Le choix de Cicerolle - Blog de cuisine végétarienne

Cuisine végétarienne -sans viande ni poisson- aux recettes savoureuses et équilibrées. Menu-type & journée-type végétarienne, informations nutritionnelles.

mardi 27 janvier

Blanquette tout légumes, au tahin, sans oeuf... et, euh...sans sel

Ce n'est pas parce que la blanquette de veau n'est plus pour moi qu'un souvenir, que toute blanquette est désormais exclue de mes menus. Eh oui, on peut faire de délicieuses blanquettes de légumes. Celle-ci n'a rien eu à envier à celles à la viande. Tout au contraire, elle s'est révélée meilleure encore que ces dernières, dépassant ainsi toutes mes espérances. C'est dû à la présence de nombreux légumes aux goûts très variés. J'ai mis à peu près tous ceux que j'avais sous la main, qu'on n'imagine pas forcément dans une blanquette : courge butternut, patate douce, chou chînois... et bien sûr les traditionnelles carottes et pommes de terre. Un vrai festival de couleurs, saveurs et textures, vitaminé en diable pour faire la nique à l'hiver et au mauvais temps. 

Au sujet du sel... j'ai totalement oublié d'en mettre. En début de cuisson, entre laurier, bouquet garni, et tutti quanti, on ne sait plus où donner de la tête, alors le sel, que je mets toujours en dernier, ben j'y ai plus pensé. Il n'y en a pas un gramme dans cette recette. Le plus drôle, c'est que je ne me suis souvenue de cet oubli qu'après avoir terminé mon assiette ! Ce qui signifie que le sel ne m'a pas du tout manqué. Le goût des légumes et aromates a suffi à faire mon bonheur.

Blanquette_de_l_gumes2

Quant à l'oeuf... je n'ai jamais mis d'oeuf dans mes blanquettes. Je me suis toujours contentée de mélanger et faire chauffer bouillon de légumes et crème. Ici j'ai innové en mettant de la crème de soja, ainsi que mon cher tahin, qui décidément se prête à tout. Ce mélange est un vrai régal, le meilleur que j'ai goûté. 

Bien sûr on peut faire une blanquette avec bien d'autres légumes. Je n'ai mis ni navet ni chou (autre que le chou chînois), car je ne les aime pas. Mais alors, pas du tout. J'appréhende d'ailleurs cette période, la plus critique pour moi, car les choux apparaissent maintenant dans le panier bio hebdomadaire fourni par mon maraîcher Amap. L'autre jour, ma maman, qui partage avec moi le contenu du panier, et qui va le chercher pour nous deux chaque mercredi, m'appelle et me dit : "Il y a un chou-fleur cette semaine". Et moi de répondre : "Garde-le !". C'est l'avantage de partager son panier avec quelqu'un d'autre. On peut toujours s'arranger.

J'espère que notre gentil maraîcher n'a pas trop souffert de la tempête de samedi... réponse demain, mercredi. Cela fait mal au coeur de voir, aux infos, ces images de serres écroulées et de jeunes salades arrachées, chez certains d'entre eux. 

Blanquette_de_l_gumes1

Pour 4 à 5 belles assiettes :

- 1 gros oignon ou deux petits
- 1 morceau de courge (ici, butternut), 200 à 300 g
- 1 pomme de terre (ici, 200 g)
- 1 patate douce (250 g)
- 2 carottes
- 1 poireau
- 2 feuilles de chou chînois
- 150 g (ou plus) de légumineuses sans trempage préalable : lentilles, pois cassés, févettes (ici, févettes et lentilles blondes)
- 2 feuilles de laurier
- piment d'Espelette
- bouquet garni
- crème de soja
- 2 cs de purée de sésame blanc (tahin, en magasin bio)
- 1 verre de vin blanc
- 2 cs d'huile
- persil

Blanquette_de_l_gumes3

Peler et découper en petits cubes ou en rondelles : courge, pomme de terre, patate douce, carottes. Emincer le chou chînois, le nettoyer sous l'eau. Nettoyer le poireau, le découper en tronçons. C'est cette préparation qui prend le plus de temps.

