mardi 04 novembre
Nos enfants nous accuseront, le film
Dans un village français au pied des Cévennes, le maire a décidé de réagir en faisant passer la cantine scolaire en bio. Ici comme ailleurs, la population est confrontée aux angoisses contre la pollution industrielle, aux dangers de la pollution agrochimique. Ici commence un combat pour que demain nos enfants ne nous accusent pas.
Voyez la bande-annonce disponible sur le site du film (en cliquant sur l'affiche).
La revue "Biocontact" de novembre, disponible gratuitement en magasin bio, propose un article sur ce film.
Parlez-en autour de vous, vous aussi.
Bonne journée à vous tous et toutes.
vendredi 27 juin
L'AMAP, un rêve réalisé
L’AMAP, l’Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne, cela faisait pas mal de temps que j’en avais entendu parler. J’avais été enthousiasmée par l’idée d’acheter directement ses produits frais chez un producteur local qui, grâce à une liste d’inscrits réglant par avance ses frais de production, peut ainsi s’organiser, pérenniser son activité mais aussi faire vivre de son travail aussi bien lui-même que ses employés. Sur divers reportages, j’avais vu ainsi des maraîchers dire qu’ils avaient pu embaucher, sur leur exploitation, plusieurs personnes, à l’année, et non uniquement sur contrats saisonniers. Il s’agit donc, entre autres, d’une démarche sociale permettant aux gens, tout simplement, de vivre décemment de leur métier.
C’est aussi et surtout un moyen, pour les acheteurs, de manger bio à un prix juste, sans frais de transport ni d’emballage. C’est donc plus écolo que d’acheter du bio venu de loin, comme c’est souvent le cas au supermarché.
Par-dessus-tout, j’aime l’idée de rémunérer directement ceux qui plantent, cultivent et cueillent, au lieu que mes sous s’éparpillent chez une multitude d’intermédiaires qui font gonfler le prix final.
Mais bon, j’ai longtemps cru que les légumes bio, de l’amap ou ailleurs, ce n’était pas pour moi, qu’il fallait avoir d’autres moyens financiers que les miens. De toute façon, sur internet, par le biais du site Bio Aquitaine, il était dit que les listes d’inscrits aux amap du pays basque étaient au complet.
Mais il faut croire que quand on a un rêve aussi précis, aussi cohérent avec sa philosophie de vie (manger sain, etc), le destin se débrouille pour le réaliser. Ces derniers mois, ma mère me disait souvent qu’elle voyait au bas de chez elle, chaque mercredi en fin d’après-midi, un «petit producteur local» qui venait proposer ses produits sur des étals improvisés. Et si c’était l’amap qui venait distribuer ses produits ?, pensais-je. En effet, il existe en effet déjà un marché à cet endroit, un autre jour de la semaine : pourquoi un petit producteur viendrait-il tout seul en fin de journée hors des structures habituelles ? Il fallait en avoir le cœur net, aussi ma mère et moi sommes allées voir ça de plus près.
Bingo ! Il s’agissait bel et bien de l’amap, distribuant ses paniers bio aux inscrits, comme chaque semaine. La coordonnatrice qui était là nous annonça qu’elle avait… deux places dans sa liste de bénéficiaires ! et que nous avions donc la possibilité de nous inscrire ! Pas possible ! Franchement j’en suis restée baba. D’autres inscrits s’étaients désistés, sans doute… Quelle chance pour nous ! Evidemment nous avons sauté sur l’occasion et je peux vous dire que j’ai eu bien du mal à m’endormir ce soir-là, tant j’étais heureuse et stupéfaite que nous puissions faire partie de cette liste de privilégiés. Au point que j’ai cru ne jamais pouvoir patienter jusqu’au mercredi suivant pour obtenir notre premier panier. C’est comme un miracle, un rêve réalisé.

