jeudi 23 juillet
Un taboulé revisité, avec courgette crue et pois chiches
Il fait drôlement chaud ces jours-ci à Biarritz ! C'est une chaleur qui nous vient d'Afrique, paraît-il. Après l'hiver affreux que nous avons connu ici, ses tempêtes et ses trombes d'eau qui m'ont laissée traumatisée (le mot n'est pas trop fort), c'est un vrai bonheur (en tout cas pour moi) d'avoir des journées écrasantes de soleil où l'on transpire au moindre effort et où l'on préfère aller à la plage le matin, pour éviter d'y griller l'après-midi : vive l'été !
Les repas sont en conséquence, du frais, du froid, léger, souvent cru, vite fait. La cuisine élaborée, on verra plus tard. On ressort la recette classique mais toujours appréciée du taboulé, idéale par cette chaleur, et on l'agrémente avec d'autres ingrédients, selon l'inspiration du moment, jusqu'à en faire un plat complet. Eh oui, en ajoutant quelques pois chiches au boulghour, on obtient des protéines complètes par l'association des acides aminés (autrement dit, de même valeur que celles de la viande ou du poisson). Mais ce que j'ai le plus aimé dans ce taboulé, c'est l'ajout de courgette jaune, que j'ai pris l'habitude de manger crue, découpée en petits morceaux : une découverte. C'est délicieux, croquant et tendre à la fois... et très digeste, du moins en ce qui me concerne. J'adore son goût très doux qui va bien avec tout. C'est bien simple, depuis quelques temps, j'en achète chaque semaine et j'en mets partout, toujours crue !

Pour 4 assiettes :
- 120 g de boulghour pesé cru
- 1/2 concombre
- 1 courgette jaune
- 1 tomate
- 1/2 avocat pas trop mûr
- quelques feuilles de menthe et de basilic
- un petit bol de pois chiches cuits
Assaisonnement :
- 2 cs d'huile d'olive
- 1/2 cc de tahin (purée de sésame, en magasin bio)
- le jus d'un demi-citron
- sel
Note : on peut également ajouter tout autre légume ou crudité qui nous fait envie : par exemple, au dernier moment j'ai décidé de mettre dans ce taboulé une poignée de haricots verts, cuits et refroidis (photo ci-dessous).

Préférer si possible des pois chiches à cuire plutôt que ceux en boîte, ils sont cent fois meilleurs. Les faire tremper une nuit dans un saladier plein d'eau, les cuire le lendemain, avec du sel et du bicarbonate de soude (cela les rend plus digestes). Pour ma part je les fais cuire à l'autocuiseur, directement dans la cuve avec suffisamment d'eau, cela ne prend que 20 mn.
Pour le taboulé : deux heures avant, au moins, faire cuire le boulghour selon la méthode indiquée sur le paquet. Généralement il doit être cuit dans 2 fois et demi son volume d'eau salée, à feu moyen et en remuant de temps à autre, jusqu'à ce que l'eau soit absorbée. Puis il faut le laisser refroidir.
Préparer les autres ingrédients : nettoyer les légumes et les crudités, les découper en petits cubes. S'ils sont bio, je ne pèle ni le concombre, ni la courgette. Au besoin, faire dégorger le concombre avec du gros sel dans une passoire.
Mélanger les légumes avec le boulghour et les pois chiches refroidis, la menthe et le basilic découpés aux ciseaux. Mettre au frais jusqu'à l'heure du repas.
Au dernier moment, préparer l'assaisonnement en mélangeant huile, tahin, jus de citron et sel. Verser sur le taboulé bien frais, mélanger et passer à table : c'est un régal dont on ne se lasse pas.
Découvrez ou redécouvrez l'autre taboulé d'été présent sur ce blog :
Taboulé au boulghour et au sarrasin
mercredi 15 juillet
Gratin fondant de sarrasin & courgette
Aucune envie de cuisiner ces jours-ci !... C'est grave, docteur ?
En revanche, je m'amuse comme une gamine à créer mes pages chez Netvibes. L'une d'elles est consacrée à ce blog. On peut la visiter et suivre l'actualité du blog ici : Chez Cicerolle.
J'y mets également quelques petites infos plus personnelles, ainsi que mon menu du jour... pour donner encore plus d'idées à ceux qui en cherchent. D'autres liens viendront, vers des sites ou des articles qui m'ont intéressée, parlant de nutrition, d'écologie, ou de santé et, bien sûr, de végétarisme, tous ces thèmes qui me tiennent à coeur.
Quant à la cuisine proprement dite, puisqu'il faut bien manger tout de même, voici aujourd'hui la suite (et fin) des courgettes farcies de la semaine dernière. J'avais gardé de côté une partie de la chair des courgettes et, puisqu'il me restait un peu de farce, j'ai préparé ce petit gratin qui s'est révélé très bon, fondant, complet au niveau nutritionnel, parfait en plat principal. Le sarrasin, ça cale bien, il est fort possible qu'après ça, vous n'ayiez plus faim !

