mardi 24 mars
Crème pâtissière au lait de riz, légère, légère...
Roooh.... ! Dimanche, sur le coup de 19 h 15, dans le magazine régional du Pays Basque, sur France 3 Aquitaine, mon maraîcher Amap, Olivier, est passé à la télé ! Oui, le magazine était consacré aux Amap et à ce nouveau mode de consommation qu'est la relation directe entre un producteur et ses consommateurs.
On a ainsi pu voir Olivier dans ses "terres" de St-Pée sur Nivelle, ou plutôt dans ses serres, ramassant épinards, persil, et évoquant les avantages de l'abonnement Amap, que j'avais déjà cités sur ce blog après la réunion des adhérents où j'étais présente. Pour lui, c'est le moyen de se prémunir contre les nombreux aléas de sa production tout en vivant dignement de son travail. Une sérénité qui se ressent tant ses légumes sont bons.
Et la clientèle est là, et bien là, ainsi que l'expliquait le reportage : en Pays Basque, les 13 Amap existantes fournissent 500 familles, ce qui est beaucoup pour ce petit pays. 200 autres familles sont sur liste d'attente, parfois depuis plus d'un an, car les bénéficiaires s'incrustent, conquis, fidèles, indécrottables, comme moi. Cela me donne à penser que ma maman et moi, qui partageons le même panier, avons eu un sacré coup de bol, en juin dernier, en réussissant à adhérer séance tenante. Malheureusement, pour ceux qui patientent, la production maraîchère bio en Pays Basque est actuellement au maximum de ses possibilités. Les jeunes maraîchers souhaitant s'installer ont du mal à trouver de nouvelles terres. C'est regrettable. En France, 2% seulement des terres cultivables sont consacrées au bio. Nous sommes la lanterne rouge européenne.
Tout n'est pas perdu pour les amateurs de légumes bio cultivés localement : le samedi, Olivier vend aussi aux Halles de Bayonne. Vous l'y rencontrerez, si vous passez par là.
Ces jours-ci, je me demande quels les légumes de printemps nous aurons dans le panier ??? Ma cuisine est de toute façon appelée à se renouveler car j'attends deux livres de cuisine végétarienne commandés chez Amazon. En attendant, j'ai jeté quasiment tous mes anciens bouquins de cuisine, toutes mes recettes découpées ici et là dans des magazines... même les desserts, saturés d'oeufs et autres graisses animales. Ouste ! Le gros classeur aux 500 fiches complétées depuis dix-sept ans (!) a fini à la poubelle.

Du coup ma cuisine est simplissime ces temps-ci. Assez occupée à l'extérieur, les menus se composent de pancakes aux légumes, houmous, pâtes.... Côté desserts, je poursuis mes aventures avec la fameuse poudre Impérial, cette fois en version crème pâtissière. Sans oeuf évidemment. Avec du lait de riz. Jamais je n'aurais spontanément acheté ce produit. Si je l'ai utilisé, c'est parce qu'on me l'a donné. Je supposais que cela devait être bien fade. Erreur ! Même "nature", il a un délicieux petit goût de vanille qui s'accorde bien avec la poudre Impérial. Le tout donne une crème d'un goût très doux, très agréable, et légère, si légère ! J'y ai mis un peu de noix de coco, mais on peut préfèrer ajouter des fruits, frais ou confits, de la confiture, du chocolat en poudre... les intolérants au lactose se régaleront. D'ailleurs je parie qu'ils connaissent déjà cette recette, mmm ?
Pour 5 ramequins :
- 1/2 l de lait de riz nature (en magasin bio)
- 3 cs de poudre "Impérial" (non sucrée, au rayon "flan" des supermarchés)
- 2 cs de sucre roux (ou un peu plus si vous aimez les desserts bien sucrés)
- un peu de noix de coco à parsemer.
