lundi 06 juillet
Courgettes farcies au sarrasin et au tofu
Quand ma maman m'a dit qu'elle ne souhaitait plus poursuivre l'abonnement avec l'Amap, bien sûr j'ai été déçue. Nous partagions le même panier et, sans elle, il m'était difficile de continuer, pour plusieurs raisons : financières (le prix du panier est un peu trop élevé pour moi seule), mais aussi parce que je pouvais lui donner les quelques légumes que je n'aimais pas. Mais il est vrai qu'à la fin du printemps, notre maraîcher était à court de production, nos paniers ne contenaient plus grand-chose, et c'est ce qui a découragé ma co-adhérente.

Bon. A toute chose malheur est bon, dit-on. D'une part une autre famille allait être ravie de pouvoir s'inscrire à notre place, d'autre part, j'allais bien pouvoir trouver d'autres sources d'approvisionnements intéressantes. Depuis quelques temps, je fréquente donc les marchés, où je n'allais jamais auparavant.
C'est une balade à laquelle j'ai immédiatement pris goût et dont je ne peux plus me passer. J'y découvre de nombreux producteurs locaux vendant des fruits et légumes cultivés aux portes de Bayonne, autrement dit, devant ma porte (j'adore !), mais aussi des revendeurs plus classiques proposant des produits à des prix défiant toute concurrence. C'est ainsi que, tout au long du mois de juin, j'ai profité de pommes à 1 euro le kilo (et très savoureuses !) et de cerises délicieuses à 2,90 euros. Pourtant, je ne choisis que la production française. Mes fraises arrivaient tout droit du Lot et Garonne, qui n'est pas bien loin de chez moi.
Sur les marchés, on trouve aussi des producteurs bio. Certains proposent des tomates et des aubergines aux variétés originales et qui attirent l'oeil. Mais d'autres vous vendent des oignons d'Argentine et des courgettes d'Italie qui n'ont plus beaucoup de goût. J'ai vite laissé tomber. A présent, chaque samedi matin, je vais au marché des Halles de Bayonne, les fameuses halles, un fameux marché ! En ce moment, avec l'été, on y trouve les bandas (groupes de musique locaux) mettant de l'animation entre les étals. c'est là que je retrouve les légumes de mon maraîcher Amap (*). Eh oui, je continue de profiter de sa production, malgré tout ! Et j'en suis ravie ! Ses légumes sont les meilleurs que j'aie jamais mangé. Ses tomates sont divines, ses petites courgettes jaunes se dégustent crues, en salade, et ses aubergines sont délicieusement fondantes. Ce sont ses courgettes que l'on retrouve pour cette recette. J'en achète chaque semaine.
(*) stand "Hiribarruna", proche de l'entrée des Halles

Pour 3 personnes :
- 3 courgettes longues et dodues (ici, 1 jaune et 2 vertes)
- 100 g de sarrasin pesé cru (en magasin bio)
- 20 g de févettes sèches (si vous n'en trouvez pas, vous pouvez mettre des lentilles blondes)
- 2 échalottes ou 1 oignon
- 1 cs de graines de tournesol (en magasin bio)
- 60 g de tofu aux herbes (marque Soy)
- huile d'olive
- thym et romarin (ici, en pot, faute de mieux)
- crème de soja, ou d'avoine, ou d'épeautre (la crème d'épeautre est un nouveau produit que l'on trouve en magasin bio : le goût rustique de l'épeautre convient bien ici)
- chapelure
Quand on décide de faire des farcis végétariens, le risque est d'y mettre surtout du fromage. C'est bon mais surtout très gras et pas très digeste. Ayons un peu plus d'imagination et faisons des farcis sans fromage, avec des ingrédients végétaux. Nous n'y perdrons pas au change.
Certaines recettes conseillent de précuire les courgettes à la vapeur une dizaine de minutes. Faites-le si vous le souhaitez, elles seront sans doute plus moelleuses. Pour ma part, je ne l'ai pas fait. J'ai préféré une cuisson entièrement au four. Les courgettes bio rendant moins d'eau, elles sont restées très fermes, "al dente" !

