lundi 08 juin
Dhal de courgettes, carottes et lentilles corail
Ces temps-ci, je mange léger. Non seulement je veux pouvoir entrer dans mon maillot de bain, mais j'avais tendance, depuis quelques semaines, à cultiver une gonflette bien désagréable au niveau du ventre. Pas étonnant quand est aussi gourmande que moi ! Diminuer la part des féculents me fait du bien, de même que, bien sûr, supprimer pour un temps les sucreries. J'ai dit au-revoir à la purée de cacahuettes (mon péché mignon de cet hiver) et je déguste les cerises nature, telles quelles, sans la moindre frustration, bien au contraire : c'est ainsi que je les préfère. Au goûter, des fraises avec du yaourt nature et, éventuellement, quelques cerneaux de noix.
Aussi, à moins d'un gros craquage de ma part, vous ne trouverez probablement pas ici, cette année, de clafoutis aux cerises ou de tiramisu aux fraises ; et j'avoue que pour une fois, je ne suis pas trop fascinée par les recettes de desserts que je vois sur les autres blogs.
En revanche, côté salé, le changement n'est pas révolutionnaire. Un peu plus de tofu (j'aime bien celui aux herbes), et 100 g de féculents maxi au repas. J'essaie aussi de donner la vedette plus souvent aux légumineuses. Mais pas question de manger fade ou triste, ce n'est pas mon genre ! La preuve ci-dessous avec ce dhal de légumes et lentilles corail, dont j'ai trouvé la recette sur le blog "d'Angélique, une gourmande qui sait se prendre en main". Seule modification de ma part : je n'ai pas mis de lait de coco. D'une part il contient beaucoup de lipides, d'autre part, je n'en avais pas envie. Malgré tout ce petit plat est très sympathique et constitue un plat consistant pour le repas de midi, tout en étant très léger.
Si vous cherchez des pistes pour perdre du poids avec une alimentation végé, il y a un article intéressant à lire chez Carevox (clic).

Pour 2 à 3 personnes :
- 100 g de lentilles corail (pesées crues)
- 1 courgette
- 3 petites carottes
- 2 cs d'huile d'olive
- 1 gros oignon rouge
- 1 bol d'eau tiède
- cumin, curcuma, et un chouia de purée de sésame (tahin, en magasin bio)
Faire revenir l'oignon émincé dans une cocotte avec l'huile. Ajouter les carottes, puis les courgettes, découpées en petits cubes. Faire revenir le tout en remuant sur feu doux. Quand les légumes commencent à être fondants (cela prend environ 1/4 d'heure), ajouter l'eau, les épices, les lentilles corail et le tahin. Saler légèrement. Laisser mijoter une dizaine de minutes en mélangeant régulièrement.
Et voilà, c'est prêt. Un petit plat très bon et bien parfumé que vous apprécierez même en été.
jeudi 04 juin
Boulettes de pois chiches aux légumes et à la menthe -sans oeuf, sans friture-
Une recette largement inspirée de celle découverte chez Time 4 Tea, pour laquelle j'ai eu un gros coup de coeur, et pour cause : ces boulettes sont très simples à faire, équilibrées, pas grasses et délicieuses. Seules modifications de ma part, je n'ai pas mis les flocons d'avoine et j'ai ajouté plein de menthe (j'en mets partout ces jours-ci), ce qui, vous l'imaginez, apporte un supplément de saveur et de fraîcheur. Vous trouverez sûrement d'autres variantes en fonction de vos goûts et de votre inspiration. Voilà une agréable façon de manger des légumineuses en été, loin des plats plus lourds et consistants de l'hiver. Froides, ces boulettes sont très bonnes également.
Merci, Muriel, pour cette superbe recette !