Mélanger au fouet la poudre Impérial avec le tiers du lait de riz (environ un verre). Laisser reposer 10 mn. Faire bouillir le reste du lait. Y ajouter le mélange lait-poudre, le sucre et laisser cuire à petits bouillons pendant 3 mn, en remuant sans cesse au fouet. Répartir dans les ramequins. Parsemer de noix de coco. Laisser refroidir puis placer quelques heures au réfrigérateur.
dimanche 25 janvier
Crèpes citron-kiwi, du soleil dans la tourmente
Météo France ne s'était pas trompé. A 4 heures du matin, précises, comme annoncé, le vent s'est mis à souffler et la journée a commencé. Du coup, elle a été fort longue. Réveillée par le volet qui claquait, j'ai fait rentrer ma petite minette, Cachou, 13 ans, qui aime passer la nuit dehors, sans jamais s'aventurer, Dieu merci, trop loin de la maison, ce qui lui a permis d'entendre mes appels. Malgré le vent, j'ai réussi à me rendormir un moment. Ce vent assourdissant, effrayant, m'a tirée de nouveau du lit à sept heures.
Ici, à Biarritz, on a l'habitude des tempêtes. Mais là, c'est autre chose. C'est la nature qui devient folle, incontrôlable. Par la fenêtre de la cuisine, la seule que j'ai osé ouvrir, de peur qu'un objet volant vienne fracasser les autres, j'ai été désolée de découvrir que le petit arbre sur lequel ma Cachounette aimait grimper était à terre... huit ans de bons et loyaux services, huit ans d'amitié avec ma pupuce, se sont brutalement achevés cette nuit-là. Les deux autres petits arbres situés à côté ont été déracinés eux aussi. Je suis triste comme si nous avions perdu des amis, des êtres familiers. Si seulement ce vent avait aussi pu faire tomber l'antenne-relais qui se trouve juste à côté ! Il se serait enfin rendu utile !

Et ce n'est qu'un minuscule aperçu des dégâts autour de chez moi, que j'ai pu constater beaucoup plus tard dans la journée. Ne serait-ce que dans ma rue, de nombreux arbres parfois imposants, aux racines profondes et très anciennes, ont été soulevés hors de terre. Je n'ai jamais vu ça. La tempête de 1999 était loin d'avoir fait de tels dégâts.
(cliquez sur la photo pour la voir en grand)
Ce qui m'a le plus touchée ? Ce petit hérisson trouvé mort le long d'un trottoir, juste derrière mon immeuble. Il a dû être projeté par le vent et tué. Pauvre petite bête, victime sans défense, nous rappelant que bien des petits animaux vivent autour de nos habitations sans que nous en ayions toujours conscience.

Pour couronner le tout, j'ai bien cru avoir abîmé mon appareil photo que j'ai fait tomber par mégarde. Plus de peur que de mal !
Dans cette tourmente, je suis une privilégiée : aucune coupure de courant, tout fonctionne parfaitement. Cela me fait drôle après ça de parler cuisine. Mais puisque la vie doit continuer, voici le dessert d'aujourd'hui, des crèpes au citron et au kiwi, avec des kiwis de chez moi, le kiwi de l'Adour, cultivé depuis 30 ans en Pays Basque et dans les Landes, bio, livré par l'Amap. Nous avons signé pour trois mois. 5 euros pour deux kilos et demi : pas la peine de s'en priver ! On parle souvent de manger "local", eh bien, c'est le cas ici !

Pour 5 à 6 crèpes, pour des gourmands qui ne se laissent pas couper l'appétit par une tempête, aussi furieuse soit-elle (non mais !) :
- 1 oeuf
- 125 g de farine (ici, moitié farine, moitié maïzena)
- 1/4 litre de liquide, constitué par le jus de deux citrons et complété par du lait de soja
- 3 cs de sucre roux
- 1 morceau de gingembre confit
- 1 morceau d'écorce de citron non traité
- 2 kiwis
Pour le sirop :
- 1 jus de citron
- un peu de beurre
- 1 cc de miel
- une pincée de muscade
Préparer la pâte à crèpes en mélangeant l'oeuf battu avec la farine tamisée. Ajouter peu à peu le liquide, puis le sucre roux, remuer, fouetter légèrement pour faire disparaître les grumeaux. Ajouter le gingembre confit et l'écorce de citron coupés en fins morceaux. Laisser reposer une bonne heure, c'est mieux.
Cuire les crèpes sur la crépière chaude et légèrement huilée, les replier en 4 et les disposer sur les assiettes. Préparer le sirop en faisant chauffer à feu doux tous les ingrédients, et en napper les crèpes. Terminer en disposant les rondelles de kiwi préalablement pelé. On peut ajouter quelques fruits confits (ici, de la papaye), ou de la crème de coco, pour un effet plus exotique.
