dimanche 19 avril
Tarte à l'oignon et aux champignons - sans oeuf, sans crème -
Pfiou ! J'ai du mal à trouver le temps de cuisiner ces temps-ci. Les idées ne manquent pas, les envies non plus, que je note en attendant mieux. Je regrette d'avoir également peu de temps à consacrer à mon ordi et à internet en ce moment. Cela me manque. C'est une partie de ma vie qui me tient à coeur, pour l'inspiration qu'elle m'apporte, pour les échanges, le partage, les découvertes, mais aussi la détente. Je me rattraperai durant les jours fériés de mai, que je ne dois pas être la seule à attendre.
J'ai profité du week-end de Pâques pour faire cette tarte à l'oignon dont j'avais envie depuis un bon moment. Elle est toute simple mais assez consistante pour faire office de plat principal. On y trouve une béchamel au lait de soja à la place de la traditionnelle garniture à base d'oeufs. J'ai également utilisé des oignons roses, qui sont plus doux, que je supporte mieux. Le must, c'est la pâte, que j'ai faite en machine à pain, avec de la farine de sarrasin et de l'huile d'olive en lieu et place du beurre (vous savez sans doute déjà que je ne suis pas branchée "beurre"). En respectant le TH de la machine pour le dosage farine-liquides, puis en la laissant tout mélanger, j'ai obtenu la belle pâte bien homogène et souple dont je rêvais. Ce fut du temps gagné pour émincer tous ces oignons, qui m'ont bien fait pleurnicher, les bougres... mais cela en valait la peine, car cette tarte était très bonne.
Je remercie "O délices", où j'ai trouvé l'inspiration pour cette recette.

Pour une tarte de 4-6 parts, dans un moule de taille familiale :
La pâte :
- 300 g de farine de sarrasin
- 60 ml d'eau (voire un peu plus)
- 90 ml de lait de soja
- 40 ml d'huile d'olive
- un peu de sel
Note : certaines farines "boivent" beaucoup d'eau et il faut parfois en ajouter si l'on voit que trop de farine reste collée aux bords de la machine quelques minutes après le lancement du programme. J'ai dû ainsi ajouter quelques cs en cours de route (prises en compte ici dans les doses indiquées). De même, les doses de liquide seront peut-être différentes si vous faites la pâte à la main. La pâte doit être souple mais pas molle.
La garniture :
- 600 g d'oignons (ici, oignons roses)
- 15 à 20 petits champignons de Paris
- 3 cs d'huile d'olive
- béchamel : 1/2 L de lait de soja + 4 cs rases de maïzena (soit 40 g) + 30 g de beurre
- emmental râpé

Préparer la pâte, ou plutôt laisser la machine à pain faire la pâte si vous en avez une : mettre les ingrédients dans la cuve, d'abord les liquides, puis sel et farine. Lancer le programme "pâte seule", le laisser tourner en surveillant pour ajouter au besoin un peu d'eau. Arrêter le programme quand la pâte est bien souple et homogène. La sortir de la cuve et la laisser reposer 30 mn, au frais si possible : ainsi elle ne collera pas.
Eplucher les oignons et les émincer finement. Les faire dorer à la poële, à feu doux, dans 2 cs d'huile d'olive, en remuant régulièrement pour que la cuisson soit homogène.
Dans une autre poële, faire revenir avec l'huile restante les champignons nettoyés et émincés (je ne garde que les chapeaux, je n'aime pas les pieds).
Préparer la béchamel : diluer à froid la maïzena dans le lait de soja, avec un peu de sel, dans une casserole. Placer la casserole sur le feu, faire chauffer en remuant. Quand le mélange boue, laisser bouillir 1 à 2 mn en remuant continuellement. Eteindre le feu, ajouter alors le beurre, mélanger. Si vous aimez, ajoutez de la muscade. Personnellement je n'aime pas trop ça, et je me gausse quand je lis sur certains sites de cuisine qu'une "vraie" béchamel contient "forcément" de la muscade. Une béchamel digne de ce nom est celle que vous aimez, quoi qu'elle contienne, ou pas. A bas la dictature culinaire !
Etaler la pâte à tarte entre deux feuilles de papier sulfurisé. Garder la feuille du dessous, pour la cuisson. Placer la pâte dans le moule, la piquer à la fourchette pour lui éviter de gonfler. Répartir par-dessus les oignons, puis les champignons, verser la béchamel. Parsemer d'emmental râpé. Faire cuire la tarte au four, 20 à 25 mn, à 210°. Il est normal que la béchamel ne se fige pas totalement.
Vos invités qui ont du cholestérol apprécieront que vous ayiez pensé à eux et vous vous régalerez avec eux sans remords.
dimanche 08 mars
Riz cantonais au tofu fumé
Cette recette fut pour moi une évidence dès que j'ai testé et apprécié le tofu fumé. J'adore le riz cantonais, dont les deux ingrédients essentiels, pour moi, outre le riz, sont depuis toujours, non pas les crevettes, ni le jambon, ou tout autre morceau de chair animale, mais les petits pois et les oeufs brouillés, ou en omelette. Décidément, j'étais faite pour être végé. ça devait être inscrit dans mes gênes.
D'après ce que j'ai lu sur le net, il y a mille et une façons de préparer le riz cantonais. On y met ce qu'on veut, du moment que l'ensemble est agrémenté de couleurs variées. De même, le mode de cuisson diffère d'une recette à l'autre. Sur un site que je ne nommerai pas, j'ai lu qu'il fallait faire cuire les légumes dans du saindoux. Beark. Rien de tel ici, je vous rassure.
Typiquement asiatique, le tofu fumé a naturellement sa place dans ce délicieux plat, qui est presque un repas à lui tout seul avec ses nombreuses sources de protéines. Voici ma version, à vous de trouver la vôtre en fonction de votre inspiration.