Pour 18 boulettes environ (convient pour 2 à 3 personnes) :
- un reste de légumes cuits, râpés ou finement émincés, environ 150 g : ici, courgette, carotte et oignon
- 200 g de pois chiches cuits (environ 75 g crus)
- feuilles de menthe à volonté
- la recette initiale comprend 6 cs de flocons d'avoine, que je n'ai pas mis
La veille, faire tremper les pois chiches dans un saladier rempli d'eau. Le jour même, les faire cuire avec un peu de bicarbonate de soude alimentaire (ils seront plus digestes). A l'autocuiseur, directement placés dans la cuve avec 4-5 fois leur volume d'eau, la cuisson ne prend que 20 mn.
On peut aussi utiliser des pois chiches en boîte, déjà cuits : mais c'est nettement moins bon, rien de tel pour vous dégoûter des pois chiches, je trouve...
Dans le blender ou le hachoir du robot, mettre les pois chiches égouttés et refroidis, les légumes, les feuilles de menthe. Mixer finement. Mettre le tout dans un saladier. J'ai ensuite tassé le tout et mis au frais 30 mn, cela facilite la confection des boulettes.
Former avec les doigts les boulettes de la taille d'une noix en les tassant légèrement. Les faire dorer 3-4 mn de chaque côté, à la poële légèrement huilée. Déguster avec une salade, ou une sauce tomate fraîche par exemple.
lundi 01 juin
Pâtes soba aux légumes printaniers et crème de soja
J'espère que ce week-end prolongé se passe bien pour vous... Ici, c'est balades sous le soleil, en bord de mer, bord de lac, sur les sentiers forestiers ou en ville, mêlée aux nombreux touristes venus cette année encore à Biarritz. L'occasion de se remplir les yeux de lumière, d'horizon tout bleu, de nature, de bleu, de vert. L'organisme, lui, fait le plein d'oxygène et de vitamine D, créée par la lumière du soleil, celle qui fixe le calcium. Crème solaire et lunettes de soleil sont de rigueur, même en ville, pour éviter rougeurs et irritations occulaires (fichu pollen...).
Mais côté nourriture, aujourd'hui on s'inspire (en partie) du Japon, avec les pâtes soba dont j'avais parlé dernièrement. Cette fois je les ai cuisinées avec des petits légumes bien de chez nous et cette crème de soja que j'adore, rappelant la crème fraîche (attention, ce n'est pas la même chose que la "sauce soja", typiquement asiatique, que je n'aime pas du tout et que vous ne trouverez jamais dans mes recettes). Les protéines de soja, elles, apportent une excellente dose de protéines qui font de ce plat de pâtes un plat complet.
Un petit plat qui n'a l'air de rien mais avec lequel, moi, l'amoureuse des pâtes, je me suis régalée comme jamais, sans avoir eu besoin d'y mettre ni fromage, ni beurre, ni autre produit animal.... que du végétal !

Par assiette, il faut :
- 50 g pesés crus de pâtes soba (pâtes japonaises à la farine de sarrasin, en magasin bio)
- 100 g de petits pois (ici, surgelés)
- 2 petites carottes nouvelles
- 1 petit oignon frais, ou bien de l'oignon rose
- 25 g (pesés crus) de protéines de soja
- 2 cs de crème de soja (Provamel)
- 1 cs d'huile d'olive
- estragon
- 2 cs de vin blanc
Réhydrater les protéines de soja dans un petit bol rempli d'eau, pendant 5 à 10 mn, puis les égoutter en les pressant entre les doigts. Découper les carottes en julienne, sans les peler si leur peau est fine et si elles sont bio. Emincer l'oignon.
Mettre les carottes, et l'oignon dans une poële et les faire revenir à feu doux avec l'huile d'olive, en remuant. Quand les légumes se sont attendris, ajouter les protéines de soja et le vin blanc, l'estragon, laisser cuire le tout quelques instants en remuant pour tout mélanger.
Pendant ce temps, faire cuire les pâtes et les petits pois, ensemble, dans de l'eau bouillante légèrement salée, 10 mn environ. Egoutter, mélanger aux autres légumes. Déposer dans la ou les assiettes, arroser de crème de soja et déguster.
lundi 25 mai
Riz épicé aux légumes (ras-el-hanout, carotte et citron confit)
Ces temps-ci, nous bénéficions d'une telle variété de crudités -asperges, navets nouveaux, radis, etc... et mon cher chou-rave auquel je suis définitivement accro, cru, en salade-, qu'ils ont la priorité dans l'assiette. J'adore les trancher, les croquer....
Du coup le reste du repas passe un peu au second plan et l'inspiration, parfois, manque un peu. Mais comme on ne va tout de même pas se nourrir que de crudités, faut bien trouver quelque chose d'autre à faire pour compléter le menu. De préférence quelque chose de simple, rapide, surtout quand on s'y prend au dernier moment comme moi ce jour-là. C'est ainsi qu'est né, dans la catégorie des recettes simplissimes faites dans l'improvisation, ce riz aux épices agrémenté de quelques févettes, ce qui en fait un plat de protéines complètes.
J'y ai mis du ras-el-hanout, un mélange d'épices que je découvre et que j'adore. Du moins un mélange qui porte ce nom mais qui est peut-être assez loin du véritable ras-el-hanout, lequel, selon le livre de cuisine maghrébine que je lis en ce moment (voir références au bas du message), peut contenir jusqu'à cent ingrédients. Je suppose que ça faisait un peu beaucoup pour tout mettre dans un seul petit pot. Ducros se décarcasse, mais pas à ce point-là.
On trouve aussi dans ce riz-là les autres ingrédients que j'avais sous la main ce jour-là : citron confit, carotte... toujours dans l'improvisation totale. Finalement, et de façon inattendue, c'était si bon, que ç'aurait été dommage de ne pas en parler ici.