Faire cuire à l'autocuiseur, 10 mn, le sarrasin avec les févettes, en les plongeant directement dans la cuve avec 3 fois leur volume d'eau, peu salée. A la casserole, la cuisson sera plus longue, environ 20 mn.
Faire revenir à la poële les échalottes (ou l'oignon) avec les graines de tournesol et un peu d'huile d'olive.
Râper le tofu à la râpe à fromage. C'est très rapide et amusant à faire, le tofu est mou et fait des frisettes, hé hé.
Ouvrir les courgettes dans leur longueur. Evider la chair avec une petite cuillère. (elle servira pour une autre recette bientôt publiée, mais on peut aussi la servir en accompagnement des courgettes farcies. Crue, la chair de mes courgettes était délicieuse !).
Mélanger sarrasin, févettes, échalottes, graines de tournesol, tofu, ajouter les herbes et un peu de crème de soja (ou d'épeautre). Cuit, le sarrasin gonfle et "colle", il convient bien pour les farcis.
Farcir les courgettes. Les placer dans un plat huilé. Parsemer de chapelure. Arroser d'huile d'olive. Enfourner à th. 6 (ou 7, selon votre four), et laisser cuire environ 40 mn (moins si les courgettes ont été précuites). Vérifier la cuisson des courgettes en plantant un couteau dans la chair. Au moment de servir, arroser de crème de soja ou d'épeautre.
Ces courgettes apportent des protéines complètes grâce à l'association céréale et légumineuse et au tofu. Mangées le jour même elles sont très bonnes. Le lendemain, j'ai trouvé qu'elles étaient un peu desséchées, car elles contiennent peu de matière grasse : peut-être faudra-t-il ajouter à la farce de la crème de soja ou d'épeautre. A tester... s'il en reste assez le lendemain !
mardi 27 janvier
Blanquette tout légumes, au tahin, sans oeuf... et, euh...sans sel
Ce n'est pas parce que la blanquette de veau n'est plus pour moi qu'un souvenir, que toute blanquette est désormais exclue de mes menus. Eh oui, on peut faire de délicieuses blanquettes de légumes. Celle-ci n'a rien eu à envier à celles à la viande. Tout au contraire, elle s'est révélée meilleure encore que ces dernières, dépassant ainsi toutes mes espérances. C'est dû à la présence de nombreux légumes aux goûts très variés. J'ai mis à peu près tous ceux que j'avais sous la main, qu'on n'imagine pas forcément dans une blanquette : courge butternut, patate douce, chou chînois... et bien sûr les traditionnelles carottes et pommes de terre. Un vrai festival de couleurs, saveurs et textures, vitaminé en diable pour faire la nique à l'hiver et au mauvais temps.
Au sujet du sel... j'ai totalement oublié d'en mettre. En début de cuisson, entre laurier, bouquet garni, et tutti quanti, on ne sait plus où donner de la tête, alors le sel, que je mets toujours en dernier, ben j'y ai plus pensé. Il n'y en a pas un gramme dans cette recette. Le plus drôle, c'est que je ne me suis souvenue de cet oubli qu'après avoir terminé mon assiette ! Ce qui signifie que le sel ne m'a pas du tout manqué. Le goût des légumes et aromates a suffi à faire mon bonheur.

Quant à l'oeuf... je n'ai jamais mis d'oeuf dans mes blanquettes. Je me suis toujours contentée de mélanger et faire chauffer bouillon de légumes et crème. Ici j'ai innové en mettant de la crème de soja, ainsi que mon cher tahin, qui décidément se prête à tout. Ce mélange est un vrai régal, le meilleur que j'ai goûté.
Bien sûr on peut faire une blanquette avec bien d'autres légumes. Je n'ai mis ni navet ni chou (autre que le chou chînois), car je ne les aime pas. Mais alors, pas du tout. J'appréhende d'ailleurs cette période, la plus critique pour moi, car les choux apparaissent maintenant dans le panier bio hebdomadaire fourni par mon maraîcher Amap. L'autre jour, ma maman, qui partage avec moi le contenu du panier, et qui va le chercher pour nous deux chaque mercredi, m'appelle et me dit : "Il y a un chou-fleur cette semaine". Et moi de répondre : "Garde-le !". C'est l'avantage de partager son panier avec quelqu'un d'autre. On peut toujours s'arranger.
J'espère que notre gentil maraîcher n'a pas trop souffert de la tempête de samedi... réponse demain, mercredi. Cela fait mal au coeur de voir, aux infos, ces images de serres écroulées et de jeunes salades arrachées, chez certains d'entre eux.

