jeudi 23 juillet
Un taboulé revisité, avec courgette crue et pois chiches
Il fait drôlement chaud ces jours-ci à Biarritz ! C'est une chaleur qui nous vient d'Afrique, paraît-il. Après l'hiver affreux que nous avons connu ici, ses tempêtes et ses trombes d'eau qui m'ont laissée traumatisée (le mot n'est pas trop fort), c'est un vrai bonheur (en tout cas pour moi) d'avoir des journées écrasantes de soleil où l'on transpire au moindre effort et où l'on préfère aller à la plage le matin, pour éviter d'y griller l'après-midi : vive l'été !
Les repas sont en conséquence, du frais, du froid, léger, souvent cru, vite fait. La cuisine élaborée, on verra plus tard. On ressort la recette classique mais toujours appréciée du taboulé, idéale par cette chaleur, et on l'agrémente avec d'autres ingrédients, selon l'inspiration du moment, jusqu'à en faire un plat complet. Eh oui, en ajoutant quelques pois chiches au boulghour, on obtient des protéines complètes par l'association des acides aminés (autrement dit, de même valeur que celles de la viande ou du poisson). Mais ce que j'ai le plus aimé dans ce taboulé, c'est l'ajout de courgette jaune, que j'ai pris l'habitude de manger crue, découpée en petits morceaux : une découverte. C'est délicieux, croquant et tendre à la fois... et très digeste, du moins en ce qui me concerne. J'adore son goût très doux qui va bien avec tout. C'est bien simple, depuis quelques temps, j'en achète chaque semaine et j'en mets partout, toujours crue !

Pour 4 assiettes :
- 120 g de boulghour pesé cru
- 1/2 concombre
- 1 courgette jaune
- 1 tomate
- 1/2 avocat pas trop mûr
- quelques feuilles de menthe et de basilic
- un petit bol de pois chiches cuits
Assaisonnement :
- 2 cs d'huile d'olive
- 1/2 cc de tahin (purée de sésame, en magasin bio)
- le jus d'un demi-citron
- sel
Note : on peut également ajouter tout autre légume ou crudité qui nous fait envie : par exemple, au dernier moment j'ai décidé de mettre dans ce taboulé une poignée de haricots verts, cuits et refroidis (photo ci-dessous).

Préférer si possible des pois chiches à cuire plutôt que ceux en boîte, ils sont cent fois meilleurs. Les faire tremper une nuit dans un saladier plein d'eau, les cuire le lendemain, avec du sel et du bicarbonate de soude (cela les rend plus digestes). Pour ma part je les fais cuire à l'autocuiseur, directement dans la cuve avec suffisamment d'eau, cela ne prend que 20 mn.
Pour le taboulé : deux heures avant, au moins, faire cuire le boulghour selon la méthode indiquée sur le paquet. Généralement il doit être cuit dans 2 fois et demi son volume d'eau salée, à feu moyen et en remuant de temps à autre, jusqu'à ce que l'eau soit absorbée. Puis il faut le laisser refroidir.
Préparer les autres ingrédients : nettoyer les légumes et les crudités, les découper en petits cubes. S'ils sont bio, je ne pèle ni le concombre, ni la courgette. Au besoin, faire dégorger le concombre avec du gros sel dans une passoire.
Mélanger les légumes avec le boulghour et les pois chiches refroidis, la menthe et le basilic découpés aux ciseaux. Mettre au frais jusqu'à l'heure du repas.
Au dernier moment, préparer l'assaisonnement en mélangeant huile, tahin, jus de citron et sel. Verser sur le taboulé bien frais, mélanger et passer à table : c'est un régal dont on ne se lasse pas.
Découvrez ou redécouvrez l'autre taboulé d'été présent sur ce blog :
Taboulé au boulghour et au sarrasin
lundi 15 juin
Pâtes complètes à la courgette, piment et menthe
Revoilà le petit piment vert doux de l'été ! Véritable roi des étals de légumes du Pays Basque, en cette saison ! Chaque année, c'est un tel bonheur de le retrouver ! Dès la fin mai, on le guette sur les étals, et quand il apparaît, ça y est, c'est l'été qui arrive. Un été sans piment, ce serait comme un été sans soleil. Cultivé jusqu'aux portes de Bayonne, vert et long, il est différent du piment d'Espelette (village situé à une 20è de km de Bayonne). Ce dernier est rouge et souvent plus dodu, bénéficie d'une AOC et, en principe, ne sera récolté qu'après le 15 août. Pour en savoir plus sur ce piment (qui paraît-il se cultive très facilement, dans un jardin), relisez le billet que je lui avais déjà consacré l'an dernier à la même époque et qui s'appelait "l'autre piment du Pays Basque". (clic)
Evidemment, n'importe quel autre piment doux ira bien pour cette recette. A défaut, on peut mettre un morceau de poivron.
Ce piment relève à merveille le goût de la courgette. Avec ça, de la menthe. L'autre jour je disais que j'en mettais partout : ma botte de menthe fraîche a été utilisée jusqu'à la toute dernière feuille, sans la moindre perte. C'est si bon ! Cela donne aux plats une fraîcheur très agréable et un parfum léger, pas du tout entêtant, qui se marie très bien aux légumes de l'été. Pour moi, ce plat de pâtes fut un régal, qui plus est très simple, vite fait. Qui a dit que c'était long et compliqué de bien manger ?