Pour trois assiettes :
120 g de riz (ici du riz thaï demi-complet acheté en vrac au magasin bio)
25 g de lentilles ou de févettes
150 g de petits pois (ici, surgelés)
2 petits oignons roses
1 oeuf
100 g de tofu fumé
1/2 verre de vin blanc (ou de bouillon de légumes)
3 gros champignons blancs
un peu de carotte râpée ou émincée
2 cs d'huile
Préparer une petite omelette fine avec l'oeuf battu et très peu de sel. La laisser refroidir, puis la rouler et la découper en fines tranches.
Faire cuire à l'autocuiseur, 10 mn, le riz et les lentilles (ou les févettes). On peut les cuire ensemble sans problème. Egoutter.
Dans une cocotte, faire revenir l'oignon émincé dans l'huile. Ajouter les petits pois, laisser cuire quelques instants en remuant. Verser le vin blanc (ou le bouillon de légumes), laisser mijoter encore quelques minutes. Ajouter alors les champignons découpés en fines lamelles, le tofu fumé découpé lui aussi en fines tranches. Laisser cuire un peu en remuant et en surveillant, avec le couvercle de la cocotte.
Enfin, baisser le feu à mini, ajouter riz, févettes, carotte râpée et morceaux d'omelette. Remuer pour bien mélanger et obtenir un plat coloré. Répartir dans les assiettes et passer à table.
mardi 03 février
Parmentier d'épinards et de champignons
Dans la série des quelques (rares) plats de viande que j'aimais bien, il y avait le hachis parmentier. Sans nul doute le seul qui me permettait d'apprécier le boeuf, à condition que je l'aie moi-même haché (parce que les steaks hachés tout faits, beark !). Idem pour la purée, faite maison, non mais ! J'en faisais deux-trois fois au cours de l'hiver, un grand plat que je congelais en partie pour les jours de flemme. Mais à présent, ce parmentier-là ne me manque pas du tout. J'en découvre d'autres, sans le moindre bout de viande, et c'est l'occasion de tester de nouvelles combinaisons de saveurs en faisant appel à l'imagination.
Ici, la purée de pommes de terre est mâtinée d'un peu de patate douce, ce qui lui donne une couleur et un goût inédits, très doux et très, très agréables.

Quant au mélange d'épinards et de champignons, je le connaissais déjà depuis plusieurs années. Je le conseille à tous ceux qui n'aiment pas les épinards. C'est tout simplement délicieux. L'épinard en est méconnaissable. Sans doute l'une des meilleures associations de légumes qui soient, en tout cas pour moi qui ne suis pas, à la base, fan des épinards.
La seule difficulté est de trouver les bons dosages dans les ingrédients, pour pouvoir remplir le plat, ni trop, ni trop peu. Mais la réalisation de ce gratin parmentier est d'une grande simplicité. Un enfant pourrait s'y coller.
Pour un petit plat, convenant pour deux personnes :
500 à 600 g de pomme de terre et patate douce (répartition au choix)
200 à 250 g d'épinards hachés surgelés
125 g de petits champignons de Paris
1 verre de lait (de préférence, végétal, ce sera plus digeste)
crème liquide de soja (marque Provamel pour moi)
estragon, sel, huile d'olive
2 cs de graines de tournesol
emmental râpé (sans présure, par exemple : marque Pâturages, d'Intermarché)

