Le choix de Cicerolle - Blog de cuisine végétarienne

Cuisine végétarienne -sans viande ni poisson- aux recettes savoureuses et équilibrées. Menu-type & journée-type végétarienne, informations nutritionnelles.

vendredi 10 juillet

Millas aux myrtilles (le millas de Cambo)

Le millas est un gâteau traditionnel du Sud-Ouest à base de farine de maïs. Je le connaissais de nom depuis bien longtemps, mais je n'en avais encore jamais fait et jamais mangé. Pourtant, il m'a toujours fascinée, sans doute parce qu'il fait partie de ces recettes anciennes, que l'on se transmet dans les campagnes, de génération en génération, qui s'enracinent profondément dans leur terroir car elles sont faites avec les produits locaux. Autrement dit, recettes authentiques, "vraies", attachantes et simples comme l'est le millas : tout ce que j'aime.

Un gâteau qui est comme une évidence quand on sait que les Landes (et départements limitrophes), fournissent l'essentiel de la production de maïs européenne. Si vous connaissez la région, vous les avez forcément vus, ces champs de maïs qui s'étendent parfois jusque dans nos villes. Tout comme les vignes, dans le Languedoc-Roussillon, ils sont partout !

Millas_aux_myrtilles1

J'ai constaté dans mes recherches qu'il n'y a pas "une" recette de millas mais que chaque terroir a la sienne ; et que, comme pour toute recette traditionnelle et ancienne, chacun prétend, bien sûr, connaître la "vraie", la seule digne de ce nom. Il y a le millas landais, bien sûr, qui est pour moi le "roi" des millas (et que je ferai très prochainement), mais aussi le millas toulousain, périgourdin, gascon, aveyronnais, girondin... tous déclinés en plusieurs versions... allez vous y retrouver dans cette collection de millas... et même un millas charentais, dont je me suis inspirée ici et auquel j'ai ajouté ma petite fantaisie personnelle, à savoir une petite partie des myrtilles récoltées récemment sur les hauteurs de Cambo. Aussi, en toute logique, j'ai bien envie d'appeler ce gâteau "le millas de Cambo".

Quel délicieux gâteau ! Avec ou sans myrtilles, il vous enchantera. A l'extérieur cela ressemble à un clafoutis. Mais l'aspect intérieur paraît plus friable (sans l'être pour autant), avec du moelleux, de la souplesse, une grande douceur en bouche... et ce petit goût de maïs, discret mais bien présent, évoque bien nos régions, ses campagnes, ses champs, ses fermes, ses vieilles bâtisses pleines de charme et ses traditions, qui ne s'arrêtent pas au foie gras et aux confits. Le millas, un gâteau qui gagne à être connu.

Millas_aux_myrtilles3

Pour 5 à 6 parts

- 150 g de farine de maïs (en magasin bio)
- 25 cl de lait
- 25 cl d'eau
- 2 petits oeufs
- 4 cc de sucre (j'ai mis du sucre complet rapadura bio)
(mettez-en davantage si vous aimez les gâteaux très sucrés)
- 90 g de farine de blé
- 1 sachet de levure
- 30 g de beurre (la recette dont je m'inspire en contenait 60 g : à vous de voir...)
- 200 g de myrtilles (ici, myrtilles fraîches)

Petit rappel : la farine de maïs n'est ni de la maïzena, ni de la polenta, ni de la semoule de maïs. C'est bel et bien une farine, toute jaune, que l'on trouve en magasin bio et parfois en supermarchés.

Millas_aux_myrtilles5

La recette est très simple : on fait bouillir le lait et l'eau, ensemble, dans une casserole. Les verser sur la farine de maÏs placée dans un saladier et mélanger : là, ça fait des grumeaux et ça ressemble beaucoup à de la purée de pommes de terre, hu hu...

Dans un autre saladier, battre les oeufs avec le sucre. Incorporer la farine de blé, la levure, le beurre ramolli. Ajouter le mélange farine de maïs-lait-eau. Remuer pour bien amalgamer tout ça. Ajouter enfin les myrtilles, mélanger encore.

Verser dans un moule à manqué à fond anti-adhésif, ou bien un moule beurré. On peut aussi préférer des petits moules individuels, comme ci-dessous :

Millas_aux_myrtilles2

Attention, le gâteau gonfle beaucoup à la cuisson, dans les moules individuels, il ne faut pas trop les remplir.