Pour 2 belles assiettes :
- la chair de deux courgettes
- 1/2 courgette coupée en cubes (ici, courgette jaune)
- 50 g de sarrasin (pesé cru)
- 20 g de févettes sèches (ou de lentilles)
- graines de tournesol
- 1 échalotte
- 30 g de tofu aux herbes (Soy, en magasin bio)
- quelques cs de crème d'épeautre ou de soja
- thym, romarin
- un peu d'huile d'olive pour cuire les courgettes
- emmental râpé
Ecraser la chair des courgettes à la fourchette. La faire cuire quelques instants à la poële, avec la demi-courgette coupée en cubes, l'huile d'olive, les graines de tournesol et un peu de sel.
Faire cuire ensemble sarrasin et fèves. A l'autocuiseur, directement placés dans la cuve, avec suffisamment d'eau salée, cela ne prend que 10 mn. Egoutter.
Râper le tofu ou bien le couper en tout petits cubes.
Mélanger sarrasin et fèves avec les légumes et graines de tournesol. Ajouter le tofu, les herbes et la crème d'épeautre ou de soja. Placer dans un petit moule à gratin. Parsemer de fromage râpé. Faire gratiner au four, 10 mn.
lundi 06 juillet
Courgettes farcies au sarrasin et au tofu
Quand ma maman m'a dit qu'elle ne souhaitait plus poursuivre l'abonnement avec l'Amap, bien sûr j'ai été déçue. Nous partagions le même panier et, sans elle, il m'était difficile de continuer, pour plusieurs raisons : financières (le prix du panier est un peu trop élevé pour moi seule), mais aussi parce que je pouvais lui donner les quelques légumes que je n'aimais pas. Mais il est vrai qu'à la fin du printemps, notre maraîcher était à court de production, nos paniers ne contenaient plus grand-chose, et c'est ce qui a découragé ma co-adhérente.

Bon. A toute chose malheur est bon, dit-on. D'une part une autre famille allait être ravie de pouvoir s'inscrire à notre place, d'autre part, j'allais bien pouvoir trouver d'autres sources d'approvisionnements intéressantes. Depuis quelques temps, je fréquente donc les marchés, où je n'allais jamais auparavant.
C'est une balade à laquelle j'ai immédiatement pris goût et dont je ne peux plus me passer. J'y découvre de nombreux producteurs locaux vendant des fruits et légumes cultivés aux portes de Bayonne, autrement dit, devant ma porte (j'adore !), mais aussi des revendeurs plus classiques proposant des produits à des prix défiant toute concurrence. C'est ainsi que, tout au long du mois de juin, j'ai profité de pommes à 1 euro le kilo (et très savoureuses !) et de cerises délicieuses à 2,90 euros. Pourtant, je ne choisis que la production française. Mes fraises arrivaient tout droit du Lot et Garonne, qui n'est pas bien loin de chez moi.
Sur les marchés, on trouve aussi des producteurs bio. Certains proposent des tomates et des aubergines aux variétés originales et qui attirent l'oeil. Mais d'autres vous vendent des oignons d'Argentine et des courgettes d'Italie qui n'ont plus beaucoup de goût. J'ai vite laissé tomber. A présent, chaque samedi matin, je vais au marché des Halles de Bayonne, les fameuses halles, un fameux marché ! En ce moment, avec l'été, on y trouve les bandas (groupes de musique locaux) mettant de l'animation entre les étals. c'est là que je retrouve les légumes de mon maraîcher Amap (*). Eh oui, je continue de profiter de sa production, malgré tout ! Et j'en suis ravie ! Ses légumes sont les meilleurs que j'aie jamais mangé. Ses tomates sont divines, ses petites courgettes jaunes se dégustent crues, en salade, et ses aubergines sont délicieusement fondantes. Ce sont ses courgettes que l'on retrouve pour cette recette. J'en achète chaque semaine.
(*) stand "Hiribarruna", proche de l'entrée des Halles