Pour 4 à 5 belles assiettes :
- 1 gros oignon ou deux petits
- 1 morceau de courge (ici, butternut), 200 à 300 g
- 1 pomme de terre (ici, 200 g)
- 1 patate douce (250 g)
- 2 carottes
- 1 poireau
- 2 feuilles de chou chînois
- 150 g (ou plus) de légumineuses sans trempage préalable : lentilles, pois cassés, févettes (ici, févettes et lentilles blondes)
- 2 feuilles de laurier
- piment d'Espelette
- bouquet garni
- crème de soja
- 2 cs de purée de sésame blanc (tahin, en magasin bio)
- 1 verre de vin blanc
- 2 cs d'huile
- persil

Peler et découper en petits cubes ou en rondelles : courge, pomme de terre, patate douce, carottes. Emincer le chou chînois, le nettoyer sous l'eau. Nettoyer le poireau, le découper en tronçons. C'est cette préparation qui prend le plus de temps.
Peler et émincer l'oignon, le faire revenir dans la cocotte avec l'huile. Quand il est devenu transparent, ajouter courge, pomme de terre, carottes et patate douce. Couvrir d'eau et de vin blanc, à hauteur (au bout de 20 mn de cuisson, l'alcool contenu dans le vin blanc s'est évaporé : ne reste que son délicat parfum). Ajouter laurier, bouquet garni, piment... et sel, modérément (si vous y pensez). Poser le couvercle de la cocotte, mais sans la fermer totalement. Laisser mijoter environ 20 mn, à petits bouillons, sur feu moyen à doux, en surveillant.
Après ce laps de temps, ajouter les légumineuses. Surveiller le niveau d'eau, en remettre un peu au besoin. 5 mn plus tard, ajouter poireau et chou chînois. Laisser mijoter encore 10 mn. En principe, après cela, les légumes sont bien cuits et fondants. Si ce n'est pas le cas, poursuivre un peu la cuisson à feu doux.
Dans une petite casserole, mettre quelques louches de jus de cuisson, quelques cuillerées à soupe de crème de soja, et 2 CS de tahin au sésame blanc. Eventuellement, on peut ajouter un peu de purée d'oléagineux (amande, cajou), pour parfumer davantage encore. Faire chauffer à feu très doux, en remuant sans cesse au fouet, sans laisser bouillir, pendant quelques minutes. Quand le mélange a épaissi, le répartir sur les légumes disposés sur les assiettes, avec un peu de persil.
A déguster avec n'importe quelle céréale... du sarrasin pour moi, parfait en hiver... ou bien une belle tranche de pain tartinée de tahin et accompagnée d'un morceau de fromage.
mercredi 10 décembre
Bientôt les fêtes... sans foie gras. Ni OGM. Avec l'Amap
Je voudrais dire à mes chers amis blogueurs et blogueuses, que je ne posterai aucun commentaire, en cette période de Fêtes, sur les recettes incluant du foie gras, du saumon ou tout autre produit festif contenant de la viande ou du poisson. Tout simplement parce que cela m'est impossible.
Il y a encore un an, j'étais une adepte du foie gras à Noël, je le dis sans honte ; mais, depuis, tout a changé, y compris mon point de vue. Je n'aurai aucun mal à m'en passer désormais. Les solutions pour se régaler sans cruauté envers l'animal ne manquent pas. Et c'est une native et habitante du Sud-Ouest, toute proche des fermes gasconnes où l'on fabrique le foie gras, qui écrit ces lignes. Je n'approuve pas ces chefs culinaires basés dans ma région, qui, sous prétexte de "tradition culinaire du Sud-Ouest", défendent une gastronomie basée sur le sacrifice, entre autres, de 30 millions d'oies et canards par an, si j'en crois le site Stop Gavage (clic), afin de satisfaire les papilles égoïstes de leur clientèle.
De la sensiblerie, dites-vous ? Mais qu'est-ce donc qu'être "humain", sinon être sensible ?
Elle a bon dos, la tradition, vous ne trouvez pas ? On nous la ressort toujours, tel un épouvantail, chaque fois qu'il s'agit de remettre en question des pratiques indignes. En Afrique, l'excision des fillettes est aussi une tradition. Pourquoi cette tradition-là nous choque-t-elle, nous autres européens, alors que nous avons du mal à réagir contre la corrida et la maltraitance animale ? Tout est une question de point de vue. Il nous suffit de changer notre regard sur ce qui nous entoure, de voir les choses sans fard : cela s'appelle être libre, être honnête. Au moment où l'on célèbre les 60 ans des Droits de l'Homme, il serait opportun, de s'occuper, enfin, des Droits de l'Animal. Sans aller jusqu'à rêver d'un monde à cent pour cent végétarien, il est temps de considérer que l'animal a, lui aussi, des droits ; entre autres, celui d'être en toute circonstance traité dignement, en être vivant et non en chose assujetie à nos désirs et nos lubies.
