dimanche 05 juillet
Vive la malbouffe
C'est bien sûr une boutade, choisie pour titre par un livre dénonçant les pratiques malsaines des industriels de l'alimentation. J'en ai entendu parler en début de la semaine, au journal télévisé de la 3 de la mi-journée.
Evidemment je suis restée scotchée devant l'écran. L'un des auteurs du livre était là, interrogé par le présentateur du journal. En quelques minutes, il a su me donner envie de le lire. Cela dit, ce que ce livre raconte, je le sais déjà. Les auteurs prèchent une convaincue. Je reproduis ci-dessous le topo de l'éditeur tel que l'on peut le lire sur le site Amazon, qui propose le livre à la vente :

"Comme la malbouffe est partout, il s'agit de positiver: voici donc le premier guide enthousiaste de la malbouffe. Le lecteur pourra ainsi, à coup sûr, choisir les tomates les plus insipides, apprendre à reconnaître les pommes qui ont reçu le plus de pesticides, se préparer à déguster les poulets javellisés importés des Etats-Unis, dénicher les produits les plus gras, s'extasier devant l'inventivité de l'agro-industrie: l'huile de moteur dans l'huile de tournesol, les vieux fromages réincorporés dans les fromages fondus, le pain industriel fabriqué à partir de pâte surgelée, etc. Visitez la France des abattoirs qui ne respectent pas les normes d'hygiène, les saumons d'élevage assaillis par les poux de mer, les élevages de veaux piqués aux anabolisants et hormones de croissance! Découvrez les lobbys qui à votre insu rajoutent du sel dans vos plats préparés, bourrent vos enfants de sucreries, assaisonnent d'allégations santé fantaisistes leurs pubs pour yaourts... Et bon appétit à tous!"
Cela ne fait que confirmer mes choix de cuisiner moi-même avec des produits de base les plus simples possibles. Cela confirme aussi, bien sûr, mon choix de me passer de viande et de poisson : il avait été motivé, entre autres, par la piètre qualité des produits carnés qu'on nous vend.
Durant le reportage, sur la 3, le présentateur a demandé à l'auteur présent : "rassurez-nous... en France, on mange quand même mieux qu'ailleurs ?". Je me suis dit : "en voilà un qui n'a rien compris, vit dans ses rêves et ses illusions... ferait mieux de lire le livre au lieu de dire des bêtises". L'auteur du livre lui a confirmé que le livre parlait bel et bien de ce qui se passe en France. Oui, chez nous, là, devant notre porte, dans nos petits magasins de quartier, et jusque chez le boulanger d'à côté. C'est à devenir parano et anorexique. Heureusement que ma gourmandise naturelle me sauve, comme toujours, et que je reste persuadée qu'il y a encore des gens sérieux (boulangers compris) qui font bien leur métier avec l'amour des bons produits. Ne mettons pas tout le monde dans le même sac.
En revanche, je me pose une question : que font nos gouvernements ? Va-t-on encore longtemps laisser les industriels faire n'importe quoi, jouer avec notre santé et se moquer de nous ? Combien faudra-t-il de bouquins dans ce genre pour que ça change ?
Vive la malbouffe
Les auteurs : Christophe Labbé et Olivia Recasens sont journalistes au Point. Jean-Luc Porquet et Wozniak sont journaliste et dessinateur au Canard enchaîné.
vendredi 03 juillet
Pakoras de légumes d'été à ma façon (sans friture)
J'ai découvert les pakoras (beignets) de légumes, une recette indienne, sur un livre de cuisine fait par... une anglaise, et que j'ai emprunté à ma maman. Voilà pour l'anecdote.
Coup de foudre pour cette recette, sans oeuf (convenant aux végétaliens), mêlant des légumes (ceux qu'on veut) et des épices, à la farine de pois chiches. Farine qui, décidément, devient une habitude dans ma cuisine, tant elle est riche de possibilités. Seules modifications de ma part, par rapport aux pakoras classiques, j'ai râpé tous les légumes et je les ai ajoutés à la pâte. Je me souvenais combien il est difficile d'enrober des légumes en morceaux de pâte à beignets, après mon expérience de l'an dernier, avec les beignets de courgette. Râpés ou finement émincés, les légumes s'incorporent beaucoup plus facilement à la pâte.