Par personne, il faut :
- 50 g de pâtes au choix, pesées crues
(ici, des pennes à la farine complète, de la gamme bio de Casino, très bons et pas chers)
- 1 petite courgette
- 2 petits piments verts doux
- 1 petite tomate (ici, tomate Roma)
- 10 feuilles de menthe
- 1 cs d'huile d'olive, sel
Ouvrir les piments dans la longueur pour en retirer les pépins. Les passer sous l'eau pour les nettoyer puis les découper en fines fondelles. Si la courgette est bio, inutile de la peler. La nettoyer sous l'eau, la découper en petits cubes puis la faire cuire avec le piment, à la poële ou à la cocotte, à feu doux, avec l'huile et un peu de sel.
Faire cuire les pâtes dans de l'eau bouillante salée selon les indications du paquet pour le temps de cuisson.
Quand les légumes se sont attendris, ajouter la tomate découpée en petits cubes. Poursuivre la cuisson quelques instants en remuant. La tomate ne doit pas trop ramollir. Ajouter la menthe au dernier moment, puis les pâtes cuites et égouttées. Mélanger et servir sans attendre.
jeudi 04 juin
Boulettes de pois chiches aux légumes et à la menthe -sans oeuf, sans friture-
Une recette largement inspirée de celle découverte chez Time 4 Tea, pour laquelle j'ai eu un gros coup de coeur, et pour cause : ces boulettes sont très simples à faire, équilibrées, pas grasses et délicieuses. Seules modifications de ma part, je n'ai pas mis les flocons d'avoine et j'ai ajouté plein de menthe (j'en mets partout ces jours-ci), ce qui, vous l'imaginez, apporte un supplément de saveur et de fraîcheur. Vous trouverez sûrement d'autres variantes en fonction de vos goûts et de votre inspiration. Voilà une agréable façon de manger des légumineuses en été, loin des plats plus lourds et consistants de l'hiver. Froides, ces boulettes sont très bonnes également.
Merci, Muriel, pour cette superbe recette !

