des confitures... vous me direz que c'est mieux que rien, ou bien à me promener sur les marchés dont je ramènerais de quoi nourrir chaque jour une colonie de vacances si je me laissais tenter. Ces beaux légumes, il faut bien finir par les cuisiner, mais il n'y a rien de plus simple à faire qu'une bonne ratatouille, et rien de meilleur en cette période, l'effort n'est donc pas bien grand.
Il y a quelque chose de sacré dans le fait de cuisiner ces légumes d'été mûris par le soleil et offerts par la terre. Je le fais toujours avec recueillement, comme un curé dirait la messe. A l'arrivée, c'est toujours un régal. Sur une pâte à pizza faite maison, moelleuse et légère, accompagnée d'olives noires et d'un peu de fromage râpé, c'est un bonheur simple mais entier que l'on a envie de renouveler chaque jour jusqu'à la fin de l'été. Il m'est resté une bonne part de ratatouille, que j'ai terminée le lendemain avec du riz, tout simplement et avec le même bonheur.

Pour deux à trois parts (selon l'appétit) :
La ratatouille (proportions au choix, voici les miennes, sachant qu'il m'en est resté un peu :)
- 5 tomates
- 2 petites aubergines
- 1 ou 2 courgettes (selon leur taille)
- 1 petit poivron
- 1 oignon rouge
- 1 gousse d'ail
- 1 belle échalotte
- des olives noires
- 2 à 3 CS d'huile d'olive
- origan et romarin (ou autres herbes que vous aimez : thym, ciboulette etc..)
- emmental râpé (pour la pizza)
La pâte à pizza : voir la recette de la pizza aux courgettes (clic) : ingrédients et proportions sont identiques.

Je suis sûre que chacun d'entre nous a "sa" façon de faire la ratatouille. Voici la mienne, qui n'engage que moi mais que j'aime bien.
Dans une cocotte, faire revenir dans 1 cs d'huile d'olive, oignon, échalotte, ail pelés et finement émincés.
Quand ils deviennent transparents, ajouter les aubergines, courgettes, poivron, découpés en cubes ou en fines lanières (inutile de les peler s'ils sont bio).
Remuer, laisser "fondre" un peu en couvrant légèrement afin de créer une vapeur qui attendrira les légumes. Saler. Au besoin, ajouter un peu d'huile d'olive (je ne l'ai pas fait).
Pendant ce temps, plonger les tomates dans de l'eau bouillante afin de pouvoir retirer leur peau aisément. Les découper grossièrement en morceaux.
Les ajouter à la cocotte, avec une cs d'huile d'olive. Remuer, mélanger, ajouter olives noires et herbes. Laisser cuire à feu doux, pendant environ une heure, en remuant régulièrement et sans couvrir. La ratatouille est prête quand les légumes ont perdu toute amertume et fondent en bouche. Il est tout à fait possible de la préparer la veille.
Préparer la pâte à pizza selon la recette habituelle. Il s'agit en fait d'une pâte à focaccia, bien plus moelleuse qu'une pâte à pizza ordinaire. L'étaler finement au rouleau entre 2 feuilles de papier sulfurisé. Y déposer la ratatouille, en couche fine mais bien serrée. Ajouter quelques olives noires, parsemer de fromage râpé. Faire cuire au four, thermostat 5 (four à gaz), ou 6 (four électrique), 10 mn seulement car la pâte cuit très vite : elle doit rester moelleuse et durcir à peine sur les bords.
On peut ensuite mettre la pizza sous le grill pour dorer le fromage râpé, mais seulement quelques instants sous peine que la pâte devienne trop dure.
C'est prêt ! Promis, vous allez vous régaler !
Je n'oublie pas de remercier Réglisse du savoureux blog "Autrement bon", qui a pensé à moi pour ce gentil prix :

Me revient maintenant l'honneur mais aussi la difficulté de choisir à mon tour quelques blogs que j'apprécie particulièrement. Sachant qu'ils sont trop nombreux pour les citer tous, je passe le relais à :
La cuisine de 4 sous
Altergusto
Le blog de Diane et Nono
les petits pois
Ma nature 2
Et pour finir, je voudrais également remercier Caroline Rochet pour son excellent article dans Marie-Claire d'août 2009 : "Végétarien, et si c'était bien ?" , qui tord le cou à nombre d'idées reçues : lisez-le !
lundi 06 juillet
Courgettes farcies au sarrasin et au tofu
Quand ma maman m'a dit qu'elle ne souhaitait plus poursuivre l'abonnement avec l'Amap, bien sûr j'ai été déçue. Nous partagions le même panier et, sans elle, il m'était difficile de continuer, pour plusieurs raisons : financières (le prix du panier est un peu trop élevé pour moi seule), mais aussi parce que je pouvais lui donner les quelques légumes que je n'aimais pas. Mais il est vrai qu'à la fin du printemps, notre maraîcher était à court de production, nos paniers ne contenaient plus grand-chose, et c'est ce qui a découragé ma co-adhérente.