Faire cuire environ 40 mn (moins pour les moules individuels), au four, thermostat 6 (four à gaz) ou 7 (four électrique). Le gâteau est cuit lorsque'un couteau planté au centre ressort sec.

J'ai laissé le gâteau terminer sa cuisson dans le four éteint pendant 15 mn, car mon moule était plus petit qu'un moule à manqué, et mon gâteau, épais.

Laisser refroidir avant de démouler. Le gâteau peut se manger tiède, mais il est aussi très bon froid.

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samedi 27 juin

Riz à la piperade

Ah ! Je suis sous le choc, depuis hier, j'ai du mal à m'en remettre. Chaque fois que j'entends parler de la mort de Michael Jackson, l'émotion et la tristesse fondent sur moi. Puis j'entends ses grands tubes passant en boucle dans les reportages radio et télé, et soudain, il est de nouveau vivant, le temps n'existe plus. Sa musique, qui rythma mes vingt ans, me donne de l'énergie, de la gaieté, m'emballe comme autrefois. Je retrouve l'ambiance de ma longue et belle vie (désormais achevée) de night-clubbeuse... et je danse toute seule dans mon salon ou ma cuisine, avec la même joie qu'alors ! Son premier album solo, en 1979, (avec le fameux "Don't stop till you get enough" que l'on retrouve au générique du Loto) avait coÏncidé avec mes toutes premières sorties en boîte, quand j'étais lycéenne ! Quant à l'album "Thriller", je l'écoutais en boucle, à la plage, partout, lors de cet été 83. Merci, Michaël, pour tous ces bons moments, ces bons souvenirs. 

C'est un peu difficile, du coup, de parler cuisine. Pourtant, en ce moment, les idées de recettes fusent, et je n'aurai pas trop de tout l'été pour les réaliser. Ici, le riz à la piperade...   ou piperade au riz, si vous préférez. Pour le plaisir de retrouver les légumes d'été, tomates, poivrons et compagnie !

Je me suis inspirée de la méthode utilisée pour le riz à l'espagnole. C'est une recette simple mais savoureuse, comme je les aime, dans laquelle le plus long à faire est d'émincer piments et poivrons (comptez un bon quart d'heure si, comme moi, vous aimez prendre votre temps).  J'avais un peu peur qu'ils ne ramollissent pendant la cuisson du riz, après l'ajout du liquide, façon pilaf. Craintes vite oubliées en passant à table. Ils ont gardé leur saveur et leur fermeté (ouf !). Il faut dire que la cuisson du riz est finalement assez rapide. De fait, on obtient un plat coloré et vitaminé, agréablement surprenant, puisqu'il mèle avec bonheur l'extrême moelleux du riz, imprégné des parfums du soleil, au croquant des légumes.

Riz___la_piperade

Deux versions sont proposées pour convenir à tous : végétarienne, avec oeuf, et végétalienne, au tofu : pas de jaloux !

Pour 3 assiettes :

- 1 oignon (ici, oignon rouge, plus doux)
- 1 échalotte
- 5 à 10 piments verts doux
- 2 poivrons (les miens étaient verts)
- 3 cs d'huile d'olive
- 5-6 grosses cs de purée de tomate (ou 2 grosses tomates fraîches)
- 150 g de riz pesé cru (ici, riz semi-complet bio de Camargue : par solidarité avec les producteurs camargais)
- 400 ml d'eau
- piment d'Espelette
- Version vgr : 2 à 3 oeufs battus en omelette (je n'en avais que 2)
- Version vgl : du tofu nature ou aux herbes coupés en cubes

Emincer oignon et échalotte. Ouvrir les piments dans leur longueur, et ôter les chapeaux des poivrons, afin de retirer les graines. Les nettoyer sous l'eau et les découper en fines rondelles ou en fines lanières.

Faire revenir oignon et échalotte dans 2 cs d'huile d'olive, à feu moyen. Quand ils commencent à dorer, ajouter le riz cru, remuer, laisser dorer 5 mn sans rien ajouter, en remuant régulièrement. Ajouter alors piments et poivrons ainsi que l'huile d'olive restante. Laisser revenir 5 bonnes minutes encore, en surveillant pour ne pas laisser brûler, et en remuant.