Peler et émincer l'oignon, le faire revenir dans la cocotte avec l'huile. Quand il est devenu transparent, ajouter courge, pomme de terre, carottes et patate douce. Couvrir d'eau et de vin blanc, à hauteur (au bout de 20 mn de cuisson, l'alcool contenu dans le vin blanc s'est évaporé : ne reste que son délicat parfum). Ajouter laurier, bouquet garni, piment... et sel, modérément (si vous y pensez). Poser le couvercle de la cocotte, mais sans la fermer totalement. Laisser mijoter environ 20 mn, à petits bouillons, sur feu moyen à doux, en surveillant.

Après ce laps de temps, ajouter les légumineuses. Surveiller le niveau d'eau, en remettre un peu au besoin. 5 mn plus tard, ajouter poireau et chou chînois. Laisser mijoter encore 10 mn. En principe, après cela, les légumes sont bien cuits et fondants. Si ce n'est pas le cas, poursuivre un peu la cuisson à feu doux.

Dans une petite casserole, mettre quelques louches de jus de cuisson, quelques cuillerées à soupe de crème de soja, et 2 CS de tahin au sésame blanc. Eventuellement, on peut ajouter un peu de purée d'oléagineux (amande, cajou), pour parfumer davantage encore. Faire chauffer à feu très doux, en remuant sans cesse au fouet, sans laisser bouillir, pendant quelques minutes. Quand le mélange a épaissi, le répartir sur les légumes disposés sur les assiettes, avec un peu de persil.

A déguster avec n'importe quelle céréale... du sarrasin pour moi, parfait en hiver... ou bien une belle tranche de pain tartinée de tahin et accompagnée d'un morceau de fromage.   



samedi 13 décembre

Gratin de blettes au sarrasin

Cela peut paraître étrange, mais je n'avais encore jamais mangé de blettes ; pour la première fois, voilà deux semaines, il y en avait quelques-unes dans mon panier bio hebdomadaire, ce qui m'a permis de réparer cette lacune. Ici je n'ai utilisé que les feuilles. Comme les épinards, elles se ratatinent à la cuisson, hu hu.

J'aurais pu utiliser du riz ou une autre céréale pour ce gratin, mais je suis toujours aussi amoureuse du sarrasin, qui s'est fort bien accordé avec la blette. Je referai ce gratin qui s'est révélé très savoureux. Avec une béchamel à base de farine de seigle, il a quasiment un petit air rustique, si ce n'est qu'on y trouve aussi des graines de tournesol et des cacahouettes.

Eh oui, ce jour-là, j'avais une folle envie de cacahouettes. Le plus dur fut d'en trouver des non-salées. 

Pour ce qui est des côtes de blettes, je les ai cuites à l'eau en même temps que les feuilles. Elles ont été mangées le lendemain, avec des pommes de terre rissolées à l'ail et au persil : c'était très bon aussi.

Gratin_de_blettes_au_sarrasin

Pour deux personnes :

5 feuilles de blettes environ
50 g pesé cru de sarrasin (en magasin bio)
2 gros champignons blancs
1 cs de cacahouettes non salées
un reste de pois chiches cuits (environ 2 CS)
1 cs de graines de tournesol
sel, vin blanc sec, persil, huile

Pour la béchamel :
2 cs de farine de seigle
20 cl de lait de soja + 5 cl de vin blanc sec
10 g de beurre (ou un peu plus si vous aimez)
estragon, sel

Nettoyer sous l'eau les blettes. On dit souvent qu'il faut ôter les fils, mais les miennes n'en avaient pas. Séparer les côtes des feuilles et les faire cuire à l'eau, additionnée d'un peu de vin blanc, 15 mn environ, en surveillant la cuisson.

Pendant ce temps, faire cuire le sarrasin, 15 mn environ dans de l'eau salée. Faire griller à la poële les graines de tournesol, dans un peu d'huile, avec les champignons nettoyés et découpés en fines tranches, et le persil ciselé.

Egoutter le sarrasin cuit, égoutter également les feuilles de blettes. Les disposer dans un petit plat à gratin, avec les pois chiches cuits, les graines de tournesol, les cacahouettes, les champignons persillés.

Préparer la béchamel : mélanger à froid, au fouet, la farine de seigle avec le liquide et le sel. Porter à ébullition dans une casserole, en remuant régulièrement. Quand la consistance est devenue épaisse, éteindre le feu, ajouter le beurre, l'estragon, remuer pour mélanger.

Répartir la béchamel sur le gratin et passer le plat sous le grill quelques instants.