Pour 18 boulettes environ (convient pour 2 à 3 personnes) :
- un reste de légumes cuits, râpés ou finement émincés, environ 150 g : ici, courgette, carotte et oignon
- 200 g de pois chiches cuits (environ 75 g crus)
- feuilles de menthe à volonté
- la recette initiale comprend 6 cs de flocons d'avoine, que je n'ai pas mis
La veille, faire tremper les pois chiches dans un saladier rempli d'eau. Le jour même, les faire cuire avec un peu de bicarbonate de soude alimentaire (ils seront plus digestes). A l'autocuiseur, directement placés dans la cuve avec 4-5 fois leur volume d'eau, la cuisson ne prend que 20 mn.
On peut aussi utiliser des pois chiches en boîte, déjà cuits : mais c'est nettement moins bon, rien de tel pour vous dégoûter des pois chiches, je trouve...
Dans le blender ou le hachoir du robot, mettre les pois chiches égouttés et refroidis, les légumes, les feuilles de menthe. Mixer finement. Mettre le tout dans un saladier. J'ai ensuite tassé le tout et mis au frais 30 mn, cela facilite la confection des boulettes.
Former avec les doigts les boulettes de la taille d'une noix en les tassant légèrement. Les faire dorer 3-4 mn de chaque côté, à la poële légèrement huilée. Déguster avec une salade, ou une sauce tomate fraîche par exemple.
mercredi 29 avril
Taboulé de printemps au chou rave, petit pois et citron confit
Le printemps, ces jours-ci, fait grise mine dans mon petit coin du Sud-Ouest. En attendant qu'il se ravigote, faisons comme s'il était vraiment là avec ce taboulé. J'ai découvert le chou-rave le mois dernier, à la Biocoop de Bayonne, un magasin agréable que vous apprécierez si vous séjournez dans ma ville natale, ou dans le sud des Landes tout proche. Grâce aux dégustations disponibles sur place, je suis tombée sous le charme de cette chose verte à la bouille rigolote (photo ci-dessous). Cru, c'est un délice très frais et croquant dont je profite à chaque occasion.
Dans le même temps, je suis tombée sur de jolies bottes de menthe bien odorantes... c'était comme l'été en plein mois d'avril ! Je ne pouvais pas ne pas en acheter ! Placée dans un fond d'eau et mise au réfrigérateur, j'ai pu la garder fraîche une dizaine de jours, le temps de tout utiliser.

Et puis, après avoir vu plusieurs recettes de citron sur différents blogs, j'ai préparé plusieurs choses, dont du citron confit, d'après une méthode express trouvée sur Exceldor.
Le tout compose ce taboulé jaune et vert, auquel on pourra ajouter tous les légumes de saison qui nous viennent en tête (mais que je n'avais pas à ma disposition sur le moment) : des pointes d'asperges, des radis, des fèves... c'est aussi bon que le taboulé traditionnel.
Pour deux belles assiettes, voici mes ingrédients :
- 60 g de boulghour (pesé cru)
- 1 chou-rave
- 100 g de petits pois (ici, surgelés faute de mieux)
- 2 tranches de citron confit
- 2 petits oignons frais
- quelques feuilles de menthe
- 1 à 2 cs d'huile d'olive
- 1 cc de tahin (purée de sésame)
- 1/2 jus de citron
- sel
J'ai fait cuire petits pois et boulghour ensemble dans une grande casserole d'eau bouillante salée. Le temps de cuisson est à peu près le même : 10 mn environ.
J'ai préparé le chou-rave en enlevant toute l'épaisse peau verte qui le recouvre (l'intérieur est plutôt blanc) puis en l'éminçant. J'ai également émincé l'oignon frais et découpé le citron confit en petits morceaux.
Ensuite j'ai mélangé boulghour et petits pois cuits et refroidis, chou-rave, oignon, citron, ajouté les feuilles de menthe. Puis mis le tout au frais pendant quelques heures.
J'ai préparé la vinaigrette au dernier moment en mélangeant huile, citron, tahin et sel. Il n'y avait plus qu'à l'ajouter au reste et servir.