Verser alors l'eau, la purée de tomate (ou les tomates, sans leur peau et découpées en petits morceaux). Saler légèrement et parsemer de piment d'Espelette. C'est ici que, pour la version végétalienne, on ajoute les cubes de tofu, avec un peu plus d'eau et de tomate. 

Pour les deux versions, on laisse ensuite cuire le tout à feu moyen et à petit bouillons, en surveillant et en remuant de temps à autre, jusqu'à ce que toute l'eau soit absorbée par le riz : chez moi cela a pris environ 20 mn.

Pour terminer, et uniquement pour la version végétarienne : quand toute l'eau est absorbée, baisser le feu à mini, ajouter les oeufs battus, remuer vivement pour bien mélanger et pour que les oeufs cuisent. Cela ne prend que très peu de temps. Le riz en devient plus moelleux encore.

Servir immédiatement !

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jeudi 18 juin

Gâteau à la ricotta et au marsala aux amandes

Qu'on ne s'y trompe pas : je continue à manger léger et je pense le faire tout l'été, ce qui ne veut pas dire manger triste et se priver de tout, hein... et ça me fait vraiment du bien.

Ce gâteau à la ricotta avait été fait en mai, avant mes bonnes résolutions. Je l'avais découvert sur le site de Paola, "Ma Toscane", qui elle-même l'avait vu sur un autre site de cuisine italienne, celui de Silvia. Comment aurais-je pu ne pas craquer ? Un gâteau sans beurre, avec seulement 2 oeufs, de la ricotta pour le moelleux... un gâteau d'une grande simplicité comme je les aime et pourtant délicieux. Je l'ai sucré au sirop d'agave dont j'ai déjà pris l'habitude. J'ai décidé d'ajouter du marsala aux amandes parce que, depuis que j'ai l'âge de prendre l'apéro, celui-ci est mon préféré. Ce velours d'amande qui glisse sur la langue, tapisse le palais, fait fondre les papilles, quel bonheur ! Non, vous ne risquez pas d'être pompette, l'alcool s'évanouit à la cuisson ! Ce produit italien ne pouvait que bien s'entendre avec la ricotta, autre produit italien ; et je ne vous parle pas de l'odeur exquise qui sort du four... Pas étonnant que ce gâteau ait fait l'unanimité dans mon entourage. 

G_teau_ricotta_marsala

Pour un petit moule de 20x20 cm (ou un moule à cake ordinaire) :

- 140 g de ricotta
- 150 g de farine
- 50 g de maïzena
- 2 oeufs, blancs et jaunes séparés
- 3 cs de sirop d'agave (à défaut, de sucre roux : inutile d'en mettre davantage, le marsala étant déjà très sucré)
- 1 sachet de levure chimique
- 1/2 verre de marsala aux amandes (verre à eau ordinaire)
(PS : on peut remplacer le marsala par une autre boisson du même type : muscat, vin blanc sucré, Porto... au départ je voulais mettre du Moscatel acheté en Espagne, que j'adore aussi !)

G_teau_ricotta_marsala2

Mélanger la farine et la maïzena, tamisées, avec la ricotta, le sirop d'agave (ou le sucre) et les jaunes d'oeuf. Ajouter le sachet de levure, mélanger encore. Puis verser le marsala et mélanger de nouveau. Monter les blancs d'oeuf en neige et les incorporer délicatement à l'ensemble.

Placer le tout dans le moule beurré. Faire cuire au four à 160°, 25 à 40 mn selon votre four (25 mn dans mon four à gaz, thermostat 5, puis 10 mn four éteint). Vérifier la cuisson en plantant un couteau au centre du gâteau. Le laisser refroidir avant de le déguster.

Ce gâteau tout gonflé, moelleux et pourtant léger, est parfait à l'heure du goûter avec un bon thé.

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vendredi 22 mai

Pancakes aux petits pois et fanes de radis

C'est grâce à la blogosphère que j'ai enfin daigné utiliser les fanes de radis. Jusque-là, j'avais entendu parler de la fameuse soupe, mais ça ne me disait rien du tout... faut pas croire que parce qu'on est végé, on se précipite spontanément sur tout ce qui est vert. Cependant, à force de lire les commentaires enthousiastes de celles qui ont publié leurs recettes, on finit par se dire que ça vaut peut-être le coup de cuisiner cette verdure au lieu de la jeter. Même quand elle nous est fournie toute pleine de terre, comme celle des radis de l'Amap, que l'on passe dix minutes à nettoyer.