Peler et faire cuire les pommes de terre et patates douces, à l'autocuiseur, 20 mn environ. Les passer au moulin à légumes, pour faire une purée. Mélanger avec le lait, légèrement tiédi. Ajouter le fromage râpé, mélanger encore.
Faire cuire les épinards, de préférence sur le feu plutot qu’au micro-ondes où ils rendent beaucoup plus d’eau. Egoutter au besoin, ajouter un peu de sel et de la crème liquide au soja.
Faire revenir à la poële, quelques minutes, les graines de tournesol dans un peu d'huile d'olive.
Nettoyer les champignons, les découper en tranches fines, les faire sauter à la poële avec un peu d’huile d’olive. Ajouter l'estragon. Mélanger aux épinards et aux graines de tournesol.
Beurrer le fond d’un petit plat à gratin. Y étaler la moitié de la purée de pommes de terre et patates douces. Etaler par-dessus le mélange épinards-champignons. Terminer par le reste de purée.
Mettre sous le grill quelques instants avant de déguster.
mercredi 07 janvier
Risotto d'hiver au chou chînois et au tofu
Fait froid, hein ? ça vous dirait, un bon petit plat bien consistant, pour vous réchauffer ? Sans un gramme de cholestérol et sans graisse superflue ? Bon pour la ligne et pour la santé, quoi ? Avec tout plein de protéines et pourtant sans le moindre bout de chair animale ou d'oeuf ? Févettes+tofu fumé+petits pois+champignons, voilà le secret. Les champignons sont le légume qui contient le plus de protéines.
C'était la première fois que je goûtais au tofu fumé. Super bon ! Moi qui avais peur d'être déçue, je suis au contraire tout à fait conquise. ça a le goût de la charcuterie fine ! si si, je vous assure ! De la charcuterie sans gras, c'est génial ! Ce n'est que du soja ! C'est moelleux, ça fond dans la bouche. Outre les protéines, il apporte du fer, précieux pour se sentir en forme.

J'ai préparé ce risotto dans ma cuisine chauffée à bloc où il ne faisait pourtant que 16°, le mieux qu'on puisse espérer en hiver. Située au nord, elle reste froide quoi qu'on fasse. Je suis sûre qu'un réacteur nucléaire tout entier ne suffirait pas à faire monter la température à 20°. Le matin, au lever, après avoir baissé le chauffage pour la nuit, je vous laisse imaginer l'ambiance. On entre dans un frigo. J'ai investi depuis déjà plusieurs années dans une robe de chambre en laine des Pyrénées, extra-chaude, idéale en cette saison, que je conseille à tous ceux qui sont aussi frileux que moi.
En même temps, j'envie les marseillais ces jours-ci... eux, au moins, ont de la neige, et le plaisir des yeux, alors qu'ici au Pays Basque, que dale. Que du froid et de la grisaille. On est volés. "C'est vraiment trop inzuste", comme dirait Caliméro.
Pour deux-trois personnes (selon l'appétit) :
- 80 g de riz (ici, du riz de camargue semi-complet acheté en vrac au magasin bio)
- 40 g de févettes sèches (si vous en trouvez : à défaut, des lentilles)
- 1 oignon
- 150 g de petits pois (surgelés pour moi)
- une douzaine de petits champignons de Paris
- 1/4 de chou chînois (voire un peu moins)
- 50 g de tofu fumé
- 1/2 litre de bouillon de légumes, fait avec une demi-tablette de bouillon (avec une tablette entière, le risotto sera trop salé).
- 2-3 cs d'huile
Note : libre à vous de changer les proportions de légumes et de tofu !