Ces crèpes au goût très doux de citron, à la consistance légère, moelleuse, ont été un goûter réconfortant après cette drôle de journée.
mercredi 10 décembre
Bientôt les fêtes... sans foie gras. Ni OGM. Avec l'Amap
Je voudrais dire à mes chers amis blogueurs et blogueuses, que je ne posterai aucun commentaire, en cette période de Fêtes, sur les recettes incluant du foie gras, du saumon ou tout autre produit festif contenant de la viande ou du poisson. Tout simplement parce que cela m'est impossible.
Il y a encore un an, j'étais une adepte du foie gras à Noël, je le dis sans honte ; mais, depuis, tout a changé, y compris mon point de vue. Je n'aurai aucun mal à m'en passer désormais. Les solutions pour se régaler sans cruauté envers l'animal ne manquent pas. Et c'est une native et habitante du Sud-Ouest, toute proche des fermes gasconnes où l'on fabrique le foie gras, qui écrit ces lignes. Je n'approuve pas ces chefs culinaires basés dans ma région, qui, sous prétexte de "tradition culinaire du Sud-Ouest", défendent une gastronomie basée sur le sacrifice, entre autres, de 30 millions d'oies et canards par an, si j'en crois le site Stop Gavage (clic), afin de satisfaire les papilles égoïstes de leur clientèle.
De la sensiblerie, dites-vous ? Mais qu'est-ce donc qu'être "humain", sinon être sensible ?
Elle a bon dos, la tradition, vous ne trouvez pas ? On nous la ressort toujours, tel un épouvantail, chaque fois qu'il s'agit de remettre en question des pratiques indignes. En Afrique, l'excision des fillettes est aussi une tradition. Pourquoi cette tradition-là nous choque-t-elle, nous autres européens, alors que nous avons du mal à réagir contre la corrida et la maltraitance animale ? Tout est une question de point de vue. Il nous suffit de changer notre regard sur ce qui nous entoure, de voir les choses sans fard : cela s'appelle être libre, être honnête. Au moment où l'on célèbre les 60 ans des Droits de l'Homme, il serait opportun, de s'occuper, enfin, des Droits de l'Animal. Sans aller jusqu'à rêver d'un monde à cent pour cent végétarien, il est temps de considérer que l'animal a, lui aussi, des droits ; entre autres, celui d'être en toute circonstance traité dignement, en être vivant et non en chose assujetie à nos désirs et nos lubies.
Pour ceux qui célèbreront tout de même les fêtes avec les traditionnels chapons et cie, je signale, comme d'autres l'ont fait avant moi, la parution chez Greenpeace, d'un Guide pour un noël sans OGM (clic). On peut soit l'imprimer, soit le télécharger.
Enfin, puisque j'ai souvent parlé ici de l'Amap, depuis que j'y ai adhéré avec bonheur voilà six mois, je vous propose de découvrir un dossier (clic) consacré à ce mode d'achat et de consommation, complété par des témoignages d'adhérents (clic) sur le site de l'Internaute. Je ne me lasserai jamais de faire de la publicité pour cette formule qui me permet chaque jour de me régaler.
Grâce à mes paniers de légumes bio, je me suis même mise à manger du navet, moi qui ai horreur de ça. C'est miraculeux ! Cru, en salade, je le trouve délicieux. Cuit, je continue à faire la grimace, j'en conviens... mais ceci est une autre histoire.
lundi 08 septembre
Mitonnée de légumes, façon tajine, et premier bilan Amap
Ces premiers jours de septembre ont été l'occasion d'assister à ma toute première réunion-bilan pour les adhérents de mon Amap, une tradition à chaque fin de contrat, avant renouvellement cette semaine.
60 familles sont inscrites à cette Amap, mais une trentaine de personnes seulement s'étaient déplacées pour cette réunion. De fait, les bénévoles chargés des contrats ont rappelé que l'Amap, c'est nous, les adhérents, et que chacun, à tour de rôle, doit participer à l'organisation et à la gestion de cette structure, prendre des responsabilités en fonction de ses compétences. Il ne s'agit pas seulement de régler son dû et de venir chercher son panier chaque semaine.
Parmi les moments forts de la réunion, le boulanger bio de notre amap, qui était présent, fit passer autour de la table, pour une dégustation-découverte, des brioches, nature et aux pépites de chocolat, qu'il se propose de fournir ces prochains mois. Jusque-là je ne souscrivais pas à cet abonnement-là, mais ces brioches ont un goût si somptueux que je sens qu'elles seront bientôt dans mon panier !