J'ai beaucoup aimé cette soupe, dont vous trouverez la recette en maints endroits de notre sympathique culinosphère. Mais pourquoi faudrait-il se contenter d'utiliser les fanes de radis en soupe, me suis-je dit alors ? J'en ai ajouté à ces pancakes aux petits pois et le résultat était très sympa. A l'avenir, je tenterai de les utiliser de différentes façons, dans des mitonnées de légumes, des omelettes, des tartes, pour varier les plaisirs.

Pancakes_aux_petits_pois___fanes_radis

Pour une dizaine de pancakes :

- 100 g de petits pois (ici, surgelés)
- 1 petit bol de fanes de radis, 30 g environ
- 1 cs d'huile d'olive
- jus de cuisson des petits pois
- 90 g de farine + 1 cs de farine de soja (ou 100 g de farine de blé)
- 1 oeuf
- 1 cc de levure chimique
- bouquet garni déshydraté type Ducros
- 1 grosse cs de fromage blanc (facultatif, mais ça donne de l'épaisseur et du moelleux)

Version végétalienne, ou pour les intolérants à l'oeuf ou au lactose : on met 5 à 10 g de fécule de pomme de terre à la place de l'oeuf (soit une bonne cuillère à café) et un peu de yaourt de soja nature à la place du fromage blanc.

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Faire cuire les petits pois dans une eau peu salée, 10 mn. Egoutter en gardant un peu d'eau de cuisson pour réaliser les pancakes.

Faire revenir à la poële, quelques instants, les fanes de radis avec l'huile d'olive.

Mélanger l'oeuf battu (ou la fécule) avec la farine, la levure, ajouter un peu d'eau de cuisson des petits pois jusqu'à obtenir une pâte souple, mais pas liquide (quelques cuillerées à soupe suffisent). Mélanger au fouet pour lisser la pâte, sans trop insister sinon elle devient élastique. Ajouter le fromage blanc (ou le yaourt de soja), le bouquet garni, les petits pois et fanes de radis cuits, mélanger de nouveau.

Faire cuire les pancakes sur une poële ou une crépière huilée, par cuillerées déposées en petits tas, 1 à 2 mn de chaque côté. Ils se conservent très bien et peuvent même se congeler. On peut les consommer froids mais j'avoue que je les préfère tièdes. Avec une salade verte, c'est un repas printanier et léger comme je les aime.

 

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dimanche 26 avril

Mini-cake à la ricotta, poireau et oignon nouveau

Si vous avez vous aussi des recettes avec de l'oignon nouveau, mettez le cap chez Maya !

Eh oui, encore du poireau et de l'oignon nouveau, cuisinés ensemble, puisque c'était ce que j'avais en stock ces jours-ci. Je ne m'en plains pas, ils s'associent à merveille. J'avais aussi un pot de ricotta, et jusqu'au tout dernier moment, je n'ai su s'il serait dédié à une préparation sucrée ou salée, tant l'une et l'autre m'attiraient. Même une fois sorti de sa boîte, le contenu vidé dans un saladier, et prête à l'action, j'hésitais encore. L'envie de salé l'a emporté pour cette fois. Sans regret, je dois dire. Ces mini-cakes ont révélé un moelleux (dû à la ricotta) et un parfum (avec l'oignon frais et le romarin) qui m'ont agréablement surprise et régalée. Le poireau en a pris un p'tit coup de printemps bien sympa, en attendant de laisser définitivement la place aux légumes de la belle saison.

Mini_cakes_ricotta_poireaux_oignons_fraisbis

Pour 6 mini-cakes, ou un cake de taille normale :

1 pot de 250 g de ricotta
2 oeufs
160 g de farine + 40 g de maïzena
1 sachet de levure
2 poireaux (plutôt petits)
2 petits oignons frais
1 gousse d'ail
1 CS d'huile d'olive
eau + un peu de vin blanc sec (j'achète du vin blanc sec premier prix en supermarché, pour la cuisine cela me suffit)
1 CS de romarin (ici, déshydraté, en pot, faute de mieux)

Emincer oignon nouveau et ail, les faire revenir dans une cocotte avec l'huile d'olive. Ajouter les poireaux émincés, un verre d'eau (voire un peu plus), 1/2 verre de vin blanc. Le liquide doit arriver à hauteur des poireaux. Monter le feu et faire bouillonner pendant environ 10 mn, le temps de cuire les poireaux. Egoutter et garder un peu d'eau de cuisson (on peut utiliser le reste pour en faire par ailleurs un potage de vermicelles, c'est très bon).