Et puis, je n'ai pas fait de friture, je n'en fais jamais, c'est beaucoup trop gras. J'ai cuit les pakoras à la poële, avec peu de matière grasse. Cela n'a posé aucun problème.
Résultat : c'est très bon ! Je trouve que c'est une recette idéale pour ceux qui n'aiment pas trop les légumes. En effet, leur goût se fait très discret sous celui des épices. En revanche, ils apportent un moelleux incomparable qui rend ces pakoras très agréables à déguster. Le tout, entièrement végétal, eh oui, le végétal, ce n'est pas que de l'herbe, mmm ?

Pour environ 16 pakoras (selon leur taille) :
La pâte :
- 100 g de farine de pois chiche (en magasin bio)
- 40 g de farine de blé
- un sachet de levure chimique
- 30 cl d'eau
- sel
- une bonne cuillère à soupe d'épices : curcuma, cumin, paprika, curry... j'ai mis aussi du ras-el-hanout
Les légumes :
- 1 oignon
- 2 piments doux
- 2 courgettes plutôt petites ou 1 grosse
- 2 cs d'huile d'olive pour la cuisson
- mais on peut mettre les légumes qu'on veut, en toute saison (la recette du livre contenait du chou, du poivron et de la pomme de terre)
Préparer la pâte en mélangeant les farines, l'eau, la levure, les épices et le sel. Laisser reposer 30 mn.
Emincer finement ou râper les légumes. Les faire cuire dans l'huile d'olive pendant 5 à 7 mn. Les laisser refroidir un peu, puis les ajouter à la pâte. Mélanger.
Faire cuire à la poële légèrement huilée, comme des pancakes, en déposant des petits tas de pâte que l'on laisse gonfler et que l'on retourne après environ 2 mn. Les beignets obtenus sont d'une belle couleur ambrée. Ils peuvent sans problème se garder quelques jours et se réchauffer facilement : ils resteront moelleux et goûteux. Ou même se congeler.
Pour d'autres recettes avec la farine de pois chiches : cliquez sur le tag "farine de pois chiches" au bas de ce message.
mercredi 01 juillet
Les desserts sans oeufs vus ici ou là, juin 2009
Inspirée des publications de la blogosphère culinaire, voici une petite liste bien sympathique, ce mois-ci encore, avec des tartes, des panna cotta, des fruits en veux-tu en voilà, et même des biscuits, sans oeuf (ou avec très peu d'oeufs, ce qui est bien aussi).
Je crains d'être un peu moins attentive à ce qui se fera pendant cet été, surtout si la météo continue d'être aussi splendide. Mais ce ne sera que partie remise.
Bonne découverte, et merci aux auteurs de ces belles et bonnes recettes !
Sablés sans gluten au maïs, citron et pavot, chez Cook and taste sans gluten
Délice coco-myrtille à l’agar-agar, chez Cuisine saine
Fraises au gingembre et à l’orange, chez Recettes en blog
Biscuits fondants rhum-épices, et biscuits fondants citron-vanille, chez Talons hauts et cacao
Biscuits noix de coco de Martha Stewart, sans œuf et sans beurre, chez Palais des Lys
Panna cotta aux framboises et kiwi, chez La popotte de Laure
Tarte à la compote de fraises et rhubarbe, chez La table de Pascaloue
Crèmes à la vanille, chez Les papilles de Sagweste
Crumble à la fraise, chez Pour ceux qui aiment cuisiner
Biscuits faux bretzels, sans œuf ni lait, chez Un poussin en cuisine
Glace végétale vanille-fraise, sirop de romarin 100% vegan, chez Du bio dans la cuisine
Clafoutis aux cerises et mascarpone (1 seul œuf), chez Altergusto
Reste de riz en crème mousseuse, chez La cuisine de 4 sous
Brugnon façon œuf aux plat, chez Mamapasta
Salade de fraises à la menthe et vinaigre balsamique, chez Pupuce
Verrines coco et fruits rouges, chez Qui dort dîne
Petites crèmes à la chicorée et aux amandes, chez Les petits pois
Clafoutis coco-gingembre-cerise, sans gluten, ni œuf, ni plv, chez Vegansfields
Panna cotta au thé, gelée de fruits frais (myrtille et poire), chez Pomme verte et galette de vie
Petits pots de crème (que tout le monde il les aime), chez Les petites chozes bio de Mlle Gwen
Fondant biscuité, tofu, framboises et rhubarbe, chez Mes pieds dans le plat
Mousse de fraises légère, chez Cook’in
Latte cotto à la framboise, chez La cuisine de Tallula
Panna cotta aux maracudjas (fruits de la passion), chez Végécarib
Muffins ananas sur coulis rouge, sans œuf ni lait, chez « ça se mange ? »
Panna cotta aux fleurs de sureau chez Les petits pois
lundi 29 juin
Glace à la myrtille -sans oeuf ni lactose- dans petite sorbetière pas chère
J'ai toujours été une grande fana de glaces, et j'en ai toujours beaucoup mangé en été. Sauf l'an dernier. Je venais de découvrir les méfaits du sirop de glucose-fructose que l'on trouve dans toutes les glaces du commerce ; mais aussi dans les biscuits, les desserts lactés, et bien d'autres produits familiers que nous achetons spontanément, en toute confiance.