Pour une à deux personnes, il faut :
- 50 g de riz pesé cru (ici, riz demi-complet de Camargue, pour soutenir nos producteurs de riz)
- 30 g de févettes sèches, ou à défaut, des lentilles
- 1 gros oignon frais
- 1 carotte
- 1 cs d'huile d'olive
- 1/2 l de bouillon de légumes fait avec une demi-tablette (avec la tablette entière, c'est trop salé)
- 1 tranche de citron confit
- 1 bonne pincée de ras-el-hanout (mélange d'épices, Ducros)
Cela ressemble à un risotto mais ça n'en est pas vraiment un. Je n'avais aucune envie de passer 30 mn à mettre le bouillon, louche par louche. J'ai donc simplifié tout ça.
Bien sûr, j'ai émincé l'oignon, découpé la carotte en tranches fines, et je les ai faits revenir dans l'huile d'olive, dans la cocotte. Ensuite, j'ai ajouté le riz, puis les févettes, bien remué pour tout imprégner d'huile. J'ai versé le bouillon de légumes, en une seule fois, ainsi que les épices. J'ai mis le couvercle de la cocotte (sans la fermer tout à fait) et laissé bouillonner le tout à feu doux, pendant 25 mn environ, jusqu'à ce que tout le liquide soit absorbé, et en remuant régulièrement. Pour finir, j'ai ajouté le citron confit découpé en petits morceaux.
Le riz était aussi moelleux et fondant que dans un vrai risotto... tout en ayant des qualités nutritionnelles meilleures qu'un riz "spécial risotto". Et puis, ce petit goût épicé, c'est les vacances, le soleil, l'été avant l'heure !
(pour Lululibellule et tous ceux/celles que cela intéressera : le livre de cuisine maghrébine dont j'ai parlé à propos du ras-el-hanout s'appelle : "La cuisine de Momo - couscous, tagines et compagnie", par Mourad Mazouz, paru en 2002 aux éditions Marabout. Très beau livre, pas végétarien mais dont on peut adapter les recettes)
mardi 19 mai
Crèpes de pois chiches roulées aux légumes râpés
Ces temps-ci, les articles de presse vantant les bienfaits du végétarisme, pour la planète et pour la santé, deviennent plus nombreux et plus réguliers. A lire ces articles, on comprend qu'il y a urgence pour notre planète à vivre autrement. Cela justifie plus que jamais mes choix, mais je n'avais pas imaginé il y a un an que j'agissais aussi pour notre planète et notre environnement. Il est clair que nous ne pouvons plus continuer comme avant. La production de viande et de poisson épuise les ressources du monde au bénéfice de quelques-uns seulement. C'est tellement injuste et égoïste, c'est également suicidaire, d'autant que la preuve est faite qu'il est possible de manger autrement !
Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de se passer totalement de viande et poisson. Je n'imagine pas que le monde entier puisse devenir totalement végétarien. Mais, à mon avis, il faudrait en réduire la consommation à une ou deux fois par semaine, maximum, ceci incluant tous les produits dérivés (lardons, jambon, surimis etc) ; et y mettre le prix. Quand je vois cette publicité à la télé, de la part d'un magasin vantant des pièces de viande à moins d'un euro 50, je me dis que cette viande-là doit être de piètre qualité et je suis bien triste, tant pour les consommateurs que pour les animaux sacrifiés.
Pour les mêmes raisons, certains diététiciens résolument pro-viande et anti-végé feraient bien de changer d'attitude : ils sont à côté de la plaque.
Si vous avez le temps, lisez ces deux articles, très instructifs :
Manger végétal pour préserver la planète et sa santé (Le Mague)
Le végétarisme et ses bienfaits pour le monde (C4N)