Ci-dessus : un chou-rave. Joli, non ?
lundi 08 septembre
Mitonnée de légumes, façon tajine, et premier bilan Amap
Ces premiers jours de septembre ont été l'occasion d'assister à ma toute première réunion-bilan pour les adhérents de mon Amap, une tradition à chaque fin de contrat, avant renouvellement cette semaine.
60 familles sont inscrites à cette Amap, mais une trentaine de personnes seulement s'étaient déplacées pour cette réunion. De fait, les bénévoles chargés des contrats ont rappelé que l'Amap, c'est nous, les adhérents, et que chacun, à tour de rôle, doit participer à l'organisation et à la gestion de cette structure, prendre des responsabilités en fonction de ses compétences. Il ne s'agit pas seulement de régler son dû et de venir chercher son panier chaque semaine.
Parmi les moments forts de la réunion, le boulanger bio de notre amap, qui était présent, fit passer autour de la table, pour une dégustation-découverte, des brioches, nature et aux pépites de chocolat, qu'il se propose de fournir ces prochains mois. Jusque-là je ne souscrivais pas à cet abonnement-là, mais ces brioches ont un goût si somptueux que je sens qu'elles seront bientôt dans mon panier !
Mais le plus intéressant fut d'écouter notre jeune maraîcher faire le bilan de sa production pour l'été. Globalement, selon lui, la saison a été bonne, ce qui ne veut pas dire qu'il n'a pas eu de soucis. Les pommes de terre sont petites (mais délicieuses !) et il y a eu peu de poivrons et de piments. En revanche, un rab de tomates, pour ceux qui en ont fait la demande.
Il avoua ensuite que c'est grâce à l'Amap qu'il parvient désormais à vivre correctement de son travail. Auparavant, il ne vendait qu'aux magasins et sur les marchés et ses revenus étaient très irréguliers. Cet été, après dix ans de travail, il a enfin pu s'offrir trois semaines de vacances, moderniser son matériel et déléguer son travail à un employé, futur agriculteur bio lui aussi. Et puis, prochainement, il va engager quelqu'un d'autre pour l'aider à l'année et pourra ainsi s'offrir de vrais week-ends, pour une meilleure qualité de vie. Si c'est pas beau d'entendre ça ! je suis fière de participer un petit peu à cette réussite.

Quant à moi, en tant que consommatrice, je re-signe sans hésiter pour ces 4 prochains mois. Pour le prix payé, je trouve que les paniers sont bien garnis, sans parler de la qualité des légumes, dont le goût est une merveille. Nous repartons souvent avec deux kilos de tomates, un kilo et demi de courgettes, une aubergine ou des piments, une belle salade, deux ou trois concombres ou des pommes de terre. Chaque livraison est un pur moment de bonheur, et me suffit pour la semaine. Je n'ai plus à acheter d'autres légumes pour compléter mes menus.