Bon. A toute chose malheur est bon, dit-on. D'une part une autre famille allait être ravie de pouvoir s'inscrire à notre place, d'autre part, j'allais bien pouvoir trouver d'autres sources d'approvisionnements intéressantes. Depuis quelques temps, je fréquente donc les marchés, où je n'allais jamais auparavant.
C'est une balade à laquelle j'ai immédiatement pris goût et dont je ne peux plus me passer. J'y découvre de nombreux producteurs locaux vendant des fruits et légumes cultivés aux portes de Bayonne, autrement dit, devant ma porte (j'adore !), mais aussi des revendeurs plus classiques proposant des produits à des prix défiant toute concurrence. C'est ainsi que, tout au long du mois de juin, j'ai profité de pommes à 1 euro le kilo (et très savoureuses !) et de cerises délicieuses à 2,90 euros. Pourtant, je ne choisis que la production française. Mes fraises arrivaient tout droit du Lot et Garonne, qui n'est pas bien loin de chez moi.
Sur les marchés, on trouve aussi des producteurs bio. Certains proposent des tomates et des aubergines aux variétés originales et qui attirent l'oeil. Mais d'autres vous vendent des oignons d'Argentine et des courgettes d'Italie qui n'ont plus beaucoup de goût. J'ai vite laissé tomber. A présent, chaque samedi matin, je vais au marché des Halles de Bayonne, les fameuses halles, un fameux marché ! En ce moment, avec l'été, on y trouve les bandas (groupes de musique locaux) mettant de l'animation entre les étals. c'est là que je retrouve les légumes de mon maraîcher Amap (*). Eh oui, je continue de profiter de sa production, malgré tout ! Et j'en suis ravie ! Ses légumes sont les meilleurs que j'aie jamais mangé. Ses tomates sont divines, ses petites courgettes jaunes se dégustent crues, en salade, et ses aubergines sont délicieusement fondantes. Ce sont ses courgettes que l'on retrouve pour cette recette. J'en achète chaque semaine.
(*) stand "Hiribarruna", proche de l'entrée des Halles

Pour 3 personnes :
- 3 courgettes longues et dodues (ici, 1 jaune et 2 vertes)
- 100 g de sarrasin pesé cru (en magasin bio)
- 20 g de févettes sèches (si vous n'en trouvez pas, vous pouvez mettre des lentilles blondes)
- 2 échalottes ou 1 oignon
- 1 cs de graines de tournesol (en magasin bio)
- 60 g de tofu aux herbes (marque Soy)
- huile d'olive
- thym et romarin (ici, en pot, faute de mieux)
- crème de soja, ou d'avoine, ou d'épeautre (la crème d'épeautre est un nouveau produit que l'on trouve en magasin bio : le goût rustique de l'épeautre convient bien ici)
- chapelure
Quand on décide de faire des farcis végétariens, le risque est d'y mettre surtout du fromage. C'est bon mais surtout très gras et pas très digeste. Ayons un peu plus d'imagination et faisons des farcis sans fromage, avec des ingrédients végétaux. Nous n'y perdrons pas au change.
Certaines recettes conseillent de précuire les courgettes à la vapeur une dizaine de minutes. Faites-le si vous le souhaitez, elles seront sans doute plus moelleuses. Pour ma part, je ne l'ai pas fait. J'ai préféré une cuisson entièrement au four. Les courgettes bio rendant moins d'eau, elles sont restées très fermes, "al dente" !

Faire cuire à l'autocuiseur, 10 mn, le sarrasin avec les févettes, en les plongeant directement dans la cuve avec 3 fois leur volume d'eau, peu salée. A la casserole, la cuisson sera plus longue, environ 20 mn.
Faire revenir à la poële les échalottes (ou l'oignon) avec les graines de tournesol et un peu d'huile d'olive.
Râper le tofu à la râpe à fromage. C'est très rapide et amusant à faire, le tofu est mou et fait des frisettes, hé hé.
Ouvrir les courgettes dans leur longueur. Evider la chair avec une petite cuillère. (elle servira pour une autre recette bientôt publiée, mais on peut aussi la servir en accompagnement des courgettes farcies. Crue, la chair de mes courgettes était délicieuse !).