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samedi 22 novembre

Soupe aux carottes et lentilles corail, au goût très doux et si bon

Grosse flemme ces derniers jours, et un désintérêt complet pour la cuisine. La tête et l'inspiration ailleurs. Puisqu'il faut bien manger, je pioche des recettes ici ou là, et je tombe sur cette intéressante soupe aux carottes et lentilles corail, d'inspiration turque, chez Plume Multiple. Après m'en être inspirée (j'ai simplifié la recette), je suis conquise. C'est très bon, c'est velouté, doux au palais, sans ce goût amer de carotte que je déteste tant. Bref, un régal tout simple et rapide à faire, à la belle couleur orangée, bien agréable par ce temps gris. Je suis enchantée, car j'ai trouvé là l'une des recettes idéales pour utiliser mon stock hebdomadaire de carottes. (Jamais je n'en ai autant mangé. Je dois avoir une sacré bonne mine grâce à ces paniers Amap).

Soupe_carotte_lentilles_corail

Voici les proportions que j'ai utilisées, pour trois à quatre assiettes de soupe :

250 g environ de carottes
75 g de lentilles corail (lentilles de couleur orangée, en magasin bio)
700 ml d'eau
1 gousse d'ail
sel, une pincée de cumin en poudre

Peler les carottes et les découper en rondelles. Je les ai simplement faites cuire à l'autocuiseur, avec les lentilles corail, l'eau et le sel, pendant 10 mn après la montée en pression. Après quoi j'ai mixé le tout, en gardant toute l'eau de cuisson et en ajoutant la gousse d'ail pelée, et le cumin. On peut bien sûr ajouter le piment et l'oignon indiqués dans la recette de base, mais je ne l'ai pas fait, et c'est déjà très bon ainsi.

lundi 29 septembre

Clafoutis aux carottes rapées et piment doux

Les carottes, c'est excellent pour la santé, j'en suis consciente. Cependant, avec elles, je suis difficile comme une gosse. Sur ce point, depuis mon enfance, j'ai à peine évolué. Je n'aime pas trop les carottes rapées en vinaigrette. La purée de carottes, je n'aime pas. Les carottes simplement cuites à l'eau, je n'aime pas non plus. Je ne les aime que très cuites, confites, au bout d'une bonne heure de cuisson à la cocotte avec très peu d'eau, quand elles deviennent sucrées, presque caramélisées... là, oui, je me régale. Mais c'est un plat que je ne fais qu'au coeur de l'hiver. En ce moment je n'en ai pas du tout envie. D'ici là il me faut donc trouver d'autres idées pour utiliser les carottes de mon panier bio. Aussi j'ai fait ce clafoutis salé, dans lequel j'ai ajouté les derniers piments doux de la saison, oui, les fameux petits piments du pays Basque. Ils ont l'avantage de bien relever le goût, car sinon je crois que ce clafoutis aurait été fade.

Clafoutis_carottes_piment

Pour un moule à manqué ordinaire :

3 carottes
1 petit oignon
1 ou deux piments doux (ou plus si on aime)
2 oeufs
10 cl de lait
3 CS de farine bise
5 cl de vin blanc
1 CS de crème fraîche
1 CS d'huile (pour cuire oignon et piment)

Peler l'oignon. Ouvrir le ou les piments pour en retirer les graines, le nettoyer sous l'eau. Découper oignon et piments en petits morceaux et les faire revenir à la poële, avec la CS d'huile, pendant quelques instants.

Râper les carottes. Les mélanger avec les oeufs battus, la farine, le lait, la crème fraîche, le vin blanc, puis l'oignon et les piments revenus. Battre le tout au fouet pour bien lisser l'ensemble. Mettre dans le moule.

Faire cuire au four, th 5-6 (selon votre four), pendant 25 mn environ.

J'ai obtenu une sorte de grosse omelette, très plate, mais délicieuse en bouche. Et mes carottes, j'ai eu plaisir à les manger. Pari gagné !   

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lundi 22 septembre

Pâtes aux poireaux et petits pois (et chèvre, si on y pense)

J'ai découvert l'an dernier les pâtes aux poireaux et j'en ai fait chaque semaine, tout au long de l'hiver, tant j'ai adoré ça. C'est très simple, rapide, ça permet d'allier l'amour des pâtes à la nécessité de manger des légumes. Le poireau est sans nul doute mon légume favori à la saison froide. Je le cuisine à toutes les sauces et, comme j'en ai depuis peu dans mon panier Amap hebdomadaire, c'est reparti pour un tour cette saison.