Pour 3 personnes :
- 3 courgettes longues et dodues (ici, 1 jaune et 2 vertes)
- 100 g de sarrasin pesé cru (en magasin bio)
- 20 g de févettes sèches (si vous n'en trouvez pas, vous pouvez mettre des lentilles blondes)
- 2 échalottes ou 1 oignon
- 1 cs de graines de tournesol (en magasin bio)
- 60 g de tofu aux herbes (marque Soy)
- huile d'olive
- thym et romarin (ici, en pot, faute de mieux)
- crème de soja, ou d'avoine, ou d'épeautre (la crème d'épeautre est un nouveau produit que l'on trouve en magasin bio : le goût rustique de l'épeautre convient bien ici)
- chapelure
Quand on décide de faire des farcis végétariens, le risque est d'y mettre surtout du fromage. C'est bon mais surtout très gras et pas très digeste. Ayons un peu plus d'imagination et faisons des farcis sans fromage, avec des ingrédients végétaux. Nous n'y perdrons pas au change.
Certaines recettes conseillent de précuire les courgettes à la vapeur une dizaine de minutes. Faites-le si vous le souhaitez, elles seront sans doute plus moelleuses. Pour ma part, je ne l'ai pas fait. J'ai préféré une cuisson entièrement au four. Les courgettes bio rendant moins d'eau, elles sont restées très fermes, "al dente" !

Faire cuire à l'autocuiseur, 10 mn, le sarrasin avec les févettes, en les plongeant directement dans la cuve avec 3 fois leur volume d'eau, peu salée. A la casserole, la cuisson sera plus longue, environ 20 mn.
Faire revenir à la poële les échalottes (ou l'oignon) avec les graines de tournesol et un peu d'huile d'olive.
Râper le tofu à la râpe à fromage. C'est très rapide et amusant à faire, le tofu est mou et fait des frisettes, hé hé.
Ouvrir les courgettes dans leur longueur. Evider la chair avec une petite cuillère. (elle servira pour une autre recette bientôt publiée, mais on peut aussi la servir en accompagnement des courgettes farcies. Crue, la chair de mes courgettes était délicieuse !).
Mélanger sarrasin, févettes, échalottes, graines de tournesol, tofu, ajouter les herbes et un peu de crème de soja (ou d'épeautre). Cuit, le sarrasin gonfle et "colle", il convient bien pour les farcis.
Farcir les courgettes. Les placer dans un plat huilé. Parsemer de chapelure. Arroser d'huile d'olive. Enfourner à th. 6 (ou 7, selon votre four), et laisser cuire environ 40 mn (moins si les courgettes ont été précuites). Vérifier la cuisson des courgettes en plantant un couteau dans la chair. Au moment de servir, arroser de crème de soja ou d'épeautre.
Ces courgettes apportent des protéines complètes grâce à l'association céréale et légumineuse et au tofu. Mangées le jour même elles sont très bonnes. Le lendemain, j'ai trouvé qu'elles étaient un peu desséchées, car elles contiennent peu de matière grasse : peut-être faudra-t-il ajouter à la farce de la crème de soja ou d'épeautre. A tester... s'il en reste assez le lendemain !
mercredi 24 juin
Simples et bons comme les falafels de pois chiches épicés -et légers : sans friture-
Je décerne aux falafels la palme d'or de la recette la plus simple que j'ai réalisée depuis que j'ai ouvert ce blog. Si j'avais su j'en aurais fait bien plus tôt !
La transition est toute trouvée avec le billet précédent, dans lequel (voir les commentaires), je parlais d'équilibre alimentaire végétarien. Qu'il puisse encore y avoir des gens doutant que cet équilibre existe et que cette alimentation génère des carences me sidère. Il y a ici assez d'informations pratiques et de liens vers des sites spécialisés pour que ces doutes s'évanouissent. Encore faut-il avoir l'honnêteté de les consulter, évidemment.
Personnellement, cela fait vingt ans que je m'intéresse à la diététique et à l'équilibre alimentaire. Au départ, c'était pour être en forme pour mon travail tout en contrôlant mon poids. De fait, depuis l'âge de vingt-cinq ans, j'adore lire des magazines et livres sur la nutrition, les aliments... bien avant d'aimer cuisiner, j'aime m'informer ! Je trouve ce sujet passionnant et très important. J'estime qu'on devrait enseigner tout cela en classe, car c'est utile à tous, tout au long de notre vie. J'ai ainsi découvert, entre autres, que manger équilibré me permettait de supporter beaucoup mieux le stress et avait un effet direct sur mon moral.
Peu à peu j'ai même été intimement persuadée que notre alimentation a un effet profond sur notre santé, bien plus que nous ne l'imaginons. Récemment j'en ai eu la preuve (s'il en était besoin), avec un article du site canadien Passeport Santé intitulé : "Aliments et santé digestive : prenez soin de votre 2è cerveau". Il dit ceci :
"L'intestin parle littéralement au cerveau, pour assurer le contrôle sur l'insuline, la glycémie ou encore la satiété. Le système gastro-intestinal ne fait pas moins que le cerveau en jouant un rôle prépondérant sur les plans immunitaire, endocrinien et métabolique."
Et je suis sûre qu'on n'a pas fini de découvrir à quel point tout cela est vrai !
Pour revenir à l'équilibre alimentaire végétarien, vous en avez ci-dessous un bon exemple avec ce menu :
- quelques falafels (avec sauce tomate ou crème de soja)
- une part de pizza aux courgettes présentée dernièrement
- des crudités et un yaourt (de vache ou de soja)
Vous aurez là des protéines complètes (rendant inutiles viande et poisson), du fer, du calcium, des vitamines et j'en passe. C'est simple, c'est bon, et c'est tout.

