Je voudrais dire à mes chers amis blogueurs et blogueuses, que je ne posterai aucun commentaire, en cette période de Fêtes, sur les recettes incluant du foie gras, du saumon ou tout autre produit festif contenant de la viande ou du poisson. Tout simplement parce que cela m'est impossible.

Il y a encore un an, j'étais une adepte du foie gras à Noël, je le dis sans honte ; mais, depuis, tout a changé, y compris mon point de vue. Je n'aurai aucun mal à m'en passer désormais. Les solutions pour se régaler sans cruauté envers l'animal ne manquent pas. Et c'est une native et habitante du Sud-Ouest, toute proche des fermes gasconnes où l'on fabrique le foie gras, qui écrit ces lignes. Je n'approuve pas ces chefs culinaires basés dans ma région, qui, sous prétexte de "tradition culinaire du Sud-Ouest", défendent une gastronomie basée sur le sacrifice, entre autres, de 30 millions d'oies et canards par an, si j'en crois le site Stop Gavage (clic), afin de satisfaire les papilles égoïstes de leur clientèle.

De la sensiblerie, dites-vous ? Mais qu'est-ce donc qu'être "humain", sinon être sensible ?

Elle a bon dos, la tradition, vous ne trouvez pas ? On nous la ressort toujours, tel un épouvantail, chaque fois qu'il s'agit de remettre en question des pratiques indignes. En Afrique, l'excision des fillettes est aussi une tradition. Pourquoi cette tradition-là nous choque-t-elle, nous autres européens, alors que nous avons du mal à réagir contre la corrida et la maltraitance animale ? Tout est une question de point de vue. Il nous suffit de changer notre regard sur ce qui nous entoure, de voir les choses sans fard : cela s'appelle être libre, être honnête. Au moment où l'on célèbre les 60 ans des Droits de l'Homme, il serait opportun, de s'occuper, enfin, des Droits de l'Animal. Sans aller jusqu'à rêver d'un monde à cent pour cent végétarien, il est temps de considérer que l'animal a, lui aussi, des droits ; entre autres, celui d'être en toute circonstance traité dignement, en être vivant et non en chose assujetie à nos désirs et nos lubies. 

Pour ceux qui célèbreront tout de même les fêtes avec les traditionnels chapons et cie, je signale, comme d'autres l'ont fait avant moi, la parution chez Greenpeace, d'un Guide pour un noël sans OGM (clic). On peut soit l'imprimer, soit le télécharger.

Enfin, puisque j'ai souvent parlé ici de l'Amap, depuis que j'y ai adhéré avec bonheur voilà six mois, je vous propose de découvrir un dossier (clic) consacré à ce mode d'achat et de consommation, complété par des témoignages d'adhérents (clic) sur le site de l'Internaute. Je ne me lasserai jamais de faire de la publicité pour cette formule qui me permet chaque jour de me régaler.

Grâce à mes paniers de légumes bio, je me suis même mise à manger du navet, moi qui ai horreur de ça. C'est miraculeux ! Cru, en salade, je le trouve délicieux. Cuit, je continue à faire la grimace, j'en conviens... mais ceci est une autre histoire.