Du coup j'organise quasiment toute ma cuisine autour de ce panier. La semaine dernière, tomates, courgettes et aubergine étaient encore de la partie, ainsi que des pommes de terre. Je me suis souvenue que, quelques semaines avant d'ouvrir ce blog, j'avais fait un tajine aux légumes, d'après une recette trouvée chez Darna, dont le blog est une mine d'or en la matière. J'avais simplement laissé tomber les boulettes de viande qui en faisaient partie. J'ai refait ce tajine comme suit, pour 3 personnes :
- 4 tomates pelées (les miennes étaient de taille moyenne)
- 1/2 aubergine (selon la taille)
- 1/2 courgette
- 2 petites pommes de terre
- 1 gousse d'ail
- 4 CS d'huile d'olive
- une rasade d'eau
- cumin en grains, quelques feuilles de menthe
- facultatif : graines de tournesol
plonger les tomates dans l'eau bouillante quelques instants, pour que la peau se fendille. Les sortir de l'eau, enlever la peau, les découper grossièrement, en ôtant le pédoncule.
Peler les pommes de terre. Les découper ainsi que les autres légumes en morceaux et les placer dans la cocotte, avec les tomates.
Ajouter l’huile, puis l’eau. Faire cuire, d’abord à feu moyen, pendant quelques minutes, puis à feu doux, 30 mn environ au total, en remuant régulièrement. Au besoin, ajouter un peu d'eau. Les légumes ne doivent pas attacher au fond et la tomate doit finir en sauce onctueuse. Pour finir, ajouter le cumin et la menthe, saler. A part, dans une poële, faire dorer les graines de tournesol dans un peu d'huile et les ajouter.
Ce délicieux mélange a un petit air de ratatouille et peut se déguster non seulement avec du couscous mais aussi avec du riz, des pâtes, du boulghour... tout ce qu'on veut.
Et un diamant de plus ! Je suis riiiiche ! Merci à Aurélia du blog O coin gourmand d'avoir pensé à moi !
jeudi 07 août
Mousse au chocolat spécial été, avec un petit goût de menthe
Même en plein été, quand il fait chaud, on peut avoir envie d'une mousse au chocolat gourmande et qui fouette bien le palais. A la recette classique, j'ai ajouté de la menthe, pour ajouter un peu de fraîcheur au goût corsé du chocolat. Rien de bien exceptionnel là-dedans, mais une petite mousse très agréable, dans laquelle les saveurs chocolat et menthe se mêlent très agréablement et harmonieusement. La seule difficulté est de mettre la bonne quantité de menthe pour que le goût ne soit pas masqué par celui du chocolat. Ici, j'ai utilisé du thé à la menthe bien serré !

Pour deux gourmands :
70 g de chocolat à pâtisser, le plus noir possible (j'ai utilisé du 70 % de cacao)
1 oeuf, blanc et jaune séparés
1 cc de crème fraîche épaisse, mais allégée en mg (je mets du 30 % de mg)
1/4 de verre d'eau (pas plus !)
2 sachets de thé à la menthe.
Faire chauffer l'eau au micro-ondes, puis y laisser tremper les sachets de thé, 10 bonnes minutes. Puis, faire fondre les carrés de chocolat dans ce thé corsé à la menthe, sur feu très doux, en remuant lentement. Ajouter la crème fraîche, puis le jaune d'oeuf, remuer.
Entre parenthèses, les oeufs de mon panier bio sont petits et particulièrement durs, très difficiles à casser. On voit que les poules gambadent, leurs oeufs sont solides ! Jamais vu ça avant !
Monter le blanc d'oeuf en neige, assez ferme, puis le mélanger avec douceur à la pâte chocolatée, en soulevant la masse. Il est inutile d'ajouter beurre ou sucre : le chocolat est déjà bien assez sucré et c'est bien mal l'aimer que de penser qu'il a besoin d'autres ingrédients pour faire son effet.
Répartir la mousse dans deux coupes. Le plus dur est d'attendre ensuite 4 heures au moins avant d'y goûter. Mais plus on attend, plus c'est bon ! Je fais toujours mes mousses la veille pour le lendemain, et le surlendemain, c'est encore meilleur.
vendredi 01 août
Sarrasin à l'oignon et aux épinards
En pleine saison de légumes d'été, j'ai eu soudain envie d'un peu d'épinards, pour varier. Faut bien renouveler sa petite réserve de fer, puisqu'ils en contiennent davantage que les tomates et autres aubergines. Pas autant que Popeye aurait voulu nous le faire croire, mais enfin...
Et puisque je suis en pleine découverte du sarrasin, que j'aime déjà beaucoup, j'en ai refait aussi. Ce mot "sarrasin" évoque irrésistiblement pour moi un passage du film "les Visiteurs", que vous avez sûrement vu aussi, dans lequel les deux héros arrivés par mégarde du passé,jusqu'à notre monde moderne, découvrent sur la route la voiture jaune des Postes conduite par un jeune facteur, et s'écrient : "un sarrasin" ! Chaque fois que j'y pense, ça me fait bien rire.