Préparer le bouillon de légumes, en faisant chauffer la demi-tablette de bouillon dans l'eau, dans une casserole.
Puis peser et préparer tous les ingrédients :
- nettoyer les champignons sous l'eau, vite fait pour ne pas les gorger d'eau, les découper ensuite en lamelles et les déposer dans une poële, à part.
- découper le chou chînois en lamelles fines, les laver sous l'eau
- peler l'oignon et le découper en petits morceaux
- découper le tofu fumé en fines tranchettes
Faire revenir, à part, dans la poële, les champignons, avec 1 cs d'huile. Réserver.
On passe au risotto : dans une cocotte sans couvercle, déposer l'oignon, le faire revenir à feu moyen avec 1 à 2 cs d'huile, jusqu'à ce qu'il soit transparent.
Ajouter le riz et les févettes, bien remuer et laisser cuire quelques instants, pour qu'ils s'imprègnent d'huile. Puis commencer à verser le bouillon de légumes, louche après louche, à feu doux, en veillant à ce que tout le liquide soit absorbé avant chaque nouvelle louche. Remuer régulièrement et surveiller la cuisson, il ne faut pas que ça brûle.
Après deux louches, ajouter les petits pois. Poursuivre la cuisson. Quand il ne reste que deux-trois louches, ajouter, en deux fois (car il est volumineux), le chou chînois. Bien remuer pour qu'il s'imprègne du liquide. A la dernière louche, ajouter le tofu fumé. Quand il ne reste plus de bouillon, ajouter les champignons, mélanger, poursuivre la cuisson quelques instants. Répartir le risotto dans les assiettes et passer à table sans attendre.
samedi 13 décembre
Gratin de blettes au sarrasin
Cela peut paraître étrange, mais je n'avais encore jamais mangé de blettes ; pour la première fois, voilà deux semaines, il y en avait quelques-unes dans mon panier bio hebdomadaire, ce qui m'a permis de réparer cette lacune. Ici je n'ai utilisé que les feuilles. Comme les épinards, elles se ratatinent à la cuisson, hu hu.
J'aurais pu utiliser du riz ou une autre céréale pour ce gratin, mais je suis toujours aussi amoureuse du sarrasin, qui s'est fort bien accordé avec la blette. Je referai ce gratin qui s'est révélé très savoureux. Avec une béchamel à base de farine de seigle, il a quasiment un petit air rustique, si ce n'est qu'on y trouve aussi des graines de tournesol et des cacahouettes.
Eh oui, ce jour-là, j'avais une folle envie de cacahouettes. Le plus dur fut d'en trouver des non-salées.
Pour ce qui est des côtes de blettes, je les ai cuites à l'eau en même temps que les feuilles. Elles ont été mangées le lendemain, avec des pommes de terre rissolées à l'ail et au persil : c'était très bon aussi.

Pour deux personnes :
5 feuilles de blettes environ
50 g pesé cru de sarrasin (en magasin bio)
2 gros champignons blancs
1 cs de cacahouettes non salées
un reste de pois chiches cuits (environ 2 CS)
1 cs de graines de tournesol
sel, vin blanc sec, persil, huile
Pour la béchamel :
2 cs de farine de seigle
20 cl de lait de soja + 5 cl de vin blanc sec
10 g de beurre (ou un peu plus si vous aimez)
estragon, sel
Nettoyer sous l'eau les blettes. On dit souvent qu'il faut ôter les fils, mais les miennes n'en avaient pas. Séparer les côtes des feuilles et les faire cuire à l'eau, additionnée d'un peu de vin blanc, 15 mn environ, en surveillant la cuisson.
Pendant ce temps, faire cuire le sarrasin, 15 mn environ dans de l'eau salée. Faire griller à la poële les graines de tournesol, dans un peu d'huile, avec les champignons nettoyés et découpés en fines tranches, et le persil ciselé.
Egoutter le sarrasin cuit, égoutter également les feuilles de blettes. Les disposer dans un petit plat à gratin, avec les pois chiches cuits, les graines de tournesol, les cacahouettes, les champignons persillés.
Préparer la béchamel : mélanger à froid, au fouet, la farine de seigle avec le liquide et le sel. Porter à ébullition dans une casserole, en remuant régulièrement. Quand la consistance est devenue épaisse, éteindre le feu, ajouter le beurre, l'estragon, remuer pour mélanger.
Répartir la béchamel sur le gratin et passer le plat sous le grill quelques instants.
mercredi 14 mai
L'endive tape l'incruste
En ce mois de mai, je pensais que les endives, c’était terminé. On en trouve encore sur les étals, c’est vrai, mais après en avoir mangé tout l’hiver, j’en suis lassée, d’autant que les prix ne sont plus les mêmes. Mais hier, je suis passée chez Lidl pour y acheter des piles pour l’appareil photo (sont pas chères du tout chez eux) et j’y ai vu des sachets d’endives à prix imbattable, comme en plein cœur de l’hiver. Comparé au prix des autres salades, le choix est vite fait. Hop, dans le caddie !
J’en ai fait l’un de mes petits plats tous simples mais bons que j’aime tant. Le genre qui va bien dans un forum de discussion sur la façon de manger bien et nourrissant sans y passer trop de temps. A croire certains forumeurs, cuisiner et manger correctement c’est forcément compliqué, long, cher, ça demande des compétences etc. Ma salade d’endives leur prouvera le contraire.
Après les avoir coupées et passées sous l’eau, j’y ai simplement ajouté six à sept radis bien piquants (ça oui !), un champignon, 80 g cuits de pois cassés préparés la veille, quelques fruits secs et 150 g environ de pomme de terre nouvelle. Celle-ci vient d’Espagne.