Mélanger la ricotta avec les jaunes d'oeuf et le romarin. Saler légèrement. Fouetter pour obtenir une crème lisse. Ajouter la farine tamisée, la maïzena, le sachet de levure, les légumes égouttés et un peu du liquide de cuisson des légumes pour assouplir l'ensemble.

Monter les blancs d'oeuf en neige et les ajouter délicatement au reste. Répartir la préparation dans les mini-moules ou le moule de taille normale. Faire cuire au four, 20 mn environ, à 180° (chaleur moyenne). Ces petits cakes peuvent se congeler sans problème.

Note suite à l'affaire Cueasyne.com, dont j'ai parlé hier en ouverture de ce message et qui avait volé cet article ainsi que des milliers d'autres issus d'autres blogs culinaires : ce matin, 27 avril, le site est inaccessible. J'espère que l'auteur a compris son erreur et l'a supprimé. Croyez bien que je veille au grain. Entretemps j'ai reçu des messages de wordpress (outil de création de ce site) et de Côté Blog (qui référençait ce site) que j'avais contactés hier et qui m'ont donné les coordonnées précises des auteurs de ce site, afin de pouvoir les poursuivre si besoin est.

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Posté par ca_mi_phi à 11:07 - e-Cuisine : le salé - Commentaires [30] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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samedi 04 avril

Petits gâteaux au fromage blanc et à l'anis

L'envie d'un gâteau au fromage blanc est venue soudainement l'autre jour. Même si, depuis un an, j'ai considérablement réduit la part des laitages dans mon alimentation, je les apprécie toujours et j'aurais du mal à m'en passer définitivement, ou à les remplacer par des yaourts au soja, que je n'aime pas. Quitte à acheter du fromage blanc, j'ai pris du 40% pour son goût et pour sa tenue. Le 0%, je n'ai jamais aimé ça, ça n'a aucun goût. Mais dans la majorité des recettes que j'ai vues, il y avait 4 oeufs pour 500 g de fromage blanc. De mon point de vue, c'est excessif et cela alourdit le gâteau sans raison. Deux suffisent, accompagnés, soit d'un peu de fécule de pomme de terre, comme dans la belle recette de Lilie, soit de la fameuse poudre Impérial, dans cette autre recette vue sur le blog de Chardonnay. C'est celle-ci que j'ai adoptée et j'en suis très satisfaite.

Evidemment on peut reprocher à cette poudre de n'être pas bio et de contenir des colorants qui peuvent être allergènes. Mais sa simplicité l'honore comparée à tout un tas d'autres produits familiers que nous achetons sans y penser et à la liste d'ingrédients trop longue pour être honnête.... ou farcie de cochonneries... biscuits, en particulier... y compris les plus populaires !

Petits_g_teaux_au_fromage_blanc_anis

Avec cette poudre, les gâteaux ont été parfaitement réussis. L'ajout d'anis apporte un petit goût frais et printanier. Dans des ramequins individuels, le temps de cuisson est réduit, ce qui figure ma participation à la semaine du développement durable. En revanche, il vaut mieux éviter de les faire un jour de déprime, parce qu'ils gonflent beaucoup en cuisant, jusqu'à déborder du moule, puis se ratatinent en refroidissant, comme tout gâteau au fromage qui se respecte, hu hu...

Pour 7 ramequins individuels :

- 500 g de fromage blanc à 40% de mg (du 20% ira bien aussi)
- 2 petits oeufs ou un gros
- 10 cl de crème fraîche semi-épaisse (la mienne était très épaisse, aussi j'ai ajouté 2 cs de lait pour diluer)
- 50 g de poudre Impérial (rayon des préparations pour flans, en supermarché)
- 1 sachet de sucre vanillé
- 3 cs de sucre roux
- grains d'anis