Pour ceux qui célèbreront tout de même les fêtes avec les traditionnels chapons et cie, je signale, comme d'autres l'ont fait avant moi, la parution chez Greenpeace, d'un Guide pour un noël sans OGM (clic). On peut soit l'imprimer, soit le télécharger.
Enfin, puisque j'ai souvent parlé ici de l'Amap, depuis que j'y ai adhéré avec bonheur voilà six mois, je vous propose de découvrir un dossier (clic) consacré à ce mode d'achat et de consommation, complété par des témoignages d'adhérents (clic) sur le site de l'Internaute. Je ne me lasserai jamais de faire de la publicité pour cette formule qui me permet chaque jour de me régaler.
Grâce à mes paniers de légumes bio, je me suis même mise à manger du navet, moi qui ai horreur de ça. C'est miraculeux ! Cru, en salade, je le trouve délicieux. Cuit, je continue à faire la grimace, j'en conviens... mais ceci est une autre histoire.
mardi 04 novembre
Nos enfants nous accuseront, le film
Dans un village français au pied des Cévennes, le maire a décidé de réagir en faisant passer la cantine scolaire en bio. Ici comme ailleurs, la population est confrontée aux angoisses contre la pollution industrielle, aux dangers de la pollution agrochimique. Ici commence un combat pour que demain nos enfants ne nous accusent pas.
Voyez la bande-annonce disponible sur le site du film (en cliquant sur l'affiche).
La revue "Biocontact" de novembre, disponible gratuitement en magasin bio, propose un article sur ce film.
Parlez-en autour de vous, vous aussi.
Bonne journée à vous tous et toutes.
lundi 08 septembre
Mitonnée de légumes, façon tajine, et premier bilan Amap
Ces premiers jours de septembre ont été l'occasion d'assister à ma toute première réunion-bilan pour les adhérents de mon Amap, une tradition à chaque fin de contrat, avant renouvellement cette semaine.
60 familles sont inscrites à cette Amap, mais une trentaine de personnes seulement s'étaient déplacées pour cette réunion. De fait, les bénévoles chargés des contrats ont rappelé que l'Amap, c'est nous, les adhérents, et que chacun, à tour de rôle, doit participer à l'organisation et à la gestion de cette structure, prendre des responsabilités en fonction de ses compétences. Il ne s'agit pas seulement de régler son dû et de venir chercher son panier chaque semaine.
Parmi les moments forts de la réunion, le boulanger bio de notre amap, qui était présent, fit passer autour de la table, pour une dégustation-découverte, des brioches, nature et aux pépites de chocolat, qu'il se propose de fournir ces prochains mois. Jusque-là je ne souscrivais pas à cet abonnement-là, mais ces brioches ont un goût si somptueux que je sens qu'elles seront bientôt dans mon panier !
Mais le plus intéressant fut d'écouter notre jeune maraîcher faire le bilan de sa production pour l'été. Globalement, selon lui, la saison a été bonne, ce qui ne veut pas dire qu'il n'a pas eu de soucis. Les pommes de terre sont petites (mais délicieuses !) et il y a eu peu de poivrons et de piments. En revanche, un rab de tomates, pour ceux qui en ont fait la demande.
Il avoua ensuite que c'est grâce à l'Amap qu'il parvient désormais à vivre correctement de son travail. Auparavant, il ne vendait qu'aux magasins et sur les marchés et ses revenus étaient très irréguliers. Cet été, après dix ans de travail, il a enfin pu s'offrir trois semaines de vacances, moderniser son matériel et déléguer son travail à un employé, futur agriculteur bio lui aussi. Et puis, prochainement, il va engager quelqu'un d'autre pour l'aider à l'année et pourra ainsi s'offrir de vrais week-ends, pour une meilleure qualité de vie. Si c'est pas beau d'entendre ça ! je suis fière de participer un petit peu à cette réussite.