On peut critiquer les fruits et légumes espagnols cultivés sous serre de façon intensive, n’empêche, leurs patates nouvelles sont fameuses ! D’aspect, elles sont comme les nôtres, avec cette peau qui pèle comme après un coup de soleil. Passée sous l’eau, découpée en cubes, cuite à l’autocuiseur 10 mn (avec sa peau !), elle est venue compléter le tableau… euh, la salade, qu’elle transforme ainsi en plat principal bien nourrissant. Promis, la prochaine fois je m’offre les délicieuses Belles de Mai.

Une fois à table, ma salade n’a pas fait long feu. Elle n'était prévue que pour une personne, donc, il faut multiplier les doses en fonction du nombre de convives. Sont encore bien bonnes, les endives de mai ! A l’œil comme au goût, l’association radis-pois cassé est exquise : je m’en souviendrai.
mardi 13 mai
Pâtes au thon ?... Tintin !
Bon, me voilà en train de chercher de la place, colonne de droite, pour afficher les commentaires. Marie-Pierre et Lili, dont je viens de découvrir les excellents sites de cuisine végétarienne, ont eu la gentillesse de me laisser des petits mots, ça fait plaisir.
Il y a peu de temps encore, je faisais régulièrement des pâtes au thon et à la tomate, histoire de manger du poisson. Mais j'ai toujours trouvé bizarre de méler des pâtes à des produits carnés. Je sentais bien que ça faisait double emploi. Le végétarisme me donne raison puisqu'on trouve aussi bien des protéines dans l'un que dans l'autre. Et maintenant qu'il n'est plus question de manger du poisson, je suis comme soulagée d'une erreur de jeunesse.
Eh oui ! le thon c'est aussi de la chair animale, bien des gens n'en ont pas conscience. Ce n'est pas seulement un truc mou rangé dans une boîte de conserve. ça a été prélevé sur un être vivant, si souvent pêché qu'il est maintenant menacé d'extinction. Humainement, économiquement, cela touche les pécheurs de thon de St-Jean de Luz, tout près de chez moi. J'imagine à quel point cela les emm... et les angoisse de devoir reconsidérer leur métier. Il n'est pas question de condamner purement et simplement ceux qui vivent de la pêche. Faut bien qu'ils mangent, eux aussi. Les pécheurs, moi, je les aime bien. Sans eux, leurs jolis bateaux aux couleurs du Pays Basque, le petit port de St Jean de Luz ne serait plus tout à fait le même, moins vivant, moins pittoresque, moins attachant sans doute et la ville elle-même y perdrait un peu de son charme pourtant immense. Mais nous faisons tous partie du même monde et ce monde-là dépérit car nous épuisons peu à peu ses ressources.
J'ai donc cherché d'autres ingrédients pour cuisiner mes pâtes. J'ai vite trouvé. C'est pas compliqué. J'ai gardé la tomate (ébouillantée, pelée et coupée en rondelles), j'ai simplement ajouté de l'oignon et des champignons et j'ai fait revenir tout ça à la poële, dans un peu d'huile d'olive, avec un chouia de vin blanc (moi qui ne bois quasiment jamais d'alcool, j'ai toujours du vin blanc pour la cuisine !), mais aussi de l'origan et du parmesan (sûrement fait avec de présure animale, j'espère trouver mieux bientôt). Evidemment, par ailleurs, j'ai fait cuire mes pâtes, complètes, comme d'habitude. Celles-là sont des pâtes bio achetées pour un prix dérisoire (moins d'un euro) dans la nouvelle gamme bio de la marque Casino qui se veut résolument bon marché : c'est bien !
Bien sûr, j'ai ensuite mélangé les pâtes à la préparation à la tomate.

Eh ben c'était bien bon, parfumé et tout. ça valait largement les pâtes au thon et pour bien moins cher en plus, parce que quand on voit le prix du thon en boîte en supermarché... Dire que c'est même pas les pécheurs qui l'empochent, ce fric...
Petit rappel des ingrédients utilisés (pour une personne) :
- 70 à 80 g de pâtes pesées crues (ou plus selon l'appétit, sachant que le poids aura doublé après cuisson)
- une grosse tomate
- la moitié environ d'un oignon
- une dizaine de petits champignons de Paris
- une cuillère à soupe d'huile d'olive
- deux cuillères à soupe de vin blanc sec
- origan pour parfumer (ou autre, thym, etc...)
- fromage rapé (si on y tient).