J'ai ajouté des petits pois, mais on peut faire cette recette sans eux. En principe je mets aussi un peu de fromage de chèvre, mais pour la photo, je l'avais oublié. Donc, voilà, si on y pense, on peut en mettre aussi, tout cela va très bien ensemble.

A noter qu'on peut faire, de la même façon, du riz au poireau, du sarrasin au poireau, du quinoa au poireau... toutes les céréales se prêtent à cette recette facile et goûteuse dont je ne suis pas prête de me lasser !

P_tes_aux_poireaux_petits_pois

Pour deux personnes :

100 à 120 g de pâtes complètes, pesées crues
1 poireau
150 g de petits pois (surgelés ici)
quelques rondelles de fromage de chèvre
graines de tournesol (facultatif)
gruyère râpé
1/2 cube de bouillon de légumes
crème fraîche, ou crème de soja, selon les goûts (pour cette recette, je préfère de la crème fraîche)

Nettoyer le poireau sous l'eau pour ôter toute la terre. Le découper en fins tronçons. Les plonger, avec les pâtes et les petits pois, ainsi que le bouillon de légumes, dans de l'eau bouillante, dans une grande casserole. Le poireau ne doit cuire que 10 mn. Si les pâtes doivent cuire plus longtemps, ajouter le poireau en cours de cuisson.

Egoutter le tout. Mélanger avec la crème fraiche et parsemer de fromage râpé. Ajouter les rondelles de fromage de chèvre et les graines de tournesol. Et se régaler sans attendre.

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lundi 08 septembre

Mitonnée de légumes, façon tajine, et premier bilan Amap

Ces premiers jours de septembre ont été l'occasion d'assister à ma toute première réunion-bilan pour les adhérents de mon Amap, une tradition à chaque fin de contrat, avant renouvellement cette semaine.

60 familles sont inscrites à cette Amap, mais une trentaine de personnes seulement s'étaient déplacées pour cette réunion. De fait, les bénévoles chargés des contrats ont rappelé que l'Amap, c'est nous, les adhérents, et que chacun, à tour de rôle, doit participer à l'organisation et à la gestion de cette structure, prendre des responsabilités en fonction de ses compétences. Il ne s'agit pas seulement de régler son dû et de venir chercher son panier chaque semaine.

Parmi les moments forts de la réunion, le boulanger bio de notre amap, qui était présent, fit passer autour de la table, pour une dégustation-découverte, des brioches, nature et aux pépites de chocolat, qu'il se propose de fournir ces prochains mois. Jusque-là je ne souscrivais pas à cet abonnement-là, mais ces brioches ont un goût si somptueux que je sens qu'elles seront bientôt dans mon panier !

Mais le plus intéressant fut d'écouter notre jeune maraîcher faire le bilan de sa production pour l'été. Globalement, selon lui, la saison a été bonne, ce qui ne veut pas dire qu'il n'a pas eu de soucis. Les pommes de terre sont petites (mais délicieuses !) et il y a eu peu de poivrons et de piments. En revanche, un rab de tomates, pour ceux qui en ont fait la demande.

Il avoua ensuite que c'est grâce à l'Amap qu'il parvient désormais à vivre correctement de son travail. Auparavant, il ne vendait qu'aux magasins et sur les marchés et ses revenus étaient très irréguliers. Cet été, après dix ans de travail, il a enfin pu s'offrir trois semaines de vacances, moderniser son matériel et déléguer son travail à un employé, futur agriculteur bio lui aussi. Et puis, prochainement, il va engager quelqu'un d'autre pour l'aider à l'année et pourra ainsi s'offrir de vrais week-ends, pour une meilleure qualité de vie. Si c'est pas beau d'entendre ça ! je suis fière de participer un petit peu à cette réussite.

Mitonn_e_l_gumes_fa_on_tajine

Quant à moi, en tant que consommatrice, je re-signe sans hésiter pour ces 4 prochains mois. Pour le prix payé, je trouve que les paniers sont bien garnis, sans parler de la qualité des légumes, dont le goût est une merveille. Nous repartons souvent avec deux kilos de tomates, un kilo et demi de courgettes, une aubergine ou des piments, une belle salade, deux ou trois concombres ou des pommes de terre. Chaque livraison est un pur moment de bonheur, et me suffit pour la semaine. Je n'ai plus à acheter d'autres légumes pour compléter mes menus.

