L'article est paru sur Ouest-France.fr. Bien sur, vous pouvez dire ce que vous en pensez. Pour moi, c'est la surprise de découvrir que Clint Eastwood, dont la photo illustre l'article, et que j'admire tant, serait végétalien. Je l'ignorais. Faut dire que la vie privée des stars, moi... les tabloïds, c'est pas mon truc... Toujours est-il que, comme souvent, le changement, la nouveauté, nous viennent des Etats-Unis. Une fois n'est pas coutume, je m'en réjouis, car en ce cas précis c'est pour la bonne cause, pas pour un gadget quelconque ou pour des hamburgers gras et trop salés. L'article peut paraître incongru en cette période où l'on prépare les fêtes avec force foie gras, chapons et saumon, ne croyez-vous pas ? A moins qu'il ne tombe à pic, pour rappeler qu'il existe d'autres cuisines, et que l'on se régale avec elles, aussi. Voici l'article :

La cuisine végane, vous connaissez ?

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Des artistes, comme Pamela Anderson ou Clint Eastwood, ne cachent pas leur goût pour la cuisine végane. À ne pas confondre avec celle des végératiens qui, eux, n'excluent pas toute protéine animale.

«J'ai rejeté la viande depuis très tôt dans mon enfance et le temps viendra où les hommes, comme moi, regarderont le meurtre des animaux comme ils regardent maintenant celui de leurs semblables.» Les défenseurs de la cuisine végane (ou végétalienne) n'hésitent pas à citer Léonard de Vinci pour donner le ton à leur combat militant.

La cuisine végane ? Celle qui n'utilise pas de produits, tels que la viande, le poisson, le miel, le lait, les oeufs... Le végétalisme est, en effet, à la fois un régime, une philosophie et un mode de vie. Il vise à exclure, dans la mesure du possible, l'usage d'animaux aussi bien dans la nourriture que pour la fabrication de vêtements, de chaussures... Ultraminoritaires, ses adeptes seraient quand même un peu plus de 3,5 millions aux États-Unis où est né le mouvement en 1944. Un mouvement contesté (1).

En Grande-Bretagne où ils seraient 250 000, les végétaliens rappellent qu'il y a un siècle «80 % de nos apports en protéines provenaient de végétaux (légumes, céréales...). Aujourd'hui, 80 % sont d'origine animale». Valérie Goovaerts, une Nantaise, aujourd'hui à Paris, écologiste convaincue, milite pour la nourriture végane. « Est-il nécessaire de donner 70 % des céréales, 80 % du soja et 50 % du maïs récoltés, aux animaux d'élevage à l'heure où chaque soir des millions de personnes se couchent la faim au ventre ? Est-il indispensable de tuer 55 milliards de bêtes chaque année quand nous pouvons trouver les mêmes protéines dans les végétaux ? », s'interroge-t-elle.

- Des gastronomes -
Des arguments largement repris en Californie, l'état le plus «branché» des États-Unis. La cuisine végane devient même un «must», une mode encouragée par de nombreux artistes. À Los Angeles ou San Francisco, des chefs de restaurant connus tirent parti au maximum des produits frais et locaux pour créer des plats composés d'ingrédients végétaux. Et affichent une carte sans viande rouge ni aliments frits. À San Francisco, le chef Éric Tucker assure que, «depuis longtemps, ses clients ne sont pas d'anciens hippies, mangeurs de petites graines, de riz complet et de légumes bouillis. Mais des gastronomes».

Et en France, direz-vous ? «Ici, il est très difficile de ne pas utiliser des oeufs et du beurre», reconnaît un chef de l'Ouest. Et pourtant, croyez-moi, une tomate pelée avec couscous et pousses de chanvre, suivie d'une purée de pulpes de fleurs avec une farce de pommes de terre, et des poivrons farcis au riz : c'est très bon. On en reparle devant une pièce de boeuf ?

Yvon LECHEVESTRIER.

(1) Il suffit de surfer sur Internet pour lire les nombreux blogs de ses défenseurs, mais aussi de ses détracteurs.

Source : Ouest-France.fr, lundi 24 novembre 2008