Et maintenant, parlons cuisine, puisque nous sommes là pour ça. J'espère que vous souvenez des crèpes indiennes à la farine de pois chiches découvertes cet hiver ? Je les avais tant appréciées que j'en refais régulièrement en variant les condiments. Chaque fois c'est un vrai régal, et si pratique quand on n'a pas eu le temps de faire tremper les légumineuses pour le repas du soir. Quelques crèpes et hop, on a son complément de protéines pour la journée, après les céréales du midi.
Cette fois, je les ai fourrées de légumes râpés, simplement revenus à la poële. Une recette toute simple et, comme souvent, improvisée. Je ne trouve pas les mots pour dire à quel point c'était bon. Et c'est entièrement végétal, plein de protéines. De plus c'est bien plus joli dans l'assiette qu'un steak (et plus original aussi).
Pour les crèpes :
- 6 cs de farine de pois chiche (en magasin bio)
- 150 ml d'eau
- estragon, curcuma (et autres herbes et épices que vous aimez)
- huile pou la cuisson
Il suffit de mélanger farine, eau, herbes et épices, de bien fouetter pour faire disparaître les grumeaux. Je fais cuire mes crèpes dans une petite poële anti-adhésive. Il faut attendre que chaque face soit bien cuite avant de les retourner afin qu'elles ne se cassent pas. Je les ai faites un peu épaisses, j'en ai obtenu 4 (et demi...).
Pour les légumes :
- 1 petit oignon
- 2 petites carottes
- 100 g de pomme de terre
- 20 g de protéines de soja texturées (en magasin bio)
- estragon, romarin (ou autres herbes que vous aimez : j'ai mis celles que j'avais sous la main)
- 1 cs d'huile d'olive, sel
Eplucher les légumes, râper finement carottes et pommes de terre, émincer finement l'oignon. Réhydrater les protéines de soja dans un peu d'eau pendant 10 mn, puis les égoutter en les pressant entre les doigts.
Faire cuire le tout avec l'huile d'olive, les herbes et le sel, à la poële, pendant quelques minutes. Les légumes doivent rester tendres.
Puis fourrer chaque crèpe avec 1 ou 2 cs de cette préparation. Au besoin, passer le tout au micro-ondes une minute. Passer à table et déguster avec une salade verte.
Et pourquoi pas une version été quand il sera là, avec des légumes de saison : courgette, tomate, concombre... ?
mercredi 01 avril
Velouté de carotte, oignon frais et curcuma
ça y est ! On commence à avoir des petits légumes de printemps dans le panier bio hebdomadaire. De gros radis roses au goût délicieux et qui piquent (un peu), et des petits oignons frais qui piquent aussi (surtout les yeux !), qui réveillent les papilles un peu lassées des légumes d'hiver.
Ceci dit, comme la carotte est toujours là, increvable, on la "réveille" aussi avec ces petits oignons frais cueillis. Ce velouté préparé "au pif" et en vitesse avec les ingrédients du bord m'a agréablement surprise. Je l'ai trouvé plein de saveur, léger et frais.
Le curcuma, je découvre, j'aime sa magnifique couleur dorée rappelant les fins d'après-midi d'été, et sa douceur en bouche. Je trouve qu'il s'associe bien à la carotte. J'espère l'utiliser régulièrement à l'avenir, bien que, les épices, c'est pas trop mon truc, je m'en passe fort bien généralement.