Mais le plus intéressant fut d'écouter notre jeune maraîcher faire le bilan de sa production pour l'été. Globalement, selon lui, la saison a été bonne, ce qui ne veut pas dire qu'il n'a pas eu de soucis. Les pommes de terre sont petites (mais délicieuses !) et il y a eu peu de poivrons et de piments. En revanche, un rab de tomates, pour ceux qui en ont fait la demande.
Il avoua ensuite que c'est grâce à l'Amap qu'il parvient désormais à vivre correctement de son travail. Auparavant, il ne vendait qu'aux magasins et sur les marchés et ses revenus étaient très irréguliers. Cet été, après dix ans de travail, il a enfin pu s'offrir trois semaines de vacances, moderniser son matériel et déléguer son travail à un employé, futur agriculteur bio lui aussi. Et puis, prochainement, il va engager quelqu'un d'autre pour l'aider à l'année et pourra ainsi s'offrir de vrais week-ends, pour une meilleure qualité de vie. Si c'est pas beau d'entendre ça ! je suis fière de participer un petit peu à cette réussite.

Quant à moi, en tant que consommatrice, je re-signe sans hésiter pour ces 4 prochains mois. Pour le prix payé, je trouve que les paniers sont bien garnis, sans parler de la qualité des légumes, dont le goût est une merveille. Nous repartons souvent avec deux kilos de tomates, un kilo et demi de courgettes, une aubergine ou des piments, une belle salade, deux ou trois concombres ou des pommes de terre. Chaque livraison est un pur moment de bonheur, et me suffit pour la semaine. Je n'ai plus à acheter d'autres légumes pour compléter mes menus.

Du coup j'organise quasiment toute ma cuisine autour de ce panier. La semaine dernière, tomates, courgettes et aubergine étaient encore de la partie, ainsi que des pommes de terre. Je me suis souvenue que, quelques semaines avant d'ouvrir ce blog, j'avais fait un tajine aux légumes, d'après une recette trouvée chez Darna, dont le blog est une mine d'or en la matière. J'avais simplement laissé tomber les boulettes de viande qui en faisaient partie. J'ai refait ce tajine comme suit, pour 3 personnes :
- 4 tomates pelées (les miennes étaient de taille moyenne)
- 1/2 aubergine (selon la taille)
- 1/2 courgette
- 2 petites pommes de terre
- 1 gousse d'ail
- 4 CS d'huile d'olive
- une rasade d'eau
- cumin en grains, quelques feuilles de menthe
- facultatif : graines de tournesol
plonger les tomates dans l'eau bouillante quelques instants, pour que la peau se fendille. Les sortir de l'eau, enlever la peau, les découper grossièrement, en ôtant le pédoncule.
Peler les pommes de terre. Les découper ainsi que les autres légumes en morceaux et les placer dans la cocotte, avec les tomates.
Ajouter l’huile, puis l’eau. Faire cuire, d’abord à feu moyen, pendant quelques minutes, puis à feu doux, 30 mn environ au total, en remuant régulièrement. Au besoin, ajouter un peu d'eau. Les légumes ne doivent pas attacher au fond et la tomate doit finir en sauce onctueuse. Pour finir, ajouter le cumin et la menthe, saler. A part, dans une poële, faire dorer les graines de tournesol dans un peu d'huile et les ajouter.
Ce délicieux mélange a un petit air de ratatouille et peut se déguster non seulement avec du couscous mais aussi avec du riz, des pâtes, du boulghour... tout ce qu'on veut.
Et un diamant de plus ! Je suis riiiiche ! Merci à Aurélia du blog O coin gourmand d'avoir pensé à moi !
vendredi 27 juin
L'AMAP, un rêve réalisé
L’AMAP, l’Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne, cela faisait pas mal de temps que j’en avais entendu parler. J’avais été enthousiasmée par l’idée d’acheter directement ses produits frais chez un producteur local qui, grâce à une liste d’inscrits réglant par avance ses frais de production, peut ainsi s’organiser, pérenniser son activité mais aussi faire vivre de son travail aussi bien lui-même que ses employés. Sur divers reportages, j’avais vu ainsi des maraîchers dire qu’ils avaient pu embaucher, sur leur exploitation, plusieurs personnes, à l’année, et non uniquement sur contrats saisonniers. Il s’agit donc, entre autres, d’une démarche sociale permettant aux gens, tout simplement, de vivre décemment de leur métier.