Bref, je me suis inspirée une fois de plus d'une recette du passionnant blog de cuisine grecque de Mary, celle du riz aux épinards, et j'ai remplacé le riz par le sarrasin. Avec ça, une fine omelette roulée, pour apporter un peu de couleur, et voilà. Un petit plat tout simple, que j'ai trouvé excellent. J'en referai.
Par personne il faut :
1 petit oignon
60 à 80 g de sarrasin pesé cru
100 g d'épinards (surgelés chez moi)
1/2 CS de tahin (purée de sésame)
1 CS d'huile d'olive
1/2 verre de vin blanc
1 oeuf
menthe, thym, et un peu de fromage rapé, ou de fromage mou à tartiner
Faire une omelette fine avec l'oeuf, un peu de sel et le fromage mou ou rapé. La rouler, la mettre de côté et la laisser refroidir un peu.
Faire revenir l'oignon dans l'huile. Ajouter 25 cl de liquide (eau et vin blanc, ou bien bouillon de légumes), puis le sarrasin, et laisser cuire à petits bouillons 15 à 20 mn. Remettre du liquide au besoin. En fin de cuisson, mettre les épinards, le thym, la menthe, laisser cuire quelques minutes supplémentaires. Mélanger le tout avec le tahin. Découper l'omelette roulée en petites tranches, l'ajouter au reste et disposer l'ensemble dans les assiettes.
vendredi 25 juillet
Tomates farcies au riz et aux herbes, souvenir de vacances grecques
De la Grêce, je ne connais que Corfou, où j'ai passé d'agréables vacances il y a déjà un bon bout de temps. La maison de Sissi, les jolies plages, la ville de Corfou elle-même, où l'on sent une influence italienne (les italiens étant d'ailleurs très nombreux à venir sur l'île en touristes, car c"est près de chez eux), tout est plein de charme.
Dans le petit hôtel familial où nous logions, la grand-mère faisait elle-même la cuisine au repas du soir et nous prépara plusieurs fois des tomates farcies à la grecque, à base de riz et d'herbes, un pur délice dont la recette resta pour nous un secret (zut alors). En vérité, leur saveur tenait beaucoup aux herbes, et en particulier à la menthe fraîche, qu'il ne faut surtout pas oublier.
Ici j'ai tenté de reproduire cette recette, en ajoutant quelques ingrédients de mon cru, tels que les raisins secs, qui font merveille en association avec le menthe : une belle découverte au passage... J'ai ajouté aussi quelques pois chiches (je les adore !) et mes chères févettes (si on n'en a pas, ce n'est pas grave). Comme d'habitude, j'ai refusé d'abuser de la matière grasse aussi on peut se régaler sans risque de prendre un gramme. Tomate, riz, et légumineuses font un plat complet, avec toutes les protéines nécessaires : il est inutile d'ajouter le moindre bout de viande ou de poisson pour équilibrer le repas au niveau nutritionnel. Une bonne salade verte, un petit dessert, et on aura un repas parfait !