Mitonn_e_l_gumes_fa_on_tajine2

Du coup j'organise quasiment toute ma cuisine autour de ce panier. La semaine dernière, tomates, courgettes et aubergine étaient encore de la partie, ainsi que des pommes de terre. Je me suis souvenue que, quelques semaines avant d'ouvrir ce blog, j'avais fait un tajine aux légumes, d'après une recette trouvée chez Darna, dont le blog est une mine d'or en la matière. J'avais simplement laissé tomber les boulettes de viande qui en faisaient partie. J'ai refait ce tajine comme suit, pour 3 personnes :

- 4 tomates pelées (les miennes étaient de taille moyenne)
- 1/2 aubergine (selon la taille)
- 1/2 courgette
- 2 petites pommes de terre
- 1 gousse d'ail
- 4 CS d'huile d'olive
- une rasade d'eau
- cumin en grains, quelques feuilles de menthe
- facultatif : graines de tournesol

plonger les tomates dans l'eau bouillante quelques instants, pour que la peau se fendille. Les sortir de l'eau, enlever la peau, les découper grossièrement, en ôtant le pédoncule.

Peler les pommes de terre. Les découper ainsi que les autres légumes en morceaux et les placer dans la cocotte, avec les tomates.

Ajouter l’huile, puis l’eau. Faire cuire, d’abord à feu moyen, pendant quelques minutes, puis à feu doux, 30 mn environ au total, en remuant régulièrement. Au besoin, ajouter un peu d'eau. Les légumes ne doivent pas attacher au fond et la tomate doit finir en sauce onctueuse. Pour finir, ajouter le cumin et la menthe, saler. A part, dans une poële, faire dorer les graines de tournesol dans un peu d'huile et les ajouter.

Ce délicieux mélange a un petit air de ratatouille et peut se déguster non seulement avec du couscous mais aussi avec du riz, des pâtes, du boulghour... tout ce qu'on veut. 

Et un diamant de plus ! Je suis riiiiche ! Merci à Aurélia du blog O coin gourmand d'avoir pensé à moi !   

jeudi 21 août

Purée de potimarron et patate douce & Ma technique pour peler et cuire potiron et potimarron

J'ai découvert que mon maraîcher Amap, celui qui chaque semaine livre nos p'tits paniers de légumes bio, fournit également la Biocoop où je fais quelques courses chaque mois. C'est logique, puisque la Biocoop a pour principe de se fournir localement. Dans le magasin, les noms des fournisseurs, celui-là et quelques autres, tous de la région, sont inscrits sur les cageots de légumes. J'aime bien, ça fait épicerie de campagne, à l'ancienne, on se sent comme chez soi ; et Il n'y a pas plus local que "mon" maraîcher amap installé à 25 km de chez moi (eh oui maintenant j'ai un maraîcher comme on a un coiffeur ou un garagiste !).

C'est lui qui l'autre jour a fourni à la Biocoop les premiers potimarrons de la saison, d'un bel orange vif, en prélude aux potirons qui viendront bientôt. J'adore ces courges qui se cuisinent aussi bien en salé qu'en sucré, et vous mettent de bonne humeur avec leur incroyable couleur orangée. Ces potimarrons m'ont tellement tapé dans l'oeil que j'y ai pensé plusieurs jours durant, jusqu'à ce que, n'y tenant plus, j'aille en acheter un. 4 euros le kilo, y'a pas mort d'homme et c'est de loin le meilleur que j'aie jamais mangé.

Côté nutritionnel, le potimarron et ses cousin(e)s n'ont que des qualités : voyez la fiche trouvée sur ce site. C'est bourré de béta-carotène, anti-âge et bonne mine, mais on y trouve aussi pas mal de calcium et de fer, minéraux que pour ma part, j'ai toujours du mal à imaginer dans un légume. Et puis il est BEAU, c'est important aussi ! 

Potimarron_peler_cuire1

C'est l'occasion de présenter ma technique de cuisson du potimarron et autres courges à peau épaisse. Sur les recettes, on nous dit toujours : "peler le potiron et le faire cuire..." comme si c'était si facile ! Tu parles ! Tel quel, c'est carrément mission impossible tant cette croûte est dure.