Battre les oeufs dans un grand saladier. Ajouter le fromage blanc, le sucre vanillé et le sucre roux, mélanger en battant au fouet. Dans un autre récipient, mélanger la poudre Impérial avec la crème fraîche et éventuellement un peu de lait pour diluer. Ajouter ce mélange au précédent, ainsi que les grains d'anis. Répartir dans les ramequins en ne les remplissant qu'aux 2/3 car les gâteaux gonflent beaucoup en cuisant : par sûreté, on peut placer une plaque à pâtisserie à l'étage au-dessous, dans le four, au cas où il y aurait débordements. Faire cuire au four, à 180°, pendant environ 25 mn, puis laisser refroidir dans le four éteint, portière semi-ouverte. 

mardi 17 mars

Mini-cakes à la carotte rapée, oignon et féta

Encore de la carotte ! J'y peux rien si ce légume est si fidèle dans le panier de la semaine. Avec l'Amap, on ne choisit pas le contenu du panier. Certains peuvent trouver ça révoltant dans notre société de consommation où chacun veut pouvoir faire ce qu'il veut comme il veut quand il le veut, y compris avec la nature. Personnellement, passé les premières semaines d'automne, emplies de graves questions existentielles (qu'est-ce que je vais faire avec toutes ces carottes ???), je suis maintenant heureuse de les retrouver chaque mercredi. Parce que la carotte, ça se prête à tout, au salé comme au sucré, au cuit, au cru, en galette, en soupe, en purée (tiens, pas encore faite, celle-là...), et même dans le pain !... Bref, les idées-recettes ne sont pas prêt d'être épuisées. Je parie même qu'elles vont me manquer quand elles s'éclipseront cet été (enfin, juste un peu).

Les voici ici en version mini-cake, à emporter pour déjeuner à l'extérieur, au bureau, en pique-nique (sait-on jamais... peut-être fera-t-il beau et doux à Pâques), ou comme moi sur un banc, dans un parc, sous un timide soleil. Même s'il ne faisait pas bien chaud, le moment fut agréable avec ces petits cakes moelleux. Au besoin, ils se congèlent très facilement.

Mini_cakes_carotte_rap_e_feta_oignon2

Pour l'anecdote, quand je suis devenue végé, il y a presque un an maintenant, je pensais que je ferais très souvent des cakes pour le déjeuner. C'est si simple, un cake aux légumes ! Si "bateau" ! J'étais loin d'imaginer que ma cuisine serait en réalité beaucoup plus variée, et que chaque jour ou presque amènerait son lot de nouvelles idées à essayer dans des genres très divers. Depuis que j'ai acheté mes mini-moules à cake, au printemps dernier, je ne m'en suis servie que trois ou quatre fois, c'est dire !

Pour 6 mini-cakes (ou un cake de taille normale) :

- 150 g de farine de blé (ici, semi-complète)
- 100 g de maïzena
- 2 oeufs
- 20 cl de vin blanc
- 2 cs d'huile d'olive
- 1 sachet de levure
- 150 g de carottes râpées
- un peu d'oignon cuit -50 g environ-
- 140 g de féta émiettée
- inutile d'ajouter du sel, la féta étant déjà largement assez salée

Râper les carottes. Peler et émincer l'oignon, le faire revenir à la poële avec un peu d'huile. Emietter la féta.

Dans un saladier, tamiser la farine, la maïzena (pour un cake plus léger), et la levure. Ajouter les oeufs battus, le vin blanc, l'huile, ainsi que les carottes râpées, l'oignon, et la féta. Bien mélanger. Répartir la préparation dans le ou les moules.

Faire cuire à four moyen, thermostat 5 à 6 (selon que votre four chauffe beaucoup ou pas), le mien est un four à gaz, le thermostat 5 suffit largement. J'ai laissé cuire 25 mn, mais le temps de cuisson sera sans doute un peu plus long pour un seul cake : on s'assurera que la cuisson est terminée en plantant au centre un couteau dont la lame doit ressortir propre.

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dimanche 08 mars

Riz cantonais au tofu fumé

Cette recette fut pour moi une évidence dès que j'ai testé et apprécié le tofu fumé. J'adore le riz cantonais, dont les deux ingrédients essentiels, pour moi, outre le riz, sont depuis toujours, non pas les crevettes, ni le jambon, ou tout autre morceau de chair animale, mais les petits pois et les oeufs brouillés, ou en omelette. Décidément, j'étais faite pour être végé. ça devait être inscrit dans mes gênes.