Mélanger sarrasin, févettes, échalottes, graines de tournesol, tofu, ajouter les herbes et un peu de crème de soja (ou d'épeautre). Cuit, le sarrasin gonfle et "colle", il convient bien pour les farcis.
Farcir les courgettes. Les placer dans un plat huilé. Parsemer de chapelure. Arroser d'huile d'olive. Enfourner à th. 6 (ou 7, selon votre four), et laisser cuire environ 40 mn (moins si les courgettes ont été précuites). Vérifier la cuisson des courgettes en plantant un couteau dans la chair. Au moment de servir, arroser de crème de soja ou d'épeautre.
Ces courgettes apportent des protéines complètes grâce à l'association céréale et légumineuse et au tofu. Mangées le jour même elles sont très bonnes. Le lendemain, j'ai trouvé qu'elles étaient un peu desséchées, car elles contiennent peu de matière grasse : peut-être faudra-t-il ajouter à la farce de la crème de soja ou d'épeautre. A tester... s'il en reste assez le lendemain !
vendredi 03 juillet
Pakoras de légumes d'été à ma façon (sans friture)
J'ai découvert les pakoras (beignets) de légumes, une recette indienne, sur un livre de cuisine fait par... une anglaise, et que j'ai emprunté à ma maman. Voilà pour l'anecdote.
Coup de foudre pour cette recette, sans oeuf (convenant aux végétaliens), mêlant des légumes (ceux qu'on veut) et des épices, à la farine de pois chiches. Farine qui, décidément, devient une habitude dans ma cuisine, tant elle est riche de possibilités. Seules modifications de ma part, par rapport aux pakoras classiques, j'ai râpé tous les légumes et je les ai ajoutés à la pâte. Je me souvenais combien il est difficile d'enrober des légumes en morceaux de pâte à beignets, après mon expérience de l'an dernier, avec les beignets de courgette. Râpés ou finement émincés, les légumes s'incorporent beaucoup plus facilement à la pâte.
Et puis, je n'ai pas fait de friture, je n'en fais jamais, c'est beaucoup trop gras. J'ai cuit les pakoras à la poële, avec peu de matière grasse. Cela n'a posé aucun problème.
Résultat : c'est très bon ! Je trouve que c'est une recette idéale pour ceux qui n'aiment pas trop les légumes. En effet, leur goût se fait très discret sous celui des épices. En revanche, ils apportent un moelleux incomparable qui rend ces pakoras très agréables à déguster. Le tout, entièrement végétal, eh oui, le végétal, ce n'est pas que de l'herbe, mmm ?

Pour environ 16 pakoras (selon leur taille) :
La pâte :
- 100 g de farine de pois chiche (en magasin bio)
- 40 g de farine de blé
- un sachet de levure chimique
- 30 cl d'eau
- sel
- une bonne cuillère à soupe d'épices : curcuma, cumin, paprika, curry... j'ai mis aussi du ras-el-hanout
Les légumes :
- 1 oignon
- 2 piments doux
- 2 courgettes plutôt petites ou 1 grosse
- 2 cs d'huile d'olive pour la cuisson
- mais on peut mettre les légumes qu'on veut, en toute saison (la recette du livre contenait du chou, du poivron et de la pomme de terre)
Préparer la pâte en mélangeant les farines, l'eau, la levure, les épices et le sel. Laisser reposer 30 mn.
Emincer finement ou râper les légumes. Les faire cuire dans l'huile d'olive pendant 5 à 7 mn. Les laisser refroidir un peu, puis les ajouter à la pâte. Mélanger.
Faire cuire à la poële légèrement huilée, comme des pancakes, en déposant des petits tas de pâte que l'on laisse gonfler et que l'on retourne après environ 2 mn. Les beignets obtenus sont d'une belle couleur ambrée. Ils peuvent sans problème se garder quelques jours et se réchauffer facilement : ils resteront moelleux et goûteux. Ou même se congeler.
Pour d'autres recettes avec la farine de pois chiches : cliquez sur le tag "farine de pois chiches" au bas de ce message.
samedi 27 juin
Riz à la piperade
Ah ! Je suis sous le choc, depuis hier, j'ai du mal à m'en remettre. Chaque fois que j'entends parler de la mort de Michael Jackson, l'émotion et la tristesse fondent sur moi. Puis j'entends ses grands tubes passant en boucle dans les reportages radio et télé, et soudain, il est de nouveau vivant, le temps n'existe plus. Sa musique, qui rythma mes vingt ans, me donne de l'énergie, de la gaieté, m'emballe comme autrefois. Je retrouve l'ambiance de ma longue et belle vie (désormais achevée) de night-clubbeuse... et je danse toute seule dans mon salon ou ma cuisine, avec la même joie qu'alors ! Son premier album solo, en 1979, (avec le fameux "Don't stop till you get enough" que l'on retrouve au générique du Loto) avait coÏncidé avec mes toutes premières sorties en boîte, quand j'étais lycéenne ! Quant à l'album "Thriller", je l'écoutais en boucle, à la plage, partout, lors de cet été 83. Merci, Michaël, pour tous ces bons moments, ces bons souvenirs.