Quant à moi, en tant que consommatrice, je re-signe sans hésiter pour ces 4 prochains mois. Pour le prix payé, je trouve que les paniers sont bien garnis, sans parler de la qualité des légumes, dont le goût est une merveille. Nous repartons souvent avec deux kilos de tomates, un kilo et demi de courgettes, une aubergine ou des piments, une belle salade, deux ou trois concombres ou des pommes de terre. Chaque livraison est un pur moment de bonheur, et me suffit pour la semaine. Je n'ai plus à acheter d'autres légumes pour compléter mes menus.

Du coup j'organise quasiment toute ma cuisine autour de ce panier. La semaine dernière, tomates, courgettes et aubergine étaient encore de la partie, ainsi que des pommes de terre. Je me suis souvenue que, quelques semaines avant d'ouvrir ce blog, j'avais fait un tajine aux légumes, d'après une recette trouvée chez Darna, dont le blog est une mine d'or en la matière. J'avais simplement laissé tomber les boulettes de viande qui en faisaient partie. J'ai refait ce tajine comme suit, pour 3 personnes :
- 4 tomates pelées (les miennes étaient de taille moyenne)
- 1/2 aubergine (selon la taille)
- 1/2 courgette
- 2 petites pommes de terre
- 1 gousse d'ail
- 4 CS d'huile d'olive
- une rasade d'eau
- cumin en grains, quelques feuilles de menthe
- facultatif : graines de tournesol
plonger les tomates dans l'eau bouillante quelques instants, pour que la peau se fendille. Les sortir de l'eau, enlever la peau, les découper grossièrement, en ôtant le pédoncule.
Peler les pommes de terre. Les découper ainsi que les autres légumes en morceaux et les placer dans la cocotte, avec les tomates.
Ajouter l’huile, puis l’eau. Faire cuire, d’abord à feu moyen, pendant quelques minutes, puis à feu doux, 30 mn environ au total, en remuant régulièrement. Au besoin, ajouter un peu d'eau. Les légumes ne doivent pas attacher au fond et la tomate doit finir en sauce onctueuse. Pour finir, ajouter le cumin et la menthe, saler. A part, dans une poële, faire dorer les graines de tournesol dans un peu d'huile et les ajouter.
Ce délicieux mélange a un petit air de ratatouille et peut se déguster non seulement avec du couscous mais aussi avec du riz, des pâtes, du boulghour... tout ce qu'on veut.
Et un diamant de plus ! Je suis riiiiche ! Merci à Aurélia du blog O coin gourmand d'avoir pensé à moi !
jeudi 21 août
Purée de potimarron et patate douce & Ma technique pour peler et cuire potiron et potimarron
J'ai découvert que mon maraîcher Amap, celui qui chaque semaine livre nos p'tits paniers de légumes bio, fournit également la Biocoop où je fais quelques courses chaque mois. C'est logique, puisque la Biocoop a pour principe de se fournir localement. Dans le magasin, les noms des fournisseurs, celui-là et quelques autres, tous de la région, sont inscrits sur les cageots de légumes. J'aime bien, ça fait épicerie de campagne, à l'ancienne, on se sent comme chez soi ; et Il n'y a pas plus local que "mon" maraîcher amap installé à 25 km de chez moi (eh oui maintenant j'ai un maraîcher comme on a un coiffeur ou un garagiste !).
C'est lui qui l'autre jour a fourni à la Biocoop les premiers potimarrons de la saison, d'un bel orange vif, en prélude aux potirons qui viendront bientôt. J'adore ces courges qui se cuisinent aussi bien en salé qu'en sucré, et vous mettent de bonne humeur avec leur incroyable couleur orangée. Ces potimarrons m'ont tellement tapé dans l'oeil que j'y ai pensé plusieurs jours durant, jusqu'à ce que, n'y tenant plus, j'aille en acheter un. 4 euros le kilo, y'a pas mort d'homme et c'est de loin le meilleur que j'aie jamais mangé.
Côté nutritionnel, le potimarron et ses cousin(e)s n'ont que des qualités : voyez la fiche trouvée sur ce site. C'est bourré de béta-carotène, anti-âge et bonne mine, mais on y trouve aussi pas mal de calcium et de fer, minéraux que pour ma part, j'ai toujours du mal à imaginer dans un légume. Et puis il est BEAU, c'est important aussi !