D'après ce que j'ai lu sur le net, il y a mille et une façons de préparer le riz cantonais. On y met ce qu'on veut, du moment que l'ensemble est agrémenté de couleurs variées. De même, le mode de cuisson diffère d'une recette à l'autre. Sur un site que je ne nommerai pas, j'ai lu qu'il fallait faire cuire les légumes dans du saindoux. Beark. Rien de tel ici, je vous rassure.

Typiquement asiatique, le tofu fumé a naturellement sa place dans ce délicieux plat, qui est presque un repas à lui tout seul avec ses nombreuses sources de protéines. Voici ma version, à vous de trouver la vôtre en fonction de votre inspiration.

Riz_cantonnais_au_tofu_fum_1

Pour trois assiettes :

120 g de riz (ici du riz thaï demi-complet acheté en vrac au magasin bio)
25 g de lentilles ou de févettes
150 g de petits pois (ici, surgelés)
2 petits oignons roses
1 oeuf
100 g de tofu fumé
1/2 verre de vin blanc (ou de bouillon de légumes)
3 gros champignons blancs
un peu de carotte râpée ou émincée
2 cs d'huile

Préparer une petite omelette fine avec l'oeuf battu et très peu de sel. La laisser refroidir, puis la rouler et la découper en fines tranches.

Faire cuire à l'autocuiseur, 10 mn, le riz et les lentilles (ou les févettes). On peut les cuire ensemble sans problème. Egoutter.

Dans une cocotte, faire revenir l'oignon émincé dans l'huile. Ajouter les petits pois, laisser cuire quelques instants en remuant. Verser le vin blanc (ou le bouillon de légumes), laisser mijoter encore quelques minutes. Ajouter alors les champignons découpés en fines lamelles, le tofu fumé découpé lui aussi en fines tranches. Laisser cuire un peu en remuant et en surveillant, avec le couvercle de la cocotte.

Enfin, baisser le feu à mini, ajouter riz, févettes, carotte râpée et morceaux d'omelette. Remuer pour bien mélanger et obtenir un plat coloré. Répartir dans les assiettes et passer à table.   

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mercredi 25 février

Spanakopita aux épinards frais

Comme la plupart d'entre nous, j'en ai marre de l'hiver. Heureusement, ici, comme chaque année à cette période, les arbres commencent doucettement à bourgeonner, leurs fragiles fleurs blanches et roses nous émerveillant au passage. De même, tous les mimosas sont en fleurs et ensoleillent les quartiers où ils sont plantés. Un vrai bonheur pour l'âme comme pour les yeux. Cela ne dure que quelques semaines. Mi-mars, peut-être même avant si un coup de vent passait par là (un de plus !), ce sera terminé. J'espère avoir l'occasion de faire quelques photos pour immortaliser tout cela. Depuis octobre et mes photos d'arbres magnifiés par l'automne, le temps a été si mauvais qu'il a été quasiment impossible de se balader à pied. Mon souhait : que le printemps soit beau, doux, et... SEC !

Pour un avant-goût des beaux jours, je repars aujourd'hui en Grêce, dans la cuisine de Mary qui nous a proposé de réaliser ses recettes :

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J'ai choisi cette fois la spanakopita, une tourte aux épinards, féta et oeufs. Une superbe recette de cuisine végétarienne, que je ne connaissais pas. C'est aussi bon qu'équilibré au niveau nutritionnel. Ce fut l'occasion d'utiliser les épinards frais, régulièrement présents ces temps-ci dans mon panier bio hebdomadaire. Je ne connaissais pas les saisons de l'épinard, qui sont la fin de l'hiver et le printemps (nous en avions eu un peu aussi en automne). Grâce à l'Amap, j'apprends bien des choses. Quel plaisir de manger au rythme des saisons et des récoltes ! Ces épinards frais sont un délice. Rien à voir avec les surgelés.

Spanakopita

J'ai utilisé mes moules à mini-pizza pour faire cuire les spanakopitas. J'ai obtenu trois mini-tourtes et une tartelette, qui ont fait office de plat principal. Avec une salade, ce furent de belles assiettes :

- 250 g d'épinards frais
- 1 petit oignon rose
- 50 g de feta
- 1 CS d'huile d'olive (la recette originale en prévoit beaucoup plus, c'est le défaut des cuisines méditérrannéennes, parfois trop grasses à mon goût...)
- 2 oeufs
- la recette donnée par Mary prévoit un bouquet d'aneth, mais je n'en avais pas

Pour la pâte brisée :
- 200 g de farine, 30 g de beurre ramolli, un peu de sel et de thym séché, un peu d'eau tiède (la quantité dépend de la farine utilisée) et 1 CS d'huile d'olive.