C’est aussi et surtout un moyen, pour les acheteurs, de manger bio à un prix juste, sans frais de transport ni d’emballage. C’est donc plus écolo que d’acheter du bio venu de loin, comme c’est souvent le cas au supermarché.
Par-dessus-tout, j’aime l’idée de rémunérer directement ceux qui plantent, cultivent et cueillent, au lieu que mes sous s’éparpillent chez une multitude d’intermédiaires qui font gonfler le prix final.
Mais bon, j’ai longtemps cru que les légumes bio, de l’amap ou ailleurs, ce n’était pas pour moi, qu’il fallait avoir d’autres moyens financiers que les miens. De toute façon, sur internet, par le biais du site Bio Aquitaine, il était dit que les listes d’inscrits aux amap du pays basque étaient au complet.
Mais il faut croire que quand on a un rêve aussi précis, aussi cohérent avec sa philosophie de vie (manger sain, etc), le destin se débrouille pour le réaliser. Ces derniers mois, ma mère me disait souvent qu’elle voyait au bas de chez elle, chaque mercredi en fin d’après-midi, un «petit producteur local» qui venait proposer ses produits sur des étals improvisés. Et si c’était l’amap qui venait distribuer ses produits ?, pensais-je. En effet, il existe en effet déjà un marché à cet endroit, un autre jour de la semaine : pourquoi un petit producteur viendrait-il tout seul en fin de journée hors des structures habituelles ? Il fallait en avoir le cœur net, aussi ma mère et moi sommes allées voir ça de plus près.
Bingo ! Il s’agissait bel et bien de l’amap, distribuant ses paniers bio aux inscrits, comme chaque semaine. La coordonnatrice qui était là nous annonça qu’elle avait… deux places dans sa liste de bénéficiaires ! et que nous avions donc la possibilité de nous inscrire ! Pas possible ! Franchement j’en suis restée baba. D’autres inscrits s’étaients désistés, sans doute… Quelle chance pour nous ! Evidemment nous avons sauté sur l’occasion et je peux vous dire que j’ai eu bien du mal à m’endormir ce soir-là, tant j’étais heureuse et stupéfaite que nous puissions faire partie de cette liste de privilégiés. Au point que j’ai cru ne jamais pouvoir patienter jusqu’au mercredi suivant pour obtenir notre premier panier. C’est comme un miracle, un rêve réalisé.

Mercredi soir, enfin, le grand jour est arrivé. Pour moins de seize euros nous avons obtenu environ un peu plus de trois kilos de légumes de saison, cultivés bio, à 25 km de chez nous, ainsi que douze œufs frais tout aussi bio. Au détail, cela nous donne deux belles salades, trois beaux concombres, un kilo de belles tomates et un kilo et demi de courgettes, que nous nous sommes partagés. Avantage d’être deux à profiter du même panier, je pourrai refiler les légumes que je n’aime pas, (j’appréhende particulièrement betterave et navet…). Nous avons aussi obtenu de bons plans pour d’autres produits locaux, car l’amap, c’est aussi du pain, de la viande, là aussi, on n’a qu’à s’inscrire. Lundi nous partons ainsi ramasser des myrtilles en plein champ, chez un agriculteur, dans la campagne, sept euros le kilo !
Moi qui croyais ne pas pouvoir manger de légumes bio, eh bien, je me suis trompée ! Mine de rien, entre ce panier hebdomadaire, le pain fait maison avec des farines bio, les quelques achats céréaliers à la biocoop chaque mois et mes laitages bio du supermarché, je mange déjà pas mal bio malgré mon petit budget. Qu’on ne donc dise pas que ce n’est accessible qu’aux gens aisés. C’est affaire de choix, de priorité. Je préfère acheter bio et cuisiner moi-même que de m’offrir des DVD et des plats préparés.
Lisez également : le premier bilan de mon adhésion à l'Amap, (clic) après quelques mois.
Ainsi qu'un dossier (clic) et des témoignages d'adhérents (clic) consacrés à l'Amap sur le site de l'Internaute.