C'est un peu difficile, du coup, de parler cuisine. Pourtant, en ce moment, les idées de recettes fusent, et je n'aurai pas trop de tout l'été pour les réaliser. Ici, le riz à la piperade... ou piperade au riz, si vous préférez. Pour le plaisir de retrouver les légumes d'été, tomates, poivrons et compagnie !
Je me suis inspirée de la méthode utilisée pour le riz à l'espagnole. C'est une recette simple mais savoureuse, comme je les aime, dans laquelle le plus long à faire est d'émincer piments et poivrons (comptez un bon quart d'heure si, comme moi, vous aimez prendre votre temps). J'avais un peu peur qu'ils ne ramollissent pendant la cuisson du riz, après l'ajout du liquide, façon pilaf. Craintes vite oubliées en passant à table. Ils ont gardé leur saveur et leur fermeté (ouf !). Il faut dire que la cuisson du riz est finalement assez rapide. De fait, on obtient un plat coloré et vitaminé, agréablement surprenant, puisqu'il mèle avec bonheur l'extrême moelleux du riz, imprégné des parfums du soleil, au croquant des légumes.

Deux versions sont proposées pour convenir à tous : végétarienne, avec oeuf, et végétalienne, au tofu : pas de jaloux !
Pour 3 assiettes :
- 1 oignon (ici, oignon rouge, plus doux)
- 1 échalotte
- 5 à 10 piments verts doux
- 2 poivrons (les miens étaient verts)
- 3 cs d'huile d'olive
- 5-6 grosses cs de purée de tomate (ou 2 grosses tomates fraîches)
- 150 g de riz pesé cru (ici, riz semi-complet bio de Camargue : par solidarité avec les producteurs camargais)
- 400 ml d'eau
- piment d'Espelette
- Version vgr : 2 à 3 oeufs battus en omelette (je n'en avais que 2)
- Version vgl : du tofu nature ou aux herbes coupés en cubes
Emincer oignon et échalotte. Ouvrir les piments dans leur longueur, et ôter les chapeaux des poivrons, afin de retirer les graines. Les nettoyer sous l'eau et les découper en fines rondelles ou en fines lanières.
Faire revenir oignon et échalotte dans 2 cs d'huile d'olive, à feu moyen. Quand ils commencent à dorer, ajouter le riz cru, remuer, laisser dorer 5 mn sans rien ajouter, en remuant régulièrement. Ajouter alors piments et poivrons ainsi que l'huile d'olive restante. Laisser revenir 5 bonnes minutes encore, en surveillant pour ne pas laisser brûler, et en remuant.
Verser alors l'eau, la purée de tomate (ou les tomates, sans leur peau et découpées en petits morceaux). Saler légèrement et parsemer de piment d'Espelette. C'est ici que, pour la version végétalienne, on ajoute les cubes de tofu, avec un peu plus d'eau et de tomate.
Pour les deux versions, on laisse ensuite cuire le tout à feu moyen et à petit bouillons, en surveillant et en remuant de temps à autre, jusqu'à ce que toute l'eau soit absorbée par le riz : chez moi cela a pris environ 20 mn.
Pour terminer, et uniquement pour la version végétarienne : quand toute l'eau est absorbée, baisser le feu à mini, ajouter les oeufs battus, remuer vivement pour bien mélanger et pour que les oeufs cuisent. Cela ne prend que très peu de temps. Le riz en devient plus moelleux encore.
Servir immédiatement !
dimanche 21 juin
Pizza légère, savoureuse -et écolo- aux courgettes et piment doux
C'est l'été ! J'espère qu'il sera pour vous heureux et ensoleillé. Et écolo, pour le bien de notre planète : si vous avez vu le fim "Home", vous avez compris que nous sommes tous invités, tous autant que nous sommes, à réduire notre consommation de viande et de poisson.