Pour 25 falafels environ, cuits au four et à ma façon :
- 170 g de févettes sèches cuites (environ moitié moins crues)
- 300 g de pois chiches cuits (idem)
- 1 oignon
- 1/2 cc de ras-el-hanout (ou autre épice que vous aimez, cumin par exemple)
- 3 cs rases de farine semi-complète
- 2 cs de tahin
- bicarbonate de soude
La veille, faire tremper les pois chiches dans un grand saladier avec de l'eau. Les févettes n'ont pas besoin d'être trempées.
Le jour même, faire cuire les pois chiches, 20 mn, à l'autocuiseur, dans de l'eau salée, avec un peu de bicarbonate de soude (facilite la digestion). Les févettes cuisent de la même façon, mais seulement 5 à 10 mn.
Peler l'oignon et le hacher au hachoir électrique. Puis hacher les légumineuses cuites et égouttées, avec les épices. Le mieux est de procéder en 2 ou 3 fois pour que le résultat soit homogène.
Mettre le tout dans un grand saladier, avec l'oignon, la farine et le tahin. Malaxer avec les doigts pour fomer une pâte épaisse. Déjà on se réjouit du goût délicieux que cela aura une fois terminé... Laisser reposer le tout 2 heures au frigo. Puis former avec les doigts des boulettes de la taille d'une noix : une douce odeur d'oignon monte jusqu'aux narines...

Poser les boulettes sur une feuille de papier sulfurisé, puis sur la plaque ou la grille du four. J'ai laissé cuire 20 mn, thermostat 5 (6 pour un four électrique), puis j'ai laissé la cuisson se terminer 20 mn encore dans le four éteint, tandis qu'une délicieuse odeur épicée se répandait dans la cuisine.
PS : les falafels peuvent aussi se cuire à la poële, comme dans la version de Réglisse, sur son blog "Autrement bon" : rendez-lui donc une petite visite pour en avoir le coeur net !
Je termine par un gros bisou à Cachou, ma petite dame-chat qui partage mon quotidien et me tient compagnie quand je suis devant l'ordinateur. Ce 24 juin, cela fait 14 ans jour pour jour que nous l'avons trouvée, tout juste née, abandonnée par sa maman dans le jardin de la maison où elle est née. Nous l'avons sauvée, élevée, nourrie au biberon et adoptée. Nous en sommes bien récompensés depuis. Bon anniversaire, ma pupuce ! J'espère que tu garderas longtemps encore bon pied, bon oeil, et que nous avons encore de longues années de bonheur devant nous.

lundi 08 juin
Dhal de courgettes, carottes et lentilles corail
Ces temps-ci, je mange léger. Non seulement je veux pouvoir entrer dans mon maillot de bain, mais j'avais tendance, depuis quelques semaines, à cultiver une gonflette bien désagréable au niveau du ventre. Pas étonnant quand est aussi gourmande que moi ! Diminuer la part des féculents me fait du bien, de même que, bien sûr, supprimer pour un temps les sucreries. J'ai dit au-revoir à la purée de cacahuettes (mon péché mignon de cet hiver) et je déguste les cerises nature, telles quelles, sans la moindre frustration, bien au contraire : c'est ainsi que je les préfère. Au goûter, des fraises avec du yaourt nature et, éventuellement, quelques cerneaux de noix.
Aussi, à moins d'un gros craquage de ma part, vous ne trouverez probablement pas ici, cette année, de clafoutis aux cerises ou de tiramisu aux fraises ; et j'avoue que pour une fois, je ne suis pas trop fascinée par les recettes de desserts que je vois sur les autres blogs.
En revanche, côté salé, le changement n'est pas révolutionnaire. Un peu plus de tofu (j'aime bien celui aux herbes), et 100 g de féculents maxi au repas. J'essaie aussi de donner la vedette plus souvent aux légumineuses. Mais pas question de manger fade ou triste, ce n'est pas mon genre ! La preuve ci-dessous avec ce dhal de légumes et lentilles corail, dont j'ai trouvé la recette sur le blog "d'Angélique, une gourmande qui sait se prendre en main". Seule modification de ma part : je n'ai pas mis de lait de coco. D'une part il contient beaucoup de lipides, d'autre part, je n'en avais pas envie. Malgré tout ce petit plat est très sympathique et constitue un plat consistant pour le repas de midi, tout en étant très léger.
Si vous cherchez des pistes pour perdre du poids avec une alimentation végé, il y a un article intéressant à lire chez Carevox (clic).