C'est l'occasion de présenter ma technique de cuisson du potimarron et autres courges à peau épaisse. Sur les recettes, on nous dit toujours : "peler le potiron et le faire cuire..." comme si c'était si facile ! Tu parles ! Tel quel, c'est carrément mission impossible tant cette croûte est dure.
Je préfère le peler après cuisson, c'est beaucoup plus simple et rapide. Pour cela, il faut le découper en gros morceaux, avec un large couteau, le plus grand et le plus costaud que vous ayiez. Si vous avez un mari, un frère, un copain musclé sous la main, laissez-le faire, c'est de son ressort. Sinon, armez-vous de courage, c'est un bel effort (mais qui vaut la peine).
Bien sûr, il faudra enlever les graines. C'est presque dommage tant elles sont belles. J'ai trouvé quelques liens pour les recycler et les consommer, mais n'ayant pas encore testé, je préfère ne pas en parler pour le moment.

Après quoi, le potiron ou potimarron découpé, nettoyé, le plus dur est fait !

Je faire cuire ensuite ces gros morceaux à l'autocuiseur, 20 bonnes minutes, avec leur peau.
Après cuisson, la peau ramollie se détache toute seule, et s'effrite, il n'y a plus qu'à l'enlever, en faisant attention de ne pas se brûler (laissez refroidir un peu, c'est mieux). Si chez vous elle n'est pas encore assez cuite (tout dépend des ustensiles), remettez sur le feu 5 ou 10 mn. La chair doit être tout à fait tendre, moelleuse, et s'écraser facilement sous la fourchette.

Petite précision, si vous cuisez un potiron ainsi, la chair doit être égouttée quelques instants dans une passoire. On voit parfois ici ou là d'autres méthodes de cuisson, mais elles sont beaucoup plus longues, ça n'en finit pas, je préfère mon autocuiseur.
Quant à mon potimarron, j'en ai fait, d'une part, un dessert sucré que je présenterai bientôt, d'autre part, ci-dessous, une purée salée toute simple, à laquelle j'ai associé de la patate douce. Mon premier régal de potimarron de l'année. Il y en aura bien d'autres.
- Purée de potimarron et patate douce -
- la chair cuite d'un demi-potimarron, de 1 kg environ
- 150 g environ de patate douce pelée et cuite (à l'autocuiseur aussi, 15 mn)
- 1 verre de lait
- 1 peu de beurre, et du sel

Ecraser à la fourchette les chairs cuites du potimarron et de la patate douce (cliquez pour lire ou relire la présentation de ce légume faite dans un précédent billet). Verser le lait tiédi, puis le beurre et le sel. Remuer pour bien mélanger. C'est prêt ! Se consomme plutôt tiède. C'est aussi simple que savoureux, fondant, un peu sucré et bien coloré dans l'assiette : j'en referai régulièrement tous ces mois d'automne et d'hiver.
vendredi 18 juillet
Quand le melon bio est moins cher que le melon non-bio