Pour 4 tomates farcies (une à deux tomates par personne pour un plat principal, selon l'appétit) :
4 grosses tomates
100 g de riz, pesé cru (ici il s'agit de riz de camargue semi-complet vendu en vrac au magasin bio)
50 g de févettes sèches
50 g de pois chiches
1 poignée de raisins secs
menthe, persil, basilic frais : 2 à 3 CS de chaque, voire plus (ne pas lésiner !)
1 à 2 CS d'huile d'olive
1 cube de bouillon de légumes
La veille, faire tremper les pois chiches dans de l'eau, pour les réhydrater. Les févettes, elles, n'ont pas besoin d'être trempées.
Le jour même, couper un chapeau aux tomates et les évider délicatement. Saler légèrement l'intérieur, les retourner et les laisser dégorger pendant la préparation de la farce. Faire tremper les raisins secs dans un peu d'eau. Ciseler les herbes fraîches.
Faire cuire ensemble le riz et les pois chiches dans une grande quantité d'eau avec le bouillon de légumes. Pour moi, les pois chiches étaient cuits après 20 mn. Mon riz aussi, donc si le vôtre doit cuire moins longtemps, ajoutez-le en cours de cuisson. Après environ 10 mn de cuisson, j'ai ajouté les févettes qui ne doivent cuire que 10 à 15 mn.
Aprés avoir tout bien égoutté, mélanger riz et légumes secs avec les raisins secs égouttés et les herbes. Ajouter l'huile d'olive et mélanger de nouveau.
Il est possible aussi de cuire le riz en risotto, avec le bouillon de légumes, une variante que je ferai une prochaine fois... On peut augmenter les doses d'ingrédients afin de proposer un peu de cette farce, à part dans l'assiette, en complément des tomates farcies, avec une sauce tomate maison.
Garnir les tomates de la farce, poser le chapeau, arroser d'une CS d'huile d'olive et faire cuire au four, 20 mn environ, th 5-6.

C'est certainement le meilleur plat que j'ai mangé depuis que je suis passée du côté des végétariens. Il tient la dragée haute à tous les farcis à la viande, preuve supplémentaire, s'il en était besoin, que légumes et céréales sont faits pour aller ensemble.
samedi 19 juillet
Taboulé tout frais, au boulghour et au sarrasin
Sarrasin et purée de sésame (le fameux tahin) : voici mes derniers achats au magasin bio. Le tahin, je rêvais d'y goûter depuis un moment, et quand j'ai vu ce petit pot de 200 g à moins de 3 euros, je n'ai plus résisté.
Le sarrasin, j'appréhendais un peu, je reculais l'échéance... et si je n'aimais pas ça ? Heureusement, simplement préparé avec des petits pois ce midi-là, je me suis régalée. Et comme j'avais prévu par la suite de faire un taboulé, j'ai décidé d'en mettre, en même temps que le traditionnel boulghour, avec en prime un assaisonnement au tahin.

Les proportions sont données pour trois à quatre personnes en entrée, mais pour moi ce fut mon plat principal que j'ai quasiment tout dévoré d'un coup, je l'avoue... :
50 g de boulghour pesé cru
50 g de sarrasin pesé cru
2 tomates
1 petit oignon
1 piment doux
1 cc de graines de sésame
1 quart de concombre
1 poignée de raisins secs mis à tremper 1 heure dans eau ou jus de citron
quelques olives noires
1 cc de menthe fraîche et autant de basilic et persil, ciselés
Pour l'assaisonnement : 1 CS de tahin mélangé à 1 CS d'huile d'olive et 1/2 jus de citron
Faire cuire ensemble boulghour et sarrasin, un quart d'heure dans de l'eau bouillante salée. Egoutter puis laisser refroidir. Réunir dans un saladier les herbes ciselées, les graines de sésame, les tomates, l'oignon, le piment et le concombre coupés en tous petits morceaux, les raisins secs, les olives noires. Ajouter les céréales refroidies et bien mélanger. Mettre au frais plusieurs heures.
Je n'ai préparé l'assaisonnement qu'au dernier moment, et cela n'a nui en rien à la saveur du taboulé. J'avais oublié d'acheter le citron, aussi j'ai fait un saut peu avant midi chez le petit épicier du coin. Généralement je n'aime pas le citron dans les plats salés, je trouve qu'il prédomine trop sur le goût des autres ingrédients, mais là, c'est l'exception à la règle. Un taboulé sans citron, pour moi, c'est plus un taboulé ! Ah que j'aime ce plat ! Pour moi il symbolise parfaitement le plein été, les soirées chaudes où l'on a envie de manger froid et frais. Cette fois encore, il était excellent. Boulghour et sarrasin vont très bien ensemble et la version froide en salade sied très bien au sarrasin.