Pour 2 à 3 personnes :
- 100 g de lentilles corail (pesées crues)
- 1 courgette
- 3 petites carottes
- 2 cs d'huile d'olive
- 1 gros oignon rouge
- 1 bol d'eau tiède
- cumin, curcuma, et un chouia de purée de sésame (tahin, en magasin bio)
Faire revenir l'oignon émincé dans une cocotte avec l'huile. Ajouter les carottes, puis les courgettes, découpées en petits cubes. Faire revenir le tout en remuant sur feu doux. Quand les légumes commencent à être fondants (cela prend environ 1/4 d'heure), ajouter l'eau, les épices, les lentilles corail et le tahin. Saler légèrement. Laisser mijoter une dizaine de minutes en mélangeant régulièrement.
Et voilà, c'est prêt. Un petit plat très bon et bien parfumé que vous apprécierez même en été.
jeudi 04 juin
Boulettes de pois chiches aux légumes et à la menthe -sans oeuf, sans friture-
Une recette largement inspirée de celle découverte chez Time 4 Tea, pour laquelle j'ai eu un gros coup de coeur, et pour cause : ces boulettes sont très simples à faire, équilibrées, pas grasses et délicieuses. Seules modifications de ma part, je n'ai pas mis les flocons d'avoine et j'ai ajouté plein de menthe (j'en mets partout ces jours-ci), ce qui, vous l'imaginez, apporte un supplément de saveur et de fraîcheur. Vous trouverez sûrement d'autres variantes en fonction de vos goûts et de votre inspiration. Voilà une agréable façon de manger des légumineuses en été, loin des plats plus lourds et consistants de l'hiver. Froides, ces boulettes sont très bonnes également.
Merci, Muriel, pour cette superbe recette !

Pour 18 boulettes environ (convient pour 2 à 3 personnes) :
- un reste de légumes cuits, râpés ou finement émincés, environ 150 g : ici, courgette, carotte et oignon
- 200 g de pois chiches cuits (environ 75 g crus)
- feuilles de menthe à volonté
- la recette initiale comprend 6 cs de flocons d'avoine, que je n'ai pas mis
La veille, faire tremper les pois chiches dans un saladier rempli d'eau. Le jour même, les faire cuire avec un peu de bicarbonate de soude alimentaire (ils seront plus digestes). A l'autocuiseur, directement placés dans la cuve avec 4-5 fois leur volume d'eau, la cuisson ne prend que 20 mn.
On peut aussi utiliser des pois chiches en boîte, déjà cuits : mais c'est nettement moins bon, rien de tel pour vous dégoûter des pois chiches, je trouve...
Dans le blender ou le hachoir du robot, mettre les pois chiches égouttés et refroidis, les légumes, les feuilles de menthe. Mixer finement. Mettre le tout dans un saladier. J'ai ensuite tassé le tout et mis au frais 30 mn, cela facilite la confection des boulettes.
Former avec les doigts les boulettes de la taille d'une noix en les tassant légèrement. Les faire dorer 3-4 mn de chaque côté, à la poële légèrement huilée. Déguster avec une salade, ou une sauce tomate fraîche par exemple.
lundi 25 mai
Riz épicé aux légumes (ras-el-hanout, carotte et citron confit)
Ces temps-ci, nous bénéficions d'une telle variété de crudités -asperges, navets nouveaux, radis, etc... et mon cher chou-rave auquel je suis définitivement accro, cru, en salade-, qu'ils ont la priorité dans l'assiette. J'adore les trancher, les croquer....
Du coup le reste du repas passe un peu au second plan et l'inspiration, parfois, manque un peu. Mais comme on ne va tout de même pas se nourrir que de crudités, faut bien trouver quelque chose d'autre à faire pour compléter le menu. De préférence quelque chose de simple, rapide, surtout quand on s'y prend au dernier moment comme moi ce jour-là. C'est ainsi qu'est né, dans la catégorie des recettes simplissimes faites dans l'improvisation, ce riz aux épices agrémenté de quelques févettes, ce qui en fait un plat de protéines complètes.
J'y ai mis du ras-el-hanout, un mélange d'épices que je découvre et que j'adore. Du moins un mélange qui porte ce nom mais qui est peut-être assez loin du véritable ras-el-hanout, lequel, selon le livre de cuisine maghrébine que je lis en ce moment (voir références au bas du message), peut contenir jusqu'à cent ingrédients. Je suppose que ça faisait un peu beaucoup pour tout mettre dans un seul petit pot. Ducros se décarcasse, mais pas à ce point-là.
On trouve aussi dans ce riz-là les autres ingrédients que j'avais sous la main ce jour-là : citron confit, carotte... toujours dans l'improvisation totale. Finalement, et de façon inattendue, c'était si bon, que ç'aurait été dommage de ne pas en parler ici.