Je ne résiste pas à l'envie de raconter cette petite histoire... qui me rend furieuse d'un côté, enchantée de l'autre.
Ce lundi, en faisant mes courses à l'hypermarché, j'ai vu des melons, français ou non, dont le prix dépassait les 2,60 euros. A ce prix-là, moi, désolée, je n'achète pas, je trouve que c'est bien trop cher pour un seul melon. Cela fait plusieurs années que je juge le prix du melon beaucoup trop élevé et donc plusieurs années que je n'en mange quasiment plus. Le melon a pour ainsi dire disparu de mon alimentation et, en plein été, c'est pour moi une grosse frustration. C'est comme si je reniais mes origines méditérrannéennes et mes vacances d'enfant, à Montpellier, chez mon grand-père, pendant lesquelles le melon était présent à presque tous les repas.
Or, ce même lundi, après l'hypermarché, je suis allée faire mes petites courses du mois au magasin bio (chez biocoop pour ne pas le nommer). Et là, que vois-je ? Des melons, des pastèques bio, à deux euros le kilo. Deux euros le kilo ! Tout bio ! On pouvait même les goûter, ce que j'ai fait sans me faire prier. C'était si bon que je n'ai pas résisté. Pour la pastèque, j'y retournerai car, étant arrivée à pieds, j'aurais été un peu trop chargée, mais le melon, l'occasion était trop belle. J'ai pris un melon galia de 600 g, (le même poids que bien des melons de l'hypermarché) que j'ai payé... un euro vingt. Soit moins de la moitié du prix de ceux vus à l'hyper.
Evidemment, on pourra rétorquer que c'est un melon espagnol et patati et patata... or à l'hyper, il y avait aussi des melons espagnols, les "canaris", jaunes, et des melons verts, ovales comme des ballons de rugby. L'été, on les trouve systématiquement sur nos étals, dans ma région toute proche de la frontière espagnole, en même temps que les melons français. Mais eux aussi dépassaient les 2,60 euros ! Alors quoi ? De qui se moque-t-on ? La grande distribution se fiche vraiment de nous.
D'autant qu'au magasin bio, les melons charentais étaient eux aussi à deux euros le kilo, comme les melons galia ! Et paf ! Il va sans dire qu'il était vraiment très bon, mon melon galia, bio, frais arrivé du matin... ah oui ! question goût, c'est autre chose ! et la pastèque bio ne perd rien pour attendre !
vendredi 04 juillet
Que la ferme soit avec toi !
J'ai bien ri, mais j'ai été touchée, aussi, par cette petite vidéo très bien faite, avec humour mais vérité, sur les légumes bio versus les légumes cultivés avec pesticides. Si vous voulez vous aussi voir le "melon de la mort", "Cuke" Skywalker et la bataille au laser des caddies volants, façon La Guerre des Etoiles, allez-y ! Vous passerez un bon moment.
Que la ferme soit avec toi, sur Terre.tv
vendredi 27 juin
L'AMAP, un rêve réalisé
L’AMAP, l’Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne, cela faisait pas mal de temps que j’en avais entendu parler. J’avais été enthousiasmée par l’idée d’acheter directement ses produits frais chez un producteur local qui, grâce à une liste d’inscrits réglant par avance ses frais de production, peut ainsi s’organiser, pérenniser son activité mais aussi faire vivre de son travail aussi bien lui-même que ses employés. Sur divers reportages, j’avais vu ainsi des maraîchers dire qu’ils avaient pu embaucher, sur leur exploitation, plusieurs personnes, à l’année, et non uniquement sur contrats saisonniers. Il s’agit donc, entre autres, d’une démarche sociale permettant aux gens, tout simplement, de vivre décemment de leur métier.
C’est aussi et surtout un moyen, pour les acheteurs, de manger bio à un prix juste, sans frais de transport ni d’emballage. C’est donc plus écolo que d’acheter du bio venu de loin, comme c’est souvent le cas au supermarché.
Par-dessus-tout, j’aime l’idée de rémunérer directement ceux qui plantent, cultivent et cueillent, au lieu que mes sous s’éparpillent chez une multitude d’intermédiaires qui font gonfler le prix final.
Mais bon, j’ai longtemps cru que les légumes bio, de l’amap ou ailleurs, ce n’était pas pour moi, qu’il fallait avoir d’autres moyens financiers que les miens. De toute façon, sur internet, par le biais du site Bio Aquitaine, il était dit que les listes d’inscrits aux amap du pays basque étaient au complet.
Mais il faut croire que quand on a un rêve aussi précis, aussi cohérent avec sa philosophie de vie (manger sain, etc), le destin se débrouille pour le réaliser. Ces derniers mois, ma mère me disait souvent qu’elle voyait au bas de chez elle, chaque mercredi en fin d’après-midi, un «petit producteur local» qui venait proposer ses produits sur des étals improvisés. Et si c’était l’amap qui venait distribuer ses produits ?, pensais-je. En effet, il existe en effet déjà un marché à cet endroit, un autre jour de la semaine : pourquoi un petit producteur viendrait-il tout seul en fin de journée hors des structures habituelles ? Il fallait en avoir le cœur net, aussi ma mère et moi sommes allées voir ça de plus près.
Bingo ! Il s’agissait bel et bien de l’amap, distribuant ses paniers bio aux inscrits, comme chaque semaine. La coordonnatrice qui était là nous annonça qu’elle avait… deux places dans sa liste de bénéficiaires ! et que nous avions donc la possibilité de nous inscrire ! Pas possible ! Franchement j’en suis restée baba. D’autres inscrits s’étaients désistés, sans doute… Quelle chance pour nous ! Evidemment nous avons sauté sur l’occasion et je peux vous dire que j’ai eu bien du mal à m’endormir ce soir-là, tant j’étais heureuse et stupéfaite que nous puissions faire partie de cette liste de privilégiés. Au point que j’ai cru ne jamais pouvoir patienter jusqu’au mercredi suivant pour obtenir notre premier panier. C’est comme un miracle, un rêve réalisé.