A l'instar de l'huile de palme (autre cochonnerie que je boycotte également, j'en avais déjà parlé...), le sirop de glucose-fructose, est une menace pour la santé. Il n'est pas naturel comme l'est le sirop d'agave. C'est une pure fabrication industrielle, destinée à réduire les coûts de fabrication. Or, l''organisme ne sait pas utiliser. Donc il le stocke. Résultat : artères en danger et kilos en trop. Hors de question de continuer à se laisser couillonner de la sorte.
En cherchant un peu sur le net, j'ai trouvé une petite sorbetière pas chère du tout (moins de vingt euros à la date où j'écris ce billet), qui ne mesure qu'une vingtaine de cm de haut et, donc, entre pile dans le dernier tiroir de mon congélo. Très facile et rapide à utiliser, elle vous fait des glaces délicieuses en moins de deux et avec très peu d'ingrédients. C'est tant mieux car je n'ai pas très envie d'y mettre des oeufs ou de la crème. Le lait de soja est idéal pour les remplacer !

Ma première glace était à la banane et au lait de soja : délicieuse ! Et je vous présente ici une crème glacée aux myrtilles... eh oui, comme l'an dernier, je viens de faire une superbe cueillette de myrtilles sur les hauteurs de Cambo, dans le Domaine Xixtaberri ! Une cueillette de 3 kg : j'en reparlerai !
Cette glace à la myrtille est de loin la meilleure que j'aie mangée, très parfumée, toute colorée.... Ce fut bien agréable, en ce dimanche de forte chaleur.

Pour 3 à 4 coupes à glace :
- 250 g de myrtilles (fraîches ou surgelées)
- 2 cs de miel (ici, miel de tilleul)
- 200 ml de lait de soja vanille, bio
12 heures avant (ou la veille au soir), mettre la cuve de la sorbetière dans le congélateur. Elle contient un liquide qui va se réfrigérer.
Préparer la glace en mixant les myrtilles, le miel et le lait de soja vanille (celui de la marque Carrefour n'est pas cher du tout).
Verser dans la cuve de la sorbetière. Poser la sorbetière sur une table, la brancher. Y fixer le couvercle dans lequel on a calé le bloc moteur (un peu dur à mettre en place la première fois quand on ne connaît pas l'engin : après, c'est plus facile). Mettre la sorbetière en route, laisser tourner 20 mn. Servir la glace dans des coupes. Elle est assez crémeuse, on peut "l'endurcir" un peu en la mettant au congélo 15 mn.
Cette glace est à consommer le jour même, afin de garder sa consistance maniable. A défaut, il faudra l'assouplir un peu en la mettant au réfrigérateur quelques heures.