Pour 2 à 3 assiettes :
- 3 carottes
- 1 pomme de terre
- 2 petits oignons frais
- 1 petite échalotte
- 1/2 cc de curcuma
- facultatif : 1 cc de purée de cajou, si vous en avez, ou bien 1 cc de purée de sésame (tahin).
- Eventuellement : un peu de crème de soja liquide
Il faut simplement peler les carottes et les pommes de terre et émincer oignons et échalotte. Déposer le tout, soit dans une casserole, soit directement dans l'autocuiseur (sans utiliser le panier vapeur). Saler légèrement, recouvrir d'eau, à hauteur mais pas plus. Faire cuire 10 mn (après la montée en pression, si vous utilisez l'autocuiseur). Mixer le tout au blender ou au mixeur, avec l'eau de cuisson, après avoir ajouté la purée de cajou, ou le tahin, et le curcuma. Eventuellement, ajouter un peu de crème de soja. Et passer à table.
mardi 17 mars
Mini-cakes à la carotte rapée, oignon et féta
Encore de la carotte ! J'y peux rien si ce légume est si fidèle dans le panier de la semaine. Avec l'Amap, on ne choisit pas le contenu du panier. Certains peuvent trouver ça révoltant dans notre société de consommation où chacun veut pouvoir faire ce qu'il veut comme il veut quand il le veut, y compris avec la nature. Personnellement, passé les premières semaines d'automne, emplies de graves questions existentielles (qu'est-ce que je vais faire avec toutes ces carottes ???), je suis maintenant heureuse de les retrouver chaque mercredi. Parce que la carotte, ça se prête à tout, au salé comme au sucré, au cuit, au cru, en galette, en soupe, en purée (tiens, pas encore faite, celle-là...), et même dans le pain !... Bref, les idées-recettes ne sont pas prêt d'être épuisées. Je parie même qu'elles vont me manquer quand elles s'éclipseront cet été (enfin, juste un peu).
Les voici ici en version mini-cake, à emporter pour déjeuner à l'extérieur, au bureau, en pique-nique (sait-on jamais... peut-être fera-t-il beau et doux à Pâques), ou comme moi sur un banc, dans un parc, sous un timide soleil. Même s'il ne faisait pas bien chaud, le moment fut agréable avec ces petits cakes moelleux. Au besoin, ils se congèlent très facilement.

Pour l'anecdote, quand je suis devenue végé, il y a presque un an maintenant, je pensais que je ferais très souvent des cakes pour le déjeuner. C'est si simple, un cake aux légumes ! Si "bateau" ! J'étais loin d'imaginer que ma cuisine serait en réalité beaucoup plus variée, et que chaque jour ou presque amènerait son lot de nouvelles idées à essayer dans des genres très divers. Depuis que j'ai acheté mes mini-moules à cake, au printemps dernier, je ne m'en suis servie que trois ou quatre fois, c'est dire !
Pour 6 mini-cakes (ou un cake de taille normale) :
- 150 g de farine de blé (ici, semi-complète)
- 100 g de maïzena
- 2 oeufs
- 20 cl de vin blanc
- 2 cs d'huile d'olive
- 1 sachet de levure
- 150 g de carottes râpées
- un peu d'oignon cuit -50 g environ-
- 140 g de féta émiettée
- inutile d'ajouter du sel, la féta étant déjà largement assez salée
Râper les carottes. Peler et émincer l'oignon, le faire revenir à la poële avec un peu d'huile. Emietter la féta.
Dans un saladier, tamiser la farine, la maïzena (pour un cake plus léger), et la levure. Ajouter les oeufs battus, le vin blanc, l'huile, ainsi que les carottes râpées, l'oignon, et la féta. Bien mélanger. Répartir la préparation dans le ou les moules.
Faire cuire à four moyen, thermostat 5 à 6 (selon que votre four chauffe beaucoup ou pas), le mien est un four à gaz, le thermostat 5 suffit largement. J'ai laissé cuire 25 mn, mais le temps de cuisson sera sans doute un peu plus long pour un seul cake : on s'assurera que la cuisson est terminée en plantant au centre un couteau dont la lame doit ressortir propre.
samedi 14 mars
Trio de crudités râpés -carotte, navet, radis- & newsletter
A la demande générale... hem, à la demande de quelques-un(e)s, une newsletter est maintenant disponible. Elle permettra à ceux qui le souhaitent d'être informés par e-mail de la parution des nouveaux articles. Il suffit de s'inscrire, en indiquant son adresse e-mail, colonne de droite. Et c'est tout. Pour une fois que quelque chose est simple et rapide en ce monde, ne boudons pas notre plaisir. Ce n'est pas, à proprement parler, un "abonnement" comme on peut en trouver sur d'autres plateformes de blog, mais le résultat est le même. Vous ne perdrez rien de ce qui se passe ici.
Pour terminer cette semaine quasi-printanière (23 degrés hier après-midi, ici, sur la Côte Basque... ce n'est pas volé après cet hiver affreux où toutes les tempêtes possibles et imaginables nous sont passées dessus), voici une petite salade fraîche et de saison, faite l'autre jour avec les légumes du panier bio : la carotte (évidemment...), mais aussi, c'est nouveau pour moi, les jolis navets blancs et roses que je détestais jusque-là, et que je déteste toujours dans leur version cuite. Crue, par contre, c'est délicieux, croquant, un peu piquant comme le radis avec lequel on pourrait le confondre si sa couleur n'était différente.