Mercredi soir, enfin, le grand jour est arrivé. Pour moins de seize euros nous avons obtenu environ un peu plus de trois kilos de légumes de saison, cultivés bio, à 25 km de chez nous, ainsi que douze œufs frais tout aussi bio. Au détail, cela nous donne deux belles salades, trois beaux concombres, un kilo de belles tomates et un kilo et demi de courgettes, que nous nous sommes partagés. Avantage d’être deux à profiter du même panier, je pourrai refiler les légumes que je n’aime pas, (j’appréhende particulièrement betterave et navet…). Nous avons aussi obtenu de bons plans pour d’autres produits locaux, car l’amap, c’est aussi du pain, de la viande, là aussi, on n’a qu’à s’inscrire. Lundi nous partons ainsi ramasser des myrtilles en plein champ, chez un agriculteur, dans la campagne, sept euros le kilo !
Moi qui croyais ne pas pouvoir manger de légumes bio, eh bien, je me suis trompée ! Mine de rien, entre ce panier hebdomadaire, le pain fait maison avec des farines bio, les quelques achats céréaliers à la biocoop chaque mois et mes laitages bio du supermarché, je mange déjà pas mal bio malgré mon petit budget. Qu’on ne donc dise pas que ce n’est accessible qu’aux gens aisés. C’est affaire de choix, de priorité. Je préfère acheter bio et cuisiner moi-même que de m’offrir des DVD et des plats préparés.
Lisez également : le premier bilan de mon adhésion à l'Amap, (clic) après quelques mois.
Ainsi qu'un dossier (clic) et des témoignages d'adhérents (clic) consacrés à l'Amap sur le site de l'Internaute.
mercredi 18 juin
J'ai trouvé du chocolat sans lécithine de soja

Quand j'ai voulu acheter du chocolat, l'autre jour, je me suis souvenue du commentaire de Olea, après mon article sur les OGM qui envahissent notre alimentation à notre insu. Elle disait qu'il y a un risque que le chocolat bio soit menacé par les OGM, par le biais de la lécithine de soja qu'il contient.
J'ai donc fait un peu plus attention aux étiquettes et cherché un chocolat sans lécithine de soja. C'est quasiment mission impossible ! Ils en ont tous ! Sauf celui-ci... Je l'ai déniché tout en bas des étagères du rayon au supermarché. Fallait vraiment bien regarder et se baisser jusqu'à terre pour l'attraper. C'est un chocolat bio, équitable, à prix vraiment modique : je l'ai payé 1,47 euro ! Il contient de la lécithine... de tournesol. Aurait-il donc toutes les qualités ? Malheureusement il est dit qu'on peut y trouver des traces de coques, soja... Décidément la perfection n'est pas de ce monde. Et qu'est-ce qui prouve que ce tournesol-là n'est pas lui aussi contaminé par les OGM ? C'est à devenir complètement parano. Espérons qu'il ne faudra pas un jour choisir entre aimer le chocolat et sauver sa peau.