J'imagine maintenant des sorbets à la mangue, à la pèche, à l'abricot et au melon !
samedi 27 juin
Riz à la piperade
Ah ! Je suis sous le choc, depuis hier, j'ai du mal à m'en remettre. Chaque fois que j'entends parler de la mort de Michael Jackson, l'émotion et la tristesse fondent sur moi. Puis j'entends ses grands tubes passant en boucle dans les reportages radio et télé, et soudain, il est de nouveau vivant, le temps n'existe plus. Sa musique, qui rythma mes vingt ans, me donne de l'énergie, de la gaieté, m'emballe comme autrefois. Je retrouve l'ambiance de ma longue et belle vie (désormais achevée) de night-clubbeuse... et je danse toute seule dans mon salon ou ma cuisine, avec la même joie qu'alors ! Son premier album solo, en 1979, (avec le fameux "Don't stop till you get enough" que l'on retrouve au générique du Loto) avait coÏncidé avec mes toutes premières sorties en boîte, quand j'étais lycéenne ! Quant à l'album "Thriller", je l'écoutais en boucle, à la plage, partout, lors de cet été 83. Merci, Michaël, pour tous ces bons moments, ces bons souvenirs.
C'est un peu difficile, du coup, de parler cuisine. Pourtant, en ce moment, les idées de recettes fusent, et je n'aurai pas trop de tout l'été pour les réaliser. Ici, le riz à la piperade... ou piperade au riz, si vous préférez. Pour le plaisir de retrouver les légumes d'été, tomates, poivrons et compagnie !
Je me suis inspirée de la méthode utilisée pour le riz à l'espagnole. C'est une recette simple mais savoureuse, comme je les aime, dans laquelle le plus long à faire est d'émincer piments et poivrons (comptez un bon quart d'heure si, comme moi, vous aimez prendre votre temps). J'avais un peu peur qu'ils ne ramollissent pendant la cuisson du riz, après l'ajout du liquide, façon pilaf. Craintes vite oubliées en passant à table. Ils ont gardé leur saveur et leur fermeté (ouf !). Il faut dire que la cuisson du riz est finalement assez rapide. De fait, on obtient un plat coloré et vitaminé, agréablement surprenant, puisqu'il mèle avec bonheur l'extrême moelleux du riz, imprégné des parfums du soleil, au croquant des légumes.

Deux versions sont proposées pour convenir à tous : végétarienne, avec oeuf, et végétalienne, au tofu : pas de jaloux !
Pour 3 assiettes :
- 1 oignon (ici, oignon rouge, plus doux)
- 1 échalotte
- 5 à 10 piments verts doux
- 2 poivrons (les miens étaient verts)
- 3 cs d'huile d'olive
- 5-6 grosses cs de purée de tomate (ou 2 grosses tomates fraîches)
- 150 g de riz pesé cru (ici, riz semi-complet bio de Camargue : par solidarité avec les producteurs camargais)
- 400 ml d'eau
- piment d'Espelette
- Version vgr : 2 à 3 oeufs battus en omelette (je n'en avais que 2)
- Version vgl : du tofu nature ou aux herbes coupés en cubes
Emincer oignon et échalotte. Ouvrir les piments dans leur longueur, et ôter les chapeaux des poivrons, afin de retirer les graines. Les nettoyer sous l'eau et les découper en fines rondelles ou en fines lanières.
Faire revenir oignon et échalotte dans 2 cs d'huile d'olive, à feu moyen. Quand ils commencent à dorer, ajouter le riz cru, remuer, laisser dorer 5 mn sans rien ajouter, en remuant régulièrement. Ajouter alors piments et poivrons ainsi que l'huile d'olive restante. Laisser revenir 5 bonnes minutes encore, en surveillant pour ne pas laisser brûler, et en remuant.
Verser alors l'eau, la purée de tomate (ou les tomates, sans leur peau et découpées en petits morceaux). Saler légèrement et parsemer de piment d'Espelette. C'est ici que, pour la version végétalienne, on ajoute les cubes de tofu, avec un peu plus d'eau et de tomate.
Pour les deux versions, on laisse ensuite cuire le tout à feu moyen et à petit bouillons, en surveillant et en remuant de temps à autre, jusqu'à ce que toute l'eau soit absorbée par le riz : chez moi cela a pris environ 20 mn.
Pour terminer, et uniquement pour la version végétarienne : quand toute l'eau est absorbée, baisser le feu à mini, ajouter les oeufs battus, remuer vivement pour bien mélanger et pour que les oeufs cuisent. Cela ne prend que très peu de temps. Le riz en devient plus moelleux encore.
Servir immédiatement !