Du radis, justement, il y en a aussi dans cette salade, mais un radis peu ordinaire, de la taille d'une carotte et à la chair blanche veinée de rose. Je n'en avais jamais vu jusque-là.

Et moi qui n'aime pas vraiment les carottes râpées, seules, je les ai adorées dans ce sympathique trio. Qui plus est, la vinaigrette au tahin que j'ai adoptée depuis quelques mois est un tel régal que chaque pause-déjeuner est un moment de bonheur. Comme quoi, se faire plaisir à table n'est vraiment pas compliqué. Il faut juste sortir le robot pour râper les légumes, puis le nettoyer, et le ranger. Cela ne devrait pas être trop long ni trop difficile ?
Pour trois personnes :
- une carotte
- un navet
- un grand radis rose comme celui de la photo (si vous en trouvez), ou bien une dizaine de petits radis ordinaire
- 3 cs d'huile de colza (préférez-là à l'huile d'olive pour l'assaisonnement, car elle contient des omega 3)
- 1 cc de tahin (purée de sésame, en magasin bio)
Si possible, râper les légumes sans les peler, après les avoir passés sous l'eau pour les nettoyer. Je ne pèle pas le navet. Je pèle la carotte quand la peau est épaisse. Dans un grand saladier, préparer la vinaigrette en mélangeant l'huile, le tahin et un peu de sel. Y déposer les légumes râpés et quelques feuilles de salade. Bien mélanger. Eventuellement, ajouter du persil. Et hop, à table !
Une entrée vitaminée, qui donne bonne mine !
mercredi 11 mars
Croquettes panées de légumes râpés et protéines de soja -sans oeuf-
J'ai testé les protéines de soja. Yes ! C'est un produit que l'on trouve en magasin bio (environ 1,50 euro le paquet), extrêmement protéiné (45 à 55 g de protéines pour 100 g), et que l'on réhydrate dans du liquide avant de le faire cuire, afin de le mélanger à toutes sortes de préparations, selon son inspiration. Selon l'emballage, 25 g par personne suffisent.

Jamais je n'aurais eu l'idée d'essayer ce truc-là, si Violette, qui a l'habitude de les utiliser, ne m'en avait donné envie. Dans l'un de ses messages, (clic) accompagné de superbes photos, elle racontait qu'avec ce truc-là, elle avait réussi à bluffer sa belle-mère qui avait cru manger de la viande. Carrément. Maintenant que j'y ai goûté à mon tour, je comprends pourquoi ! Pendant et après la cuisson, ce machin a l'aspect , l'odeur, le goût, du poulet ! C'est à s'y méprendre. Cela ne me fait pas particulièrement plaisir, car je me passe fort bien du poulet (le vrai), mais les nostalgiques y trouveront leur compte.

Par la même occasion, j'ai testé la farine de soja, vue chez Eve du blog Mamapasta, dont les recettes pleines d'originalité sont souvent pour moi source de découvertes. Cette farine au bon petit goût de noisette a le pouvoir de remplacer l'oeuf dans les gâteaux (c'est magique !), tout en apportant un supplément de protéines.
Je n'en suis qu'à mes débuts avec ces deux produits, aussi vous me pardonnerez de ne pouvoir en parler davantage pour le moment. Je les ai réunis dans ces galettes de légumes panées, une préparation dans laquelle je suis assez mal à l'aise car il faut faire les manipulations avec ses petites mimines, un défi pour moi, qui suis si peu manuelle ! Néanmoins je les ai plutôt réussies et j'ai trouvé ça pas mauvais du tout.