Cela ne fait que confirmer ce que j'avais déjà écrit il y a peu dans cet autre article. Je savais déjà qu'une trop grande partie des céréales cultivées dans ce monde (50 % d'après le film), et qui pourraient nourrir des millions (milliards ?) de gens mangeant difficilement à leur faim, servent uniquement à élever du bétail destiné à être consommé par une petite partie du monde seulement. Mais je ne pensais pas que c'était à ce point... 50 % ! C'est énorme. Et que dire du message du film à propos des océans peu à peu vidés par la pêche intensive ? J'ai ai eu les larmes aux yeux.
Je vous avoue que je suis pessimiste. Quand je vois tous ces restaurants qui ne savent proposer que des plats carnés en guise de plat du jour, ces poissonniers qui, au marché, vendent thon et anguille à gogo (classés parmi les espèces menacées), ces diététiciens qui ne savent associer les protéines et la perte de poids qu'à la viande et au poisson... ces émissions TV culinaires et magazines papier où les produits carnés sont légion... alors que ceux-là, au moins, devraient donner l'exemple, on est mal barrés. Reste le citoyen lambda, c'est-à-dire nous, nos barbecues, nos apéros et nos pique-nique au saucisson, nos couscous aux merguez et nos pizzas au jambon. Et si, le temps de l'été, on changeait nos habitudes ?
Pour moi, c'est déjà fait depuis un an, et j'en suis d'autant plus satisfaite aujourd'hui.
C'est donc très naturellement que j'ai préparé l'autre jour ma première pizza de l'été, végétalienne, alliant piment doux et courgette, mes légumes préférés du moment, et une pâte levée, façon focaccia, que j'ai définitivement adoptée pour les pizzas. Et ce fut un régal. Avec sa farine semi-complète, ses légumes tout frais et juste cuits, elle avait l'odeur et le goût délicieux d'une pizza cuite au feu de bois (alors qu'elle fut bètement cuite dans mon four à gaz !)... bref, un furieux goût de reviens-y, au point que j'aurais volontiers mangé à moi seule les quatre parts, à la suite l'une de l'autre ! Le tout sans le moindre bout de jambon. Sans lardon. Sans thon. Sans chorizo. Sans viande hachée. Et même sans parmesan.
C'est tout de même pas compliqué de respecter notre planète et ses habitants.

Pour 4 parts :
La pâte :
- 50 cl d'eau
- 50 cl de lait de soja nature
- 20 cl d'huile d'olive
- 200 g de farine semi-complète (T110)
- 1 sachet de levure de boulanger
- 1/2 cc de sel
La garniture :
- 3 tomates (ici, tomates Roma)
- 2 courgettes
- 1 oignon
- 2 petits piments verts doux (ou un peu de poivron)
- 2 cs d'huile d'olive
- origan, romarin
Pour la pâte, en machine à pain : réunir les liquides dans un gobelet et les faire légèrement tiédir au micro-ondes. Les déposer dans la cuve de la map, ajouter le sel, la farine, la levure. Lancer le programme "pâte seule".
Pendant que la machine travaille, faire revenir à la poële, dans l'huile d'olive, les courgettes découpées en rondelles, ainsi que l'oignon émincé, et les piments verts, préalablement ouverts pour être débarrassés de leurs graines et découpés en fines lamelles. Saler légèrement.
Quand la pâte est prête, la déposer sur un papier sulfurisé. L'étaler finement au rouleau. Y répartir d'abord les tomates, crues, découpées en rondelles fines, puis le mélange des légumes cuits à la poële. Parsemer d'origan, de romarin (et toutes autres herbes que vous aimez).
Déposer la pizza sur la grille du four et la faire cuire une dizaine de minutes seulement, thermostat 5-6 (selon votre four) : cette pâte cuit très vite en gonflant légèrement sur les bords. D'où l'intérêt de précuire certains légumes avant. Aussi il faut bien surveiller la cuisson : la pâte doit rester moelleuse. En récompense de votre vigilance, vous profiterez de la délicieuse odeur sortant du four, qui met en appétit immédiatement !
lundi 08 juin
Dhal de courgettes, carottes et lentilles corail
Ces temps-ci, je mange léger. Non seulement je veux pouvoir entrer dans mon maillot de bain, mais j'avais tendance, depuis quelques semaines, à cultiver une gonflette bien désagréable au niveau du ventre. Pas étonnant quand est aussi gourmande que moi ! Diminuer la part des féculents me fait du bien, de même que, bien sûr, supprimer pour un temps les sucreries. J'ai dit au-revoir à la purée de cacahuettes (mon péché mignon de cet hiver) et je déguste les cerises nature, telles quelles, sans la moindre frustration, bien au contraire : c'est ainsi que je les préfère. Au goûter, des fraises avec du yaourt nature et, éventuellement, quelques cerneaux de noix.