Mercredi soir, enfin, le grand jour est arrivé. Pour moins de seize euros nous avons obtenu environ un peu plus de trois kilos de légumes de saison, cultivés bio, à 25 km de chez nous, ainsi que douze œufs frais tout aussi bio. Au détail, cela nous donne deux belles salades, trois beaux concombres, un kilo de belles tomates et un kilo et demi de courgettes, que nous nous sommes partagés. Avantage d’être deux à profiter du même panier, je pourrai refiler les légumes que je n’aime pas, (j’appréhende particulièrement betterave et navet…). Nous avons aussi obtenu de bons plans pour d’autres produits locaux, car l’amap, c’est aussi du pain, de la viande, là aussi, on n’a qu’à s’inscrire. Lundi nous partons ainsi ramasser des myrtilles en plein champ, chez un agriculteur, dans la campagne, sept euros le kilo !
Moi qui croyais ne pas pouvoir manger de légumes bio, eh bien, je me suis trompée ! Mine de rien, entre ce panier hebdomadaire, le pain fait maison avec des farines bio, les quelques achats céréaliers à la biocoop chaque mois et mes laitages bio du supermarché, je mange déjà pas mal bio malgré mon petit budget. Qu’on ne donc dise pas que ce n’est accessible qu’aux gens aisés. C’est affaire de choix, de priorité. Je préfère acheter bio et cuisiner moi-même que de m’offrir des DVD et des plats préparés.
Lisez également : le premier bilan de mon adhésion à l'Amap, (clic) après quelques mois.
Ainsi qu'un dossier (clic) et des témoignages d'adhérents (clic) consacrés à l'Amap sur le site de l'Internaute.
vendredi 16 mai
Première visite en magasin bio
C'était il y a quelques semaines, au moment où j'ai décidé de ne plus manger de produit carné.
J'ai la chance d'habiter à deux pas d'une Biocoop. Jusque-là, je n'avais pas eu l'idée ni le besoin d'y mettre les pieds. Pour moi, le bio, c'était forcément trop cher, élitiste, réservé à ceux qui ont du fric, ces bobos possédant 4x4 et piscine... que de préjugés ! De plus, jusqu'ici je ne voyais pas l'intérêt de manger bio, même de temps à autre : pour moi l'alimentation trouvée en supermarché était saine, et ce n'étaient pas quelques pesticides dans les légumes et quelques scandales alimentaires sur des produits bien précis qui pouvaient m'effrayer.
Or ces derniers mois, en regardant de plus près les étiquettes et en m'intéressant un peu mieux à l'industrie alimentaire, je suis devenue beaucoup plus méfiante. Lucide, peut-on dire. Entre graisses trans, OGM et hausses des prix, on finit par se dire que, même avec un petit budget, quitte à payer cher, autant payer pour la qualité.
L'achat de ma machine en pain a fait le reste : ayant trouvé une farine complète bio (Bjorg) à prix très abordable en supermarché, avec laquelle j'ai fait les meilleurs pains que j'aie jamais mangé, j'ai décidé que désormais, ma farine serait, autant que possible, bio. Et comme la fois suivante, le supermarché était en rupture de stock, je suis allée à la Biocoop.
Quelle découverte ! Il y a tant de produits nouveaux par rapport aux supermarchés (farines diverses, laits végétaux, etc) que j'ai mis plus d'une demi-heure à faire le tour de cette petite boutique. Une vraie caverne d'Ali Baba, un brin exotique et totalement dépaysante pour moi, habituée au caddie ordinaire d'une ménagère de moins de 50 ans faisant ses courses dans les circuits de distribution classiques. Sans compter quelques bonnes surprises qui m'ont décidée à revenir.
Par exemple, les distributeurs de riz et de fruits secs où l'on se sert soi-même, selon la quantité désirée, dans de petites poches en papier pesées ensuite à la caisse : sans emballages préalables, le prix est tout à fait raisonnable. Le riz thaï demi-complet, bio, était au même prix que celui non bio et pas complet du tout des marques classiques de supermarché ! J'en ai pris environ 200 g, pour tester, que j'ai payé quelques dizaines de centimes d'euros. Avantage du riz complet ou demi-complet : à calories égales, il est plus nutritif, contient davantage de fibres. Il rassasie mieux, et plus longtemps, qu'un riz blanc.

Quant aux farines, ce fut le choc : quel choix ! de la farine de blé à celle d'épeautre en passant par celle de pois chiche ou de maïs, on ne sait où donner de la tête. A quantité égale, la farine bio de chataigne est au même prix que celle, non-bio, de mon supermarché habituel !
Un autre magasin bio s'est installé depuis quelques temps non loin de chez moi. Je l'ai visité aussi. Il est plus grand, on y trouve beaucoup plus de choses (dont de fascinantes collections de miels et d'huiles, beaucoup plus étendues que celles des supermarchés), mais il est aussi plus cher. Comme pour les circuits classiques, il est donc utile de faire le tour de la concurrence, prendre le meilleur de chacun. Ainsi dans ce second magasin, j'ai trouvé du gingembre confit au détail, qui n'existe pas dans ma Biocoop.
Pour ma seconde visite à la Biocoop, un mois plus tard (c'était il y a quelques jours), j'ai étendu, un peu, la gamme de mes achats. Pour à peine plus de 15 euros j'ai pu m'offrir une dizaine d'articles, dont ma chère farine, du muesli, des graines de sésame, mais aussi des pâtes fraîches à l'épeautre et de vrais yaourts à la châtaigne, absolument délicieux. Sur la langue, comme dans l'estomac, chacun de ces produits me donne le sentiment de mieux manger, avec de meilleurs apports nutritionnels : force est de constater qu'à quantité égale, au petit déjeuner, mon muesli bio, tout en étant meilleur au goût, m'a nettement mieux rassasiée que celui du supermarché !

Ah ! ça me plairait de mieux connaître tous ces produits ! Chaque visite est un moment privilégié dont je sors réjouie, consciente de me faire du bien et de n'avoir pas dépensé mon argent en vain. Bien sûr, il ne s'agit pas ici de faire la publicité de tel ou tel magasin, mais de faire découvrir la chaine bio dans son ensemble, à ceux qui, comme moi auparavant (et ils sont nombreux), hésitent à s'y rendre.