Je préfère le peler après cuisson, c'est beaucoup plus simple et rapide. Pour cela, il faut le découper en gros morceaux, avec un large couteau, le plus grand et le plus costaud que vous ayiez. Si vous avez un mari, un frère, un copain musclé sous la main, laissez-le faire, c'est de son ressort. Sinon, armez-vous de courage, c'est un bel effort (mais qui vaut la peine).

Bien sûr, il faudra enlever les graines. C'est presque dommage tant elles sont belles. J'ai trouvé quelques liens pour les recycler et les consommer, mais n'ayant pas encore testé, je préfère ne pas en parler pour le moment.

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Après quoi, le potiron ou potimarron découpé, nettoyé, le plus dur est fait !

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Je faire cuire ensuite ces gros morceaux à l'autocuiseur, 20 bonnes minutes, avec leur peau

Après cuisson, la peau ramollie se détache toute seule, et s'effrite, il n'y a plus qu'à l'enlever, en faisant attention de ne pas se brûler (laissez refroidir un peu, c'est mieux). Si chez vous elle n'est pas encore assez cuite (tout dépend des ustensiles), remettez sur le feu 5 ou 10 mn. La chair doit être tout à fait tendre, moelleuse, et s'écraser facilement sous la fourchette.

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Petite précision, si vous cuisez un potiron ainsi, la chair doit être égouttée quelques instants dans une passoire. On voit parfois ici ou là d'autres méthodes de cuisson, mais elles sont beaucoup plus longues, ça n'en finit pas, je préfère mon autocuiseur.

Quant à mon potimarron, j'en ai fait, d'une part, un dessert sucré que je présenterai bientôt, d'autre part, ci-dessous, une purée salée toute simple, à laquelle j'ai associé de la patate douce. Mon premier régal de potimarron de l'année. Il y en aura bien d'autres.

- Purée de potimarron et patate douce -

- la chair cuite d'un demi-potimarron, de 1 kg environ
- 150 g environ de patate douce pelée et cuite (à l'autocuiseur aussi, 15 mn)
- 1 verre de lait
- 1 peu de beurre, et du sel

Pur_e_potimarron_patate_douce

Ecraser à la fourchette les chairs cuites du potimarron et de la patate douce (cliquez pour lire ou relire la présentation de ce légume faite dans un précédent billet). Verser le lait tiédi, puis le beurre et le sel. Remuer pour bien mélanger. C'est prêt ! Se consomme plutôt tiède. C'est aussi simple que savoureux, fondant, un peu sucré et bien coloré dans l'assiette : j'en referai régulièrement tous ces mois d'automne et d'hiver. 

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mercredi 13 août

Tian de légumes, du bonheur sur la table

Ces temps-ci, pas mal de blogs culinaires vous proposent cette recette, à juste raison. Un classique, une vedette estivale. A mon tour de rappeler qu'elle existe et que ce mois d'août est l'époque idéale pour s'en régaler. Un régal, oui, tant pour le palais, où s'entremêlent tant de saveurs, que pour les yeux. Avec toutes ces couleurs, le tian de légumes d'été fait son effet sur une table en toute occasion. Qui plus est, il est facile à faire, rapide à préparer : en somme, il n'a que des qualités.

Le plus difficile est, à mon avis, de trouver un accompagnement à sa hauteur. Pour une fois, c'est lui le roi, loin devant tout le reste, y compris la viande pour ceux qui en mangent : le monde à l'envers. Chez moi il a été savouré (c'est le mot !) avec un bon riz de Camargue bien de chez nous, qui lui convient à merveille, et une omelette. Mais vous aurez forcément d'autres idées !

Tian_de_l_gumes

J'ai utilisé un plat à four de taille moyenne, qui convient pour deux à trois convives et j'y ai mis :

1 aubergine
2 tomates
1 courgette
1 à 2 oignons (selon leur taille)
3 CS d'huile d'olive.

Choisir des légumes ayant approximativement la même taille pour un meilleur effet. Les couper en tranches sans les peler. Il peut être utile de faire dégorger les tranches d'aubergine pendant 30 mn, en les saupoudrant de sel, dans une passoire.  Recueillir le jus rendu par les tomates. Alterner les tranches, debout dans un plat, bien serrées. Mieux vaut avoir préparé trop de tranches de légumes que pas assez : il faut que le plat soit plein. Ce qui reste pourra faire l'objet de mini-tians, par exemple dans des ramequins.