Aussi, à moins d'un gros craquage de ma part, vous ne trouverez probablement pas ici, cette année, de clafoutis aux cerises ou de tiramisu aux fraises ; et j'avoue que pour une fois, je ne suis pas trop fascinée par les recettes de desserts que je vois sur les autres blogs.
En revanche, côté salé, le changement n'est pas révolutionnaire. Un peu plus de tofu (j'aime bien celui aux herbes), et 100 g de féculents maxi au repas. J'essaie aussi de donner la vedette plus souvent aux légumineuses. Mais pas question de manger fade ou triste, ce n'est pas mon genre ! La preuve ci-dessous avec ce dhal de légumes et lentilles corail, dont j'ai trouvé la recette sur le blog "d'Angélique, une gourmande qui sait se prendre en main". Seule modification de ma part : je n'ai pas mis de lait de coco. D'une part il contient beaucoup de lipides, d'autre part, je n'en avais pas envie. Malgré tout ce petit plat est très sympathique et constitue un plat consistant pour le repas de midi, tout en étant très léger.
Si vous cherchez des pistes pour perdre du poids avec une alimentation végé, il y a un article intéressant à lire chez Carevox (clic).

Pour 2 à 3 personnes :
- 100 g de lentilles corail (pesées crues)
- 1 courgette
- 3 petites carottes
- 2 cs d'huile d'olive
- 1 gros oignon rouge
- 1 bol d'eau tiède
- cumin, curcuma, et un chouia de purée de sésame (tahin, en magasin bio)
Faire revenir l'oignon émincé dans une cocotte avec l'huile. Ajouter les carottes, puis les courgettes, découpées en petits cubes. Faire revenir le tout en remuant sur feu doux. Quand les légumes commencent à être fondants (cela prend environ 1/4 d'heure), ajouter l'eau, les épices, les lentilles corail et le tahin. Saler légèrement. Laisser mijoter une dizaine de minutes en mélangeant régulièrement.
Et voilà, c'est prêt. Un petit plat très bon et bien parfumé que vous apprécierez même en été.
jeudi 04 juin
Boulettes de pois chiches aux légumes et à la menthe -sans oeuf, sans friture-
Une recette largement inspirée de celle découverte chez Time 4 Tea, pour laquelle j'ai eu un gros coup de coeur, et pour cause : ces boulettes sont très simples à faire, équilibrées, pas grasses et délicieuses. Seules modifications de ma part, je n'ai pas mis les flocons d'avoine et j'ai ajouté plein de menthe (j'en mets partout ces jours-ci), ce qui, vous l'imaginez, apporte un supplément de saveur et de fraîcheur. Vous trouverez sûrement d'autres variantes en fonction de vos goûts et de votre inspiration. Voilà une agréable façon de manger des légumineuses en été, loin des plats plus lourds et consistants de l'hiver. Froides, ces boulettes sont très bonnes également.
Merci, Muriel, pour cette superbe recette !

Pour 18 boulettes environ (convient pour 2 à 3 personnes) :
- un reste de légumes cuits, râpés ou finement émincés, environ 150 g : ici, courgette, carotte et oignon
- 200 g de pois chiches cuits (environ 75 g crus)
- feuilles de menthe à volonté
- la recette initiale comprend 6 cs de flocons d'avoine, que je n'ai pas mis
La veille, faire tremper les pois chiches dans un saladier rempli d'eau. Le jour même, les faire cuire avec un peu de bicarbonate de soude alimentaire (ils seront plus digestes). A l'autocuiseur, directement placés dans la cuve avec 4-5 fois leur volume d'eau, la cuisson ne prend que 20 mn.
On peut aussi utiliser des pois chiches en boîte, déjà cuits : mais c'est nettement moins bon, rien de tel pour vous dégoûter des pois chiches, je trouve...
Dans le blender ou le hachoir du robot, mettre les pois chiches égouttés et refroidis, les légumes, les feuilles de menthe. Mixer finement. Mettre le tout dans un saladier. J'ai ensuite tassé le tout et mis au frais 30 mn, cela facilite la confection des boulettes.