Pour une à deux personnes, il faut :
- 50 g de riz pesé cru (ici, riz demi-complet de Camargue, pour soutenir nos producteurs de riz)
- 30 g de févettes sèches, ou à défaut, des lentilles
- 1 gros oignon frais
- 1 carotte
- 1 cs d'huile d'olive
- 1/2 l de bouillon de légumes fait avec une demi-tablette (avec la tablette entière, c'est trop salé)
- 1 tranche de citron confit
- 1 bonne pincée de ras-el-hanout (mélange d'épices, Ducros)
Cela ressemble à un risotto mais ça n'en est pas vraiment un. Je n'avais aucune envie de passer 30 mn à mettre le bouillon, louche par louche. J'ai donc simplifié tout ça.
Bien sûr, j'ai émincé l'oignon, découpé la carotte en tranches fines, et je les ai faits revenir dans l'huile d'olive, dans la cocotte. Ensuite, j'ai ajouté le riz, puis les févettes, bien remué pour tout imprégner d'huile. J'ai versé le bouillon de légumes, en une seule fois, ainsi que les épices. J'ai mis le couvercle de la cocotte (sans la fermer tout à fait) et laissé bouillonner le tout à feu doux, pendant 25 mn environ, jusqu'à ce que tout le liquide soit absorbé, et en remuant régulièrement. Pour finir, j'ai ajouté le citron confit découpé en petits morceaux.
Le riz était aussi moelleux et fondant que dans un vrai risotto... tout en ayant des qualités nutritionnelles meilleures qu'un riz "spécial risotto". Et puis, ce petit goût épicé, c'est les vacances, le soleil, l'été avant l'heure !
(pour Lululibellule et tous ceux/celles que cela intéressera : le livre de cuisine maghrébine dont j'ai parlé à propos du ras-el-hanout s'appelle : "La cuisine de Momo - couscous, tagines et compagnie", par Mourad Mazouz, paru en 2002 aux éditions Marabout. Très beau livre, pas végétarien mais dont on peut adapter les recettes)
mardi 19 mai
Crèpes de pois chiches roulées aux légumes râpés
Ces temps-ci, les articles de presse vantant les bienfaits du végétarisme, pour la planète et pour la santé, deviennent plus nombreux et plus réguliers. A lire ces articles, on comprend qu'il y a urgence pour notre planète à vivre autrement. Cela justifie plus que jamais mes choix, mais je n'avais pas imaginé il y a un an que j'agissais aussi pour notre planète et notre environnement. Il est clair que nous ne pouvons plus continuer comme avant. La production de viande et de poisson épuise les ressources du monde au bénéfice de quelques-uns seulement. C'est tellement injuste et égoïste, c'est également suicidaire, d'autant que la preuve est faite qu'il est possible de manger autrement !
Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de se passer totalement de viande et poisson. Je n'imagine pas que le monde entier puisse devenir totalement végétarien. Mais, à mon avis, il faudrait en réduire la consommation à une ou deux fois par semaine, maximum, ceci incluant tous les produits dérivés (lardons, jambon, surimis etc) ; et y mettre le prix. Quand je vois cette publicité à la télé, de la part d'un magasin vantant des pièces de viande à moins d'un euro 50, je me dis que cette viande-là doit être de piètre qualité et je suis bien triste, tant pour les consommateurs que pour les animaux sacrifiés.
Pour les mêmes raisons, certains diététiciens résolument pro-viande et anti-végé feraient bien de changer d'attitude : ils sont à côté de la plaque.
Si vous avez le temps, lisez ces deux articles, très instructifs :
Manger végétal pour préserver la planète et sa santé (Le Mague)
Le végétarisme et ses bienfaits pour le monde (C4N)