Spanakopita__pinards_frais_bio

Préparer la pâte en mélangeant tous les ingrédients et en malaxant avec les doigts pour obtenir une boule souple, que l'on mettra au frais 30 mn.

La recette de Mary prévoit ensuite d'utiliser les épinards crus, mais, après les avoir équeutés, j'ai préféré les faire cuire quelques minutes dans de l'eau non salée et les laisser s'égoutter. J'ai également fait durcir les oeufs, 10 mn, dans de l'eau bouillante (j'avais envie de les manger ainsi).

Pour le reste, j'ai suivi la recette originale : j'ai mélangé les épinards égouttés, les oeufs durs découpés en petits morceaux, la féta émiettée, l'oignon émincé (et cru), l'huile d'olive. Inutile d'ajouter du sel : la féta est déjà largement assez salée !

J'ai étalé la pâte à tarte, au rouleau, entre deux feuilles de papier sulfurisé. A l'aide d'un petit bol chînois, j'ai découpé 3 ronds de pâte que j'ai placés dans les alvéoles du moule. Je les ai garnis de la préparation oeufs-féta-épinards. J'ai découpé 3 autres ronds de pâte que j'ai placés par-dessus, en soudant les bords. Il m'est resté un rond de pâte et un peu de préparation avec lesquels j'ai fait une simple tartelette. Pour finir, j'ai fait cuire le tout au four, th 5 à 6 (selon votre four), pendant une vingtaine de minutes.   

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dimanche 01 février

Pancakes à la crème de coco, et compote de myrtilles au confit de pétales de roses

Vraiment désolée pour cette photo floue. La lumière du jour commençait à baisser et mon appareil est loin d'être un must. Il rend mal hommage à ces pancakes qui étaient tout gonflés, peut-être les plus réussis de tous ceux que j'ai faits.

Les pancakes sont devenus un rituel du dimanche matin, au petit déjeuner. Je prépare la pâte la veille et, au lever, hop, sur la poële (la pâte, pas moi !), chaque fois avec un parfum différent. J'ai déjà fait des pancakes à la pomme râpée, à la banane, aux raisins secs... Cette fois, j'ai testé la crème de coco, pour un résultat que j'ai trouvé particulièrement léger. La crème de coco étant déjà sucrée, j'ai jugé inutile d'ajouter du sucre.

Il était temps par ailleurs de profiter d'un reste de myrtilles fraîches, congelées l'été dernier, après ma cueillette bio dont j'avais parlé sur ce blog. J'avais également un petit pot de confit de pétales de roses, dont je ne savais trop que faire jusque-là. C'est doux, très bon, avec une saveur qui accompagne très bien celle des myrtilles.

Pancakes_cr_me_coco_myrtilles

Pour une dizaine de pancakes :

100 g de farine T65
1 cc de levure chimique
2 cs de flocons d'avoine
1 oeuf
1 berlingot de crème de coco (65 ml), complété par un peu de lait (environ 1/4 de verre)
gingembre confit
un petit bol de myrtilles
2 cc de confit de pétales de roses

Mélanger l'oeuf battu avec les flocons d'avoine, la farine tamisée et la levure. Ajouter la crème de coco, puis un peu de lait, mélanger de façon à obtenir une pâte épaisse mais plutôt souple. Découper le gingembre confit en petits morceaux, les ajouter à la pâte. Laisser reposer une heure au frais.

Dans une petite casserole, faire chauffer à feu très doux les myrtilles avec le confit de pétales de roses, en remuant. Réserver au chaud.

Faire cuire les pancakes en déposant des cuillères à soupe de pâte sur la crépière légèrement huilée. Les retourner quand de fines bulles apparaissent sur le dessus pour cuire l'autre côté. Disposer sur la ou les assiettes, napper de compote de myrtilles et déguster sans attendre.

Posté par ca_mi_phi à 08:10 - g-Cuisine : le sucré - Commentaires [25] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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