Former avec les doigts les boulettes de la taille d'une noix en les tassant légèrement. Les faire dorer 3-4 mn de chaque côté, à la poële légèrement huilée. Déguster avec une salade, ou une sauce tomate fraîche par exemple.
lundi 01 juin
Pâtes soba aux légumes printaniers et crème de soja
J'espère que ce week-end prolongé se passe bien pour vous... Ici, c'est balades sous le soleil, en bord de mer, bord de lac, sur les sentiers forestiers ou en ville, mêlée aux nombreux touristes venus cette année encore à Biarritz. L'occasion de se remplir les yeux de lumière, d'horizon tout bleu, de nature, de bleu, de vert. L'organisme, lui, fait le plein d'oxygène et de vitamine D, créée par la lumière du soleil, celle qui fixe le calcium. Crème solaire et lunettes de soleil sont de rigueur, même en ville, pour éviter rougeurs et irritations occulaires (fichu pollen...).
Mais côté nourriture, aujourd'hui on s'inspire (en partie) du Japon, avec les pâtes soba dont j'avais parlé dernièrement. Cette fois je les ai cuisinées avec des petits légumes bien de chez nous et cette crème de soja que j'adore, rappelant la crème fraîche (attention, ce n'est pas la même chose que la "sauce soja", typiquement asiatique, que je n'aime pas du tout et que vous ne trouverez jamais dans mes recettes). Les protéines de soja, elles, apportent une excellente dose de protéines qui font de ce plat de pâtes un plat complet.
Un petit plat qui n'a l'air de rien mais avec lequel, moi, l'amoureuse des pâtes, je me suis régalée comme jamais, sans avoir eu besoin d'y mettre ni fromage, ni beurre, ni autre produit animal.... que du végétal !

Par assiette, il faut :
- 50 g pesés crus de pâtes soba (pâtes japonaises à la farine de sarrasin, en magasin bio)
- 100 g de petits pois (ici, surgelés)
- 2 petites carottes nouvelles
- 1 petit oignon frais, ou bien de l'oignon rose
- 25 g (pesés crus) de protéines de soja
- 2 cs de crème de soja (Provamel)
- 1 cs d'huile d'olive
- estragon
- 2 cs de vin blanc
Réhydrater les protéines de soja dans un petit bol rempli d'eau, pendant 5 à 10 mn, puis les égoutter en les pressant entre les doigts. Découper les carottes en julienne, sans les peler si leur peau est fine et si elles sont bio. Emincer l'oignon.
Mettre les carottes, et l'oignon dans une poële et les faire revenir à feu doux avec l'huile d'olive, en remuant. Quand les légumes se sont attendris, ajouter les protéines de soja et le vin blanc, l'estragon, laisser cuire le tout quelques instants en remuant pour tout mélanger.
Pendant ce temps, faire cuire les pâtes et les petits pois, ensemble, dans de l'eau bouillante légèrement salée, 10 mn environ. Egoutter, mélanger aux autres légumes. Déposer dans la ou les assiettes, arroser de crème de soja et déguster.
mardi 19 mai
Crèpes de pois chiches roulées aux légumes râpés
Ces temps-ci, les articles de presse vantant les bienfaits du végétarisme, pour la planète et pour la santé, deviennent plus nombreux et plus réguliers. A lire ces articles, on comprend qu'il y a urgence pour notre planète à vivre autrement. Cela justifie plus que jamais mes choix, mais je n'avais pas imaginé il y a un an que j'agissais aussi pour notre planète et notre environnement. Il est clair que nous ne pouvons plus continuer comme avant. La production de viande et de poisson épuise les ressources du monde au bénéfice de quelques-uns seulement. C'est tellement injuste et égoïste, c'est également suicidaire, d'autant que la preuve est faite qu'il est possible de manger autrement !
Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de se passer totalement de viande et poisson. Je n'imagine pas que le monde entier puisse devenir totalement végétarien. Mais, à mon avis, il faudrait en réduire la consommation à une ou deux fois par semaine, maximum, ceci incluant tous les produits dérivés (lardons, jambon, surimis etc) ; et y mettre le prix. Quand je vois cette publicité à la télé, de la part d'un magasin vantant des pièces de viande à moins d'un euro 50, je me dis que cette viande-là doit être de piètre qualité et je suis bien triste, tant pour les consommateurs que pour les animaux sacrifiés.
Pour les mêmes raisons, certains diététiciens résolument pro-viande et anti-végé feraient bien de changer d'attitude : ils sont à côté de la plaque.
Si vous avez le temps, lisez ces deux articles, très instructifs :
Manger végétal pour préserver la planète et sa santé (Le Mague)
Le végétarisme et ses bienfaits pour le monde (C4N)

Et maintenant, parlons cuisine, puisque nous sommes là pour ça. J'espère que vous souvenez des crèpes indiennes à la farine de pois chiches découvertes cet hiver ? Je les avais tant appréciées que j'en refais régulièrement en variant les condiments. Chaque fois c'est un vrai régal, et si pratique quand on n'a pas eu le temps de faire tremper les légumineuses pour le repas du soir. Quelques crèpes et hop, on a son complément de protéines pour la journée, après les céréales du midi.