Pour finir, arroser du jus des tomates, puis de l'huile d'olive. Inutile d'en mettre trop. Pour moi, quelques cuillères à soupe ont suffi. On peut ajouter des herbes aromatiques. Et voilà, le plus dur est fait ! Il n'y a plus qu'à mettre le plat au four, th 6 à 7 (selon votre four) pendant une heure, à une heure trente. Chez moi, au bout d'une heure, tout était quasiment prêt. J'ai fermé le thermostat et laissé les légumes confire encore 20 mn, dans le four éteint.   

C'était si beau que je me suis sincèrement demandée si j'aurais le cran de défaire cette oeuvre d'art pour la répandre dans les assiettes. Mais finalement, comme toujours en pareil cas, l'appétit eut le dernier mot.

lundi 11 août

Petits paniers de légumes et fromage

C'est en consultant l'un de mes bouquins de cuisine que j'ai eu l'idée de ces petits paniers qu'on peut manger avec les doigts si on en a envie (attention, c'est chaud en sortant du four !). Ils sont faits d'une pâte, style pâte brisée, comme pour faire une tarte, un peu beurrée pour le moelleux, mais nettement moins que la pâte traditionnelle.

Après le temps de repos, il suffit alors de l'étaler comme pour une tarte, découper des ronds et les fourrer de légumes cuits et d'un peu de fromage mou, puis les fermer avant de les faire cuire au four. C'est amusant à faire, joli dans l'assiette et pas mauvais du tout, avec une salade verte. Les proportions sont données pour une à deux personnes, il suffit de les multiplier si l'on est plus nombreux à table. On pourra garder les restes au frigo pendant quelques jours... s'il y en a !

Paniers_de_l_gumes

Pour la pâte :
150 g de farine
30 g de beurre
1/2 verre de bouillon de légumes fait avec 1/2 tablette de bouillon

Pour la farce, un peu d'huile d'olive et quelques légumes au choix (j'avoue que je n'ai pas pesé avant de les faire cuire) : aubergine, courgette, poivron, oignon... et du fromage mou type petits fromage à tartiner aux herbes.

Découper tous les légumes en petits morceaux, les faire cuire à feu doux avec un peu d'huile d'olive et de sel jusqu'à ce qu'ils soient fondants. 

Mélanger les ingrédients pour faire la pâte, comme si l'on préparait une pâte à tarte, en malaxant légèrement farine et beurre avec le liquide. Faire une boule et la laisser reposer une heure au frigo. L'étaler ensuite sur un papier sulfurisé légèrement huilé, afin qu'elle ne colle pas.

Découper des ronds avec un petit bol, genre bol chînois. Les garnir au centre d'un peu de fromage mou et d'une cuillère à soupe de légumes. Fermer les paniers en remontant les bords de la pâte et en les pinçant avec les doigts.

Faire cuire au four, thermostat 5-6, pendant 25 à 30 mn.   

Posté par ca_mi_phi à 08:10 - e-Cuisine : le salé - Commentaires [30] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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mercredi 30 juillet

Cuisine végétarienne, ou cuisine anti-âge ?

Jusqu’ici, je ne craque pas sur les bouquins spécialisés dans l’alimentation végétarienne. J’y trouve trop d’aliments ne faisant pas partie de mes habitudes ainsi que des recettes bizarroïdes qui ne me font pas du tout envie. Ainsi, ce mini-bouquin gentiment offert par ma mère, «Recettes végétariennes». Beaucoup de légumes que je n’aime pas, pas mal de sucré-salé (pas mon genre) des associations de saveurs étranges… Comme si, en supprimant viande et poisson, on avait soi-disant perdu tant de goût dans la nourriture qu’il faille imaginer des trucs originaux dans le mauvais sens du terme. Je ne me reconnais pas dans cette cuisine si particulière.

J’ai préféré le contenu de cet autre mini-bouquin, de la même collection : «Recettes anti-âge». On y trouve quantité de recettes qui s’avèrent naturellement végétariennes, très semblables à celles que je cuisine ici, faisant la part belle aux légumes de saison et plats traditionnels que nous connaissons tous : le fameux houmous, la célèbre ratatouille… aaaah ! là au moins je suis chez moi ! Autrement dit, c’est d’abord une cuisine anti-âge que je pratique ! Davantage de légumes pour moins de rides !