Et maintenant, parlons cuisine, puisque nous sommes là pour ça. J'espère que vous souvenez des crèpes indiennes à la farine de pois chiches découvertes cet hiver ? Je les avais tant appréciées que j'en refais régulièrement en variant les condiments. Chaque fois c'est un vrai régal, et si pratique quand on n'a pas eu le temps de faire tremper les légumineuses pour le repas du soir. Quelques crèpes et hop, on a son complément de protéines pour la journée, après les céréales du midi.
Cette fois, je les ai fourrées de légumes râpés, simplement revenus à la poële. Une recette toute simple et, comme souvent, improvisée. Je ne trouve pas les mots pour dire à quel point c'était bon. Et c'est entièrement végétal, plein de protéines. De plus c'est bien plus joli dans l'assiette qu'un steak (et plus original aussi).
Pour les crèpes :
- 6 cs de farine de pois chiche (en magasin bio)
- 150 ml d'eau
- estragon, curcuma (et autres herbes et épices que vous aimez)
- huile pou la cuisson
Il suffit de mélanger farine, eau, herbes et épices, de bien fouetter pour faire disparaître les grumeaux. Je fais cuire mes crèpes dans une petite poële anti-adhésive. Il faut attendre que chaque face soit bien cuite avant de les retourner afin qu'elles ne se cassent pas. Je les ai faites un peu épaisses, j'en ai obtenu 4 (et demi...).
Pour les légumes :
- 1 petit oignon
- 2 petites carottes
- 100 g de pomme de terre
- 20 g de protéines de soja texturées (en magasin bio)
- estragon, romarin (ou autres herbes que vous aimez : j'ai mis celles que j'avais sous la main)
- 1 cs d'huile d'olive, sel
Eplucher les légumes, râper finement carottes et pommes de terre, émincer finement l'oignon. Réhydrater les protéines de soja dans un peu d'eau pendant 10 mn, puis les égoutter en les pressant entre les doigts.
Faire cuire le tout avec l'huile d'olive, les herbes et le sel, à la poële, pendant quelques minutes. Les légumes doivent rester tendres.
Puis fourrer chaque crèpe avec 1 ou 2 cs de cette préparation. Au besoin, passer le tout au micro-ondes une minute. Passer à table et déguster avec une salade verte.
Et pourquoi pas une version été quand il sera là, avec des légumes de saison : courgette, tomate, concombre... ?
vendredi 10 avril
Terrine végétale à la farine de pois chiche et au poireau
Ma première terrine ! C'est vraiment la première, car je n'en avais jamais fait dans mon ancienne vie, ni avec de la viande, ni avec autre chose. L'évènement est d'importance, et marque l'anniversaire de mon choix de manger végétarien. Eh oui, cela fait pile un an que je me suis lancée. Je ne me souviens plus exactement de la date précise, était-ce le 6, le 7 ou le 8 avril ? Bizarrement les mois d'avril ont souvent fait date dans ma vie, lui donnant une nouvelle impulsion. C'est encore le cas cette année, pour autre chose.
Toujours est-il que je suis heureuse et émue de fêter cet anniversaire, qui confirme mon choix sans hésitation. Je suis bien plus en forme qu'avant et ma cuisine est devenue plus savoureuse, plus variée aussi. Pour l'anecdote, cela coÏncide avec la célébration annuelle de la Foire au Jambon de Bayonne, ma ville natale... ce jambon que je n'ai jamais beaucoup aimé... parlez-moi plutôt des merveilleux fromages de brebis de la vallée d'Ossau-Iraty, de la délicieuse confiture de cerises noires d'Itxassou, de l'inventif chocolat de Bayonne au piment d'Espelette !
Mais laissons-là ce défilé de produits régionaux et revenons à notre terrine :