Cette fois, je les ai fourrées de légumes râpés, simplement revenus à la poële. Une recette toute simple et, comme souvent, improvisée. Je ne trouve pas les mots pour dire à quel point c'était bon. Et c'est entièrement végétal, plein de protéines. De plus c'est bien plus joli dans l'assiette qu'un steak (et plus original aussi).
Pour les crèpes :
- 6 cs de farine de pois chiche (en magasin bio)
- 150 ml d'eau
- estragon, curcuma (et autres herbes et épices que vous aimez)
- huile pou la cuisson
Il suffit de mélanger farine, eau, herbes et épices, de bien fouetter pour faire disparaître les grumeaux. Je fais cuire mes crèpes dans une petite poële anti-adhésive. Il faut attendre que chaque face soit bien cuite avant de les retourner afin qu'elles ne se cassent pas. Je les ai faites un peu épaisses, j'en ai obtenu 4 (et demi...).
Pour les légumes :
- 1 petit oignon
- 2 petites carottes
- 100 g de pomme de terre
- 20 g de protéines de soja texturées (en magasin bio)
- estragon, romarin (ou autres herbes que vous aimez : j'ai mis celles que j'avais sous la main)
- 1 cs d'huile d'olive, sel
Eplucher les légumes, râper finement carottes et pommes de terre, émincer finement l'oignon. Réhydrater les protéines de soja dans un peu d'eau pendant 10 mn, puis les égoutter en les pressant entre les doigts.
Faire cuire le tout avec l'huile d'olive, les herbes et le sel, à la poële, pendant quelques minutes. Les légumes doivent rester tendres.
Puis fourrer chaque crèpe avec 1 ou 2 cs de cette préparation. Au besoin, passer le tout au micro-ondes une minute. Passer à table et déguster avec une salade verte.
Et pourquoi pas une version été quand il sera là, avec des légumes de saison : courgette, tomate, concombre... ?
mardi 05 mai
Pâtes soba à l'épinard et oignon frais
Gros besoin de dépaysement ces jours-ci, comme beaucoup d'entre nous à cette période, je pense. En attendant de fêter l'anniversaire du blog, la semaine prochaine, l'ordi et moi allons nous reposer pendant quelques jours. Mais vous ne resterez pas sur votre faim puisque je vous laisse en compagnie d'une recette de pâtes comme je les aime, simple et vitaminée, avec des légumes frais de saison.
Les pâtes soba, jusqu'à l'ouverture de ce blog, je n'en avais jamais entendu parler. C'est en découvrant la culinosphère que j'ai appris leur existence. Mais il m'a fallu presque un an pour les dénicher enfin en magasin bio. Ce sont des pâtes japonaises à la forme de spaghettis et constituées en partie (40%) de farine de sarrasin. A 3 euros le paquet, elles sont certes plus chères que les pâtes du supermarché, mais après les avoir goûtées, on ne regrette pas la dépense. Leur goût très fin m'a conquise. Moi qui n'aime pas particulièrement la cuisine japonaise, voilà au moins un aliment japonais que j'aime, au point que j'en ai déjà refait plusieurs fois : ce qui signifie que d'autres recettes suivront, eh oui...
Evidemment on pourra faire cette recette avec d'autres pâtes si l'on n'a pas celles-ci.

Par assiette, il faut :
- 60 g de pâtes soba (pesées crues)
- 200 g environ d'épinards frais ou plus si on veut (ou surgelés à défaut)
- 2 petits oignons frais
- 1 gousse d'ail
- 1 cs d'huile d'olive
- un peu de sel
Si les épinards sont frais, les faire cuire dans de l'eau légèrement salée, pendant tout juste quelques minutes. Egoutter. S'il sont surgelés, les faire réchauffer dans une casserole, à feu doux, en remuant souvent.
Faire revenir à la poële les petits oignons avec l'ail et l'huile d'olive.
Faire cuire les pâtes dans de l'eau bouillante peu salée. Mises dans l'eau bouillantes, les pâtes soba s'assouplissent très vite, elles sont très faciles à cuire. La cuisson doit durer 5 à 8 mn. J'ai arrêté le feu après 6 mn.
Il n'y a plus qu'à égoutter les pâtes, et les mélanger avec les autres ingrédients. Le petit goût de sarrasin des pâtes soba se marie très bien avec l'épinard frais, faisant de ce plat de pâtes un moment de dégustation que je qualifie carrément de "raffiné".