Les antioxydants des fruits et légumes sont une arme véritable contre les risques de cancer, ce qui, selon ce petit livre, a été prouvé par plusieurs études. Ils s’avèrent également très intéressants dans la prévention de certaines maladies comme les maladies cardio-vasculaires, cérébro-vasculaires, neurologiques. Ils interviennent en neutralisant les radicaux libres qui provoquent le vieillissement de l’organisme.

Petits_livres_recettes

En tête du palmarès de ce petit livre, véritables stars pour rester jeunes et en bonne santé :

- la tomate (pour son lycopène),
- la carotte, pour son carotène,
- l’aubergine qui absorbe les graisses et notamment le cholestérol dans l’intestin (c’est magique !),
- la mâche (et moi qui n’en mange jamais !),
- toute la famille des choux pour ses composés soufrés, entre autres
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l’oignon et l’ail
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mais aussi les légumineuses, en particulier pois chiches et haricots secs. Entre autres bienfaits, 100 g de légumineuses chaque jour fait baisser de 20 % le taux de mauvais cholestérol. Dans ce cas, je ne suis pas prêt d’en avoir ! Eh oui, leur index glycémique est dérisoire et ils ne contiennent pas de graisses.

On retrouve également dans la liste, les agrumes, pour leur richesse en vitamine C, mais aussi les pruneaux, bourrés de minéraux, les myrtilles, les raisins, les noix -six à sept cerneaux par jour sont recommandés, pour leur richesse en omega 3 et en magnésium-  ainsi que l’huile d’olive et le thé vert.

Comme on peut s’y attendre, viandes et poissons n’ont pas trop la côte, sauf les poissons gras et les fruits de mer, pour leur richesse en acides gras omega 3, en zinc et en sélénium (dommage que je n’aie jamais aimé les huîtres… mais si je fais un jour un écart dans ma vie de végé, je me suis promis que ce serait pour manger des moules, je les adore).

De là à évoquer le fameux régime crétois, fait de légumes, légumineuses, pain et céréales, poisson, peu de viande, peu de produits d’origine animale, il n’y a qu’un pas que le petit livre franchit allègrement. Les études faites sur cette population révèlent moins de cancers, moins de maladies cardio-vasculaires, moins de maladies métaboliques, une espérance de vie de cent ans.

Cent ans ! C’est énorme ! Dire que pendant ce temps, dans d’autres pays aux habitudes alimentaires plus riches, plus grasses, l’obésité et la malbouffe se développent !

Mais l’alimentation anti-âge, ce n’est pas que des légumes. C’est aussi des desserts ! Eh oui, j’ai gardé le meilleur pour la fin ! Voici le roi chocolat, décrit par le petit livre comme un «cas particulier». Le passage le plus intéressant du bouquin ! C’est le chocolat qui a droit à la plus longue liste de bienfaits chaque fois qu’une recette en contient. Je cite : «Etonnante source de minéraux, magnésium, potassium, fer, cuivre, calcium (surtout le chocolat au lait), polyphénols antioxydants (protection cardio-vasculaire et de certains cancers), bons acides gras, et autant de fibres que dans le pain complet » (sans blague ?)

J’en passe et des meilleures telles que la lutte contre le stress et les états dépressifs.

Après avoir lu ces lignes, je suis partie dare-dare préparer une mousse au chocolat…. Voilà qui nous réconcilie avec les beaux discours pour manger sain, au cas où nous serions lassés d’entendre parler de choux et carottes. D’ailleurs toute la partie desserts du bouquin est très appétissante avec son moelleux aux noisettes (et au chocolat !), ses gâteaux, ses salades de fruits que je compte bien tester. Sans culpabiliser, car la culpabilité, ça fait vieillir, comme tous les sentiments négatifs. Pour rester jeunes, faisons-nous plaisir : c’est une bonne nouvelle, non ?

Je remercie J.Luc d'avoir pensé à moi pour le prix Arte Y pico. Son blog, "Aïoli-blog", que j'ai découvert récemment, est une bouffée d'air frais venu de Marseille et de la Méditerranée. Je vous recommande une visite, vous allez vous régaler. Pour moi, ayant déjà reçu ce prix, je renvoie les lecteurs à la liste des lauréats parue il y a quelques temps. 

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