Au vrai, c'est une recette inspirée d'un pâté végétal que j'ai vue l'autre jour sur le site Bio-Nation, recette elle-même tirée d'un livre de Valérie Cupillard (je VEUX ce bouquin !). Mais après cuisson et refroidissement, je trouve que cela a plutôt la consistance d'une terrine que celle, plus molle, d'un pâté. On peut facilement la découper en tranches et la manger à la fourchette. Il faut dire que je n'avais plus assez de farine de pois chiche, aussi j'ai complété par de la farine de soja, ceci explique peut-être cela. Une chose est sûre : c'est très bon tout en sachant rester léger. Une bonne idée pour les menus de printemps. J'y ai mis ce que j'avais sous la main, c'est-à-dire des poireaux (la recette de base contenait des carottes râpées), mais tous les légumes cuits, émincés et égouttés feront l'affaire. Ce qui ne gâche rien, la recette est très simple.
Pour un moule à cake (ou trois à quatre petits moules individuels comme sur la photo) :
100 g de farine de pois chiche (en magasin bio)
3 grosses CS de farine de soja (en magasin bio aussi)
350 ml d'eau
1/2 cube de bouillon de légumes (un cube entier donnerait un résultat trop salé)
1 poireau
1 cs d'huile d'olive
graines de tournesol (ou autre : graines de courges...)
1 pincée de curcuma, ou autre épice au choix : curry, piment d'Espelette etc (pour une saveur plus relevée)
Emincer le poireau le plus finement possible, le faire cuire à la vapeur, 10 mn, dans une eau peu salée. Puis le laisser s'égoutter dans une passoire.
Diluer les farines dans l'eau, dans une casserole. Ajouter le demi-cube de bouillon. Faire chauffer sur feu doux, en remuant, jusqu'à ce que l'ensemble épaississe et prenne une consistance de béchamel épaisse.
Retirer du feu, ajouter le poireau, l'huile d'olive, les graines et l'épice choisie. Bien mélanger. Mettre le tout dans un moule à cake ou dans des petits récipients individuels beurrés. Faire cuire au four, à 200°, pendant 25 à 35 mn. La cuisson est finie quand une lame de couteau placée au centre du moule ressort quasiment nette et sèche. Laisser refroidir, puis mettre au frais quelques heures avant de servir.
Joyeuses Pâques à vous tous et toutes !
samedi 21 mars
Crème de pois cassés à l'ail et au persil
Oui, je sais, il y a sur ce blog bien peu de recettes à base de légumineuses. Un comble, étant donné l'importance primordiale qu'elles ont pour les végétariens, importance que vous connaissez si vous avez lu et retenu l'article sur les bases du végétarisme publié ici. Outre la complémentation protéique, elles sont bourrées de bienfaits qui en font des aliments-phares que chacun d'entre nous, végé ou pas, devrait mettre régulièrement à sa table : fer, calcium, vitamines, magnésium, et j'en passe... le tout pour un prix dérisoire qui devrait plaire à plus d'un, en cette période où l'on parle sans cesse de pouvoir d'achat. Si mon taux de fer est aujourd'hui plus équilibré, et si je me sens plus en forme que ne je l'ai jamais été par le passé, c'est en partie grâce à elles.
Jusqu'à l'an dernier, je n'en mangeais quasiment jamais. Quelle idiote j'étais ! Ce temps-là est révolu puisque, désormais, chaque soir je les ajoute à la soupe de légumes... tout simplement... d'où l'absence de recettes spécifiques ici. Mais avec le retour des beaux jours, l'envie de préparations plus printanières se fait sentir.

Et puis, j'avais cette botte de persil, fraîchement cueilli mais tout avachi (à cause de la chaleur de ces derniers jours ?), qui exigeait d'être consommé de suite. En l'associant aux pois cassés, l'une de mes légumineuses préférés, j'ai obtenu cette crème toute simple, vite faite et de belle consistance, un peu croquante et pleine de goût. Un régal, une découverte, que je referai souvent tout au long du printemps et peut-être même de l'été.
Pour deux "mugs", ou deux bols :
1 botte de persil
1 oignon
1 cs d'huile d'olive
100 g de pois cassés (pesés crus) + leur eau de cuisson
1 gousse d'ail
3 cs de crème liquide de soja
Faire cuire les pois cassés, de préférence à l'autocuiseur, c'est bien plus rapide : chez moi, 5 mn suffisent après la montée en pression, quand la cocotte siffle. Après ces 5 mn, cesser la cuisson, sinon on obtient une bouillie. Egoutter les pois cassés, mais garder l'eau de cuisson.
Par ailleurs, faire revenir l'oignon émincé à la poële, avec l'huile d'olive. Le placer, ainsi que les pois cassés, les feuilles de la botte de persil, la gousse d'ail émincée, la crème liquide de soja, dans le bol du mixeur ou du blender. Ajouter de l'eau de cuisson des pois cassés : à hauteur, on obtiendra une consistance épaisse de crème. Mais on peut aussi en mettre davantage pour avoir une consistance plus liquide de velouté.
Bien mixer le tout, et verser dans les mugs ou dans les bols. Et c'est tout. Vous m'en direz des nouvelles !