Elles sont sans oeuf, tant pour le contenu que pour la panure. Mettre de l'oeuf pour lier les galettes est une solution de facilité dont je veux pouvoir me passer autant que possible. Quant à la panure, j'ai utilisé : farine de soja+lait de soja+chapelure : c'est aussi efficace qu'avec de l'oeuf, parole de malhabile.
Pour 6 à 7 galettes (soit un repas pour deux personnes) :
- 25 g (pesés crus) de protéines de soja, petit modèle (les plus fines)
- un tout petit oignon
- une petite carotte
- une pomme de terre (100 g)
- un petit morceau de potiron (100 g)
- 2 cs d'huile d'olive, et du sel
Pour la panure :
- farine de soja (en magasin bio), ou bien une autre farine, au choix, si vous n'avez pas celle-là.
- lait de soja
- chapelure
--> placer sur la table un petit bol de chaque
Réhydrater les protéines de soja en les faisant tremper pendant 10 mn, dans le double de liquide : eau, bouillon de légumes... Elles vont doubler de volume. Les égoutter en les pressant avec les doigts.
Peler et râper les légumes, émincer très finement l'oignon. Faire revenir le tout dans une poële en y ajoutant les protéines de soja, et l'huile d'olive, pendant 5 mn. Saler légèrement, ajouter des épices et herbes au choix si vous en avez.
Laisser refroidir un peu, puis former des galettes avec les doigts, que l'on plonge aussitôt, et successivement, dans la farine de soja, puis le lait, puis la chapelure : c'est seulement après ces opérations qu'elles "tiendront" réellement.
Faire dorer les croquettes à la poële, dans un peu d'huile. Les déguster, par exemple, avec une purée de légume (ici, c'était du potiron, pendant qu'on en trouve encore). On peut garder les galettes pour le lendemain, mais elles seront un peu moins croquantes.
dimanche 08 mars
Riz cantonais au tofu fumé
Cette recette fut pour moi une évidence dès que j'ai testé et apprécié le tofu fumé. J'adore le riz cantonais, dont les deux ingrédients essentiels, pour moi, outre le riz, sont depuis toujours, non pas les crevettes, ni le jambon, ou tout autre morceau de chair animale, mais les petits pois et les oeufs brouillés, ou en omelette. Décidément, j'étais faite pour être végé. ça devait être inscrit dans mes gênes.
D'après ce que j'ai lu sur le net, il y a mille et une façons de préparer le riz cantonais. On y met ce qu'on veut, du moment que l'ensemble est agrémenté de couleurs variées. De même, le mode de cuisson diffère d'une recette à l'autre. Sur un site que je ne nommerai pas, j'ai lu qu'il fallait faire cuire les légumes dans du saindoux. Beark. Rien de tel ici, je vous rassure.
Typiquement asiatique, le tofu fumé a naturellement sa place dans ce délicieux plat, qui est presque un repas à lui tout seul avec ses nombreuses sources de protéines. Voici ma version, à vous de trouver la vôtre en fonction de votre inspiration.

Pour trois assiettes :
120 g de riz (ici du riz thaï demi-complet acheté en vrac au magasin bio)
25 g de lentilles ou de févettes
150 g de petits pois (ici, surgelés)
2 petits oignons roses
1 oeuf
100 g de tofu fumé
1/2 verre de vin blanc (ou de bouillon de légumes)
3 gros champignons blancs
un peu de carotte râpée ou émincée
2 cs d'huile
Préparer une petite omelette fine avec l'oeuf battu et très peu de sel. La laisser refroidir, puis la rouler et la découper en fines tranches.
Faire cuire à l'autocuiseur, 10 mn, le riz et les lentilles (ou les févettes). On peut les cuire ensemble sans problème. Egoutter.
Dans une cocotte, faire revenir l'oignon émincé dans l'huile. Ajouter les petits pois, laisser cuire quelques instants en remuant. Verser le vin blanc (ou le bouillon de légumes), laisser mijoter encore quelques minutes. Ajouter alors les champignons découpés en fines lamelles, le tofu fumé découpé lui aussi en fines tranches. Laisser cuire un peu en remuant et en surveillant, avec le couvercle de la cocotte.
Enfin, baisser le feu à mini, ajouter riz, févettes, carotte râpée et morceaux d'omelette. Remuer pour bien mélanger et obtenir un plat coloré. Répartir dans les assiettes et passer à table.




